Alors qu’EssilorLuxottica a récemment saisi un tribunal de Rotterdam pour exiger de GrandVision des informations sur l’impact de la crise du coronavirus sur son activité, le groupe néerlandais a annoncé hier avoir engagé une procédure d’arbitrage à l’encontre d’EssilorLuxottica. GrandVision veut obtenir la confirmation qu’il ne viole pas l’accord conclu dans le cadre du rapprochement entre les deux groupes. Il veut aussi s’assurer qu’EssilorLuxottica «respecte ses obligations dans le cadre du contrat de soutien, notamment en ce qui concerne les procédures d’autorisation de la fusion». Bruxelles doit rendre sa décision au plus tard le 20 août. EssilorLuxottica avait annoncé en juillet 2019 un projet de rachat du groupe néerlandais d’optique, le valorisant 7,2 milliards d’euros.
BBVA a annoncé hier un produit net bancaire semestriel de 12 milliards d’euros en hausse de 1% (+9% à taux de change constant). La banque espagnole a bénéficié de la forte croissance des revenus de trading provenant notamment de cessions de portefeuilles de titres souverains et de la bonne tenue des activités de marchés. Le groupe ayant réduit ses charges, grâce notamment aux mesures de contrôle des coûts et à l’impact du confinement, son résultat brut d’exploitation progresse de 8%. Compte tenu de dépréciations de survaleurs de 2,1 milliards d’euros passées à fin mars sur ses activités aux Etats-Unis, la banque reste dans le rouge au premier semestre avec une perte de 1.15 milliard, contre un bénéfice de 2,4 milliards un an auparavant.
Mastercard a publié hier un bénéfice trimestriel en repli mais supérieur aux prévisions des analystes, le groupe étant parvenu à limiter l’impact de la baisse des dépenses des consommateurs en réduisant ses coûts. Le numéro deux mondial des cartes de paiements a accusé une chute de 45% de ses volumes de transactions transfrontalières en raison de la fermeture des commerces et du coup d’arrêt donné au tourisme par la crise sanitaire. Son bénéfice net est tombé à 1,42 milliard de dollars (1,20 milliard d’euros) au deuxième trimestre, soit un bénéfice par action de 1,36 dollar, supérieur au consensus qui anticipait 1,16 dollar.
Lagardère étudie l’opportunité d’une offre d’achat sur Simon & Schuster, maison d'édition de l’auteur à succès Stephen King, pour renforcer sa présence dans un secteur qui a relativement bien résisté à la crise provoquée par le coronavirus. Le groupe américain ViacomCBS, propriétaire de Simon & Schuster, a annoncé en mars étudier différentes options pour l'éditeur qui a dégagé un chiffre d’affaires de 814 millions de dollars (688 millions d’euros) en 2019. Le groupe français s’attend à ce que sa cible, dont la vente pourrait se dérouler au deuxième semestre, suscite de nombreuses convoitises.
Le groupe automobile allemand a annoncé hier une perte avant impôts de 1,4 milliard d’euros au premier semestre 2020, contre un bénéfice de 9,6 milliards un an plus tôt. Sa perte d’exploitation hors éléments exceptionnels atteint 800 millions d’euros, contre un bénéfice de 10 milliards au premier semestre 2019. Volkswagen, qui n’a pas fourni de prévisions détaillées pour le reste de l’exercice, a proposé de réduire le dividende versé au titre de 2019 à 4,80 euros par action ordinaire et 4,86 euros par action préférentielle. Il avait précédemment proposé respectivement 6,50 et 6,56 euros par action.
Airbus a publié hier une perte d’exploitation ajustée (Ebit) de 1,236 milliard d’euros au deuxième trimestre, son chiffre d’affaires reculant de 55% à 8,317 milliards. Les analystes tablaient en moyenne sur un chiffre d’affaires de 8,552 milliards et une perte de 1,027 milliard. Le groupe aéronautique a passé dans ses comptes une charge de 900 millions liée aux conséquences de la crise et pourrait provisionner entre 1,2 et 1,6 milliard supplémentaires dans le cadre de la restructuration en cours. Il prévoit cependant de ne pas consommer de trésorerie au second semestre 2020, après avoir brûlé 4,4 milliards d’euros entre avril et juin.
La production dans le secteur automobile britannique a chuté au premier semestre 2020 de plus de 40% en rythme annuel, à un plus bas depuis 1954, alors que la crise sanitaire liée au coronavirus a provoqué la fermeture des usines et concessionnaires, a rapporté hier la fédération nationale des constructeurs. D’après les données communiquées par la SMMT, seuls 381.000 véhicules ont été produits au premier semestre. Les experts de l’industrie s’attendent à ce que 880.000 véhicules soient produits sur l’ensemble de l’année, soit un tiers de moins qu’en 2019.
