Scor vient d’officialiser dans un communiqué sur ses résultats le départ de Nicolas Tissot au poste de Chief Operating Officer, membre du comex du groupe. Cet ancien d’HEC, énarque et inspecteur des finances avait intégré le groupe le 31 août dernier. C’est Romain Launay, secrétaire général du groupe depuis 2014, qui succède à Nicolas Tissot lequel « a décidé de donner une nouvelle orientation à sa carrière » selon le communiqué. Romain Launay, 36 ans, est diplômé de l’Ecole polytechnique, de l’Ecole des mines de Paris et du Centre des hautes études de l’assurance. Après avoir occupé différentes fonctions au sein du ministère de l’économie et des finances de 2004 à 2009, il devient Conseiller technique au Cabinet du Premier ministre en 2009. Il rejoint SCOR en février 2012 en tant que Conseiller du Président-Directeur général avant de prendre les fonctions de Secrétaire général du Groupe en mai 2014.
Deux ans seulement après l’avoir acquis, Carlyle a décidé de fermer une société de gestion de fonds de fonds, rapporte l’agence Bloomberg. La société Diversified Global Asset Management (DGAM), basée à Toronto, va mettre la clé sous la porte et ses deux co-fondateurs, George Main et Warren Wright, vont quitter la société qui gère moins de 2 milliards de dollars d’actifs générateurs de commissions.Cette décision intervient deux mois après la décision de Carlyle de remercier Jacques Chappuis, le patron des solutions d’investissement, l’entité qui loge DGAM ainsi que les fonds de fonds immobiliers et de buy-out.DGAM, qui affichait des actifs sous gestion de 2,9 milliards de dollars au moment de son rachat en février 2014, perd du terrain par rapport aux grands acteurs dans cette activité, à l’instar de BlackRock Alternative Asset Management, le numéro 1 du secteur, qui gérait 65,7 milliards de dollars à la fin 2015.Avec la fermeture de DGAM, Carlyle dispose encore de deux sociétés de gestion de fonds de fonds, AlpInvest Partners, qui dirige les clients vers des fonds de private equity externes, et Metropolitan Real Estate Equity Management, qui vient de lever un fonds de 550 millions de dollars qui investira dans des fonds immobiliers via le marché secondaire.Les actifs gérés par Carlyle s'élevaient fin décembre 2015 à 46,2 milliards de dollars, en recul de 7% par rapport à l’année précédente.
EFG International a annoncé hier la signature d’un accord avec la banque brésilienne BTG Pactual pour l’achat de BSI, sa filiale suisse de gestion privée. EFG avait confirmé la semaine dernière mener des discussions exclusives. Le prix a été fixé à 1,33 milliard de francs (1,21 milliard euros). L’union des deux maisons créera le numéro cinq de la gestion de fortune en Suisse. A l’issue de l’opération, qui se fera en actions et en trésorerie, BTG conservera environ 20% du capital d’EFG International et sera représenté à son conseil d’administration. L’acquéreur compte lever 750 millions de francs via des émissions d’actions et de dette pour contribuer à financer l’opération. Cette cession intervient seulement cinq mois après la conclusion du rachat de BSI par BTG. Elle s’inscrit dans le cadre du programme de cession lancé par le groupe brésilien pour sortir de ses difficultés.
La Cour des comptes rend public, le 17 février 2016, un rapport, établi en application de l’article L. 111-8 du code des juridictions financières, sur l’association Les petits frères des Pauvres, qui fait appel à la générosité publique en faveur des personnes de plus de 50 ans en situation précaire. À l’issue de son contrôle et dans la limite des prérogatives que lui confère l’article précité du code des juridictions financières, la Cour conclut à la conformité aux objectifs poursuivis par l’appel à la générosité du public des dépenses engagées par l’association Les petits frères des Pauvres au cours des exercices 2010 à 2013.
EFG International a annoncé lundi la signature d’un accord avec la banque brésilienne BTG Pactual pour le rachat de BSI, sa filiale suisse de gestion privée. Le groupe avait confirmé la semaine dernière mener des discussions exclusives. Le prix d’achat a été fixé à 1,33 milliard de francs suisses (1,21 milliard euros). L’union des deux maisons créera le numéro cinq de la gestion de fortune en Suisse. A l’issue de l’opération, qui se fera en actions et en trésorerie, BTG conservera environ 20% du capital d’EFG International et sera représenté à son conseil d’administration. L’acquéreur compte compte lever 750 millions de francs via des émissions d’actions et de dette pour contribuer à financer l’opération.
