Total Eren, filiale du groupe pétrolier français, a annoncé ce matin la mise en place du financement de son portefeuille éolien de 160 mégawatts actuellement en construction dans l’Etat de Rio Grande do Norte, au Brésil. D’un montant d’environ 76 millions de dollars (64 millions d’euros), ce financement sur une durée de 22 ans, pourvu par Banco do Nordeste (BNB), sera consacré aux deux centrales éoliennes au Brésil, Terra Santa et Maral. Ces deux centrales, qui devraient être mises en service mi-2021, devraient permettre d’approvisionner en électricité environ 400.000 foyers brésiliens.
L’ordonnance du 25 novembre 2020 portant adaptation des règles relatives aux difficultés des entreprises aux conséquences de l'épidémie de covid-19 a été publiée ce matin au Journal officiel.
La banque d’affaires Wingate, reconnue dans les opérations de retournement, vient de nouer une alliance stratégique avec l’intermédiaire financier britannique Makor Group. L’ambition ? Anticiper la progression en Europe des deals distress au cours des prochaines années en proposant aux entreprises françaises mid et large-cap un accès au marché de financement des situations spéciales à Londres. « Makor Group conseille des investisseurs institutionnels, des hedge funds, des fonds de private equity, de banques privées et des family offices dans le cadre de prises de participation de sociétés cotées en situations spéciales. Avec ce rapprochement, nous allons pouvoir accéder à ces investisseurs et apporter un nouveau service à Makor en matière de distress M&A sur le marché français » explique Stéphane Cohen, associé-fondateur de Wingate. Cela dans l’optique de pouvoir conseiller à l’achat ces investisseurs sur des deals nécessitant des tickets d’investissement d’au moins 20 millions d’euros. Depuis le début de l’année, la boutique tricolore s’est notamment illustrée en participant à l’élaboration des financements de sauvetage de Naf Naf et Camaïeu.
Le plan de sauvetage de la compagnie aérienne Corsair, mise en difficulté par la pandémie de coronavirus, a été signé par l’Etat, les repreneurs de la compagnie et les actionnaires actuels pour un montant total de 297 millions d’euros, indique La Tribune. L’Etat apportera 141 millions d’euros, la contribution du groupe TUI, actuel actionnaire de la compagnie en difficulté, sera de 126 millions et les repreneurs débourseront 30 millions. Corsair emploie quelque 1.200 salariés. Le protocole de conciliation sera présenté pour homologation au tribunal de commerce de Créteil le 1er décembre.
Le groupe de spiritueux Rémy Cointreau a annoncé ce matin qu’il anticipait une «croissance organique positive de son résultat opérationnel courant» (ROC) sur son exercice clos fin mars 2021, même si «cette performance devrait être légèrement modérée par des effets devises et périmètre défavorables», à hauteur de 5 millions et 3 millions d’euros respectivement. Un retour à la normale prendra un ou deux ans.
Le distributeur de produits culturels et d'électroménager Fnac Darty a annoncé mercredi avoir bouclé la cession du spécialiste néerlandais de l'électroménager BCC. Le groupe avait annoncé en septembre négocier la cession de cette filiale à Mirage Retail Group «pour un prix symbolique».
Renault n’a pas d’autre choix que de transformer l’usine d’assemblage de Flins (Yvelines) en centre dédié au reconditionnement d’organes, de batteries et de véhicules d’occasion pour assurer la survie du site, a déclaré mercredi le président du groupe au losange. «On a eu l’occasion de regarder la réalité en face, sachant que la lucidité est la première des sagesses et que nous savons tous que le statu quo n’est plus possible aujourd’hui pour Flins», a dit Jean-Dominique Senard en téléconférence. Les syndicats espéraient le maintien d’une activité d’assemblage de véhicules neufs dans la plus ancienne usine terminale du groupe encore en exercice, mais le site se transformera pour reconditionner jusqu'à 130.000 véhicules d’occasion par an d’ici 2030. A cet horizon, Flins pourrait héberger plus de 3.000 emplois, voire davantage.