C’est la première fois que les dirigeants des quatre plus grandes sociétés technologiques américaine se présentaient ensemble devant les parlementaires américains. Ils n’ont pas été déçus. Mark Zuckerberg (Facebook), Jeff Bezos (Amazon), Sundar Pichai (Alphabet, maison-mère de Google) et Tim Cook (Apple) étaient interrogés hier par une commission parlementaire composée à la fois de républicains et de démocrate chargée de surveiller les abus de position dominantes (antitrust).
Les sociétés françaises insistent sur leur capacité de rebond commercial et accélèrent leurs plans d’économies, selon un premier bilan de L’Hebdo des AG.
La crise sanitaire a pesé sur les activités aéronautiques de General Electric (GE), qui accuse une perte de 2,18 milliards de dollars (1,86 milliard d’euros) sur le trimestre clos fin juin. Sur une base ajustée, GE a enregistré une perte nette trimestrielle de 15 cents par action, contre un bénéfice de 16 cents un an plus tôt, alors que le consensus tablait sur une perte de 10 cents. Le conglomérat américain a brûlé 2,1 milliards de dollars de trésorerie dans ses activités industrielles, un peu moins qu’au premier trimestre et surtout nettement moins que sa propre prévision comprise entre 3,5 et 4,5 milliards. GE s’attend à un flux de trésorerie positif dans ses activités industrielles en 2021.
TF1 a annoncé hier renoncer à ses objectifs fixés pour 2021, qu’il avait suspendus en mars. Le groupe audiovisuel prévoyait jusqu’alors un chiffre d’affaires d’au moins 250 millions d’euros et un taux de marge d’Ebitda d’au moins 15% pour le pôle Unify. Au niveau du groupe, les dirigeants anticipaient une amélioration de la rentabilité sur capitaux engagés par rapport à celle de 2018. Entre janvier et juin 2020, la filiale de Bouygues a vu son chiffre d’affaires reculer de 22,9%, à 883,5 millions d’euros, tandis que son résultat opérationnel courant a chuté de 58,4%, à 67,8 millions.
Nexans a indiqué hier qu’il tablait pour l’exercice 2020 sur un excédent brut d’exploitation (Ebitda) compris entre 310 et 370 millions d’euros, une rentabilité des capitaux employés (ROCE) avant impôts de 7% à 10% et une génération de trésorerie positive. Ces nouvelles prévisions reposent sur plusieurs hypothèses, notamment l’absence d’une deuxième vague épidémique qui affecterait «significativement» ses activités. Entre janvier et juin, le fabricant de câbles a accusé une perte nette de 55 millions d’euros, contre un résultat négatif de 116 millions au premier semestre 2019, marqué par des charges de réorganisation. L’impact du Covid-19 sur le résultat net est évalué à 75 millions d’euros.
Fnac Darty a annoncé hier une perte d’exploitation semestrielle de 57,6 millions d’euros et un chiffre d’affaires en repli de 10,1% à 2,85 milliards d’euros en données comparables, même si ses ventes ont résisté avec l’afflux de clients sur ses plates-formes en ligne pendant la période de confinement. Le distributeur a confirmé son estimation d’une perte de chiffre d’affaires d’environ 400 millions d’euros en raison de la fermeture de la quasi-totalité de ses magasins au plus fort de la crise sanitaire. Il a précisé avoir gagné durant le confinement plus d’un million de clients sur ses ventes en ligne, qui ont représenté 31% du chiffre d’affaires.
En raison de l’incertitude liée à une éventuelle seconde vague de confinement, le fabricant français de matériel électrique s’attend désormais à une baisse organique de 7 à 10% de son chiffre d’affaires et à une marge d’exploitation avant survaleurs (Ebita) de 14,5 à 15,0% en 2020. Schneider avait précédemment prévu une croissance organique du chiffre d’affaires et une marge plus élevées, mais il a abandonné ces prévisions en mars. Le groupe, qui a également fait état hier de coûts de restructuration supplémentaires de 400 à 500 millions d’euros sur trois ans, a néanmoins confirmé ses objectifs à moyen terme, dont l’augmentation de sa marge d’Ebita ajustée à 17% d’ici à 2022.
Selon Bloomberg qui citait hier des sources proches du dossier, Credit Suisse est sur le point de recruter Tara Luthra, qui travaillait jusqu’à présent dans les fusions et acquisitions (M&A) chez Morgan Stanley, pour aider le groupe bancaire helvétique à étendre ses activités de banque d’investissement. La spécialiste, qui continuera d’être basée à Dubaï, était depuis plus de 12 ans salariée de la banque américaine.