Devenue BFT IM fin 2015, BFT Gestion, la société de gestion filiale d'Amundi, affiche de nouvelles ambitions après une collecte record l'an dernier. Pour répondre à la demande de rendement de ses clients, son offre de produits monétaires va s'étoffer et la société va poursuivre le développement de son activité « Fund Hosting ». Enfin, sans négliger la clientèle institutionnelle, qui représente près de 50% des actifs de la maison, la société de gestion compte pousser ses pions dans le secteur de la distribution, comme l'explique Gilles Guez, son directeur général, à Newsmanagers.
Le géant des hedge funds Citadel a supprimé une dizaine de membres de son équipe d’investissement cette semaine, rapporte le Wall Street Journal. La société basée à Chicago s’est séparée d’analystes, associés et gérants faisant partie de sa filiale Surveyor Capital. Cela intervient alors que le principal fonds de Citadel perd 6,5 % cette année à mi-février, selon des proches du dossier.
Devenue BFT IM fin 2015, BFT Gestion, la société de gestion filiale d'Amundi, affiche de nouvelles ambitions après une collecte record l'an dernier. Pour répondre à la demande de rendement de ses clients, son offre de produits monétaires va s'étoffer et la société va poursuivre le développement de son activité « Fund Hosting ». Enfin, sans négliger la clientèle institutionnelle, qui représente près de 50% des actifs de la maison, la société de gestion compte pousser ses pions dans le secteur de la distribution, comme l'explique Gilles Guez, son directeur général, à Newsmanagers.
Dans le quartier de la Part-Dieu à Lyon, vous ne pourrez pas manquer la tour Incity, la plus haute de la ville, où la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes a établi fin 2015 son siège social. "Une vraie transformation pour l'entreprise", souligne Jérôme Ballet, membre du directoire en charge des finances. Un peu plus loin, à deux pas de l’Université Jean Moulin, vous retrouverez les bureaux d’Alptis Assurances, filiale d'un groupe à l'ADN associatif. Une gouvernance « démocratique » proche d'ailleurs de celle d’Eovi Mcd Mutuelle, structure basée à Saint-Etienne, cité estampillée "meilleure ennemie" de la capitale des Gaules. De par leur nature, à la fois associative et mutualiste, les deux institutions possèdent une approche prudente en matière de placements financiers. April, de son côté, développe une politique différente : le groupe d'assurance lyonnais a récemment renforcé ses actifs de diversification.
La Cour des comptes rend public, le 18 février 2016, un rapport sur la gestion immobilière du groupe La Poste. Celle-ci a été confiée à un pôle immobilier qui comprend : la direction de l’immobilier et depuis 2004 la filiale Poste Immo. La Cour pointe une organisation complexe et éclatée, la logique de créer une « foncière » du groupe n’ayant pas été menée à son terme. Le coût global de la fonction immobilière est estimé à 1,2 Md€. La Cour relève que la masse salariale du pôle immobilier est dynamique, notamment les plus hautes rémunérations, en dépit de résultats financiers insuffisants. Si le pôle immobilier est parvenu à diminuer les surfaces occupées, passées entre 2005 et 2014 de 7,5 millions à 6,5 millions de m², ainsi qu’à rénover une part importante du parc, le rythme des cessions n’a pas permis de résorber le taux de vacance, qui était de 10,9 % fin 2008 et de 15 % fin 2013. La Cour invite le pôle immobilier à recentrer son action sur un objectif simple : la baisse des charges immobilières du groupe La Poste. Elle formule 5 recommandations visant à mieux piloter la masse salariale et les dépenses, à améliorer la planification de l’emploi des surfaces, ainsi qu’à renforcer le contrôle interne, notamment à l’occasion des cessions ou des apports de ses immeubles. Consulter le rapport et la réponse du président directeur général
Vivarte connaît de nouveaux soubresauts à sa tête. Le conseil d’administration de la chaîne de magasins de prêt-à-porter (La Halle, André, Minelli...) a annoncé vendredi matin le remplacement de son président Richard Simonin par Stéphane Maquaire. Ce dernier, président de Monoprix depuis 2010, prendra ses fonctions au cours du deuxième trimestre 2016. Richard Simonin avait été nommé à la présidence de Vivarte en octobre 2014 par les fonds de dette devenus actionnaires du groupe à la suite de sa restructuration financière. Il «a réussi à apporter de la stabilité au groupe et à mettre son retournement durable sur des bases solides», indique le communiqué de Vivarte. «Aujourd’hui, les fonds actionnaires veulent prendre quelqu’un dans une perspective de moyen terme», a ajouté un porte-parole de la société.
