Les gérants anticipent une forte hausse des lancements de fonds en 2025, selon Carne Group
L’optimisme prévaut chez les gérants de fonds, qui prévoient pour 2025 une augmentation significative de la collecte et des lancements de fonds, selon une étude réalisée par la société de services aux fonds et gestionnaires d’actifs Carne Group.
Dans son rapport annuel intitulé « Change 2025 », sur les ambitions et les attentes du secteur pour l’année à venir, Carne a interrogé 251 cadres supérieurs de la gestion de fonds au plan international et 200 investisseurs institutionnels européens, cumulant au total plus de 4.600 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
Selon cette étude, 81% des gérants de fonds interrogés anticipent une augmentation de l’afflux de nouveaux capitaux en 2025. Par ailleurs, 84% des répondants s’attendent à ce que le nombre de nouveaux fonds lancés dans leur secteur cette année soit plus élevé qu’en 2024. Et pour 42% des gérants sondés, cette augmentation devrait être spectaculaire, contre 14% des gérants interrogés l’année dernière.
Ruée vers les ETF
Cette étude souligne également l’appétit croissant des investisseurs pour les actifs alternatifs, en particulier le non coté et les hedge funds, ainsi que pour les fonds indiciels cotés (ETF).
Les investisseurs institutionnels prévoient une augmentation de la demande pour les actifs alternatifs, dans un contexte de volatilité persistante des marchés. Quelque 83% des investisseurs institutionnels interrogés s’attendent à une volatilité accrue des marchés d’actions au cours des 12 prochains mois.
Les ETF devraient par ailleurs se multiplier au cours des prochaines années pour répondre à la demande des clients.
Selon l’étude, 89% des gérants de fonds actions et de fonds obligataires interrogés par Carne proposent actuellement des ETF ou des produits cotés (ETP) et 89% de ceux qui n’en proposent pas encore prévoient de le faire dans les trois ou quatre années à venir.
Plus des trois quarts des gérants ayant répondu à l’enquête ont déclaré que les ETF représentaient entre 10% et 15% de la totalité de leurs actifs sous gestion. Les gérants interrogés s’attendent en outre à ce que les ETF forment une part encore plus importante de leurs actifs sous gestion au cours des cinq prochaines années.
Plus d'articles du même thème
-
Le potentiel de progression des marchés actions est désormais très limité
Les indices européens et américains sont attendus en hausse de 2 % à 3 % en six mois et de 6 % à l'horizon d'un an. Les perspectives sont encore plus réduites pour le Nikkei, qui a pris beaucoup d’avance, avec un gain de 18 % depuis le début de l’année. -
Les fonds actions zone euro à la loupe #164
Les actions de la zone euro font preuve d'une grande résilience. Les fonds présentent des rendements en hausse malgré le conflit au Moyen-Orient. -
BlackRock émet un nouvel ETF actif dédié à la dette des marchés émergents
La société de gestion poursuit le développement de sa gamme d’ETF actifs en Europe.
A la Une
Gerd Kommer s'associe à L&G pour le lancement d'un deuxième ETF
Contenu de nos partenaires
-
MultirécidivistePrésidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon à l’assaut du second tour, pour la quatrième fois
Dimanche, au 20 heures de TF1, Jean-Luc Mélenchon devait officialiser sa quatrième candidature à la présidentielle. Un départ anticipé, devenu sa marque de fabrique, avec en ligne de mire ce duel de second tour, sans cesse prophétisé mais jamais concrétisé, face au RN -
Matignon, on a un problèmeCroissance nulle : le crash budgétaire menace
Avant même l'impact de la guerre au Moyen-Orient, la croissance a calé au premier trimestre. La (mauvaise) nouvelle a surpris Bercy. Les hypothèses du gouvernement sont déjà hors d'atteinte. La pression monte sur le Premier ministre -
EditorialCarburants : TotalEnergies, plus responsable que toute la classe politique
Dans un concert d'impostures, TotalEnergies maintient le plafonnement de ses prix, alerte sur une possible crise de l'approvisionnement, prépare l'avenir en consacrant un tiers de ses investissements aux énergies bas carbone, s'affirme comme un acteur clé de la souveraineté énergétique française