Le Fonds de Garantie qui réunit le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de dommages (FGAO) et le Fonds de Garantie des victimes des actes de Terrorisme et d’autres Infractions (FGTI) est en pleine transformation pour mieux répondre à ses missions mais aussi pour se positionner comme un investisseur de long terme de référence. Des nouveaux mandats de gestion devraient notamment être lancés par voie d’appels d’offres publics et comporter une approche ISR.
Le nouveau directeur financier du Fonds de Garantie a multiplié les expériences de direction dans la finance et l'audit. Mais aussi dans sa vie personnelle, dans l'écriture d'un roman historique, des activités sportives et des voyages. Ce curieux, à l'esprit d'architecte, aime autant construire des modèles ALM que comprendre des hiéroglyphes.
Standard Life Aberdeen se renforce en Asie en acquérant une société de gestion immobilière locale, Orion Partners, représentant un encours de 900 millions de dollars, rapporte le Financial Times fund management. Cela intervient plusieurs jours après que le japonais Mitsubishi UFJ Trust and Banking Corporation, son principal actionnaire, a vendu l’intégralité de sa participation dans la société écossaise. Cette cession signifie que SLA a perdu deux de ses principaux actionnaires en moins d’un an, suite à la décision de Lloyds Banking Group de vendre sa participation l’été dernier. Mitsubishi et Llods représentaient près d’un tiers du capital d’Aberdeen Asset Managemnet au moment de sa fusion avec Standard Life ne 2017. SLA souligne que son accord de distribution avec Mitsubishi reste intact. Orion, sa nouvelle acquisition, a des bureaux à Hong Kong, Tokyo, Séoul et Singapour.
Joachim Azan, président fondateur de Novaxia, met en lumière les différents projets liés au Grand Paris. Il explique comment les investisseurs peuvent satisfaire leur appétit pour des actifs attractifs en termes de rentabilité mais aussi d’impact positif au niveau environnemental et social.
L'économie japonaise a affiché au quatrième trimestre 2018 une croissance de son PIB de 1,4% en rythme annualisé, conforme aux attentes du consensus, et de 0,3% par rapport au troisième trimestre 2018. Cette croissance intervient à la suite d’une contraction de 2,6% du PIB au cours du trimestre précédent, selon les statistiques officielles publiées jeudi. La demande intérieure a apporté une contribution positive de 0,6 point à la croissance trimestrielle japonaise, alors que le commerce lui a retiré 0,3 point et la variation des stocks 0,2 point.
Avec le rapprochement entre AG2R La Mondiale et Matmut effectif depuis le 1er janvier 2019, la possibilité de souscription de certificats mutualistes est désormais étendue à tous les assurés de la Matmut.
Axa a annoncé la finalisation de la cession de ses entités d’assurance dommages (AXA Insurance) et d’assurance vie, épargne, retraite (AXA Insurance Life) en Ukraine à Fairfax Financial Holdings Limited. Le groupe avait annoncé en octobre dernier vouloir quitter le marché ukrainien. Le montant de l’opération n’a pas été précisé.
Le groupe Generali, qui était exposé à près de 2 milliards d’euros au secteur du charbon début 2018 a réduit son exposition de 310M€ à fin septembre 2018, révèlent deux dirigeants du groupe dans une interview accordée à Next Finance. De ce fait, Generali estime être aligné avec la Trajectoire 2°C sur le secteur du charbon. L’impact de cette stratégie de décarbonation sera par ailleurs mesuré dans le temps au travers de l’empreinte carbone, calculée depuis deux ans par un prestataire externe pour les portefeuilles actions et obligations de Generali France. «Nous prévoyons d’élargir cette mesure à nos actifs immobiliers en 2019", prévoit toutefois Bruno Servant, directeur des investissements de la compagnie. Côté projets, Generali France compte aller vers «plus d’actifs verts, moins de titres carbonés» et «plus d’infrastructures», annonce Bruno Servant. L’assureur va également poursuivre ses investissements en green bonds : «Pour la France nous avons investi plus de 240M€ en 2018, pour un encours obligataire de 620M€. Pour le groupe cela représente sur 2018 un investissement net de 1,2Md€ en green bonds et 200M€ en dette infrastructure, avec un objectif de 3,5Mds€ à fin 2020 et 4,5Mds€ à fin 2021", poursuit le responsable.
Cost management is a priority at DWS, now more than ever. The asset management affiliate of Deutsche Bank intends to show a lot of discipline in this area, Citywire reports, based on statements by Asoka Wöhrmann, CEO of DWS, in an interview in the newspaper Handelsblatt. Wöhrmann confirms that the targets stated at the DWS IPO remain valid, including a reduction of the cost/income ratio to less than 65%. “These margins vary within a market cycle. And when margins fall, you need to be more ambitious about costs,” the head says. If opportunities to improve efficiency should present themselves, the CEO says there may be outsourcing of administration of all active funds, but he adds that the path of outsourcing is littered with those who took it errantly. The growing needs of clients and employees need to be taken into account, and clients and products must be treated with flexibility, he says.
