Le groupe suisse de sanitaires et de plomberie Geberit a fortement progressé mardi en Bourse après avoir publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et s'être déclaré confiant pour la fin de l’année malgré un marché difficile. Il prévoit une croissance de son chiffre d’affaires à périmètre et change constants «d’environ 5%», après +2,7% en 2015. Le groupe a réalisé au deuxième trimestre un bénéfice net de 166 millions de francs suisses (153 millions d’euros), en hausse de 69,5%. Son chiffre d’affaires a progressé de 13,5%, à 761,2 millions.
Essilor annonce mardi avoir conclu un accord en vue d’acquérir la société britannique MyOptique Group, l’un des leaders européens de la vente en ligne de produits optiques. MyOptique Group a généré un chiffre d’affaires annuel de 57 millions de livres sterling à fin avril 2016. Sa base active de clients atteint un million de personnes. Essilor précise que l’opération lui permettra notamment d'élargir sa couverture internet vers l’Europe centrale.
Schindler a chuté en Bourse mardi après avoir réduit le haut de sa fourchette de prévision de croissance de son chiffre d’affaires 2016. En raison des incertitudes pesant sur le marché chinois de la construction, le spécialiste suisse des ascenseurs vise une croissance de 3% à 5%, hors effets de changes, contre 3% à 7% précédemment. Il a fait état de commandes en hausse de 3,2% au deuxième trimestre, la demande en Europe et aux Amériques ayant compensé la faiblesse du marché chinois. Le bénéfice net est resté stable à 190 millions de francs et le chiffre d’affaires a progressé de 4,8% à 2,47 milliards.
La société de capital-investissement TPG Capital a annoncé l’acquisition de deux câblo-opérateurs américains pour un total de 2,25 milliards de dollars. Il reprend RCN Telecom Services pour 1,6 milliard et Grande Communications Networks pour 650 millions, auprès d’un même propriétaire, le fonds d’investissement Abry Partners. L’objectif de TPG est de les rapprocher pour créer le numéro dix du secteur aux Etats-Unis. Selon Bloomberg, Google Capital, la structure d’investissement d’Alphabet, prendra une participation minoritaire dans la nouvelle entité. Celle-ci sera présente à Austin (Texas), Chicago, New York et Washington. TPG a été conseillé par PJT Partners et UBS, tandis qu’Abry a été conseillé par Credit Suisse.
Dropbox, la société de stockage dématérialisé, aurait entamé des discussions avec des conseils financiers au sujet d’une éventuelle introduction en Bourse (IPO) pour 2017, selon des sources citées par Bloomberg. Les dirigeants veulent savoir si l’entreprise vaut toujours les 10 milliards de dollars qui étaient ressortis de son précédent tour de table de 2014, réalisé auprès d’investisseurs privés. Mais après une flambée des valorisations, les fonds ont revu en baisse des valorisations des «licornes». L’année dernière, Box Inc, un concurrent de Dropbox, avait vu lors de son IPO sa valeur réduite de 29% par rapport à un financement privé réalisé 6 mois plus tôt.
Le bookmaker britannique William Hill a annoncé lundi avoir rejeté l’offre d’achat révisée soumise par ses concurrents 888 et Rank Group, expliquant qu’elle restait insuffisante. La nouvelle proposition représente 199 pence en numéraire et 0,860 action BidCo (le véhicule créé par le duo 888-Rank) pour chaque titre William Hill et prévoit que les actionnaires actuels de William Hill détiendraient 48,8% du nouvel ensemble. A l’exception de ce dernier point, estime William Hill, aucune des principales modalités de la nouvelle offre n’a changé par rapport à la proposition initiale, présentée la semaine dernière, qui le valorisait 3,16 milliards de livres (3,66 milliards d’euros).
Toshiba a annoncé vendredi que sa restructuration entamée à la suite d’un scandale comptable lui avaient permis de dégager entre avril et juin son premier bénéfice d’exploitation trimestriel en 18 mois, à hauteur de 20,1 milliards de yens (176,86 millions d’euros), contre une perte de 6,5 milliards un an plus tôt. Ce résultat est néanmoins inférieur au consensus Starmine SmartEstimate (à 33,5 milliards de yens). Le conglomérat industriel a en outre maintenu sa prévision pour son exercice annuel (qui s’achèvera en mars 2017) d’un bénéfice de 120 milliards de yens, après une perte de 708,74 milliards de yens lors de l’exercice 2015-2016. L’action a pris 3,79% vendredi à Tokyo.
Les ventes automobiles en Chine ont progressé en juillet à leur rythme le plus rapide depuis trois ans et demi. Les ventes automobiles ont augmenté de 23%, à 1,9 million de véhicules, a annoncé vendredi la fédération chinoise des constructeurs automobiles. La fédération attribue cette envolée au dispositif fiscal en faveur des véhicules à petite motorisation et à une base de comparaison favorable avec l’année dernière, marqué par le ralentissement global de l’activité dans le pays et des turbulences sur les marchés financiers Pour les sept premiers mois de 2016, la croissance des ventes automobiles est de 9,8%.
