Fiat Chrysler a confirmé hier ses objectifs annuels après avoir réalisé au deuxième trimestre des résultats record en Amérique du Nord où sa marge d’exploitation a gagné 90 points de base pour atteindre 8,9%. Le groupe automobile s’est dit convaincu que son bénéfice d’exploitation (Ebit) dépasserait cette année les 6,7 milliards d’euros de 2018. Au deuxième trimestre clos fin juin, celui-ci s’est établi à 1,52 milliard d’euros, alors que les analystes l’attendaient en moyenne à 1,43 milliard.
La deuxième banque espagnole a publié hier un bénéfice net en hausse de 2,6% à 1,28 milliard d’euros entre avril et juin, principalement grâce à la cession de crédits immobiliers douteux à un fonds de pension canadien. BBVA souligne «l’impact positif» de 130 millions d’euros de la revente d’un portefeuille de crédits d’une valeur évaluée à 1,49 milliard d’euros à l’Office d’investissemment du régime de pensions du Canada. Le produit net bancaire a de son côté reculé de 6% à 4,6 milliards d’euros.
Accor a annoncé hier une hausse de son résultat brut d’exploitation (Ebitda) semestriel de 5,1% à 375 millions d’euro, grâce à ses efforts de restructuration et à l’amélioration de l’activité en Asie, ce qui conduit le numéro un mondial de l’hôtellerie à prévoir une nouvelle «année record». Le revenu par chambre disponible (revPAR), principal indicateur de l’activité, a progressé de 2,9% à périmètre constant. Son Ebitda devrait ainsi atteindre entre 820 et 850 millions d’euros en 2019, après 712 millions l’an dernier.
Le fabricant de verres correcteurs et d’instruments d’optique EssilorLuxottica a annoncé mercredi l’acquisition du distributeur d’optique néerlandais GrandVision et confirmé ses objectifs pour 2019, à l’occasion de la publication de résultats du premier semestre marqués par une accélération du processus d’intégration entre Essilor et Luxottica.
Le groupe bancaire a enregistré un bénéfice net en hausse de 3,1% au titre du trimestre écoulé, à 2,47 milliards d'euros, aidée par une plus-value de cession d'une participation de 2,5% dans l'indien SBI Life.
Les mauvaises performances de Crop Science au deuxième trimestre et la multiplication des plaintes contre le glyphosate aux Etats-Unis inquiètent le marché.
Compte tenu des bons résultats du premier semestre, Mersen prévoit désormais pour l’année 2019 une croissance organique de 4% à 5% de son chiffre d’affaires (au lieu d’une fourchette de 2% à 5%), après une progression de 6,5% au premier semestre (+12,4% en publié) à 484 millions d’euros. Le spécialiste des métaux avancés maintient son objectif de 10,5% à 10,7% de marge opérationnelle courante, avant IFRS16. Elle ressortait à 10,9% au premier semestre. Par ailleurs, Mersen relève son programme d’investissements de 60-70 millions d’euros à 65-75 millions pour 2019.
Dans le cadre du renouvellement de la flotte court et moyen-courrier d’Air France, La compagnie française a signé une commande ferme de 60 A220-300, assortie de 30 options et 30 droits d’acquisition, qui remplaceront progressivement la flotte A318 et A319 d’Air France. Par ailleurs, les dix A380 de la flotte d’Air France sortiront à horizon 2022. La compagnie étudie leur remplacement par des appareils de nouvelle génération.
Legrand et Rexel, deux spécialistes français des matériels électriques très présents en Amérique du Nord, ont réussi à neutraliser au premier semestre l’impact sur leurs marges de la bataille commerciale entre les Etats-Unis et la Chine grâce à la batterie de mesures qu’ils ont engagée. Legrand a pleinement compensé la hausse des droits de douane, occasionnant un surcoût estimé à 60 millions de dollars (54 millions d’euros) pour 2019, grâce à sa politique tarifaire et à l’adaptation de son offre et de sa structure, et maintenu hier son objectif annuel d’une marge opérationnelle ajustée comprise entre 19,9% et 20,7%. Présent plus en aval sur la distribution des équipements et matériels électriques, Rexel est affecté par l’effet inflationniste des droits de douane américains. Mais le groupe, qui réalise 39% de ses ventes en Amérique du Nord, a confirmé lui aussi ses prévisions pour l’exercice en cours.
