L’opérateur boursier paneuropéen profite des synergies liées à l’acquisition de Borsa italiana, finalisée en avril 2021. Son chiffre d’affaires a atteint 374,7 millions d’euros au deuxième trimestre 2022, en hausse de 2,5% en données comparable. La contribution du groupe Borsa Italiana au chiffre d’affaires a été de 129,2 millions d’euros sur la période. Le résultat net d’Euronext a augmenté de 25,6% à 118,9 millions d’euros. Sur les six premiers mois de l’année, Euronext a dégagé un cumul de 21,4 millions d’euros de synergies liées à l’intégration de la Bourse italienne. «En d’autres termes, nous avons atteint 25% de notre objectif total de synergies un an après le bouclage de notre acquisition», a déclaré jeudi Stéphane Boujnah, directeur général et président du directoire d’Euronext.
L'électricien estime désormais à 24 milliards d'euros l'impact de la baisse de la production nucléaire. La nationalisation devrait être lancée fin septembre.
Le mariage annoncé des deux chaînes françaises est fragilisé après un rapport des services de l’institution présidée par Benoît Cœuré évoquant des problèmes de concurrence significatifs.
Elior s'est envolé de plus de 30% en Bourse mercredi après l’annonce d’une croissance plus robuste que prévu. Le débouclage de positions vendeuses a pu jouer.
Alphabet a connu au printemps sa plus faible croissance depuis deux ans sous l’effet du ralentissement de marché de la publicité en ligne. La maison-mère de Google a publié mardi un chiffre d’affaires de 69,69 milliards de dollars au deuxième trimestre, en hausse de 12,6% sur un an. Le consensus FactSet tablait sur un chiffre d’affaires de 69,87 milliards de dollars. Le groupe n’avait pas connu une croissance aussi faible depuis le deuxième trimestre 2020, lorsque l'éclatement de la crise sanitaire avait fait plonger les dépenses publicitaires dans plusieurs secteurs comme le tourisme. Le résultat net du groupe a quant à lui reculé de 13,6%, à 16 milliards de dollars, sans atteindre le consensus FactSet.
Le géant des logiciels Microsoft a publié mardi des résultats et des revenus inférieurs aux attentes au quatrième trimestre de son exercice décalé, dans un contexte de ralentissement de l'économie. Le bénéfice net du groupe californien au quatrième trimestre a atteint 16,74 milliards de dollars, pour un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 12%, à 51,87 milliards de dollars. Le consensus FactSet tablait sur 52,38 milliards de dollars. Les ventes ont été affectées par les perturbations sur les chaînes d’approvisionnements en Chine, la réduction des activités en Russie après l’invasion de l’Ukraine et l’affaissement du marché de la publicité numérique. Le segment «Intelligent Cloud», qui comprend la plateforme Azure, a vu ses revenus progresser de 20%, à 20,9 milliards de dollars. Mais les analystes anticipaient 21,09 milliards de dollars. Microsoft a réalisé un chiffre d’affaires annuel en hausse de 19%, à 198,3 milliards de dollars, tandis que son bénéfice sur la période a bondi de 20%, à 72,73 milliards de dollars.
Le constructeur aéronautique a revu à la baisse mercredi son objectif de livraisons d’appareils pour 2022, à 700 unités contre 720 auparavant, et repoussé son calendrier d’accélération de la production, tout en maintenant ses principaux objectifs financiers. L’avionneur européen estime désormais qu’il n’atteindra que début 2024, au lieu de l'été 2023, son objectif intermédiaire de production de 65 appareils monocouloirs par mois, tout en conservant un objectif de production mensuel de 75 avions monocouloirs en 2025. Au 30 juin, son résultat net consolidé semestriel a atteint 1,9 milliard d’euros contre 2,23 milliards un an plus tôt. Il maintient son objectif d’un flux de trésorerie disponible avant fusions et acquisitions et financement des clients, à 3,5 milliards d’euros pour l’exercice.
Le spécialiste des paiements électroniques a bondi de plus de 15 % mercredi après la publication de ses résultats au 30 juin, nettement supérieurs aux attentes, grâce à un deuxième trimestre meilleur qu’attendu. Le groupe dirigé par Gilles Grapinet a dégagé une croissance organique de 13,5% sur la période d’avril à juin, contre un chiffre de 8,8% anticipé en moyenne par les analystes, selon un consensus cité par JPMorgan. Le groupe a fait valoir un excédent brut opérationnel (EBO) de 468 millions d’euros et un flux de trésorerie disponible de 229 millions d’euros, également supérieurs aux attentes.
L’action EDF, qui fait l’objet d’un projet d’OPA de l’Etat, a grimpé de 1,06% le 27 juillet, à 11,9 euros, et se rapproche ainsi du prix de l’offre, fixé à 12 euros par titre. La valeur a été portée par le vote, dans la nuit de mardi à mercredi, du projet de loi de finances rectificative par l’Assemblée nationale, qui contient le financement des 9,7 milliards d’euros que coûtera la renationalisation de l’électricien. La validation de cette étape représentait la principale incertitude dans la réalisation de l’OPA. L’offre, qui doit encore être validée par l’Autorité des marchés financiers, devrait être lancée d’ici octobre prochain. Un expert indépendant vient d'être nommé par l'énergéticien afin « d'établir un rapport sur les conditions financières de l’offre suivie, le cas échéant, d’un retrait obligatoire. » Il s’agit du cabinet Finexsi.