La caisse francilienne de la banque verte a annoncé hier après Bourse une progression de 12,5% à 47,3 milliards d’euros de ses encours de crédit au premier semestre, tirés par les besoins de trésorerie de ses clients professionnels et entreprises, et par une production habitat (2,8 milliards) enregistrant les dossiers instruits avant le confinement. La hausse de 6,6% des encours de collecte s’est accélérée sous l’effet de l’impact de la baisse de la consommation sur les dépôts à vue et de l’amélioration des marchés financiers sur les placements hors bilan. Son résultat net consolidé s'établit à 82,1 millions, en recul de 45,9%. Le coût du risque annualisé représente 23 points de base des encours de crédit, en augmentation par rapport au premier semestre 2019 en lien avec les principes de prudence IFRS 9 appliqués en anticipation des conséquences potentielles du Covid-19. Le taux de créances dépréciées sur encours brut demeure à un niveau très faible de 1,1%.
Vallourec a publié hier soir une perte nette de 567 millions d’euros au premier semestre 2020, contre une perte de 167 millions un an plus tôt, la crise sanitaire ayant pesé sur les projets d’exploration de ses clients pétroliers. Ce résultat inclut 441 millions d’euros de dépréciations d’actifs en Amérique du Nord et en Europe. Le fabricant de tubes sans soudure vise un flux de trésorerie disponible positif au second semestre, incluant une baisse importante de son BFR. Par ailleurs, il mène des discussions avec ses actionnaires de référence et ses banques afin de trouver une solution lui permettant de rééquilibrer sa structure financière après son projet avorté d’augmentation de capital.
Nomura va supprimer plusieurs dizaines d’emplois dans sa banque d’investissement outre-Atlantique, rapportait hier Bloomberg de sources proches du dossier, ce qui correspond à moins de 10% de ses effectifs dans cette activité aux Etats-Unis. Ces suppressions d’emplois sont les premières à être réalisées sous l’égide du nouveau directeur général, Kentaro Okuda, qui compte durcir le plan de restructuration de 140 milliards de yens (1,1 milliard d’euros) mis en place par son prédécesseur au sein de la banque nippone.
La Corée du Sud a fait savoir hier qu’elle avait ouvert une enquête sur des problèmes présumés de sécurité sur des véhicules du constructeur américain Tesla, en forte concurrence avec le sud-coréen Hyundai sur le marché local des voitures électriques. Un représentant du ministère des Transports a indiqué que les systèmes de freinage et de direction, dont la fonction de pilote automatique, étaient concernés par cette enquête.
L’opérateur télécoms espagnol Telefonica a annoncé hier que sa filiale brésilienne Telefonica Brasil, alliée à l’italien TIM et à Claro, filiale du mexicain America Móvil, avait révisé son offre pour l’activité de téléphonie mobile de l’opérateur brésilien Oi à 16,5 milliards de réaux (2,74 milliards d’euros). Le groupe a indiqué que l’offre envisageait également «la possibilité de signer des contrats à long terme pour l’utilisation des infrastructures du groupe Oi». Les sociétés avaient annoncé il y a quelques jours avoir soumis une offre ferme pour l’activité mobile de l’opérateur brésilien, sans communiquer le montant de l’opération.
L’opérateur télécoms français Orange et Google, filiale d’Alphabet, ont annoncé hier un partenariat stratégique sur les services de données, l’intelligence artificielle (IA) et l’informatique dématérialisée (cloud). Ce partenariat vise à accélérer la transformation numérique d’Orange et à développer de nouveaux services dans le cloud, en particulier dans l’edge computing (informatique en périphérie de réseau). Dans le cadre de ce partenariat, Orange envisage de créer une plate-forme d’analyse des données et d’apprentissage automatisé, s’appuyant sur les technologies de Google. Orange et Google Cloud prévoient aussi de créer un laboratoire spécialisé dans l’innovation.
Le laboratoire pharmaceutique américain a relevé hier ses prévisions pour l’exercice 2020, après la publication de résultats supérieurs aux attentes des analystes au titre du deuxième trimestre. Pfizer table désormais sur un BPA ajusté compris entre 2,85 et 2,95 dollars, contre une prévision précédente de 2,82 à 2,92 dollars. Le groupe prévoit un chiffre d’affaires annuel compris entre 48,6 et 50,6 milliards de dollars (entre 41,5 et 43,2 milliards d’euros), contre 48,5 à 50,5 milliards de dollars anticipés précédemment.