Rio Tinto a annoncé lundi qu’il allait réduire les bonus de court terme de son directeur général, Jean-Sébastien Jacques, et de deux autres dirigeants exécutifs à la suite de la destruction d’une grotte aborigène sacrée en Australie occidentale. Ils percevront, au total, 3,7 millions de dollars en moins. Le plan d’intéressement à long terme du directeur général sera également amputé de 1 million d’euros. «L’enquête a montré que la destruction (...) est le résultat d’une série de décisions, d’actions et d’erreurs sur une longue période», a indiqué le groupe minier dans un communiqué. Une enquête parlementaire a été ouverte à la suite de cette destruction, et plusieurs grands investisseurs ont critiqué la gouvernance de Rio Tinto en matière environnementale.
La justice néerlandaise a refusé lundi à EssilorLuxottica le droit d’obtenir de GrandVision, qu’il prévoit de racheter, des informations supplémentaires sur la gestion de la crise du coronavirus. Lors d’une audience il y a quelques jours, le groupe franco-italien de lunetterie avait argué du fait que la décision de GrandVision de suspendre ses paiements à des propriétaires de magasins d’optique et à des fournisseurs ainsi que sa demande d’aide publique pourraient justifier l’abandon du projet de rachat, d’un montant de 7,2 milliards d’euros. Un tribunal de Rotterdam a cependant jugé qu’EssilorLuxottica n'était pas parvenu à prouver que sa cible néerlandaise avait violé les termes de l’accord de rachat en ne sollicitant pas d’autorisation pour les actions entreprises face à la crise du coronavirus.
Le laboratoire japonais vend sa santé grand public à Blackstone pour 1,9 milliard d’euros. Après le rachat de Shire début 2019, il prévoyait 10 milliards de dollars de désinvestissements.
Vivendi a demandé vendredi par courrier à Lagardère, dont il détient 23,5% du capital, de convoquer une assemblée générale afin de proposer la nomination de Virginie Banet au conseil de surveillance du groupe de médias et de distribution, en lieu et place de Gilles Petit, a indiqué lundi un porte-parole de Vivendi à l’agence Agefi-Dow Jones. Cette information avait été initialement révélée lundi par Wansquare.
Le laboratoire pharmaceutique japonais Takeda a accepté de céder sa santé grand public au fonds d’investissement américain Blackstone pour 242 milliards de yens (1,9 milliard d’euros). Cette division a dégagé un chiffre d’affaires de plus de 60 milliards de yens (480 millions d’euros) sur l’exercice 2019.
Rio Tinto a annoncé lundi qu’il allait réduire les bonus de court terme de son directeur général, Jean-Sébastien Jacques, et de deux autres dirigeants exécutifs à la suite de la destruction d’une grotte arborigène sacrée en Australie occidentale. Ils percevront, au total, 3,7 millions de dollars en moins. Le plan d’intéressement à long terme du directeur général sera également amputé de 1 million d’euros. «L’enquête a montré que la destruction n’avait pas été provoquée par une simple décision. Elle est le résultat d’une série de décisions, d’actions et d’erreurs sur une longue période», a indiqué le groupe minier dans un communiqué.
Trimestre noir pour les dividendes. Au niveau mondial, ils ont chuté de 22% au deuxième trimestre d’une année sur l’autre, selon Janus Henderson Investors, un repli historique depuis le lancement en 2019 du baromètre trimestriel de la société de gestion. Le montant total des dividendes s’élève à 382,2 milliards de dollars. Il s’agit du niveau le plus faible pour un deuxième trimestre depuis 2012.
Pearson espère avoir trouvé la perle rare. Le groupe britannique d'édition a annoncé le recrutement d’Andy Bird à sa direction générale, en remplacement de John Fallon. Andy Bird est actuellement le directeur général de Walt Disney International, en charge notamment des activités en ligne du groupe de divertissement.
Amazon a annoncé vendredi que Jeff Wilke, le patron de son activité de commerce électronique, prendrait sa retraite au premier trimestre 2021. Il sera remplacé par David Clark, vice-président chargé des activités mondiales. Promu à ce poste en 2016, Jeff Wilke avait réorganisé la logistique du groupe pour proposer la livraison en 24 heures aux abonnés au service Prime. Il avait également piloté l’intégration des supermarchés Whole Foods.
Metro a annoncé vendredi que son président du directoire, Olaf Koch, ne solliciterait pas le renouvellement de son mandat et souhaitait quitter le directoire à la fin de l’année. Le groupe allemand de grande distribution a précisé que le conseil de surveillance se réunirait prochainement pour étudier cette demande. Son mandat courait jusqu’au 1er mars 2022.
TikTok se prépare à déposer dès lundi une plainte en justice pour contester le décret du 6 août du président américain Donald Trump interdisant sous 45 jours aux entreprises américaines toute transaction avec l’application et ByteDance, sa maison-mère chinoise, selon Reuters, qui cite des personnes au fait de la situation. Donald Trump a publié le 14 août un décret présidentiel donnant 90 jours à ByteDance pour céder les activités de TikTok aux Etats-Unis, sous peine de les interdire. ByteDance a avancé dans les discussions avec plusieurs acquéreurs potentiels, dont Microsoft et Oracle.