Post Properties a atteint un sommet de sept ans à Wall Street hier après l’annonce de l’offre d’achat amicale lancée par son concurrent Mid-America Apartment Communities. Ce dernier propose 0,71 action pour chaque titre Post Properties, soit 72,53 dollars par action, ou une prime de 17% par rapport aux cours de clôture vendredi soir. L’ensemble du capital de la cible est ainsi valorisé 3,9 milliards de dollars. Grâce à cette acquisition, Mid-America réunira environ 105.000 immeubles d’habitation, soit la plus grande société foncière cotée («REIT») dans le logement. Mid-America espère tirer 20 millions de dollars de synergies annuelles.
La Bourse de New York est restée lundi sur la tendance à l’oeuvre depuis le début de l'été en battant à nouveau des records en séance et à la clôture pour ses trois grands indices. La confirmation du rebond des cours du pétrole (lire par ailleurs) et la poursuite de la baisse du dollar ont été les principaux moteurs de cette progression. L’indice Dow Jones a clos en hausse de 0,32%, à 18.636,05 points, après un record à 18.668,44. Le S&P-500, plus large et principale référence des investisseurs, a avancé de 0,28%, à 2.190,15 points après un sommet en séance (le treizième depuis le 11 juillet), à 2.193,81. Le Nasdaq Composite a progressé de 0,56% (à 5.262,02), après un pic historique à 5.271,36 atteint en séance. La perspective d’un environnement durable de taux bas alimente l’appétit pour le risque des investisseurs et les oriente vers les marchés actions, d’autant que la saison des résultats du deuxième trimestre a été meilleur que prévu pour les entreprises américaines.
Chesapeake Energy est parvenu à émettre à cinq ans des obligations garanties pour un milliard de dollars, a indiqué hier le producteur de gaz naturel américain, qui avait mandaté Goldman Sachs, Citigroup et Mitsubishi UFJ. Le produit de cette opération sera utilisé pour refinancer une partie de sa dette. En grande difficulté, Chesapeake croule sous un endettement de 9 milliards de dollars. Suite à l’annonce de l'émission, Standard & Poor’s a dégradé la note de Chesapeake à CC, soit 10 crans sous la catégorie Investissement (qui regroupe les émetteurs les mieux notés). L’agence de notation estime que l’initiative du groupe est une «transaction forcée» par sa situation et représente un «défaut partiel». Mais le titre du groupe a bondit de près de 9%
Berkshire Hathaway, le holding d’investissement coté du milliardaire Warren Buffett, a accru de 55% sa participation dans Apple, à l’inverse d’autres investisseurs emblématiques comme Carl Icahn et George Soros. Il détient désormais 15,23 millions d’actions Apple au 30 juin, contre 9,81 millions au 31 mars, selon l’avis réglementaire déposé par le holding. En revanche, il a réduit de 27% son exposition au numéro un mondial de la distribution Wal-Mart, à 40,23 millions de titres. Les choix d’investissement de Warren Buffett sont très regardés par les investisseurs.
La société biopharmaceutique Gensight Biologics, spécialisée dans la thérapie génique, a annoncé hier avoir levé 5,25 millions d’euros supplémentaires après avoir exercé la quasi-totalité de l’option de surallocation prévue dans le cadre de son introduction en Bourse. L’option a été exercée à 88,9%, représentant 655.859 actions nouvelles au prix de l’offre de 8 euros. Gensight avait levé 46 millions d’euros lors de son entrée à la Bourse de Paris le 13 juillet sur le marché EnterNext.
L’allemand Henkel a relevé sa prévision de marge d’exploitation 2016 après des résultats du deuxième trimestre supérieurs aux attentes. Il a réalisé un Ebit hors exceptionnels en hausse de 6,6% à 819 millions d’euros, contre un consensus Reuters de 786 millions. Le chiffre d’affaires a progressé de 3,2% au deuxième trimestre à 4,654 milliards, grâce à l’Amérique latine et à l’Europe orientale. Henkel prévoit désormais une marge 2016 en hausse de plus de 16,5% (contre «environ 16,5%»). «Nous sommes confrontés à un climat qui devient de plus en plus difficile, avec [...] un ralentissement de la dynamique de croissance [...] et une évolution défavorable des changes», nuance toutefois le président du directoire Hans Van Bylen.
Le groupe allemand Thyssenkrupp a surpris hier les investisseurs en annonçant une baisse de 12% de son chiffre d’affaires (à 9,86 milliards d’euros) lors de son troisième trimestre fiscal (clos fin juin). Il l’explique par une forte contraction de la demande en provenance de ses clients exposés au pétrole et aux matières premières, qui a durement affecté la division Industrial Solutions. En revanche, la réduction des coûts a été plus efficace que prévu (700 millions au cours des 9 premiers mois) et a permis de limiter à 18% la contraction du bénéfice avant impôts et charges financières (Ebit) ajusté, qui atteint 441 millions.