L’année dernière, le fonds souverain norvégien a mis fin à plusieurs mandats d’investissements «verts» d’une valeur de 20 milliards de couronnes norvégiennes (2 milliards d’euros). Dans son rapport annuel sur les investissements responsables, la Norges Bank Investment Management (NBIM), qui gère le fonds de pension norvégien, a en effet indiqué que ses mandats actions liés à l’environnement avaient généré une performance de -8,3% en 2018 par rapport à l’année précédente. Le rendement annualisé de cette poche depuis sa création il y a un peu plus de huit ans se monte quant à lui à 4,5%, contre 7,3% pour l’indice MSCI Global Environment sur la même période, selon les données de NBIM. «Afin de réduire les coûts de gestion, les mandats de gestion liés à l’environnement ont été résiliés en 2018", indique NBIM dans le rapport, ajoutant que ces mandats étaient désormais presque totalement gérés en interne. A la fin de l’année 2018, le fonds souverain norvégien avait 43,3 milliards de couronnes (4,4Mds€) investis dans 77 entreprises, et 13,4 milliards de couronnes (1,4Md€) en green bonds. Le Ministère des Finances norvégien, auquel répond le fonds, exige un investissements minimal de 30 milliards de couronnes (3Mds€) dans ce type d’actifs. AB.
Bpifrance renouvelle pour la troisième fois le partenariat France Investissement Assureurs, engagé avec 5 grands assureurs français. Une alliance destinée à promouvoir l'investissement dans le non-coté, mais qui ne suffira pas à alimenter les besoins de financement des start-ups françaises.
Ivanhoé Cambridge, la filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec, nourrit de fortes ambitions en Europe où elle compte doubler ses investissements de 8 à 16 milliards d’euros d’ici trois à cinq ans. La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont ses marchés clés. Le groupe s'intéresse particulièrement au Grand Paris où elle compte notamment investir plus de 750M€ dans un nouveau fonds immobilier vert.
Après un parcours sans faute dans la gestion immobilière, Karim Habra a rejoint Ivanhoé Cambridge en juillet 2018, en tant que directeur Europe. Ayant autant le goût du terrain que celui des chiffres, ce globe trotter d'origine libanaise, a réalisé ses études en France avant de partir 15 ans dans divers pays d'Europe centrale et de partager son temps entre l'Europe, le Canada et ses multiples passions.
Après avoir lancé 19 ETF à la Bourse de Milan, la société de gestion américaine agrandit son équipe italienne, qui se composait jusqu’ici de Simone Rosti.
Arconic a annoncé vendredi qu’il allait se diviser en deux unités - aéronautique et produits tôles et plaques - et scinder l’une d’elles plus tard dans l’année. Cette décision intervient quelques jours après que le président du groupe métallurgique américain, John Plant, a pris également en charge la direction générale, une nomination inattendue. En janvier, Arconic a repoussé l’offre de rachat du fonds d’investissement Apollo Global Management, une opération de plus de 10 milliards de dollars (8,8 milliards d’euros).
La stratégie climatique et la rémunération des dirigeants sont les domaines dans lesquels les investisseurs institutionnels ont le plus rapidement évolués. Pierre Valentin, président du directoire d’Ecofi Investissements, nous explique comment sa société parvient, de son côté, à faire pression sur les entreprises pour une meilleure prise en compte de ces enjeux.