En raison de la pandémie, l’industrie du tourisme est devenue un repoussoir pour une grande majorité des fonds de private equity. L Catterton – fruit de l’union entre Catterton, LVMH et le Groupe Arnault, en 2016 – a cependant décidé de nager à contre-courant en investissant 150 millions de dollars dans Despegar.com. Méconnue sur le Vieux continent, cette entreprise n’est autre que la principale agence de voyages en ligne d’Amérique latine. Cotée à New-York, elle opère dans une vingtaine de pays du continent et met en lien les différents acteurs du tourisme. Plus de 690 000 options d’hébergement et 270 compagnies aériennes sont référencées sur sa plateforme mondiale et sur Decolar, sa marque brésilienne. Avec cet investissement, L Catterton fait ici le pari d’un redécollage progressif du tourisme dans la région, dont le marché est encore considéré comme non mâture.
Une fusion entre Accor et son concurrent britannique InterContinental Hotels Group (IHG) serait vertueuse mais nécessiterait de surmonter plusieurs défis, estime Bank of America Global Research (BofA), après la parution mercredi dernier d’un article du Figaro affirmant que l’hôtelier français avait envisagé un tel rapprochement. «Une fusion entre les deux entreprises créerait un géant du secteur avec un réseau de 1,6 million de chambres», jugent les analystes de BofA. Toutefois, une telle opération se heurterait à des difficultés d’intégration et il n’est pas certain qu’une fusion stimulerait sensiblement la croissance, nuancent-ils. Aux cours actuels, les avantages de la fusion sont moins évidents pour IHG, selon BofA. A Paris, le titre Accor clôturait en hausse de 4,18% vendredi, à 24,70 euros, tandis que IHG prennait 6,20%, à 42,8 livres, à Londres.
Le groupe allemand de transport aérien Lufthansa a annoncé vendredi avoir remboursé plus de 2,3 milliards d’euros à environ 5,4 millions de clients depuis le début de l’année. Il dit avoir traité environ 92% des demandes de remboursement reçues au cours du premier semestre. Le groupe a annulé des vols et a immobilisé au sol la grande majorité de sa flotte pendant plusieurs mois en raison du confinement et des restrictions de voyage mises en oeuvre dans le monde entier pour endiguer la propagation de la pandémie. Lufthansa doit encore traiter 1,4 million de demandes de remboursement.
Le 29 juillet dernier, Courtepaille a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce d'Évry-Courcouronnes (Essonne). Les repreneurs potentiels avaient jusqu'à ce lundi 24 août pour déposer une offre, selon Le Figaro. Leur dossier sera étudié le 14 septembre par le tribunal qui pourra prendre une décision dans la foulée ou dans les sept jours qui suivent. Près de 4.000 salariés travaillent dans ce groupe qui compte près de 300 établissements dont une centaine de franchises. Les noms de 4 repreneurs ont fuité ces derniers jours dans les médias, dont celui de Buffalo Grill que confirme le tribunal. Le groupe Bertrand, la société d’investissement Butler et le fonds Naxicap seraient également sur les rangs pour reprendre Courtepaille qui appartient, depuis 2016, au fonds d’investissement britannique ICG.
Des agents des Iles Vierges américaines veulent que l’investisseur milliardaire Leon Black, une des plus puissantes personnalités de Wall Street, apporte des informations sur ses liens d’affaires longs de plusieurs décennies avec l’homme d’affaires Jeffrey Epstein, emprisonné en tant que délinquant sexuel, a rapporté le New York Times dimanche. Leon Black est par ailleurs le fondateur de la firme de private equity Apollo Global Management.
Le dirigeant du fonds explique à L'Agefi-Dow Jones sa motivation à entrer, avec Vivendi, au conseil de surveillance du groupe, focalisé, selon lui, sur la protection des seuls intérêts d'Arnaud Lagardère.
Le groupe de cosmétiques américain Estée Lauder (marques Estée Lauder, Clinique, Aveda, La Mer, Mac, Bobbie Brown) a annoncé jeudi la suppression de 1.500 à 2.000 postes après un trimestre marqué par une forte baisse de la fréquentation de ses magasins pendant la pandémie. Au quatrième trimestre de son exercice fiscal, clos le 30 juin, le groupe a vu ses ventes chuter de 32%, à 2,43 milliards de dollars (2 milliards d’euros), et a subi une perte de 462 millions de dollars. Sur l’ensemble de son année fiscale, son chiffre d’affaires a baissé de 4%, à 14,29 milliards de dollars. Le groupe a présenté un plan sur deux ans prévoyant la fermeture de 10% à 15% de ses magasins, principalement en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique du Nord. Coût prévu pour l’ensemble de ses opérations de restructuration : 400 à 500 millions de dollars.
