La Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse américaine, a déposé hier une plainte pour fraude visant Elon Musk, le PDG de Tesla. La plainte, portée devant le tribunal de district de Manhattan, cite «une série de déclarations fausses et trompeuses». La SEC, comme le département de la Justice, a ouvert une enquête sur les annonces faites par le constructeur de voitures électriques le mois dernier. Le 7 août, Elon Musk avait annoncé dans un tweet un projet de retrait de la cote de Tesla et assurait que le financement de cette opération, d’un montant évalué à 72 milliards de dollars (62 milliards d’euros), était «garanti», avant de faire volte-face trois semaines plus tard. L’action Tesla décrochait de 5,7% dans les échanges d’après-Bourse à Wall Street en réaction à cette information.
Le courtier britannique en ligne IG Group a annoncé hier la démission avec effet immédiat de son directeur général Peter Hetherington, ce qui s’est traduit par une chute de près de 9% du titre de la société à la Bourse de Londres. IG Group n’a pas fourni de raisons pour expliquer ce départ, tout en disant avoir «bien avancé» dans sa quête d’un nouveau directeur général. Dans l’intervalle, Paul Mainwaring, directeur financier du groupe, assurera l’intérim. Ce départ intervient une semaine après la publication par le spécialiste en produits dérivés d’une baisse de 4,7% de son chiffre d’affaires au premier trimestre 2018-2019, une annonce qui avait fait plonger ce jour-là l’action de 9,8%.
Après l’acquisition de Sélection 1818, la holding DLPK (Nortia, Haas Gestion) prend position autour d’Aprep Diffusion. AG2R La Mondiale et Nortia (groupe DLPK) sont entrés en négociation exclusive pour la cession de la plate-forme d’AG2R, spécialisée dans l'épargne, la retraite et la prévoyance, dédiée aux courtiers et aux CGP (conseillers en gestion de patrimoine). L’opération devrait avoir lieu avant la fin de l’année.
Reworld Media, éditeur de Marie France, Télé Magazine ou encore Be, et Mondadori France (Grazia, Science et Vie, Télé Star, Closer) sont entrés en négociations exclusives en vue de la cession de la filiale française de l’italien à Reworld. Le groupe Mondadori en a fait l’annonce hier soir, mais les deux groupes étaient en négociations depuis plusieurs mois. Si ces dernières aboutissent, elles constitueraient un nouvel ensemble qui pèserait 484 millions de chiffres d’affaires et 34 millions d’Ebitda. Reworld Media, dirigé par Pascal Chevalier, a publié en 2017 186 millions d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 17% sur un an, et un excédent brut d’exploitation de 8 millions d’euros (+7%). Le groupe Mondadori affichait hier un cours de Bourse en baisse de 1,35%, à 1.488 euros.
H&M a fait un bond en Bourse aujourd’hui après avoir rassuré les investisseurs sur ses prix en dépit d’un recul de 20%, plus marqué que prévu, de son bénéfice trimestriel. Le distributeur suédois, numéro deux mondial du prêt-à -porter, a déclaré qu’il ne pensait pas augmenter ses rabais lors du trimestre en cours pour écouler ses stocks, qu’il a jugés «de qualité et équilibrés». A la Bourse de Stockholm, l’action H&M gagnait en fin de journée 11,09%, affichant de loin la plus forte hausse du Stoxx 600 et ramenant sa perte depuis le début de l’année à moins de 3%.
Accenture a déçu aujourd’hui les investisseurs avec une prévision de bénéfice annuel inférieure à leurs attentes, qui a éclipsé des résultats trimestriels meilleurs que prévu. Le titre, en hausse de 11% depuis le début de l’année, cède 1,2% à 170,90 dollars en milieu d’après-midi à la Bourse de New York. Le groupe américain de conseil et de services externalisés a précisé que sa prévision de bénéfice annuel tenait compte de la vigueur du dollar, de la possibilité d’un Brexit sans accord et de la guerre commerciale en cours.
L’opérateur télécoms français SFR, contrôlé par Altice Europe, a recruté au troisième trimestre un nombre de nouveaux clients sans précédent depuis plusieurs années, dopé par le démarrage de la Ligue des champions dont il détient les droits de diffusion, a déclaré aujourd’hui son dirigeant Alain Weill, sans toutefois donner de chiffres. SFR a été «débordé par le succès» de sa chaîne RMC Sport qui a séduit 200.000 abonnés sur la seule journée du démarrage de la compétition européenne, avec des problèmes techniques pour un certain nombre de clients, a expliqué le PDG d’Altice France lors d’un colloque sur les télécoms organisé par Les Echos.
