La société de conseil en investissement institutionnel absorbe Tresia Finance, qui gère 550 millions d’euros d’encours pour le compte d'investisseurs privés.
Les océans représentent environ 71 % de la surface terrestreEnviron 97 % de toute l’eau de la planète se trouve dans les océansL’écosystème océanique fournit plus de 90 % de l’espace habitable sur Terre50 % de l’oxygène sur Terre est généré par les océansLes océans absorbent environ 33 % des émissions mondiales de dioxyde de carboneUn milieu marin sain est essentiel à la santé de la planète et de ses habitants. À l’heure actuelle, seulement 2 % à 6 % de nos océans sont classés comme des aires marines protégées (AMP), et on estime qu’il faut en protéger 30 % pour assurer un écosystème océanique florissant. En plus des avantages sociaux et environnementaux, les océans génèrent chaque année une valeur économique d’environ 2 500 milliards de dollars.Emma Lupton, Associée principaleLes océans en criseL’activité humaine a eu un effet considérable sur nos océans et ceux-ci n’ont pas reçu la protection nécessaire en vue d’un avenir durable pour notre planète. Les changements climatiques ont des répercussions considérables – nous voyons l’acidification des océans causer des dommages à la biodiversité en raison de l’absorption de niveaux plus élevés de CO2, et constatons la fonte des calottes glaciaires ainsi que l’élévation du niveau de la mer. Une proportion de 37 % des gens vit dans des collectivités côtières, et est particulièrement vulnérable à ces répercussions. Le manque de protection a fait en sorte que la pollution des océans s’est accélérée sans relâche, avec des problèmes de déchets de plastique, d’écoulement de pesticides et de nutriments, de fuites et de déversements de produits chimiques ou pétroliers – tous étant des facteurs ayant un impact important sur le milieu marin.L’année 2020 devait être une année de progrès importants pour les océans, grâce à des activités telles que la mise en œuvre de réglementations clés, la Conférence des Nations Unies sur les océans de 2020 et la COP26. En raison de la pandémie de COVID-19, les priorités ont changé et la façon dont bon nombre d’entre nous mènent leurs activités a complètement été modifiée. Certaines réglementations ont été retardées et la COP26 a été reportée à 2021.Cependant, des efforts sont déployés pour retrouver le rythme perdu, et certaines conférences et ressources sont visibles en ligne, ce qui les rend accessibles à un public plus large, comme les Dialogues virtuels sur l’océan du Forum économique mondial (FEM).Nous allons nous concentrer ici sur le problème du plastique, l’économie circulaire et les répercussions de la COVID-19. Nous constatons une augmentation de la quantité de déchets générés et des perturbations dans la fonctionnalité opérationnelle du secteur de la gestion des déchets.Emballage des produits – un retour au plastiqueAlors que certains consommateurs se dirigeaient vers des modèles d’achat qui exigeaient une moins grande dépendance à l’égard du plastique à usage unique, cette tendance s’est maintenant inversée, et les gens achètent actuellement de nouveau davantage de produits en plastique à usage unique. La Food Standards Agency et l’Organisation mondiale de la santé ont déclaré qu’il est « très improbable » que les gens puissent attraper la COVID-19 par la nourriture et qu’il n’y a eu aucun cas confirmé de transmission par l’intermédiaire d’aliments ou d’emballages alimentaires. Cependant, il est compréhensible que les consommateurs s’inquiètent, et ils préfèrent acheter des aliments emballés dans du plastique plutôt que des articles en vrac pour le moment. Une partie du changement est attribuable à la fermeture des comptoirs de produits frais, où les consommateurs pouvaient souvent apporter leurs propres contenants; ils achètent maintenant de nouveau des aliments préemballés. Par exemple, les ventes de poissons panés ou enrobés de pâte à frire préemballés ont augmenté d’environ 54 % et les ventes de bacon, saucisses, viandes cuites et fromage en vrac ont considérablement diminué par rapport aux options préemballées en avril 2020 par rapport à la même période en 2019.Un autre facteur est le plastique à usage unique dans la catégorie « sur le pouce », où les consommateurs se servaient de plus en plus de tasses et de bouteilles réutilisables qu’ils apportaient dans les cafés. Bien que la fermeture de nombreux cafés et la prédominance du travail à domicile aient réduit la demande globale dans ce secteur, tandis que les mesures de confinement s’allègent, la plupart des cafés n’accepteront plus l’usage de tasses réutilisables pour des raisons de sécurité.Par conséquent, il est probable qu’il y ait de nouveau un pic de production de déchets dans ce secteur, mais nous espérons qu’il sera de courte durée. La suspension momentanée de certaines lois vient s’ajouter aux défis. Par exemple, la réglementation britannique interdisant les pailles, agitateurs, écouteurs en