L’an dernier, Apple annonçait avoir bouclé 25 acquisitions d’entreprises, sans pour autant rendre public la plupart des noms. Le site Calcalist a cependant révélé que la start-up israélienne Camerai fait partie du lot. Le géant américain aurait déboursé plusieurs dizaines de millions de dollars pour absorber cette société spécialisée dans les technologies pour appareils photo, et notamment la réalité augmentée. Un procédé déjà intégré dans les derniers iPhone. En mai, la marque à la pomme avait aussi levé le voile sur le rachat de NextVR, expert de la diffusion d’événements en direct sous format de réalité virtuelle. Des acquisitions censées appuyer la sortie prochaine d’un casque de réalité augmentée et de réalité virtuelle. Apple marcherait ainsi dans les pas de Microsoft et de Facebook, qui ont respectivement commercialisé leur casque HoloLens et Oculus.
Alibaba a publié jeudi un chiffre d’affaires et un bénéfice trimestriels supérieurs aux attentes de Wall Street, ses activités ayant été favorisées par les mesures de confinement liées à la pandémie. Le géant du e-commerce reste néanmoins attentif à la menace par le président américain Donald Trump d’exercer davantage de pressions sur de nombreuses entreprises chinoises, comme TikTok. Les ventes d’Alibaba dans le commerce en ligne ont bondi de 34% à 133,32 milliards de yuans (16,28 milliards d’euros) au cours du deuxième trimestre. L’activité d’Alibaba sur son cœur de métier en Chine, le e-commerce, a renoué avec ses niveaux d’avant la crise, a déclaré le groupe. Et il a vu ses revenus tirés du stockage de données distantes («cloud») bondir de 59% à 12,35 milliards de yuans. Son chiffre d’affaires total a grimpé à 153,75 milliards de yuans sur la période, contre 114,92 milliards un an plus tôt, et 147,77 milliards attendus par les analystes.
Le groupe d’infrastructures pétrolières TechnipFMC a annoncé jeudi avoir remporté un «grand» contrat sous-marin portant sur l’ingénierie, la fourniture des équipements, la construction et l’installation (EPCI) pour le projet Mero 2 du consortium Libra. Pour TechnipFMC, un «grand» contrat est valorisé entre 500 millions et 1 milliard de dollars. Le projet Mero 2 du champ Mero, situé au large du Brésil, à 2.100 mètres de profondeur, est exploité par le groupe brésilien Petrobras pour le compte du consortium Libra, qui réunit également Total, Shell Brasil ainsi que les groupes chinois CNPC et CNOOC.
Ryanair a indiqué jeudi avoir conclu un accord sur quatre ans avec le syndicat espagnol des pilotes Sepla, pour que les pilotes acceptent des réductions de salaire en échange de la préservation de leur emploi. Aucun accord similaire n’a été conclu avec les syndicats représentant le personnel de cabine en Espagne. L’accord, qui prévoit une réduction de salaire de 20% pendant quatre ans en échange du maintien des emplois des pilotes, permet à la compagnie aérienne irlandaise de modifier son activité durant la pandémie et de se redresser une fois que la situation sera redevenue normale dans les années à venir. Ryanair n’a pas conclu d’accord avec les syndicats espagnols du personnel de cabine USO et Sitcpla, ce qui entraînera probablement des suppressions d’emplois.
Johnson & Johnson prévoit de lancer d’ici à fin septembre un essai clinique pour un vaccin contre le coronavirus sur 60.000 participants à travers le monde. L’essai sera réalisé sur près de 180 sites aux Etats-Unis et dans huit autres pays où le taux de transmission du virus est élevé, comme le Brésil, le Chili, les Philippines et l’Afrique du Sud. Aux Etats-Unis, le vaccin de J&J sera testé dans 28 Etats. L'étude suivra les participants pendant plus de deux ans, mais les conclusions préliminaires devraient être disponibles beaucoup plus tôt. Le laboratoire a récemment signé un contrat d’un milliard de dollars avec le gouvernement américain pour la fourniture de 100 millions de doses aux Etats-Unis exclusivement. Dans cette course aux vaccins, la Russie a annoncé jeudi lancer les essais d’un candidat vaccin à l’obtention d’une autorisation réglementaire nationale sur 40.000 personnes dans le pays la semaine prochaine.
Bayer a annoncé jeudi le versement de 1,6 milliard de dollars (1,35 milliard d’euros) pour mettre fin à la majorité des plaintes aux Etats-Unis liées à son implant contraceptif Essure. Cet accord concerne environ 90% des quelque 39.000 actions en justice, les plaignantes accusant le dispositif médical de leur avoir causé des blessures, a déclaré le groupe allemand, en discussion avec l’avocat des autres plaignantes. Cet accord n’est pas «une reconnaissance d’actes répréhensibles ou d’une responsabilité de Bayer», a précisé le groupe. Bayer avait annoncé en 2018 la suppression progressive d’Essure des Etats-Unis, une décision qui, selon la société, était due à la baisse des ventes du dispositif et non à des problèmes de sécurité.