La France serait en capacité d’envoyer au maximum l’équivalent de 5% de sa consommation de gaz en Allemagne en hiver si cette dernière connaissait une pénurie de gaz, a appris Reuters mercredi auprès du cabinet de la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher. Les pays membres de l’Union européenne (UE), qui se sont donné mardi un objectif de baisse de la consommation de gaz, cherchent à mettre en place un dispositif de solidarité entre Etats membres pour assurer leur approvisionnement en gaz, dans l’hypothèse où la Russie interromprait complètement ses livraisons à destination de l’Europe. Les contrats à terme sur le gaz naturel européen (TTF 1 mois à Rotterdam) ont atteint 222 euros/MWh mercredi matin, avec les craintes liées à la réduction annoncée lundi des flux à 20% des capacités du gazoduc Nord Stream 1. L’énergéticien italien Eni a par ailleurs expliqué recevoir environ 27 millions de mètres cubes (mmc) du fournisseur russe Gazprom, à comparer à 34-36 mmc ces derniers jours et 21 mmc pendant la maintenance de Nord Stream 1 début juillet.
Le développement du solaire et de l’éolien dans l’Union européenne (UE) ne progresse pas assez rapidement pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux, a expliqué le cercle de réflexion sur le climat Ember dans un rapport publié mercredi. Pour avoir une chance de limiter la hausse des températures à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels, l’UE devrait augmenter sa production d’énergies renouvelables de 76 gigawatts (GW) supplémentaires d’ici à 2026. Les ajouts de capacité solaire et éolienne prévus pour les quatre prochaines années ne permettront d’atteindre que 38 GW supplémentaires. Et seules la Finlande, la Croatie, la Lituanie et la Suède semblent capable d’atteindre leurs objectifs. L’énergie éolienne a progressé moins rapidement que le solaire en Europe, avec seulement 10 GW de capacité supplémentaire par an depuis 2018, et n’atteindra que 54% du développement nécessaire d’ici à 2026, explique Ember. Les délais d’obtention des permis sont supérieurs à la durée de deux ans prévue dans la législation européenne.
L’offre de l’opérateur télécom Orange pour prendre une participation majoritaire dans son homologue belge Voo va faire l’objet d’une enquête de quatre mois par les régulateurs antitrust de l’UE à la suite d’un examen préliminaire, indique mercredi Reuters, citant une source proche du dossier. L’acquisition prévue de 75% de Voo, qui valorise l’entreprise à 1,8 milliard d’euros et annoncée en novembre, confirme la stratégie d’Orange consistant à proposer des «offres convergentes» englobant le haut débit et le mobile aux clients de tous les pays européens. L’examen préliminaire de l’accord par la Commission européenne se termine jeudi, ce qui déclenchera immédiatement une enquête à grande échelle, car Orange n’a pas fait de concessions pour répondre à ses préoccupations, selon la source. La prise de contrôle de Voo donnerait à Orange la maîtrise du réseau câblé de la région wallonne francophone de Belgique et d’une partie de la région bruxelloise, l’opposant à son rival Telenet.
Unilever a relevé mardi ses prévisions de chiffre d’affaires pour l’ensemble de l’année après avoir dépassé ses attentes avec une augmentation de 8,1% des ventes sous-jacentes au premier semestre 2022, le groupe ayant relevé ses prix pour contrer la flambée des coûts. Les analystes s’attendaient à une croissance de 7,2%. Le fabricant du savon Dove et des cubes de bouillon Knorr avait précédemment prévu une croissance des ventes sous-jacentes pour l’ensemble de l’année dans le haut d’une fourchette de 4,5% à 6,5%. La société s’attend désormais à une croissance supérieure à cette fourchette, grâce aux prix et à une pression supplémentaire sur les volumes. Son chiffre d’affaires semestriel a augmenté de 14,9% pour atteindre 29,6 milliards d’euros.
La plateforme canadienne d’outils de gestion de e-commerce Shopify va licencier 10% de ses effectifs, soit environ 1.000 salariés, a rapporté mardi le Wall Street Journal, citant un memo interne. Son cours de Bourse a chuté de 80% depuis qu’il a culminé en novembre dernier. Elle publie ses résultats trimestriels mercredi. L’entreprise basée à Ottawa supprimera des emplois dans toutes ses divisions. Les effectifs de Shopify sont passés de 1.900 salariés en 2016 à environ 10.000 en 2021. Shopify a enregistré une croissance annuelle de ses revenus de 86% en 2020 et de 57% en 2021 pour atteindre environ 4,6 milliards de dollars. Cependant, la société a averti que les chiffres de 2022 ne bénéficieraient pas de l’effet pandémie.
L'annonce du projet de rapprochement avec OneWeb a fait plonger l'action Eutelsat alors que le nouvel ensemble prévoit de suspendre son dividende pendant deux ans.
Le fabricant de matériaux semi-conducteurs Soitec a confirmé lundi soir ses objectifs pour son exercice 2022-2023 après avoir enregistré un net ralentissement de sa croissance au premier trimestre clos fin juin. Le chiffre d’affaires du groupe isérois a progressé de 12,8% à 203 millions d’euros d’un an sur l’autre. A taux de change constants, il est ressorti en hausse de 6% contre une progression de 53% au trimestre précédent. Pour l’ensemble de l’exercice en cours, Soitec anticipe une croissance de son chiffre d’affaires de l’ordre de 20% à périmètre et taux de change constants et une marge brute d’exploitation d’environ 36%.
Le cabinet d'audit s’est vu infliger une amende de 14,4 millions de livres sterling après avoir falsifié des documents et fourni de fausses informations au Financial Reporting Council.