Contrôle interne. Un poisson aux arêtes piquantes pour Atos, dont le titre a chuté de 12 % le 1er avril. De quoi fragiliser la présence du groupe de services numériques au sein du CAC 40, dont il est la lanterne rouge en termes de capitalisation, à 6,4 milliards d’euros. A la source du plongeon, un communiqué d’Atos confessant que ses commissaires aux comptes (CAC), en l’occurrence Grant Thornton et Deloitte, avaient émis sur l’approbation des comptes une « réserve pour limitation de travaux » portant sur deux entités américaines, représentant tout de même 11 % du chiffre d’affaires consolidé. Le brouillard comptable est un sujet explosif, d’autant plus dans le sillage du scandale Wirecard. Les CAC précisent avoir mis au jour « plusieurs points de faiblesse du contrôle interne relatif au processus d’élaboration de l’information financière et à la comptabilisation du chiffre d’affaires conformément à la norme IFRS 15, qui ont conduit à constater plusieurs erreurs comptables, ainsi qu’un risque de contournement des contrôles ».