La banque Neuflize OBC vient de créer «Philgood Foundation by Neuflize OBC», un fonds de dotation destiné à faciliter l’engagement philanthropique de ses clients privés et entreprises. Entité distincte de la banque, Philgood Foundation by Neuflize OBC sera pilotée par une équipe dédiée chargée de sélectionner des projets innovants dans les domaines de la préservation du patrimoine humain et naturel (culturel, artistique, historique, environnemental, etc.) ; de l'éducation et de la recherche ; et de la lutte contre la pauvreté, l’exclusion et toutes formes de discrimination. Philgood Foundation by Neuflize OBC propose une solution «clé en main» aux mécènes en fonction de leurs souhaits d’implication et des domaines qu’ils souhaitent encourager. Le fonds de dotation offre ainsi trois alternatives pour s’engager : faire un don global qui est ensuite alloué à l’ensemble des projets soutenus par le fonds ; choisir une thématique précise parmi celles soutenues par Philgood Foundation by Neuflize OBC ; ou bien demander aux équipes de trouver un projet dédié dans un domaine précis. Quel que soit le choix retenu, l’intégralité des dons est reversée à des structures d’intérêt général. Se caractérisant également par une totale transparence, le fonds de dotation établira chaque année à l’attention de ses grands mécènes, un rapport d’activité individualisé détaillant l’affectation des dons, leur utilisation par les organismes bénéficiaires, le suivi du respect des différentes charges fixées par le donateur et l’impact du soutien sur la réalisation du projet financé. Il est administré par un conseil comprenant quatre administrateurs dont l’un sera indépendant, à savoir Guillaume Gibault, fondateur de l’entreprise» Le slip français». Neuflize OBC est déjà très impliqué dans le mécénat notamment culturel, comme en témoigne son engagement auprès de la Cinémathèque française, le Jeu de Paume, ou encore la Maison européenne de la photographie. L’institution s’est par ailleurs dotée d’une fondation d’entreprise qui soutient - toujours dans le domaine des arts de l’image - l’enseignement, la recherche et l’action sociale. Celle-ci accompagne notamment de nombreux programmes pédagogiques et de résidences, et facilite l’accès de publics spécifiques à l’art, tels que les jeunes publics ou encore les publics empêchés. AB.
Près de 150 investisseurs institutionnels, gestionnaires d’actifs et fournisseurs de services financiers du monde entier, représentant USD 6800 milliards de fonds investis à travers l’association Swiss Sustainable Finance, font front commun à travers une lettre ouverte demandant aux fournisseurs d’indices de retirer les armes controversées des indices conventionnels. Envoyée à des représentants de FTSE Russell, Morningstar, MSCI, S&P Dow Jones Indices et STOXX, la lettre a également été publiée dans le Financial Times, la Neue Zürcher Zeitung et Le Temps, avec la liste des signataires appelant les fournisseurs d’indices à agir. L’investissement dans des sociétés liées à des armes controversées est d’ores et déjà contraire à certaines conventions internationales et réglementations nationales. Mais les indices conventionnels continuent à les inclure. Pour les investisseurs actifs qui utilisent des indices de référence standard, exclure ces sociétés signifie exposer les portefeuilles à des erreurs de suivi supplémentaires, ainsi qu’à un surcoût. Quant aux investisseurs passifs, ils n’ont, pour le moment, souvent pas le choix, car leurs stratégies répliquent en grande majorité les indices traditionnels, sans possibilité d’exclusion. Aujourd’hui, les investisseurs qui suivent les indices conventionnels contribuent tous au financement de sociétés impliquées dans les armes controversées. «Ajuster les portefeuilles des investisseurs aux valeurs et normes établies devient la nouvelle normalité pour les fonds de pension ainsi que pour d’autres investisseurs institutionnels, estime Sabine Döbeli, CEO de Swiss Sustainable Finance. Le fait que notre initiative ait obtenu le soutien d’un aussi grand nombre d’organisations constitue un signal fort à destination des fournisseurs d’indices. Nous considérons donc comme une conséquence logique que cette exigence soit prise en compte dans les indices mondiaux.» Parmi les 149 signataires de la Swiss Sustainable Finance, figurent notamment Bâtirente, la Caisse de pensions de l’Etat de Vaud, la Caisse de pensions ECA-RP, la Caisse Inter-Entreprises de Prévoyance Professionnelle ou la Fondation de la métallurgie vaudoise du bâtiment. AB.
Après avoir levé 10 millions d’euros en novembre auprès de la banque franco-allemande Oddo BHF, Caphorn Invest et Sigma Gestion, la plateforme Wizbii clôture ce tour de table avec un investissement supplémentaire de 2,5 millions d’euros mené par la Matmut Innovation, aux côtés de Swen Capital et Alliance Entreprendre. «La Matmut est entrée au capital afin de nous aider à acquérir de l’expérience dans le domaine de l’assurance, pour générer, demain, de nouveaux produits», explique à L’Agefi Benjamin Ducousso, cofondateur et directeur général de Wizbii. Créée en en 2011, Wizbii s’est spécialisée dans la création de solutions pour faciliter le quotidien des jeunes, en lançant notamment un site de recherche de stages et d’emplois. La société entend désormais se diversifier et créer des produits dans le domaine de l’assurance, de la couverture santé, de la mobilité ou encore de l’accès au logement. Basée à Grenoble, avec des bureaux à Pau et à Paris, Wizbii revendique 6.000 nouveaux inscrits sur sa plate-forme chaque jour. Les fonds récoltés lors de son augmentation de capital serviront à structurer ses équipes pour accélérer la création d’une offre diversifiée en France, même si Wizbii est aussi présente en Allemagne, au Royaume-Uni, en Italie et en Espagne à travers sa plate-forme pour l’emploi. Daxia Rojas
ArcelorMittal a annoncé vendredi avoir procédé à l'évacuation d’environ 200 personnes autour de sa mine de Serra Azul, située dans l’Etat de Minas Gerais, au Brésil, en raison d’inquiétudes sur la sécurité d’un barrage de résidus. Le sidérurgiste européen a décidé cette évacuation après avoir reçu un nouveau rapport sur le barrage réalisé par une commission indépendante.
