HANetf lance le premier ETF mondial dédié à la reconstruction de l’Ukraine

Le véhicule, offre une exposition aux entreprises impliquées dans la reconstruction des infrastructures, du système énergétique et de la base industrielle ukrainien.
Guerre en Ukraine
Drapeau ukrainien devant un char russe détruit à Kyiv (Kiev)  -  © European Union

HANetf, a annoncé le lancement de l’Ukraine Reconstruction UCITS ETF (UKRN), dont il assure être le premier fonds indiciel coté au monde entièrement consacré à la reconstruction et à l’intégration économique de l’Ukraine avec l’Union européenne.

L’ETF réplique le VettaFi Ukraine Reconstruction Index selon une méthodologie passive et à règles explicites, avec une architecture conçue pour intégrer progressivement des sociétés ukrainiennes à mesure que les marchés de capitaux locaux se développent.

Un contexte géopolitique propice

La genèse de ce produit s’inscrit dans un contexte de reconstruction post-conflit d’une ampleur inédite sur le continent européen depuis la Seconde Guerre mondiale. Reconstruire l’Ukraine coûtera environ 500 milliards d’euros sur la prochaine décennie, selon un rapport conjoint de Kiev, de la Banque Mondiale, de l’Union européenne et des Nations unies publié lundi 23 février 2026.

Les besoins les plus importants se concentreront à long terme dans le secteur des transports (96 milliards de dollars soit 82 milliards d’euros), le secteur énergétique (77 milliards d’euros), le logement (77 milliards d’euros) le commerce et l’industrie (54 milliards d’euros) et l’agriculture (47 milliards d’euros).

HANetf positionne ainsi son nouveau produit sur un thème d’investissement structurel de long terme, à l’intersection des dynamiques géopolitiques, de la politique industrielle européenne et du financement des infrastructures.

Architecture indicielle et critères d'éligibilité

À son lancement, UKRN offre une exposition exclusivement via des sociétés mondiales cotées sur des marchés liquides, identifiées comme disposant des capacités opérationnelles et financières pour exécuter des projets de reconstruction à grande échelle.

Ces sociétés interviennent dans des secteurs stratégiques : infrastructures de transport et de génie civil, systèmes énergétiques, modernisation industrielle et capacités liées à la défense.

L’indice sous-jacent, VettaFi Ukraine Reconstruction Index, applique des critères standards d'éligibilité fixant une capitalisation boursière minimale de 100 millions de dollars, un flottant minimum de 50 millions de dollars et un volume quotidien moyen d’au moins un million de dollars. Ces seuils sont conformes aux standards habituels des indices UCITS à méthodologie règlementée.

Une disposition centrale de l’architecture de l’indice concerne l’exclusion systématique des entreprises présentant une exposition opérationnelle identifiée en Russie. Ce filtre constitue un signal fort sur les orientations géopolitiques du produit et répond aux exigences de conformité des investisseurs institutionnels soumis aux régimes de sanctions en vigueur.

Un mécanisme d’inclusion

Le principal élément de différenciation de UKRN réside dans son cadre d’inclusion des sociétés ukrainiennes, conçu pour permettre une participation directe à mesure que les marchés de capitaux locaux se reconstituent. L’indice intègre des dispositions spécifiques pour faciliter l’entrée de ces sociétés selon des seuils d'éligibilité abaissés.

Ainsi, les sociétés ukrainiennes peuvent être intégrées à l’indice dès lors qu’elles atteignent une capitalisation boursière de 50 millions de dollars, contre 100 millions pour le seuil standard, un flottant minimum de 25 millions de dollars et un volume quotidien moyen de 500 000 dollars.

Ces assouplissements sont complétés par une procédure d’inclusion accélérée permettant l’intégration de nouvelles introductions en bourse dans un délai compris entre dix et cinquante jours suivant leur cotation, en dehors des fenêtres de révision périodique ordinaires.

L’indice autorise par ailleurs une allocation pouvant atteindre 5 % en fonds fermés cotés axés sur l’Ukraine, offrant ainsi une exposition intermédiaire à des véhicules d’investissement déjà actifs sur le marché ukrainien avant la pleine maturité des marchés actions domestiques.

La géopolitique, un facteur majeur

L’incertitude géopolitique, au premier rang desquels l'évolution du conflit et les conditions d’un éventuel accord de paix, demeure l'élément déterminant de la valorisation des actifs sous-jacents. La vitesse et la prévisibilité des flux de reconstruction dépendent directement de variables diplomatiques et militaires par nature difficilement modélisables.

Cette instabilité peut avoir un effet négatif sur les investissements de l’ETF qui sont exposés à l’Ukraine ou à l'économie ukrainienne. Si le conflit se prolonge, cela pourrait entraver considérablement les efforts de reconstruction des infrastructures et de l'économie ukrainienne en général.

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