Deutsche Bank mène des discussions avancées avec d’ex-membres de son directoire pour leur faire payer les errements du passé, a déclaré hier le président de son conseil de surveillance, Paul Achleitner, lors de l’AG de la première banque allemande. Les discussions devraient déboucher «dans les mois à venir» sur une «contribution financière notable» des intéressés. Parmi les ex-dirigeants visés figurent le suisse Joe Ackermannn, à la tête du groupe de 2002 jusqu'à mai 2012, et son duo de successeurs, l’allemand Jürgen Fitschen et l’anglo-britannique Anshu Jain. Leurs droits à d’anciennes primes variables différées pourraient être annulés.
La Cour de cassation a confirmé hier la condamnation de l’homme d’affaires Bernard Tapie et de son épouse à rembourser plus de 404 millions d’euros obtenus dans le cadre de leur litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente du groupe Adidas. La cour d’appel avait condamné les époux Tapie, leurs sociétés et leurs liquidateurs à rembourser 404 millions d’euros au consortium de réalisation (CDR), structure publique qui gère le passif du Crédit Lyonnais. Cet argent leur avait été versé en vertu d’un arbitrage contesté rendu en 2008, qui a été annulé par la cour d’appel de Paris le 17 février 2015.
La cour d’appel de Paris a débouté Orfim et la Financière de l’Echiquier. La radiation de Radiall, déjà acceptée par Euronext, sera bientôt effective, sept ans après la première demande.
Ces activités pèsent environ un quart des ventes et 20% du résultat d’exploitation du groupe. Cette cotation s’accompagnera d’une augmentation de capital.
L’offre sur le britannique Berendsen, non sollicitée et rejetée, lui permettrait de quasiment doubler ses revenus et de compléter son dispositif en Europe.
Wendel a annoncé hier lors de son assemblée générale que son actif net réévalué, un indicateur clé du secteur mesurant la valeur de son portefeuille, atteignait le 5 mai dernier le niveau record de 8,15 milliards d’euros, soit 172,9 euros par action, en hausse de 12,4 % depuis le 1er janvier 2017. Il affiche en outre un chiffre d’affaires consolidé de 2,147 milliards d’euros au premier trimestre, en hausse de 10,1%, dont +1,6% de croissance organique. La société d’investissement propose de verser au titre de 2016 un dividende ordinaire de 2,35 euros par action, en progression de 9,3 % d’un an sur l’autre.
Banco Popular, qui ploie sous une montagne de 37 milliards d’euros d’actifs immobiliers non-performants issus de la crise financière, ne doit pas s’attendre à recevoir de l’argent public, a déclaré hier le ministre espagnol de l’Economie, Luis de Guindos, ce qui renforce la pression sur la banque pour qu’elle trouve rapidement un partenaire de fusion. Plusieurs banques domestiques concurrentes, dont Santander, BBVA et Bankia, ont exprimé leur intérêt cette semaine après l’annonce par Popular qu’elle cherchait une solution, dont une fusion ou une autre augmentation de capital après les 2,5 milliards d’euros levés en 2016. Mais des sources proches du dossier ont précisé que les établissements devaient d’abord prendre connaissance des besoins exacts de la banque et qu’ils n’avaient pas encore décidé de présenter ou non une offre en bonne et due forme.
Le fonds américain cherche à vendre le dernier joyau de l’empire Taittinger en sa possession, a appris L’Agefi. Un groupe chinois est en pole position.
Vivarte a démenti hier un article de presse lui prêtant l’intention de vouloir vendre l’ensemble de ses enseignes. Le magazine Capital affirmait que le PDG Patrick Puy voulait céder tous les actifs du groupe d’ici à 2021. «Vivarte dément formellement avoir l’intention de céder l’ensemble de ses marques», a déclaré un porte-parole du groupe, pour qui les citations attribuées au PDG «ne reflètent pas les propos qui ont été tenus». Seuls restent valables à ce jour les plans de cessions et de restructuration de la dette décidés fin 2016 et début 2017, a ajouté le porte-parole.
Afin de privilégier les marchés plus rentables, le constructeur automobile américain va arrêter la commercialisation de véhicules en Inde pour limiter la production des usines locales à l’exportation. Il transférera aussi ses sites de production au japonais Isuzu Motors en Afrique du Sud. La marque Chevrolet sera progressivement retirée des marchés indien et sud-africain d’ici à fin 2017. GM s’attend à passer une charge de 500 millions de dollars (450 millions d’euros) au deuxième trimestre pour couvrir le coût de ces retraits, mais anticipe une économie de 100 millions de dollars par an.
Les pays européens vont être invités à contribuer financièrement à un fonds dans le domaine militaire correspondant au projet franco-allemand de mise sur pied d’une véritable Europe de la défense. Dix-neuf pays entameront le mois prochain des discussions sur la création de ce mécanisme qui pourrait voir le jour en 2018, a déclaré hier un responsable de l’Union européenne en marge d’une réunion des ministres de la Défense de l’UE. La Grande-Bretagne s’opposait de longue date à une plus grande intégration européenne en matière de défense mais le Brexit rend désormais possible d’aller dans ce sens.