Thyssenkrupp a annoncé cet après-midi qu’il allait placer dans une entité indépendante et cotée ses activités dans les biens d'équipement, qui comprennent les ascenseurs, les équipements automobiles et l’ingénierie industrielle. Le conglomérat allemand cède ainsi aux pressions de certains de ses actionnaires, dont les fonds activistes Cevian et Elliott, qui réclament depuis des années une simplification de sa structure.
Ryanair a annoncé jeudi l’ouverture de nouvelles bases en France, à Bordeaux et Marseille. La compagnie aérienne irlandaise installera deux avions sur chacune de ces bases. Elle anticipe 1,1 million de clients par an à Bordeaux et 2,4 millions à Marseille.
Engie a annoncé jeudi l’acquisition de Sameole, un développeur indépendant de centrales éoliennes terrestres en France. Son portefeuille de projets représente une puissance de près de 500 mégawatts (MW). Le groupe n’a pas communiqué le montant de l’opération.
Après la récente acquisition de Sélection 1818, dont la finalisation est prévue pour cet automne, la holding DLPK (Nortia, Haas Gestion) prend position autour d’Aprep Diffusion. AG2R La Mondiale et Nortia (groupe DLPK) annoncent en effet être entrés en négociation exclusive pour la cession de la plateforme d’AG2R spécialisée dans les domaines de l'épargne, de la retraite et de la prévoyance, dédiée aux courtiers et aux CGP.
Le courtier britannique en ligne IG Group a annoncé ce matin la démission avec effet immédiat de son directeur général Peter Hetherington, ce qui s’est traduit par une chute de près de 9% du titre de la société à la Bourse de Londres. IG Group n’a pas fourni de raisons pour expliquer le départ de Peter Hetherington, tout en disant avoir «bien avancé» dans sa quête d’un nouveau directeur général. Dans l’intervalle, c’est Paul Mainwaring, directeur financier du groupe, qui assurera l’intérim à la direction générale.
L’information aurait pu passer inaperçue. En tout cas, la Société Générale n’a pas fait de tapage. La Cour de cassation a rejeté, le 20 septembre, la demande de Jérôme Kerviel. La révision de son procès pénal de 2014, qui l’a condamné à trois ans de prison ferme, n’aura pas lieu. Il n’y a pas d’éléments nouveaux. « Le bon droit a triomphé », a déclaré Me Jean Veil, l’avocat du groupe bancaire. Mais la Société Générale fait profil bas. Si les investisseurs peuvent accueillir favorablement la nouvelle, inutile de rappeler au grand public « l’affaire » qui l’a frappée il y a dix ans.
Une analyste risques opérationnels et contrôles permanents à la Sfil pourrait-elle prendre la direction du ballet de l’Opéra national ? Le nom de Nathalie Jacquel de Boucaud (photo) est cité ici et là. Formée à l’Ecole de danse, un accident a mis un terme à sa carrière initiale en 1998. Mais lui permet de présenter des compétences et un profil différents des étoiles du Palais Garnier (Manuel Legris est aussi nommé) qui ne brillent pas dans la fonction… La qualité du management d’Aurélie Dupont, directrice depuis 2016, est remise en cause par des danseurs. Mais sa succession n’est officiellement pas ouverte.
Quelques jours après son introduction en Bourse, vendredi dernier, Farfetch, site britannique spécialisé dans la mode haut de gamme, s’est maintenu à une valorisation de 7 milliards de dollars (5,97 milliards d’euros), soulignait hier dans un communiqué Eurazeo Croissance, actionnaire minoritaire de la société londonienne, dans laquelle il a investi 25 millions de dollars. Farfetch avait bondi de plus de 40% au premier jour de sa cotation à Wall Street. Le prix sa mise en Bourse avait été fixé à 20 dollars par action, au-dessus de la fourchette indicative retenue de 17 à 19 dollars, signe de l’attrait des investisseurs pour le e-commerce dans le luxe. Au premier jour de cotation, le titre a ouvert à 27 dollars, atteignant 28,45 dollars à la clôture, soit une hausse de 42,25%. A la clôture du premier jour de cotation, la participation d’Eurazeo était valorisée 106 millions de dollars. Créé en 2008 par l’entrepreneur portugais Jose Neves, Farfetch héberge des boutiques indépendantes multimarques, permettant à des distributeurs d’avoir un large accès à la clientèle du luxe et aux designers de disposer d’une vaste vitrine en ligne.
