Aviva Investors has grand ambitions in Italy. The British asset management firm opened an office in Milan last year, and has recruited Paolo Sarnon as head of wholesale for southern Europe. In an interview with Bluerating, Sarnon explans that Aviva Investors considers Italy to be “a fundamental market for the growth strategy in continental Europe.” In Italy, “we are investing a lot: we have an ambitious three-year development plan,” Sarnon says. The recent opening of an office comes as part of this move: “it will facilitate dialogue with clients, which is necessary in order to build long-term partnerships and strengthen our presence in the market,” he says. The wholesale segment, including wealth and fund of fund managers, is the primary target. “We are also closely watching institutionals (pension funds and retirement planning institutions) and financial advisers,” says Sarnon.
Quatre investisseurs institutionnels (AG2R La Mondiale, Aviva, Axa et la Cavamac) font le point sur une année 2018 chahutée sur les marchés et plombée par des taux bas. Ils livrent leurs convictions pour 2019, empreintes d'une grande prudence mais pas de catastrophisme. Philippe Brossard, directeur recherche, ISR et Développement d’AG2R La Mondiale ; Philippe Taffin, directeur des investissements d'Aviva France ; Pascal Christory, directeur des investissements du groupe Axa ; Pierre-Maxime Duminil, directeur général de la Cavamac, prennent la parole.
La stratégie d'investissement de la Cavamac sera en grande partie liée à la publication ou non du décret sur les caisses des professions libérales, concernant la gestion d‘actifs. Quoi qu'il en soit, l'accent sera mis sur l'immobilier qui avait été délaissé, ainsi que sur les actions où la Caisse est prête à prendre des risques. Pierre-Maxime Duminil, directeur général de la Caisse d'Allocation Vieillesse des Agents Généraux (Cavamac), livre son bilan de l'année 2018 et ses perspectives pour 2019.
Le groupe Vyv pourrait se donner des moyens financiers plus importants pour investir grâce à l’augmentation de capital de Vyv Invest. Le groupe va également centraliser à terme l'ensemble de la gestion d'actifs dans Egamo.
L’impact investing n’est plus l’apanage de la seule économie sociale et solidaire, dès lors qu’il y a des mesures quantifiables de la performance, selon Jean-Guillaume Péladan, le directeur de la stratégie Environnement chez Sycomore Asset Management. La société de gestion a développé sa propre métrique, la Net Environmental Contribution (NEC), qu’elle a décidé d’ouvrir aux autres acteurs de la finance.
Pimco a annoncé travailler en partenariat avec sa société mère, Allianz, pour lancer sa nouvelle activité d’ILS (Insurance-Linked Securities). Allianz aura la charge de sourcer le risque de catastrophe sous forme de réassurance collatérisée et d’autres investissements structurés, tout en maintenant des procédures de souscription et de construction de portefeuille indépendantes. Cette approche donnera à Pimco «la flexibilité nécessaire pour générer des rendements ajustés du risque attractifs pour ses clients», explique la société de gestion dans un communiqué. Les investisseurs et les assureurs sont en effet de plus en plus demandeurs de produits réunissant les marchés de l’assurance et les marchés financiers. Ces produits appelés ILS sont généralement destinés à des investisseurs notamment institutionnels qui souhaitent accéder aux risques d’assurance pour diversifier leur portefeuille, par exemple au moyen d’obligations catastrophes (Cat bonds) ou de contrats de réassurance privés. Nommé vice-président exécutif de Pimco, Rick Pagnani aura la responsabilité de lancer la toute première activité ILS de la société de gestion. «Le marché des ILS, qui présente une faible corrélation avec les autres classes d’actifs et une sensibilité limitée aux fluctuations des taux d’intérêt, est d’une importance stratégique pour la plateforme de placements alternatifs de Pimco, laquelle présente des actifs sous gestion de plus de 34 milliards de dollars», fait valoir le gestionnaire d’actifs. Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS), filiale du groupe Allianz spécialisée dans les risques industriels, soutiendra l’activité ILS de Pimco en lui donnant accès à son réseau international de souscription et aux capacités de structuration des transactions de son équipe Capital Solutions. Pour mémoire, fin 2018, AGCS avait réorganisé sa ligne d’activité Alternative Risk Transfer (ART) en deux nouvelles équipes spécialisées. L'équipe des Insurance-Linked Securities (ILS) basée aux Bermudes était alors devenue une ligne d’activité à part entière dénommée Capital Solutions, dirigée par Richard Boyd, alors directeur de la souscription d’ART. AB.