Clearwater France, l’ex-Easton CF, vient de recruter une équipe pour développer une activité de conseil en financement (debt advisory). Elle compte trois professionnels et sera dirigée par Laurence de Rosamel, qui affiche 10 ans dans le conseil en corporate finance chez Oddo et Close Brothers. L'équipe «aura pour rôle d’accompagner ses clients dans leurs différentes problématiques de financement d’acquisition, de refinancement et de restructuration», soulige un communiqué. La boutique se positionne sur les transactions supérieures à 30 millions d’euros de valeur d’entreprise.
E.ON a l’intention de sortir du capital de sa filiale d’énergies conventionnelles Uniper en 2018, une fois que seront levées les contraintes fiscales liées à une cession. «Toutes les solutions sont ouvertes», a indiqué hier à Bloomberg Marc Spieker, le directeur financier de l’électricien allemand. Uniper a été scindé à la Bourse de Francfort en septembre 2016. 53% du capital ont été distribués aux actionnaires d’E.ON, ce dernier se concentrant sur les énergies renouvelables, les réseaux et les services.
Orange a annoncé hier être entré en négociations exclusives pour prendre le contrôle de Business & Decision, spécialisé dans le conseil et l’intégration de systèmes. L’opérateur télécoms, qui compte ainsi se renforcer dans le big data, précise qu’il négocie l’acquisition d’une participation majoritaire de 67% au prix de 7,93 euros par action, soit un investissement proche de 42 millions d’euros. Le prix offert représente une prime de 34% par rapport à la moyenne des cours de Bourse de la cible sur les 12 derniers mois. Orange, qui lancera ensuite à ce prix une OPA simplifiée sur le solde du capital, espère boucler l’opération d’ici à fin septembre 2017.
Le département du Commerce des Etats-Unis a annoncé hier avoir ouvert une enquête suite aux déclarations de Boeing suivant lesquelles son homologue canadien Bombardier vendrait à perte ses avions régionaux civils CSeries sur le marché américain et bénéficierait de subventions illicites de l’Etat canadien. Bombardier a réfuté ces affirmations lors d’un face-à-face tendu avec Boeing durant une audition. «Tout en nous assurant que la cause sera traitée à partir d’un examen approfondi et intègre des faits, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour apporter notre appui aux entreprises et aux travailleurs américains», a déclaré le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross. Le département du Commerce a précisé que si l’enquête concluait que les CSeries ont été soit vendus à vil prix sur le marché américain soit injustement subventionnés, il imposerait des droits égaux à la valeur des avantages perçus.
Vivarte a démenti jeudi un article de presse lui prêtant l’intention de vouloir vendre l’ensemble de ses enseignes. Citant Patrick Puy, PDG du groupe d’habillement et de chaussures, le magazine Capital affirme que la mission du dirigeant consiste à «vendre ce groupe jusqu’au dernier morceau» et qu’il entend tout céder d’ici à 2021. «Vivarte dément formellement avoir l’intention de céder l’ensemble de ses marques», a déclaré un porte-parole du groupe, pour qui les citations attribuées au PDG «ne reflètent pas les propos qui ont été tenus». Seuls restent valables à ce jour les plans de cessions et de restructuration de la dette décidés fin 2016 et début 2017, a ajouté le porte-parole.
Deutsche Bank mène des discussions avancées avec d’anciens membres de son directoire pour leur faire payer les errements du passé, a déclaré aujourd’hui le président de son conseil de surveillance, Paul Achleitner. Le conseil s’occupe «depuis longtemps» de la question de savoir «si les membres du directoire en poste en leur temps doivent porter une responsabilité personnelle ou collective pour les fautes du passé», a-t-il déclaré lors de l’assemblée générale de la première banque allemande. Les discussions «en sont à un stade avancé» et devraient déboucher «dans les mois à venir» sur une «contribution financière notable» des intéressés, a précisé Paul Achleitner.
La Cour de cassation a confirmé jeudi la condamnation de l’homme d’affaires Bernard Tapie et de son épouse à rembourser plus de 404 millions d’euros obtenus dans le cadre de leur litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente du groupe Adidas. La cour d’appel avait condamné les époux Tapie, leurs sociétés et leurs liquidateurs à rembourser 404 millions d’euros au consortium de réalisation (CDR), structure publique qui gère le passif du Crédit Lyonnais. Cet argent leur avait été versé en vertu d’un arbitrage contesté rendu en 2008 en leur faveur. Cet arbitrage annulé par la cour d’appel de Paris le 17 février 2015 est aussi au centre d’une enquête pénale pour escroquerie en bande organisée.