JCDecaux a annoncé hier que l’autorité chargée du contrôle des investissements étrangers en Australie a rendu un avis écrit indiquant que le Commonwealth d’Australie n’a aucune objection à l’acquisition d’APN Outdoor par JCDecaux, via un «scheme of arrangement». APN Outdoor a accepté en juin une offre améliorée de JCDecaux de 1,12 milliard de dollars australiens (714 millions d’euros). L’opération a déjà été approuvée en août par l’autorité australienne de la concurrence. Elle doit encore être approuvée par les autorités chargées du contrôle des investissements étrangers en Nouvelle-Zélande, et par les actionnaires d’APN lors de l’AG du 15 octobre.
Le sidérurgiste chinois China Baowu Steel Group a engagé des discussions en vue d’acquérir son compatriote Magang Group, rapporte Reuters. La production combinée de Baowu et Magang a dépassé l’an dernier celle des Etats-Unis. Une telle fusion réduirait considérablement l'écart entre Baowu, le numéro deux mondial du secteur, et le numéro un, ArcelorMittal. Les actifs de Baowu étaient évalués à 745,6 milliards de yuans (92,1 milliards d’euros) fin 2017 et ceux de Magang à 72,2 milliards de yuans. Les deux producteurs écoulent l’essentiel de leur production sur le marché intérieur. Baoshan Iron & Steel, la filiale cotée de Baowu, a cependant exporté 3,8 millions de tonnes l’an dernier.
Colman Cuff, directeur général de Starbucks Coffee Trading, a quitté ses fonctions fin juillet, selon Bloomberg. Il dirigeait cette entité depuis Lausanne, en Suisse. Il disposait d’un budget de 1,5 milliard de dollars pour cette entité stratégique. Cette nouvelle survient dans un contexte agité pour la chaîne américaine de café, qui commence à s’implanter en Italie, le royaume de l’expresso, et dont les ventes stagnent face à la concurrence de chaînes locales. Bloomberg faisait état le 24 septembre d’une réorganisation, impliquant des licenciements de cadres dirigeants, qui pourrait être annoncée dès cette semaine.
LVMH a pris une participation majoritaire dans Jean Patou, avec pour objectif de relancer le prêt-à-porter de l’ancienne maison de couture française. Le numéro un mondial du luxe a racheté cette participation au britannique Designers Parfums, a déclaré un porte-parole du groupe français, confirmant une information du site Fashion Network. Les modalités financières de l’opération n’ont pas été rendues publiques. L’activité de la marque se limite actuellement à des redevances sur le parfum.
Comcast a annoncé hier avoir augmenté sa participation dans Sky à 36,95%, après avoir remporté ce week-end les enchères pour le groupe britannique de télévision payante avec une offre de 30,4 milliards de livres (34,05 milliards d’euros). Le câblo-opérateur a indiqué avoir acquis 135,9 millions d’actions Sky supplémentaires au prix unitaire de 17,28 livres, soit celui auquel le groupe a remporté la procédure d’enchères organisée par les autorités de régulation outre-Manche.
Nissan a déclaré hier qu’une «conscience extrêmement faible» de l’importance des procédures d’inspection l’avait amené à mal mesurer les émissions polluantes et les performances en termes de consommation de carburant de certains modèles assemblés au Japon. Le partenaire de Renault attribue ces failles à un manque d’inspecteurs et à un défaut de supervision de la part des patrons d’usines. Il considère aussi qu’il doit faire un effort en termes de formation. Le constructeur nippon précise avoir relevé des inspections défaillantes sur 1.205 véhicules testés de manière aléatoire, soit davantage que les 1.171 véhicules signalés initialement en juillet.
Facebook entend développer son format «stories», utilisé quotidiennement par 300 millions de personnes, et l’ouvrir aux annonceurs, a annoncé le groupe hier. En passant en revue les «stories», les utilisateurs verront, à intervalles réguliers, s’intercaler la «story» d’un annonceur. Lancé en mars 2017 sur Facebook et Facebook Messenger, le format «stories» est hérité d’Instagram (filiale de Facebook) et de Snapchat. Il permet aux utilisateurs de Facebook de créer et partager du contenu vidéo et/ou photo, et souvent agrémenté de texte et d'émojis. Une fois postée, la «story» n’est visible que 24 heures, puis effacée. En mai, Facebook revendiquait 150 millions d’utilisateurs quotidiens de «stories» sur sa plateforme. En 4 mois, ce chiffre a doublé. Facebook agrémente ce format de nouvelles options: il proposera bientôt d’y adjoindre des chansons.