Après Grizzly Responsible Investment, Trucost et les chercheurs Diane-Laure Arjaliès d’Ivey Business School au Canada et Nicolas Mottis de l’ESSEC & Polytechnique, entrés au FIR ces dernières semaines, trois nouveaux acteurs engagés rejoignent le Forum en février.
Courant 2016, l’Association A.R.R.I.A. (Aide aux Religieuses et Religieux Invalides ou Agés) va mettre en place un observatoire éthique des placements. Les instituts religieux sont, depuis longtemps, porteurs d’une exigence éthique dans les placements d’argent qu’ils sont amenés à faire. C’est tout naturellement que l’A.R.R.I.A. a eu cette préoccupation dès l’origine. Ainsi, une des missions de sa Commission déléguée est de veiller à ce que les investissements de l’association soient effectués dans des sociétés respectant les valeurs que les membres de l’A.R.R.I.A veulent promouvoir et fondées sur la doctrine sociale de l’Église. Ainsi, l’A.R.R.I.A. lance une approche originale de notation éthique des investissements réalisés pour son compte propre. Pour rappel, l’association A.R.R.I.A. a été fondée le 3 mars 1971. Son but était de permettre aux instituts religieux de compléter le système de retraite représenté par le département d’allocations vieillesse, aujourd’hui remplacé par le régime de la CAVIMAC. Ces décisions ont été annoncées lors de la réunion annuelle le 26 novembre, à la Maison Mère des Lazaristes, dans le 6ème arrondissement de Paris. Ont assisté aux différentes interventions : Frère Jean-Claude LAVIGNE, auteur d’un ouvrage intitulé « vivre sa spiritualité en EHPAD » et chercheur au Centre de Recherches sur la Vie Religieuse d’Evry ; Insti7 sur l’approche éthique de la gestion financière ; M. Thibault, Conseiller technique de l’A.R.R.I.A et EthiFinance sur les placements réalisés pour le compte de l’A.R.R.I.A.
A l'occasion d'une conférence de presse, CNP Assurance a annoncé un résultat net part du Groupe en hausse de 4,7 % à 1 130 M€ et un taux de couverture Solvabilité 2 de 192 %.
Selon nos informations, Fabrice Zamboni, multigérant actions internationales, quitte ses fonctions de gérant délégué au sein du département fonds propres de la CDC. Il était jusqu'à présent chargé de la sélection de fonds, de l'élaboration des due diligences et du suivi de l’allocation (tactique et stratégique) ainsi que de la structuration des portefeuilles. Avant de rejoindre la Caisse des Dépôts, Fabrice Zamboni a évolué 6 ans chez Olympia Capital Management, qu’il a rejoint en 2006 en tant que responsable du développement des produits et de la structuration. il a débuté sa carrière en 1997 au sein de Natixis Banques Populaires aux fonctions de responsable dérivés actions. Il a enchaîné ensuite plusieurs expériences à des postes de spécialiste dérivés actions, d’abord chez IXI CIB (durant 2 ans), puis Fortis Bank (1 an). En 2005, il devient responsable de l’ingénierie financière et des nouveaux produits chez BNP Paribas. Il est, en outre, professeur au sein du Master 272 de l’Université Paris Dauphine, depuis 2012, ainsi qu’au Groupe ESG, depuis 2008.
Il partage avec Jean Tirole, le « Nobel » 2014 de l’économie, le même camp de base : la Toulouse School of economics. Sébastien Pouget a cependant choisi de faire de l’investissement socialement responsable, son principal terrain d’étude. Ce co-directeur de la chaire de recherche « Finance Durable et Investissement Responsable », revient sur la brève histoire de la recherche en ce domaine et sur son avenir
Dans une interview au Financial Times, Yves Perrier, le directeur général d’Amundi, qualifie les ventes massives des actions de banques de « totalement irrationnelles » et il rejette les craintes selon lesquelles la chute des cours pourrait provoquer un nouveau Lehman Brothers, Selon lui, les investisseurs ne tiennent pas compte du fait que la Banque centrale européenne a inondé le marché avec des liquidité depuis la crise financière. « Lehman a fait faillite en 2008 en raison de problèmes de liquidité », observe Yves Perrier. « Les choses sont très différentes aujourd’hui. J’aimerais savoir ce que les investisseurs voient ». Il estime que ceux qui prédisent la chute de l’une des grandes banques sont « fondamentalement incorrects ».