Le groupe d’assurance Camacte a acquis auprès du groupe immobilier lyonnais 6ème Sens Immobilier un immeuble de bureaux de 1 130 m², nous apprend Business Immo. Le bâtiment est situé 5 rue Bachaumont, dans le 2ème arrondissement de Paris. Construit en 1910, l’immeuble fera l’objet d’une restructuration lourde conçue par le Studio Vincent Eschalier. Il bénéficiera à sa livraison, en janvier 2020, d’un rooftop et d’une terrasse panoramique.
La mutuelle Unéo, qui a obtenu en 2018 pour la deuxième fois le référencement du ministère des Armées, ouvre son nouveau plan stratégique 2019-2024 qui sera mis en œuvre par Quentin Bériot, directeur général. Pour les 5 années à venir, l’enjeu de la mutuelle est de développer sa position auprès de la communauté défense-sécurité. «Il s’agit surtout de s’allier à ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs», indique la mutuelle qui a créé en 2016 un pôle de protection sociale sécurité-défense au sein d’Unéopôle avec la GMF (groupe Covéa) et la MGP, la mutuelle générale de la police. Le plan vise à «renforcer la préférence pour Unéo de ceux qui appartiennent à la communauté défense et de leurs proches ; accompagner ses adhérents et leur famille dans leur parcours de vie en étant à la hauteur de leur engagement ; poursuivre la modernisation de l’entreprise et cultiver le lien qui unit les adhérents, les élus et les collaborateurs de la Mutuelle afin d’enrichir l’excellence du service ; promouvoir son modèle affinitaire dans l’optique de construire des solutions partagées avec d’autres acteurs non lucratifs de l’économie sociale et solidaire». Tv
Le gérant de fonds milliardaire Ken Griffin a acquis le logement le plus cher jamais vendu aux Etats-Unis, payant 238 millions de dollars pour un appartement donnant sur Central Park à New York City, rapporte le Financial Times. Cette acquisition record intervient quelques jours après que l’on a appris que Ken Griffin achetait une demeure à Londres pour 95 millions de dollars, toujours selon le FT. L’appartement de New York est situé dans l’immeuble de luxe du 220 Central Park South. Ken Griffin possède déjà quatre appartements de luxe à Chicago, où sa société Citadel est basée, six biens à Palm Beach en Floride, un appartement de 60 millions de dollars à Miami et deux maisons à Hawaii.
Au cours d’une interview à NewsManagers, Didier Le Menestrel, président et fondateur de La Financière de l’Echiquier (LFDE), et Christophe Mianné, directeur général de la société, font le point sur le rapprochement avec Primonial et une année 2018 difficile.
Selon une enquête de Mediapart, l'acteur et réalisateur français a placé plusieurs millions de dollars dans des hedge funds domiciliés aux îles Caïmans.
Le temps partagé permet aux directeurs financiers (DAF) de se tailler une activité sur-mesure… tant pour eux-mêmes que pour leurs clients. A la clé, une liberté retrouvée et le sentiment de se sentir utile.
Ardian a annoncé la vente de ses 18% au capital de Spie Batignolles, qui intervient notamment dans l’immobilier. Après cette opération, 360 collaborateurs de Spie Batignolles sont engagés au capital et détiennent majoritairement le groupe. A l’occasion de cette cession, de nouveaux investisseurs financiers entrent au capital : EMZ Partners, Tikehau Investment Management, Société Générale Capital Partenaires, IDIA Capital Investissement et SOCADIF Capital Investissement. Ardian était présent au capital de Spie Batignolles depuis 2014. Il avait acquis la participation détenue auparavant par Equistone. Le groupe a réalisé 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018 et emploie plus de 7.000 collaborateurs.