plastique et autres articles à usage unique devait entrer en vigueur en avril 2020, mais elle a été reportée. Cette décision est attribuable au ralentissement et à la perturbation des chaînes d’approvisionnement liées aux solutions de rechange et vise à réduire la pression sur les entreprises qui sont déjà en difficulté. Les frais relatifs aux sacs de transport en plastique ont également été suspendus dans certains points de vente pendant cette période.Même si ces tendances négatives pourraient se maintenir pendant quelques mois, nous prévoyons qu’elles finiront par s’inverser, car les consommateurs veulent voir des changements importants dans ce domaine et les entreprises réagissent déjà. Nous espérons que la situation actuelle favorisera l’innovation en matière de matériaux d’emballage en vue de répondre aux préoccupations des consommateurs pour ce qui est de la sécurité et de la volonté d’utiliser moins de plastique. Nous continuerons à suivre cette question de près et à nous mobiliser lorsque cela s’avèrera opportun pour nous assurer de maintenir les progrès qui étaient accomplis.Équipement de protection individuelle (ÉPI)L’utilisation de l’ÉPI est primordiale pour la protection du personnel médical et des autres travailleurs essentiels. Il est fabriqué en grande partie avec du plastique à usage unique ou ses composantes le sont, et, au stade de l’élimination, il est généralement contaminé et ne peut donc pas être recyclé. L’utilisation et l’élimination des gants de latex et des masques ont également augmenté dans le monde entier, et nous voyons des photos de ces produits qui se retrouvent maintenant dans le milieu marin.À l’heure actuelle, les déchets découlant de cette utilisation essentielle du plastique sont inévitables. Toutefois, nous pensons qu’à l’avenir, les entreprises du secteur médical et les fournisseurs de ce type d’équipement pourront innover à l’étape de la conception, afin de réfléchir de plus en plus à ce qui arrive au produit à la fin de son cycle de vie. Nous croyons qu’il s’agit pour ces entreprises d’une occasion qui aurait un impact positif important pour l’avenir.Recyclage – perturbation de l’économie circulaireDans une économie circulaire, un flux fiable d’intrants recyclés est nécessaire dans le cadre d’une chaîne d’approvisionnement intégrée. La pandémie de COVID-19 a perturbé ce système et a affecté la quantité de matières recyclées dans les chaînes d’approvisionnement, y compris le papier, l’aluminium et le plastique. Des questions intéressantes sont maintenant soulevées quant à savoir si les processus pourraient être automatisés ou remaniés afin d’éviter des perturbations à l’avenir.Les systèmes de collecte et de recyclage ont été perturbés. Dans le cadre du confinement au Royaume-Uni, par exemple, 46 % de tous les services de gestion des déchets des autorités locales ont été interrompus ou réduits, car la sécurité des travailleurs est bien entendu primordiale dans ces industries de services publics19. Les consommateurs se sont donc remis, dans une plus grande proportion, à jeter leurs déchets dans les bacs traditionnels, plutôt qu’à les recycler. Les gens passent aussi beaucoup plus de temps à la maison, l’élimination des déchets a donc été concentrée dans les zones résidentielles plutôt que répartie comme avant pendant les déplacements ou dans les bureaux, ce qui vient s’ajouter aux défis.Les perturbations touchant la collecte et le traitement des matières recyclables menacent l’approvisionnement en produits renouvelables qui retournent dans les chaînes d’approvisionnement. En moyenne, 9 % des plastiques sont recyclés – un pourcentage nettement inférieur à celui des autres matières comme l’aluminium (64 % étant la moyenne du secteur). De nombreuses entreprises ont établi des cibles pour augmenter la quantité de contenu recyclé dans leurs emballages, et le fait que les intrants recyclés n’intègrent pas le cycle dans la même mesure pourrait retarder la concrétisation de ces ambitions.Les contraintes des systèmes de gestion des déchets existants, étant soulignées actuellement, accentuent la pression exercée sur les gouvernements pour qu’ils accroissent la capacité des infrastructures de recyclage et des installations de traitement. Un bon côté à cette situation pourrait être de constater de réels progrès dans ce domaine grâce à des investissements qui contribueraient à bâtir une économie circulaire d’envergure plus mondiale. En plus des défis pratiques liés à l’approvisionnement en plastique recyclé, l’aspect économique est également devenu plus difficile. Le prix du pétrole brut a chuté considérablement, de 40 % depuis le début de l’année. Cette situation est attribuable à une combinaison des facteurs suivants : différends entre les producteurs à l’échelle nationale, ralentissement économique, demande réduite et offre excédentaire. Étant donné que le plastique vierge (PET) est fabriqué à partir de pétrole, les prix des deux marchandises sont intrinsèquement liés.Par