A la fois présidente du comité d’investissement de la Fondation HEC et fondatrice d’Allfine Consultants, cabinet de conseil à destination des family offices, Arielle Lévi présente un profil atypique. Retour sur le parcours de cette pianiste invétérée, spécialiste du marché actions
La Fondation HEC, qui gère 60 millions d’euros d’encours, a jusqu’à présent essentiellement investi dans des fonds purs pour les actions et le crédit obligataire. Néanmoins, face à des rendements jugés insuffisants, l’institution envisage en 2016 d’effectuer des placements dans les hedge funds. Arielle Lévi, la présidente du comité d’investissement, indique également que la Fondation planche sur une refonte de sa charte d’investissement, dans le but d’accentuer ses placements ISR.
Après avoir rejoint le groupe Apicil, le 1er janvier dernier. Legal & General en France a choisi d’impulser ses nouvelles ambitions à travers un nouveau nom, GRESHAM, décliné sous la marque GRESHAM Banque Privée pour l’épargne patrimoniale et GRESHAM Assurances Collectives pour les activités de santé, prévoyance et retraite. Pour Philippe BARRET, directeur général du Groupe APICIL : « Après l’acquisition de Skandia l’année dernière, cette opération constitue un cap important pour le Groupe car elle portera les cotisations en Assurances de personnes au-delà de 2 Mds€ et l’encours géré à 13 Mds€ en 2016 ». Le Groupe APICIL a souligné que cette opération lui offrait notamment une meilleure visibilité par la spécialisation des canaux de distribution sur le marché de l’épargne et lui permettait de s’ouvrir aussi vers une clientèle plus aisée, convertie à la diversification de ses actifs. « L’intérêt que nous porte notre nouvel actionnaire conforte la pertinence de nos choix et de notre stratégie, a déclaré de son côté Olivier Potellet, président-directeur général de GRESHAM. Notre collecte en hausse de 20 % en 2015, soit une croissance cinq fois supérieure à celle du marché, témoigne de l’adhésion de nos clients. Le Groupe APICIL va nous permettre de consolider notre croissance, et de poursuivre nos efforts pour répondre aux attentes des clients patrimoniaux en matière de suivi, d’accompagnement et de qualité du conseil. »
Le pôle mutualiste d'AG2R La Mondiale s'organise. Quatre mutuelles de la fonction publique associent leurs forces au sein d’une union de groupe mutualiste (UGM), représentant les trois fonctions publiques.
Coe-Rexecode et l’AFTE publient ce jour les principaux résultats de l’enquête mensuelle de mai 2016 sur la trésorerie des grandes entreprises. Elle s’est déroulée entre le 4 et le 12 mai. L’enquête, qui vient de passer le cap des dix ans et qui est largement reprise dans la presse, ne demeurera statistiquement pertinente que si de nombreux trésoriers l’alimentent de leurs observations. Merci de répondre au prochain questionnaire qui vous sera adressé le 1er juin : cela ne prend que quelques minutes. En résumé : l’appréciation de la situation de trésorerie des grandes entreprises s’érode tendanciellement. Ce mouvement ne s’est pas aggravé en mai ; une courte majorité de trésoriers estime que leur trésorerie globale s’est plutôt dégradée depuis le mois précédent ; malgré leur remontée récente, les prix des matières premières auraient exercé peu d’influence sur les trésoreries des entreprises ; les délais de paiement des clients comme des fournisseurs paraissent stabilisés ; les marges pratiquées sur les crédits bancaires se détendent à nouveau en mai et les recherches de financement demeurent aisées ; la préférence pour la détention de la trésorerie en cash se renforce encore dans le contexte présent de taux très bas sinon négatifs.