La Société d’assurances de consolidation des retraites de l’assurance (Sacra) a obtenu le 18 décembre dernier l’agrément de l’ACPR pour transformer son agrément administratif en tant que Fonds de Retraite Professionnelle Supplémentaire (FRPS). Selon les déclarations à l’IPE de Stève Baumann, président du directoire de la Sacra, le FRPS disposerait d’un portefeuille d’investissement d’environ 3 milliards d’euros, lequel bénéficierait d’un traitement prudentiel plus compatible avec le caractère à long terme de ses engagements que celui prévu par Solvabilité 2. Les nouveaux véhicules de retraite professionnelle sont soumis à un cadre réglementaire combinant des éléments de la première directive des IRP et de Solvabilité 2. Ces nouveaux fonds de pension sont exemptés des charges de capital et des autres exigences financières.
Alain Montarant, en tant que président de la Macif, bénéficiera en 2019 d’une hausse de 62,5% de sa rémunération annuelle passant de 160.000 à 260.000 euros, accordée lors du conseil d’administration du 18 décembre, révèle le Canard Enchaîné dans son édition du mercredi 23 janvier. A cela s’ajoute des avantages en nature de 3.864 euros. Par ailleurs, Alain Montarant préside le conseil d’administration d’OFI Asset Management dont la Macif détient 60,9% du capital (aux côtés notamment de Matmut avec 25,8%). A ce titre, il perçoit une rémunération de 121.623 euros. Sa rémunération globale approche donc les 400.000 euros. Des chiffres confirmés par la Macif. Le Canard Enchaîné rappelle que « longtemps, la fonction de président d’une mutuelle, élu par les sociétaires, a été considérée comme honorifique. A son arrivée en 2014, Alain Montarant a vainement exigé une large indemnisation ». En 2018, il propose une augmentation de 10% aux administrateurs qui décident à leur tour d’accorder le relèvement de la rémunération de leur président. Ce dernier déclare au Canard Enchaîné qu’il est dans une fourchette correcte par rapport aux autres mutuelles. Dans un communiqué de presse, la Macif explique que «depuis 2012, date la mise en place de la grille d’indemnités des administrateurs aucune évolution n’avait été apportée. Un comparatif des rémunérations des dirigeants des groupes mutualistes relevant du code des assurances a mis en exergue un écart de la rémunération du Président à situation comparable. Les résultats de la stratégie mise en œuvre depuis 2015 ont généré une dynamique positive de développement du groupe et de son sociétariat ainsi que des transformations majeures. L’élargissement des responsabilités du président, qui s’exercent désormais sur un périmètre groupe élargi».
Un an après la fusion d’Amundi et Pioneer Investments et six mois après l’ouverture d’un nouveau siège italien à Milan, Paolo Proli, responsable de la division retail d’Amundi en Italie et membre du conseil d’administration d’Amundi SGR, dresse un premier bilan du rapprochement dans une interview à Funds People Italia. «Cela a été une année difficile et très importante, mais le résultat obtenu est assurément louable», déclare le dirigeant. 2018 a été l’année de la migration sur la plate-forme informatique d’Amundi. «Nous nous sommes concentrés sur l’intégration et la migration des systèmes, de manière rapide et efficiente. Une opération certainement parmi les plus importantes réalisées sur le marché européen. Et nous avons conclu l’année avec un résultat excellent», ajoute-t-il. A Milan, ce sont environ 400 personnes qui travaillent chez Amundi. «Milan accueille la plate-forme mondiale de gestion dédiée aux produits multi-classes d’actifs commercialisés dans le monde entier, et qui au fond constitue l’expertise la plus demandée par la clientèle. Nous sommes aussi leader dans la gestion sous mandat et nous sommes le troisième pôle de prévoyance en Italie. Ici travaillent des gérants de portefeuille, des spécialistes, nous avons les structures et les équipes commerciales», détaille Paolo Proli. Parmi les chantiers de cette année, Amundi prévoit de faire converger les deux Sicav de Pioneer et Amundi (Amundi Funds et Amundi Funds II) sur une unique plate-forme. «Ce sera une Sicav plus simple avec des compartiments ayant des encours sous gestion plus importants».