L'équipementier ferroviaire français a remporté un contrat portant sur la fourniture de tramways Citadis à l’autorité de transport public de Cologne, en Allemagne. Cette commande de tramways de type Citadis, comprenant des adaptations spéciales pour le marché allemand, s'élève au total à 363 millions d’euros et la part d’Alstom s'élève à 60% de la valeur totale du contrat. Celui-ci inclut aussi quelques options pour un total de 47 unités de véhicules supplémentaires. Alstom a déjà vendu plus de 2.600 tramways Citadis dans plus de 50 villes à travers le monde.
Le groupe de communication Publicis a annoncé mercredi la nomination de Michel-Alain Proch au poste de directeur financier. Il remplacera Jean-Michel Etienne dont le mandat prend fin, comme prévu, le 31 décembre 2020, selon un communiqué. Michel-Alain Proch rejoindra le groupe à la mi-janvier et prendra ses fonctions opérationnelles à la mi-février. Michel-Alain Proch a occupé la position de directeur financier d’Ingenico de 2019 jusqu'à l’acquisition du spécialiste des paiements par Worldline en novembre 2020. Il a conseillé depuis Gilles Grapinet, le président-directeur général de Worldline, sur l’intégration des deux sociétés. Il avait précédement occupé différents postes de direction au sein des groupes Atos et Hermès.
Le groupe de services pétroliers Schlumberger va mettre en place 5 plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) «qui entraîneront près de 400 suppressions de postes, ce qui correspond à 20% de l’effectif en France», indique mercredi la CFE-CGC, présente sur l’ensemble des sites français. La multinationale avait annoncé en juillet dernier qu’elle envisageait la suppression de 21.000 emplois après avoir accusé une perte nette de 3,43 milliards de dollars au second trimestre. La restructuration va affecter les activités de support, de recherche, de développement software, de formation, de manufacturing sur les sites de Paris, Clamart, Melun, La Défense, Montpellier, Pau et Rennes. La fermeture du site de La Défense est programmée fin 2021.
Orange a démenti mercredi tout projet d’acquisition d’Atos ainsi que son inscription à l’ordre du jour de son prochain conseil d’administration - un projet défendu par les représentants des salariés au sein de son conseil d’administration. Le 13 novembre dernier, Orange a obtenu gain de cause devant le Conseil d’Etat dans un contentieux qui l’opposait au fisc, lui permettant de récupérer environ 2,2 milliards d’euros. Plusieurs médias ont depuis évoqué la possibilité d’un rachat d’Atos pour créer un acteur de poids de l’informatique dématérialisée et la cybersécurité. Plus tôt dans la journée, le principal syndicat d’Orange, la CFE-CGC, s'était prononcé en faveur d’un tel rapprochement.
... des factures sont en retard de paiement à fin septembre. KPMG France, en partenariat avec Sidetrade, vient de publier la seconde édition de Culture Cash, enjeux et perspectives sur la trésorerie des grandes entreprises. Après une amélioration en juin (59 % des factures payées à échéance), le retard moyen a augmenté de 3,5 jours : il s’élevait à 11 jours avant le confinement.
Comment conserver un esprit d’équipe malgré la crise sanitaire ? Toute entreprise où le télétravail s’est imposé s’interroge. Chefing a sa recette : des coffrets « engageants » (photo), livrés à domicile. Le traiteur de l’événementiel a tous les ingrédients pour en « mesurer l’impact » : des produits « artisanaux, 100 % fabriqués en France, majoritairement bio et en circuit court, avec de forts engagements écoresponsables ». Et est le « premier » et « seul » acteur du marché à parler du « retour sur investissement » ! Parmi ses références clients : KKR, PwC, le Crédit Agricole ou l’Afer. Et de décliner son concept en « cadeau écoresponsable Noël » ou en « coffrets surprises à offrir à vos partenaires pour les fidéliser ». A moins que, pour un cadeau d’affaires original, la direction se tourne vers L’Echappée Bière : l’agence propose une bière de Noël artisanale porteuse de « valeurs humaines fortes – authenticité, partage, convivialité ». Un cadeau d’affaires « local et engagé ». Avec une variante sans alcool, produit dans une brasserie des Hauts-de-France.