Coe-Rexecode et l’AFTE publient ce jour les principaux résultats de l’enquête mensuelle de février 2016 sur la trésorerie des grandes entreprises. Elle s’est déroulée entre le 3 et le 9 février. L’enquête, qui vient de passer le cap des dix ans et qui est largement reprise dans la presse, ne demeurera statistiquement pertinente que si de nombreux trésoriers l’alimentent de leurs observations. Merci de répondre au prochain questionnaire qui vous sera adressé le 2 mars : cela ne prend que quelques minutes. En résumé : La situation de trésorerie des grandes entreprises est jugée aisée par les trésoriers. La trésorerie globale s’est toutefois dégradée au cours du mois écoulé et d’une manière un peu plus forte qu’anticipé. Les évolutions de prix des matières premières exerceraient une influence très légèrement positive sur la trésorerie des entreprises. L’évolution du taux de change de l’euro/dollar aurait également un effet favorable. La proportion de trésoriers qui estiment que les délais de paiement des clients ont tendance à s’allonger a augmenté. Les délais de paiement des fournisseurs se tasseraient légèrement. Une légère tension sur les marges pratiquées sur les crédits bancaires est relevée. La proportion de trésoriers anticipant de mettre en place des nouvelles lignes de crédit de précaution est en très légère hausse. Les résultats détaillés sont consultables en cliquant ici.
En téléchargement, le rapport trimestriel « Manager Intelligence & Market Trends » publié par le cabinet de conseil international bfinance. Cette publication trimestrielle expose la vision des experts de bfinance sur l’évolution des marchés. Elle est agrémentée d’informations sur l’univers des gérants. Le document est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous (en anglais seulement).
Le jeu des pronostics va bon train sur le successeur de Guillaume Sarkozy à la direction générale de Malakoff Médéric. Mais la priorité des partenaires sociaux est d’abord d’assurer les conditions du rapprochement avec La Mutuelle générale.
Infidélité, trahison, méfiance… D’aucuns pourraient voir ici les bases d’un scénario épais comme un papier à cigarettes d’une série B américaine. Mais il n’en est rien. C’est bien de l’actualité de la gestion d’actifs cette semaine dont il est question… A ce jeu, si l’on peut dire, un géant américain, qui avait fait de la gestion active sa marque de fabrique, se distingue. Après avoir longtemps résisté, Fidelity aurait ainsi succombé aux charmes des ETF et s’apprêterait à lancer ses propres produits. Nul ne sait quelle sera leur nature mais, quoi qu’il en soit, il s’agit d’un changement de taille. Et au vu des capacités de la société de gestion, il y a fort à parier que nombre de concurrents ne s’enthousiasmeront pas de cette incartade. Au passage, on s’amusera d’une coïncidence : toujours cette semaine, le responsable de Vanguard, qui a forgé sa croissance et sa réputation dans les fonds indiciels, explique dans une interview à L’Agefi Suisse comme la gestion active peut être séduisante, lorsque ses coûts sont faibles.Dans un autre genre, ce n’est pas vraiment un divorce mais disons que la confiance des investisseurs européens vis-à-vis des dividendes s’est érodée. Et ce, au profit d’une tendance rivale qui a déjà séduit outre-Atlantique : les rachats d’actions. Cette dernière a pour elle « d’offrir un bon compromis entre « cyclicité et sûreté». De fait, selon un indice établi par JPMorgan à partir des entreprises du Stoxx 600, les groupes qui disposent de plans de rachats d’actions ont progressé de 17% l’an passé, contre une hausse de 3,1 % pour les payeurs de dividendes. En évoquant l’idée d’une main perdue, il est clair que l’activiste Carl Icahn est aussi dans une mauvaise passe. En investissant dans le pétrole, le milliardaire ,dont le nom fait pourtant trembler de nombreux PDG, a vu cette semaine la valeur de certaines de ses participations fondre comme neige au soleil. C’est le cas de sa mise de 1,3 milliard de dollars dans Chesapeake Energy, qui ne valait plus que quelque 146 millions de dollars mardi dernier.Lors d’un différend, l’affrontement n’est pas toujours la meilleure stratégie. Toujours la semaine dernière, l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama) avait milité auprès de la Commission pour «un certain degré de stabilité réglementaire durant la période à venir». Bruxelles a visiblement perçu les reproches, qui a accepté de reporter d’un an, à janvier 2018, l’entrée en vigueur de la