One year after the merger of Amundi and Pioneer Investments, and six months after the opening of a new Italian headquarters in Milan, Paolo Proli, head of the retail division of Amundi in Italy and a member of the board of advisers at Amundi SGR, has discussed the merger one year on, in an interview with Funds People Italia. “It has been a hard and very important year, but the results we have obtained are certainly commendable,” the director says. 2018 included a migration to the Amundi IT platform. “We focused on the integration and migration of the systems, quickly and efficiently. That operation was certainly among the largest ever done on the European market. And we completed the year with an excellent result,” he adds. In Milan, about 400 people work for Amundi. “Milan is the base for the global management platform dedicated to multi-asset class products sold worldwide, and ultimately is home to the expertise most in demand by clients. We are also leaders in mandated management, and we are the third-largest retirement planning provider in Italy. Portfolio managers, specialists work here; we have the structures and the sales teams here,” says Proli. Among its challenges for this year, Amundi is planning to merge the two Sicavs from Pioneer and Amundi (Amundi Funds and Amundi Funds II) into a single platform. “It will be a simpler Sicav, with sub-funds with larger volumes of assets under management.”
Keys REIM et Equitis Gestion lancent une nouvelle offre dédiée à l’immobilier géré et l’investissement dans les PME innovantes du secteur de l’immobilier.Le FPCIKeys Exploitation investira au capital de sociétés exploitantes d’immobilier géré (hôtellerie lifestyle, auberges de jeunesse, espaces de coworking…), dans des opérateurs immobiliers en croissance, et des acteurs de la transformation numérique du secteur immobilier (Proptech ou Real Estech).«L’objectif du FPCI Keys Exploitation est d’investir dans des PME innovantes qui créent des concepts forts dans l’hébergement lifestyle, le coworking et les start-upimmobilières. Nous sommes convaincus qu’il est possible d’y créer de la valeur en s’adaptant au mieux aux nouvelles attentes des consommateurs.», commentePierre Mattei, co-fondateur de Keys REIM, cité dans un communiqué.Equitis Gestion est la société de gestion, tandis que Keys REIM intervient comme conseiller en investissement et commercialisateur.Le FPCI Keys Exploitation investira à hauteur de 50% ou plus de la collecte au capital de sociétés exploitantes d’immobilier géré.Le fonds pourra en outre prendre des participations minoritaires dans des opérateurs immobiliers en croissance à hauteur de 50% maximum de la collecte et/ou dans des acteurs de la transformation numérique du secteur immobilier à hauteur de 20% maximum de la collecte.Pour le sourcing, Keys REIM pourra s’appuyer sur ses relations privilégiées avec les acteurs spécialisés dans l’identification, l’accompagnement et l’investissement dans les start-upde l’immobilier: Real Estech, association qui fédère et promeut tous les acteurs de l’innovation dans le secteur immobilier en France et en Europe et Bpifrance Excellence, réseau de 4000 entrepreneurs, de start-up à l’ETI, sélectionnées pour leur dynamisme et leur volonté de se développer, explique un communiqué.
Dans une interview à Il Sole – 24 Ore, Innocenzo Cipolletta, le président de l’association italienne du capital investissement AIFI, se réjouit de la réforme des plans d’épargne individuels italiens (PIR). «Jusqu’ici, les fonds éligibles au PIR ont été une bonne innovation parce qu’ils ont favorisé le développement du secteur de la gestion d’actifs et ont permis aux investisseurs privés de diversifier leurs actifs. Mais ils ont raté l’objectif principal. C’est-à-dire, diriger des capitaux frais vers les petites entreprises qui constituent la part majoritaire de l’économie italienne car ces fonds se sont adressés principalement au marché secondaire. C’est pourquoi, selon nous, les dispositions du gouvernement vont dans la bonne direction parce qu’elles visent à associer incitation fiscale et financement des petites entreprises du marché non coté et des entreprises les moins liquides comme les titres de l’AIM». Pour rappel, les nouveaux PIR devront investir 3,5 % du capital dans le venture capital et 3,5 % sur l’AIM. Innocenzo Cipolletta pense que le secteur du capital risque en Italie est capable d’absorber la collecte susceptible de venir du PIR, contrairement à ce que craignent certains critiques de la nouvelle loi. Il rappelle que le marché en 2018 avait une taille d’environ 500 millions et il estime qu’en 2019, grâce au PIR, on pourrait atteindre 900 millions.