Zalando, le groupe allemand de vente d’habillement en ligne, a annoncé hier un bénéfice avant impôt et intérêts (Ebit) ajusté pratiquement triplé à 80,9 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de 916 millions (+25%). La croissance des revenus a ralenti sur les pays de langue allemande (+14,7% contre +32,5% un an plus tôt), mais la marge d’Ebit dans cette zone a été multipliée par quatre (à 13,9%). Zalando a relevé sa prévision de marge d’Ebit ajusté pour l’ensemble de l’année, visant désormais de 4 à 5,5% (contre 3 à 4,5% auparavant).
Dans un rapport semestriel de production, Glencore a relevé sa prévision de production de cuivre et l’a réduite pour le charbon et le pétrole pour 2016, tout en confirmant sa politique de réduction d’approvisionnement de matières premières. Sa production de cuivre en 2016 devrait s'établir à près de 1,41 million de tonnes, soit 20.000 tonnes de plus que dans sa précédente estimation. Le charbon devrait en revanche se contracter de 5 millions de tonnes, à 125 millions de tonnes, et celle de pétrole baisser de 200.000 barils, à 8 millions de barils.
Alibaba a publié hier un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 59% pour atteindre 32,5 milliards de yuans (4,3 milliards d’euros), en dépit du ralentissement économique de la Chine. «Nous avons franchi un cap important ce trimestre, la monétisation des utilisateurs d’appareils mobiles ayant dépassé celle des autres utilisateurs pour la première fois», a déclaré la directrice financière du géant chinois du commerce en ligne, Maggie Wu. Confronté à une prochaine saturation du marché chinois du commerce en ligne, Alibaba élargit sa base avec notamment l’achat en avril dernier d’une plate-forme basée à Singapour, Lazada Group. Le groupe a également investi dans une série d’activités, notamment l’informatique dématérialisée (cloud) et la voiture autonome. Mais Alibaba n’a fait aucun commentaire sur l’enquête en cours de la SEC, le gendarme boursier américain, sur ses pratiques comptables.
Le producteur allemand de potasse et de sel K+S attend une baisse de plus de moitié de son bénéfice d’exploitation cette année, en raison de la chute des prix de la potasse en Europe, de perturbations dans sa production et d’une baisse de la demande de sel de déneigement. Il prévoit désormais un bénéfice avant impôt et intérêts (Ebit) ajusté des effets de couverture de change situé entre 200 et 300 millions d’euros, contre 782 millions l’an dernier. Son chiffre d’affaires aussi devrait reculer, entre 3,5 et 3,7 milliards, contre 4,2 milliards en 2015. Au deuxième trimestre, l’Ebit s’est effondré à 15 millions.
RWE, le numéro deux allemand de l'électricité, a publié un bénéfice d’exploitation semestriel en baisse de 7% à 1,88 milliard d’euros et inférieur au consensus Reuters (2,03 milliards), en mettant en avant les pertes de sa filiale de courtage. La filiale de trading a subi sur les six premiers mois de l’année une perte d’exploitation de 156 millions d’euros. Le bénéfice net ajusté est conforme aux attentes, à 598 millions. RWE maintient ses prévisions 2016, à savoir un bénéfice d’exploitation en baisse entre 2,8 et 3,1 milliards d’euros et un bénéfice net ajusté situé entre 0,5 et 0,7 milliard.
TUI, le numéro un européen du tourisme, a confirmé sa prévision de croissance à deux chiffres de son bénéfice courant 2016 à change constants: les destinations comme l’Espagne, la Grèce ou certains pays lointains ont compensé la désaffection pour la Turquie et l’Afrique du Nord. Le groupe a réalisé au troisième trimestre fiscal (clos en juin) un excédent brut d’exploitation courant de 180 millions d’euros (+1%), en dépit d’une baisse de 5,7% de son chiffre d’affaires, due en partie à la situation géopolitique.
Le spécialiste de l’ameublement sud-africain Steinhoff International (propriétaire de Conforama en France) a augmenté son offre d’achat sur le britannique Poundland de 13 millions de livres, à 610 millions (710 millions d’euros), en insistant sur le fait qu’il n’irait pas plus haut. La première offre avait déjà été approuvée par les administrateurs de Poundland, mais le hedge fund Elliott Capital tente de faire grimper les enchères. Le fonds est monté à hauteur de 17,5% de la cible, dont il est désormais le deuxième actionnaire derrière Steinhoff, qui en a déjà ramassé 23,6%.
PAI Partners a annoncé hier l’acquisition de Roompot Vakanties auprès des investisseurs financiers Gilde Buy Out Partners et BNP Paribas Fortis, des dirigeants et du fondateur du groupe d’hébergement de vacances néerlandais. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué ; la société de capital-investissement française se contente d’indiquer qu’il est «conforme aux normes de marché». Roompot Vakanties, présent aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne et en France, a l’intention d’investir dans son parc existant et envisage des acquisitions.
Le groupe d'électricité allemand a passé 2,9 milliards d'euros de dépréciations supplémentaires liées à sa filiale Uniper en passe d'être scindée en Bourse.