directive MiFID II. Dans l’affaire de la « baleine de Londres », les autorités britanniques viennent aussi de faire la preuve qu’il y a toujours intérêt à communiquer. C’est assez, ont-elles indiqué en substance à Achilles Macris, l’ancien responsable de la direction des investissements internationaux de JP Morgan à Londres. Pour son manque de coopération, l’intéressé va devoir payer une amende d’un million d’euros.Lorsque l’orage est passé, on peut alors penser à… reconstruire. Après des années difficiles et une profonde réorganisation de ses équipes en 2015, le groupe OFI a annoncé lundi vouloir désormais porter ses encours sous gestion à 100 milliards d’euros d’ici à 2020 – contre 65 milliards aujourd’hui. Une telle ambition ne se réalisera probablement pas sans union. Ce qu’a confirmé le président d’OFI AM, qui table sur une opération de croissance externe dès cette année. Toujours dans le souci de séduire, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Association française de la gestion financière (AFG) se sont illustrés cette semaine en annonçant conjointement le lancement d’un programme qui doit renforcer le positionnement de la gestion française à l’international. Toutes les sociétés de gestion hexagonales apprécieront sans doute. Reste qu’à l’heure des résultats financiers, certaines d’entre elles ont d’ores et déjà mis en avant leurs atouts. Telle la gestion d’actifs du groupe Natixis qui, au terme d’une année 2015 exceptionnelle, affiche un encours supérieur à 800 milliards d’euros avec une collecte de 33 milliards. La société s’ancre ainsi à des niveaux où navigue un autre champion français… dont les résultats viennent de tomber. Portés par une collecte record de 80 milliards d’euros, Amundi a vu ses actifs gérés en 2015 s'établir à 985 milliards d’euros. Ces deux géants de l’asset management peuvent-ils espérer de tels chiffres l’an prochain et de telles collectes ? Pour l’instant, cela semble difficile. Il suffit de constater le désamour des investisseurs pour les fonds d’actions. Pour la cinquième semaine consécutive, les premiers se détournent des seconds si l’on en croit l'étude hebdomadaire de BofA Merrill Lynch. Deux chiffres pour illustrer cette défiance: durant la semaine au 3 février, les rachats se sont élevés à 9,9 milliards de dollars, ce qui a porté la décollecte des cinq dernières semaines à 34 milliards de dollars. Est-ce une rupture ou une simple période de flottement ? Nul ne sait. Cela étant, compte tenu de la volatilité des marchés, et des nuages qui continuent de s’amonceler ici ou là, il est peu probable que l’on assiste à un prochain rabibochage. Quand bien même, dimanche, c’est la Saint Valentin…
Le gestionnaire d’actifs britannique Royal London Asset Management (RLAM) a annoncé, ce 11 février, la nomination de Phil Reid au poste de responsable de la clientèle « wholesale ». La nouvelle recrue sera rattachée à Rob Williams, responsable de la distribution de RLAM et sera chargée de développer l’activité « wholesale » de la société de gestion, notamment auprès des conseillers financiers. Sa mission consistera également à construire l’équipe « wholesale » chargée d’accompagner les services et les produits existants et à venir de RLAM, à l’image de la nouvelle gamme « multi asset ». Phil Reid « rejoindra RLAM prochainement », précise la société de gestion dans un communiqué, sans plus de détails.Phil Reid arrive en provenance de HSBC Global Asset Management (HSBC GAM) où il officiait dernièrement en qualité de responsable de la distribution et de la clientèle « wholesale » au Royaume-Uni. Avant cela, il a été directeur commercial chez Close Asset Management et il a également occupé plusieurs fonctions commerciales chez National Bank of Canada et RJ Temple. Sa nomination intervient alors que l’ancien responsable de la clientèle « wholesale » de RLAM, Ian Goulsbra, a quitté la société de gestion l’année dernière pour rejoindre Canada Life Investments.
Zurich Insurance a annoncé ce matin que Mario Greco, l’ancien patron de Generali, prendrait la direction générale dès le 7 mars, et non fin avril comme attendu. Cette accélération du calendrier intervient alors que l’assureur suisse a essuyé une perte nette de 424 millions de dollars au quatrième trimestre 2015. Son bénéfice annuel a plongé de 53% à 1,8 milliard de dollars (1,6 milliard d’euros) alors que les analystes interrogés par Reuters attendaient en moyenne 1,997 milliard. Zurich a néanmoins maintenu son dividende au titre de 2015.