conséquent, des pressions accrues s’exercent sur la viabilité financière de l’utilisation de matières recyclées; le PET recyclé était auparavant une option plus coûteuse pour les entreprises, et maintenant, pour certaines entreprises, l’utilisation de PET vierge demeure encore plus attrayante sur le plan des coûts. Dans la mesure du possible, nous encourageons les entreprises à continuer d’utiliser le PET recyclé.ConclusionBien que la pandémie mondiale présente d’importants obstacles à l’élan qui était créé dans la lutte contre la pollution par le plastique, nous sommes optimistes pour l’avenir quant au fait que la combinaison de la demande des consommateurs et des engagements des entreprises favorisera l’innovation et le progrès. Nous sommes d’avis que même s’il pourrait y avoir des pauses et que les processus ont ralenti pendant cette période difficile, l’élan qui avait été pris auparavant sera retrouvé. Nous pourrions même voir cet événement servir de catalyseur à la découverte de solutions à plus grande échelle, avec une innovation accrue et à un rythme plus rapide, en particulier en ce qui a trait à la conception de produits et aux infrastructures de recyclage.En partenariat avecBMO Global Asset Management
Amadeis vient de publier un rapport sur les frais de gestion institutionnelle portant sur les données et les témoignages de 33 sociétés de gestion et représentant plus de 8.000 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Frédéric Petiniot, directeur général du cabinet de conseil, en détaille les principaux éléments.
Instit Invest publie les dossiers de participation aux Couronnes 2020 qui auront lieu le 3 décembre. Aujourd'hui, Garance, avec son directeur des risques et de la RSE, Florent Combes, concourt pour le Prix de la Meilleure initiative en matière de gestion des risques. Extraits.
Le département d’Etat américain a soumis une proposition à l’administration Trump visant à ajouter le groupe chinois Ant à sa liste noire commerciale, rapporte Reuters en citant deux personnes au fait du dossier. A ce jour, il n’est pas possible de savoir quand les agences américaines examineront ce dossier.
BlueBay Asset Management vient de recruter Michele Giarrizzo en tant que directeur commercial et distribution retail en Italie, un poste nouvellement créé. L’intéressé était précédemment senior sales manager pour Robeco Institutional Asset Management. Il a aussi travaillé pour Legg Mason et Axa IM. Basé à Milan, Michele Giarrizzo sera rattaché à Tommaso De Giuseppe, responsable commercial pour l’Italie de BlueBay. Il sera responsable du développement de partenariats de distribution avec les institutions financières, en vue de renforcer la présence de la société de gestion obligataire auprès des clients wholesale. La clientèle traditionnelle de cette dernière est celle des institutionnels. Cette arrivée intervient 10 mois après l’ouverture par BlueBay d’une succursale italienne à Milan.
138 investisseurs demandent à 1.800 grandes entreprises d'adopter les SBT (Science Based Targets) pour définir des objectifs de réduction de gaz à effet de serre.
Barclays vient de nommer Gauthier Le Milon en tant que responsable fusions & acquisitions France, Belgique et Luxembourg, selon Les Echos. Il rapportera aux coresponsables de la banque d’affaires sur ces pays, Ghislain de Brondeau et Yann Krychowski, ainsi qu'à Pier Luigi Colizzi, responsable du M&A en Europe. Il a été débauché par la banque d’investissement britannique chez BNP Paribas, où il était en poste depuis treize ans, selon son profil LinkedIn. Il était depuis juin 2016 managing director aux fusions-acquisitions pour la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA). Sa nomination intervient après le départ pour UBS de Nicolas Paquet en juillet 2019.
Theo Langejan, responsable du bureau de Bruxelles de PensioenFederatie, l'association qui représente les fonds de pension néerlandais, a expliqué les réformes à venir du système néerlandais des retraites, un pays où sont logés les plus grands fonds de pension européens.
A l’occasion de sa participation à la GIF Academy, dans le cadre du Global Invest Forum qui s’est tenu les 8 et 9 octobre, Olivier Rousseau, membre du directoire du Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR), nous explique l’impact de la crise sur sa gestion financière.
A l'occasion de son intervention au Global Invest Forum, la conseillère du président de l'Ircantec détaille la conception de l'investissement à impact de l'institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'État et des collectivités publiques.
Patrick Rivière donne à NewsManagers sa première interview en tant que président du directoire de La Française depuis que Xavier Lépine a quitté la société. Il revient sur les raisons du départ de ce dernier et sur le virage drastique pris par la société avec notamment la session de La Française Investment Solutions mais aussi la montée en puissance des activités immobilières et financières.