Le leader mondial des cosmétiques a publié hier des résultats semestriels tirés par ses divisions Luxe et Active Cosmetics ainsi que par les marchés asiatiques. Son chiffre d’affaires a atteint 14,8 milliards d’euros, en croissance de 10,6% en données publiées et de 7,3% à périmètre et taux de change constants. Le résultat d’exploitation s’est élevé à 2,89 milliards, en progression de 12,1%, faisant ressortir une marge d’exploitation record de 19,5%. Après prise en compte de 139 millions d’euros d'éléments non récurrents, le résultat net s’est établi à 2,33 milliards, en hausse de 2,3%. Le groupe a en outre annoncé des rachats d’actions à hauteur de 750 millions d’euros.
Capgemini, qui a confirmé hier ses objectifs 2019 après avoir publié de solides résultats semestriels, s’est également montré optimiste sur sa capacité à réussir son offre d’environ 5 milliards d’euros sur le groupe d’ingénierie Altran Technologies au prix de 14 euros par action malgré l’irruption du fonds activiste Elliott au capital de la cible. Paul Hermelin, PDG de l’entreprise de services numériques, a souligné que beaucoup d’actionnaires d’Altran étaient aussi actionnaires de Capgemini. Le dirigeant a ajouté que l’ensemble des demandes d’autorisation des autorités de la concurrence concernées était «plutôt bien parti».
Engie a confirmé hier ses objectifs annuels après avoir enregistré une hausse de ses résultats semestriels grâce au rebond de ses performances au deuxième trimestre, tirées par le nucléaire en Belgique et par ses activités de gestion d'énergie. Le groupe français affiche un résultat net des activités poursuivies de 1,5 milliard d’euros (stable en variation brute, +1,7% en organique) et un chiffre d’affaires de 33 milliards (+9,3% en variation brute, +7,6% en organique). Alors que son cash-flow opérationnel s’est nettement replié (à 2,7 milliards d’euros contre 3,5 milliards au premier semestre 2018), Engie prévoit toujours «une amélioration substantielle» de cet indicateur pour l’ensemble de l’exercice.
Qualcomm et Tencent Holdings ont annoncé hier un accord de coopération dans les jeux vidéo qui permettrait aux produits du groupe chinois de mieux fonctionner sur des appareils dotés de puces du groupe américain, ainsi que la création d’un téléphone mobile adapté aux réseaux 5G. Dans le cadre de cet accord, les futurs jeux de Tencent devraient ainsi être «optimisés» pour les téléphones Android équipés de puces Snapdragon Elite conçus par le premier fabricant mondial de puces pour mobiles.
Morgan Stanley a franchi à la hausse le seuil de 5% des droits de vote dans Casino, a annoncé hier l’Autorité des marchés financiers (AMF). Par l’intermédiaire de ses filiales, Morgan Stanley détient désormais 9.454.170 actions du distributeur représentant autant de droits de vote, soit 8,72% du capital et 6,59% des droits de vote, précise l’AMF dans un avis financier. Ce franchissement de seuil résulte d’une acquisition d’actions du distributeur hors marché et d’une augmentation du nombre d’actions détenues par assimilation.
Grâce au dynamisme des dépenses des ménages américains, la valeur des transactions traitées par Mastercard a augmenté de 8,3% à 1.600 milliards de dollars (1.435 milliards d’euros) au deuxième trimestre 2019, montraient hier les chiffres publiés par le numéro deux mondial des cartes de crédit. En volume, la progression s’est élevée à presque 21%, à 26,80 milliards de transactions, avec notamment une hausse de 10% aux Etats-Unis et un bond de 31% en Europe. MasterCard a réalisé un bénéfice ajusté par action de 1,89 dollar sur la période avril-juin, alors que les analystes attendaient en moyenne 1,83 dollar.