Le groupe Ersel annonce l’arrivée de Lorenzo Dubini au sein de l’équipe de conseil pour la gestion de patrimoines privés de Banca Albertini. L’intéressé était ces dernières années banquier privé senior pour Banca Leonardo, après avoir travaillé pour Cassa Lombarda. L’arrivée de Lorenzo Dubini intervient après celle de deux autres professionnels du conseil pour la clientèle privée et d’entreprise: Federico Bacci et Paolo Ruppen. Le premier travaillait avant pour Centrosim, tandis que le second officiait chez Banca Esperia. Avec le recrutement de ces trois professionnels à Milan, le nombre de banquiers privés de Banca Albertini monte à 73.
Confiant sur le Brexit, Jacques Gounon, le PDG de Getlink, détaille pour l'Agefi-Dow Jones ses projets. Et voit d'un bon œil l'entrée d'Eiffage au capital.
Depuis la récupération intégrale de sa dotation en 2015, la Fondation Daniel et Nina Carasso s'efforce de donner un sens à ses investissements. Visant 70% de placements responsables, la fondation se donne aussi pour objectif de consacrer 15% de son portefeuille à l'impact investing au sens large du terme. Pour ce faire, elle puisera notamment dans sa poche d'actifs alternatifs, qui devrait monter à 15% des encours gérés à horizon 2023.
L’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (EIOPA) lance une consultation destinée à collecter des informations sur l’intégration des risques de durabilité dans l'évaluation prudentielle des actifs et des passifs des assureurs et réassureurs. Pour mémoire, la Commission européenne a demandé au mois d’août à l’Eiopa d'évaluer si Solvabilité II présentait des incitations ou des freins à l’investissement durable. Elle invitait l’autorité européenne à se prononcer sur le sujet avant fin septembre 2019. Avec cette consultation, l’Eiopa analysera l’incidence des risques de développement durable sur les investissements des (ré-)assureurs, en mettant l’accent sur le changement climatique, et rassemblera les pratiques du marché en matière de souscription. Pour étayer l’analyse de l’Eiopa, les autorités nationales compétentes collecteront des informations auprès des compagnies relevant de leur juridiction. Sur la base des avis et des analyses rassemblées, l’Eiopa préparera un projet d’avis pour consultation au cours du second semestre de 2019 et le soumettra à la Commission européenne au troisième trimestre 2019. La date limite de soumission des avis est fixée au vendredi 8 mars 2019 à 23h59.
Le rapprochement entre AG2R La Mondiale et Matmut, en cours depuis plus d’un an, a porté sur les fonts baptismaux le nouveau groupe AG2R La Mondiale Matmut le 1er janvier 2019 (Matmut et AG2R La Mondiale conservent cependant chacun leur marque et identité propre). « Les deux années qui suivent doivent permettre de mener les travaux de convergence et d’organisation managériale entre les équipes, après avis et consultation des instances représentatives du personnel », indique Nicolas Gomart, directeur général délégué du groupe, au cours d’une conférence de presse, mardi 22 janvier. La construction du nouveau groupe doit ainsi faire émerger une direction financière commune avec à sa tête David Simon comme responsable des Investissements, finances et risques, un poste qu’il occupait déjà au niveau d’AG2R La Mondiale. David Simon sera responsable du pilotage financier du groupe et siégera au comité de direction du nouvel ensemble dirigé par André Renaudin (AG2R La Mondiale), directeur général et Nicolas Gomart (Matmut), directeur général délégué. Venant de la direction financière de Matmut, Stéphane Muller participera aussi aux réunions du comité de direction groupe au titre de responsable de la planification et des projets de transformation. Une stratégie d’investissement commune Un comité d’investissement unique, composé d’administrateurs de la SGAM (société de groupe d’assurance mutuelle) AG2R La Mondiale Matmut sera créé, ainsi qu’un comité unique pour l’audit et les risques au niveau de cette SGAM faîtière. « Une politique