Nouveau départ. Si la vague de restructurations attendues en raison de la crise sanitaire n’est pas encore arrivée, de premiers dossiers viennent néanmoins de se conclure. La biotech Genfit (photo), à court de trésorerie, a renégocié sa dette obligataire. Elle va partiellement racheter ses Océane 2022 pour 50 millions d’euros, proroger l’échéance du solde à 2025 avec un call décalé à 2023 et relever le ratio de conversion. Cela permettra de réduire sa dette financière de 50 %. De son côté, Europlasma, entré en redressement judiciaire début 2019, a vu entrer à son capital Zigi Capital via des Ocabsa (obligations convertibles en actions avec bon de souscription d’actions) et une augmentation de capital par compensation de créances pendant l’été. Le groupe renégocie désormais la dette de CHO Morcenx, indirectement détenu à 80 %, afin de réduire son propre endettement de 21 millions d’euros et d’acquérir les 20 % du capital restant, via son partenaire Global Tech Opportunities, au moyen d’abandons partiels de créances et d’une émission d’obligations convertibles.
Renault n’a pas d’autre choix que de transformer l’usine d’assemblage de Flins (Yvelines) en centre dédié au reconditionnement d’organes, de batteries et de véhicules d’occasion pour assurer la survie du site, a déclaré mercredi le président du groupe au losange.
Teleios Capital Partners, premier actionnaire de Quadient avec un peu plus de 15% de son capital, a appelé le conseil d’administration du groupe à considérer une offre potentielle de plus de 350 millions d’euros de fonds de capital investissement pour sa division gestion de la relation client, indique une lettre révélée par Reuters, que L’Agefi a également pu consulter.
Bertelsmann a annoncé aujourd’hui avoir conclu l’acquisition de l'éditeur américain Simon & Schuster à ViacomCBS pour 2,18 milliards de dollars (1,82 milliard d’euros) en numéraire, une transaction qui renforcera sa position aux Etats-Unis, son deuxième marché. Il l’a emporté sur News Corp, le conglomérat créé par Rupert Murdoch, pour la reprise de cette société mise en vente en mars dernier par ViacomCBS dans le cadre du recentrage de ses activités.
L'équipementier ferroviaire français a annoncé ce matin avoir remporté un contrat portant sur la fourniture de tramways Citadis à l’autorité de transport public de Cologne, en Allemagne. Cette commande de tramways de type Citadis, comprenant des adaptations spéciales pour le marché allemand, s'élève au total à 363 millions d’euros et la part d’Alstom s'élève à 60% de la valeur totale du contrat. Celui-ci inclut aussi quelques options pour un total de 47 unités de véhicules supplémentaires.
Plastic Omnium a relevé ce matin ses prévisions pour le second semestre en raison d’un marché automobile «mieux orienté» et de «mesures de réduction de coûts efficaces». L'équipementier prévoit désormais pour le second semestre une marge opérationnelle supérieure à 5%, contre 4% précédemment, et un cash-flow libre supérieur à 400 millions d’euros, contre 250 millions précédemment. Il s’attend en outre à un retour dès 2021 à des niveaux de profitabilité et de génération de cash-flow libre comparables à ceux de 2019.
Nestlé a annoncé ce matin céder sa marque Yinlu, qui fabrique du lait d’arachide et du riz au lait en boîte en Chine, à Food Wise, société contrôlée par la famille du fondateur de Yinlu. Les termes financiers de l’opération, qui devrait être bouclée d’ici la fin de l’année, n’ont pas été précisés. La cession porte sur toutes les activités de Yinlu, y compris ses cinq usines du Fujian, d’Anhui, du Hubei, du Shandong et du Sichuan. Nestlé a acquis une participation de 60% dans Yinlu en 2011. La société chinoise réalisé un chiffre d’affaires de 700 millions de francs suisses (644 millions d’euros) en 2019.
Sopra Steria a abaissé ce matin sa prévision de chiffre d’affaires annuel après une attaque informatique dont le groupe estime l’impact brut négatif sur sa marge opérationnelle entre 40 et 50 millions d’euros. Le groupe de services numérique anticipe désormais pour l’exercice 2020 un chiffre d’affaires en recul organique de 4,5% à 5,0% (contre -2 à -4% avant cette attaque), un taux de marge opérationnelle d’activité de l’ordre de 6,5% (précédemment entre 6% et 7%) et un flux net de trésorerie disponible compris entre 50 et 100 millions d’euros (contre 80 à 120 millions d’euros).