La compagnie aérienne a annoncé hier un recul de 21% de son bénéfice net au premier trimestre de son exercice 2019-2020 (à 243 millions d’euros), en raison d’une baisse des tarifs et d’une augmentation des coûts, conséquence des surcapacités dans le transport aérien. Le groupe irlandais a néanmoins confirmé sa projection annuelle de bénéfice net compris entre 750 et 950 millions d’euros pour l’exercice 2019-2020.
Le deuxième brasseur mondial a annoncé hier un bénéfice d’exploitation à périmètre comparable en très légère progression (+0,3%) à 1,78 milliard d’euros sur les six premiers mois de 2019, alors que les analystes attendaient 1,92 milliard. Ses coûts ont grimpé de 8,5% d’un an sur l’autre, essentiellement en raison du prix de l’aluminium utilisé pour le conditionnement de ses bières. Le groupe néerlandais, qui a maintenu sa prévision d’une hausse de l’ordre de 5% de son bénéfice d’exploitation annuel, s’attend à tirer parti de la progression de ses volumes et de ses prix de vente.
Sur le semestre clos fin juin, le chiffre d’affaires de Maisons du Monde s’est établi à 564 millions d’euros, en hausse de 11,2% en données publiées et de 10,9% à taux de change constants. Son excédent brut d’exploitation s’est contracté de 4,9% à 45,6 millions d’euros d’un an sur l’autre. Le groupe d’ameublement et de décoration a confirmé ses objectifs annuels d’une croissance d’environ 10% de son chiffre d’affaires, en données publiées, et d’une marge brute d’exploitation supérieure à 13%, contre 8,1% au 30 juin dernier.
La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a déclaré hier que les réacteurs nucléaires Doel 1 et Doel 2 en Belgique pouvaient continuer de fonctionner si leur production est essentielle à l’approvisionnement électrique, même si la loi qui a prolongé leur durée de vie a été adoptée sans les évaluations préalables nécessaires sur le plan environnemental. Ces deux réacteurs sont exploités par Electrabel, filiale belge d’Engie. Ils devaient cesser de fonctionner en 2015 mais le parlement belge a alors prolongé leur durée de vie de 10 ans. Deux associations de défense de l’environnement ont déposé un recours contre cette décision auprès de la Cour constitutionnelle de Belgique, qui a demandé l’avis de la plus haute juridiction européenne. Situés près d’Anvers, Doel 1 et Doel 2 sont les plus petits des sept réacteurs nucléaires du pays, avec des capacités respectives de 445 et 433 mégawatts.
L’entreprise de services numériques a annoncé hier avoir signé un accord en vue d’acquérir Konexus Consulting, spécialiste allemand en stratégie et management pour l’industrie énergétique. Fondé en 2003, Konexus Consulting est basé à Hambourg. «Son équipe d’un peu plus de 30 consultants expérimentés accompagne les acteurs majeurs du marché régional de l'énergie, des utilities et de la mobilité, et les sociétés émergentes du secteur (…)», précise l’acquéreur. La transaction, dont le montant n’a pas été communiqué, devrait être finalisée dans les prochaines semaines.
La société américaine de diagnostic moléculaire Exact Sciences Corp et sa compatriote Genomic Health, qui fabrique des tests de diagnostic génomique, ont annoncé hier un accord en vue de fusionner d’ici à fin 2019 dans le cadre d’une transaction évaluée à 2,8 milliards de dollars. La première paiera 72 dollars par action Genomic Health en actions et en numéraire. La nouvelle entité devrait réaliser un chiffre d’affaires d’environ 1,6 milliard de dollars et un bénéfice brut d’environ 1,2 milliard en 2020. Les deux parties prévoient de dégager des synergies de coûts annualisées de l’ordre de 25 millions de dollars au cours de la troisième année complète suivant la clôture de l’opération.
La société de services numériques a annoncé hier soir avoir engagé des négociations exclusives en vue de prendre le contrôle d’IDnomic, un spécialiste des infrastructures d’identification. Cette acquisition permettrait à Atos de renforcer son offre dans la cybersécurité et notamment dans les infrastructures à clés publiques. Le montant de l’acquisition, prévue pour le second semestre, n’a pas été communiqué. IDnomic, qui emploie 110 personnes, est détenu par Thierry Dassault Holding, Thales, Idemia, Banque des Territoires et Euro-Information.