d’investissement commune sera définie et pourra être déclinée à l’ensemble des sociétés du groupe », explique André Renaudin. Les deux maisons présentent au 1er janvier 2019 un portefeuille global de 122 milliards d’actifs (assurantiel et retraite complémentaire). Des collaborations vont s'établir entre les équipes de gestion d’actifs d’AG2R La Mondiale Gestion d’actifs et celles d’OFI AM dont Matmut est actionnaire à hauteur de 26%. Les équipes travailleront ensemble de manière plus étroite et échangeront les meilleures pratiques sur l’ensemble des classes d’actifs : la gestion actions, de fonds, obligataire et l’immobilier, explique André Renaudin. « Les membres du comité de direction du groupe vont faire des propositions de convergences sur tous les sujets. AG2R La Mondiale dispose de sa société captive en gestion d’actifs et OFI AM, dont Matmut est actionnaire, a développé une activité pour des tiers. Les entités cohabiteront », indique Nicolas Gomart, directeur général délégué du groupe. 650M€ de synergies d’ici à 2022 Sur la plan financier, le groupe optimise de facto son bilan grâce à une diversification des risques entre les univers IARD et les assurances de personnes. Le nouveau groupe AG2R La Mondiale Matmut présente 8 milliards d’euros de fonds propres et une solvabilité réglementaire de plus de 200%. D’autres synergies et optimisations de moyens doivent être dégagées au cours des deux années qui suivent et qui représentent l’horizon des plans d’entreprises des deux groupes. Au 1er janvier 2021, un autre plan de développement sera lancé. Au total, le groupe espère réaliser 650 millions d’euros de synergies d’ici à 2022. « Les collaborateurs sont contents de ce rapprochement qui ne se fait pas à marche forcée », assure un cadre de Matmut. Les complémentarités sont fortes entre les deux maisons. AG2R La Mondiale dispose d’avantages comparatifs sur la retraite complémentaire, l’épargne assurance-vie et la retraite supplémentaire avec une forte présence sur les entreprises, les PME et les professionnels. Matmut, à l’inverse, cible le marché des particuliers à travers l’assurance dommages. Le rapprochement doit permettre au nouveau groupe « de couvrir l’ensemble des métiers de l’assurance sauf l’assurance construction et la réassurance », souligne Nicolas Gomart. Le nouveau groupe représente 31 milliards de primes collectées dont 19 milliards en retraite complémentaire (2eme sur le marché) et près de 12 milliards d’euros pour les activités assurantielles (prévoyance, santé, IARD, assurance-vie épargne, retraite supplémentaire). Enfin, L’Agefi rappelle que cette opération de rapprochement ne sera pas la dernière. «S’il existe des opportunités d’accueil d’autres mutuelles, dans le contexte actuel de concentration du secteur, nous regarderons les dossiers», a déclaré mardi André Renaudin. «Solimut doit nous rejoindre le 1er janvier 2020», a pour sa part rappelé Nicolas Gomart, ajoutant qu’il n’était «pas impossible qu’il y ait d’autres projets de ce type.» S’il est un dossier en cours d’examen, c’est bien celui de la Mutuelle Générale, l’ex-mutuelle des PTT. Ce rapprochement envisagé par AG2R La Mondiale seule, à l’époque, «est toujours à l’état de projet. La Mutuelle Générale a lancé un processus de consultation, auquel AG2R avait très vite répondu. AG2R La Mondiale Matmut est aujourd’hui engagée dans ce projet», a indiqué André Renaudin. Un conseil d’administration de la Mutuelle Générale doit d’ailleurs se tenir cette semaine, conseil au cours duquel la proposition d’AG2R La Mondiale sera examinée, selon une source proche du dossier. TV
Marie-Stéphane Maradeix a su se frayer une place de choix dans le monde des organisations travaillant pour l'intérêt général. A la tête de la Fondation Daniel et Nina Carasso depuis 7 ans, elle aime favoriser le travail d'équipe et souhaite même réunir les collaborateurs au sein d'une chorale. Retour sur le parcours plein de convictions d'une femme devenue référence dans le domaine du fundraising.