Les pays européens vont être invités à contribuer financièrement à un fonds pour des projets dans le domaine militaire dans le cadre du projet franco-allemand de mise sur pied d’une véritable Europe de la défense. Dix-neuf pays entameront le mois prochain des discussions sur la création de ce mécanisme qui pourrait voir le jour l’an prochain, a déclaré jeudi un responsable de l’Union européenne en marge d’une réunion des ministres de la Défense de l’UE à Bruxelles. La Grande-Bretagne s’opposait de longue date à une plus grande intégration européenne en matière de défense mais le Brexit rend désormais possible d’aller dans ce sens.
Clearwater France, l’ex Easton CF, vient de recruter une équipe pour développer une activité de conseil en financement (debt advisory). Elle compte trois professionnels et sera dirigée par Laurence de Rosamel, qui affiche 10 ans dans le conseil en corporate finance chez Oddo et Close Brothers. L'équipe «aura pour rôle d’accompagner ses clients dans leurs différentes problématiques de financement d’acquisition, de refinancement et de restructuration», soulige un communiqué. La boutique se positionne sur les transactions supérieures à 30 millions d’euros de valeur d’entreprise.
E.ON a l’intention de sortir du capital de sa filiale d’énergies conventionnelles Uniper en 2018, une fois que seront levées les contraintes fiscales liées à une cession. « Toutes les solutions sont ouvertes », a indiqué à Bloomberg Marc Spieker, le directeur financier de l’électricien allemand.
La cour d’appel de Paris vient de débouter Orfim et la Financière de l’Echiquier, actionnaires minoritaires de Radiall, en les condamnant chacun à 10.000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile. Orfim et la Financière de l’Echiquier demandaient l’annulation de la décision de l’AMF du 22 décembre 2016 jugeant conforme le projet d’offre publique d’achat simplifiée de Hodiall, holding de la famille Gattaz, sur Radiall. La Financière de l’Echiquier reprochait notamment à l’AMF de ne pas avoir procédé à un contrôle renforcé du prix, comme elle le fait pour une offre publique suivie d’un retrait obligatoire.
Le groupe de blanchisserie industrielle Elis a rendu publique ce matin une offre d’achat de son concurrent Berendsen, après avoir essuyé de la part des administrateurs de la société britannique deux refus successifs à une offre jusqu’ici confidentielle. Elis propose 11,75 livres sterling par action, contre 11 livres au départ, soit une prime de 36% par rapport au cours de clôture de mercredi. Ces termes valorisent les fonds propres du groupe britannique 2,05 milliards de livres (2,38 milliards d’euros).
General Motors a annoncé ce matin de nouveaux pans de la réorganisation de ses activités internationales, pour privilégier les marchés plus rentables. Le constructeur automobile américain va ainsi arrêter la commercialisation de véhicules en Inde, pour limiter la production des usines locales à l’exportation. En Afrique du Sud, GM va transférer ses sites de production au japonais Isuzu Motors, dont GM fut longtemps un partenaire industriel important dans le monde et qui a acquis en février dernier la participation de 57,7% de GM dans General Motors East Africa. La marque Chevrolet sera progressivement retirée des marchés indien et sud-africain d’ici à la fin de l’année. Enfin, GM va «rationaliser» les activités de son siège régional de Singapour, qui conservera la supervision des activités restantes en Asie hors Chine.
Ford a annoncé hier son intention de supprimer 1.400 postes de cadres administratifs en Amérique du Nord et en Asie, via des départs volontaires en préretraite et autres incitations financières. Le groupe, qui cherche ainsi à stimuler son cours de Bourse, veut supprimer environ 10% des postes occupés au sein d’un ensemble de 15.000 personnes. Le deuxième constructeur américain souligne que la production, les départements de développement des produits et sa branche Ford Credit ne seront pas affectés, ni ses filiales en Europe et en Amérique du Sud.
PSA est en discussion avec le spécialiste japonais de la boîte de vitesse automatique Aisin Seiki pour le convaincre de venir produire une partie de ses transmissions dans une usine française du groupe sochalien, a appris hier Reuters de trois sources proches du dossier. Une telle décision permettrait au constructeur français de poursuivre l’optimisation de son outil industriel, de réduire ses coûts d’import et de sécuriser ses approvisionnements, et à Aisin de disposer d’une base industrielle en Europe pour faire face à l’augmentation prévisible de la demande pour les boîtes auto.
Le groupe pétrolier public va développer un centre de formation dédié aux métiers du tourisme, une initiative qui s’inscrit dans le plan gouvernemental de diversification de l'économie de l’Arabie saoudite. Aramco a signé un accord avec un établissement d'éducation public ainsi qu’avec la commission du tourisme du royaume, pour former de jeunes Saoudiens aux métiers du tourisme et de l’hôtellerie et à la gestion des équipements publics et privés, a annoncé hier le groupe. L’objectif est de former 5.000 garçons et filles d’ici quatre ans.
Abertis, qui fait l’objet d’une offre d’Atlantia, serait en passe d’annoncer l’acquisition de la participation d’Eutelsat dans l’opérateur de télécommunications hispanique.