Dans une lettre au Ministre des Finances, Norges Bank a présenté son travail sur la stratégie immobilière du Government Pension Fund Global, le fonds norvégien. Le comité exécutif a adopté une nouvelle une nouvelle stratégie immobilière. L’objectif est un portefeuille immobilier représentant 3 à 5 % des actifs du fonds. Le portefeuille immobilier pourra comprendre des investissements immobiliers cotés et non cotés, et la part de l’immobilier cotée n’est pas limitée. « Le portefeuille immobilier doit être largement diversifié et la stratégie doit être simple et privilégier les investissements efficients en termes de coûts requérant des ressources limitées », indique un communiqué. Compte tenu de la volonté de limiter le portefeuille d’immobilier non coté et du souhait d’intégrer l’immobilier coté et non coté, le comité exécutif estime qu’il n’y a plus de sens à conserver la gestion d’immobilier non cotée séparée. En conséquence, la filiale NBREM sera intégrée au sein de NBIM. LM
Réunis par l’Amrae, les acteurs de la maîtrise des risques tiennent congrès à Deauville du 6 au 8 février. Focus sur ces professionnels chargés d’anticiper le pire.
La ministre des Transports Elisabeth Borne a confirmé la construction du CDG Express, un train rapide devant relier Paris à l’aéroport de Roissy, contesté par des habitants et élus d’Ile-de-France, qui craignent que les travaux ne perturbent trop le RER B. «Le contrat de concession sera signé dans les prochains jours. (...) L’objectif est de mettre en service pour les JO (les jeux Olympiques de 2024, NDLR)», a-t-elle assuré dans une interview au Parisien.
Malgré une fin d’année 2018 compliquée pour les marchés, la Caisse des Dépôts a su éviter la casse. Avec un accroissement net de son encours de 4 milliards d’euros en un an, son portefeuille atteint aujourd’hui quelque 154 milliards d’euros, répartis à hauteur de 64 milliards d’euros pour la section générale et 90 milliards d’euros pour le fonds d’épargne. La bonne collecte du livret A (+6,5 milliards d’euros centralisés à la Caisse) et les dépôts juridiques côté section générale (3,5 milliards) auront ainsi compensé une baisse liée à un effet marché de 6 milliards d’euros. «Ce chiffre est imputable à hauteur de 2 milliards d’euros à une remontée des spreads et à quelques mouvements sur les obligations indexées sur l’inflation en fin d’année dernière”, explique à Instit Invest, Joël Prohin, responsable du pôle gestion des portefeuilles de l’institution. «Les effets restent cependant limités pour la Caisse des Dépôts, qui privilégie une gestion buy and hold au mark to market». La chute du marché actions a par ailleurs lourdement pesé. Car au sein du portefeuille de la section générale, cette classe d’actifs représentait quelque 34% (à fin 2017), et au sein du fonds d’épargne à 17%. Mais là encore, la caisse a su faire face. «La politique de couverture partielle des actions, mise en place en septembre 2018, a très bien fonctionné», commente en effet Olivier Mareuse, directeur des fonds d’épargne et des gestions d’actifs. Une protection qui concerne d’ailleurs surtout le fonds d’épargne, tenu d’être liquide et donc plus sensible que la section générale. Un matelas de plus-values latentes Il faut dire que la caisse a également fait preuve d’un bon timing pour ses investissements pour résister à ce contexte défavorable. «Nous avons accumulé des liquidités avant d’accélérer les investissements à partir d’octobre», se félicite Olivier Mareuse, qui ne montre aucune inquiétude quant aux effet de cette conjoncture : «Un recul du marché tel que celui que nous avons connu fin 2018 n’est pas de nature à remettre en cause notre capacité à dégager régulièrement des plus-values». Et pour cause, la gestion long terme de l’institution lui permet de disposer de réserves de plus-values latentes diversifiées, notamment grâce à l’immobilier et aux actions. De quoi alimenter le principal objectif du pôle gestion d’actifs : la contribution aux résultats du groupe. Pour rappel, en 2017, la gestion d’actifs a contribué à environ 1,5 milliard au résultat de 3,3 milliards pour les deux bilans. Les résultats pour l’année 2018 devraient pour leur part être publiés d’ici le mois d’avril. AB.