L'équipementier automobile Faurecia et le groupe de services aux entreprises Accenture ont annoncé vendredi avoir conclu un partenariat de cinq ans dans les services de mobilité. Les deux entreprises, qui prévoient d’investir un montant total de 100 millions d’euros sur la durée du partenariat, vont unir leurs efforts afin de développer de nouveaux produits et services dans le domaine des véhicules connectés et autonomes, en se concentrant sur l’expérience utilisateur et l’amélioration de la santé et du bien-être des passagers.
La Chine a annoncé vendredi son intention de former des sociétés houillères de très grande taille d’ici à fin 2020, le premier producteur mondial de charbon cherchant à rationaliser son secteur et à fermer les mines peu rentables. La Commission nationale du développement et de la réforme a indiqué que d’ici fin 2020, le pays comptait créer un certain nombre de compagnies ayant chacune une capacité de production de 100 millions de tonnes de charbon par an, concurrentielles sur le marché mondial. En juin, la Chine comptait plus de 4.000 mines de charbon d’une capacité totale de 3,41 milliards de tonnes par an.
L'alliance officialiserait mardi la création de ce véhicule de 200 millions de dollars, qui reprendra les tickets de Renault dans des start-up. BMW, GM ou PSA ont déjà le leur.
Jefferies et Invest Securities affichent leur optimisme, misant sur une accélération de la consolidation du secteur. Les valeurs européennes restent sous-évaluées.
Le directeur général d’Intel, Brian Krzanich, a vendu des actions de l’entreprise après que celle-ci a été informée de vulnérabilités sur ses microprocesseurs, mais avant que ces problèmes ne soient rendus public. Dans un document déposé à la SEC, le gendarme de la Bourse américaine, Intel a déclaré que Brian Krzanich avait vendu des centaines de milliers d’actions. Ces opérations s’inscrivent cependant dans le cadre du plan « 10b5-1 », mis en place par les entreprises pour anticiper des ventes d’actions afin d'éviter les accusations de délits d’initiés. Mais le document souligne que Brian Krzanich a actionné ce plan seulement un mois avant la vente des titres, le 30 octobre 2017. Contactée par Dow Jones, Intel a affirmé que ces ventes n'étaient « en aucun cas liées » à Meltdown et Spectre.
Le multiple recule par rapport au ratio de 129 de l’an dernier. En 32 heures (3 jours de travail), ces dirigeants ont perçu le salaire brut médian annuel outre-Manche.
Continental et Bosch ont annoncé hier qu’ils allaient prendre chacun une participation de 5% dans le spécialiste de la cartographie numérique Here afin d'étendre leur expertise dans les technologies d’aide à la conduite et de base de données. Les deux équipementiers automobiles allemands n’ont pas communiqué le montant de l’investissement. BMW, Daimler et Volkswagen ont acheté Here en 2015 à Nokia, l'équipementier télécom finlandais, pour 2,8 milliards d’euros. Le fabricant de puces Intel détient également une participation de 15%.
Volvo Cars a fait état hier d’une progression de ses ventes de 7% en 2017, avec une hausse dans ses principales régions, Asie-Pacifique en tête. Le constructeur suédois, contrôlé par le chinois Geely, a vendu 571.577 voitures l’an dernier, soit un nouveau record, en dépit d’un recul de 3,7% en décembre. En Asie-Pacifique, les ventes ont augmenté de 20,9% grâce à un bond de 25,8% en Chine, principal marché de Volvo. En Europe/Moyen-Orient/Afrique, première zone du suédois, les ventes ont progressé de 3,3% ; elles ont reculé de 1,5% aux Etats-Unis.
Vivarte met en vente le chausseur Besson, qui fait trop d’ombre à La Halle aux Chaussures, et il dévoilera la semaine prochaine les noms des repreneurs de ses enseignes André et Naf Naf, a annoncé hier le PDG du groupe, Patrick Puy, sur Radio Classique. Pour son exercice clos fin août 2017, le groupe d’habillement a publié un résultat opérationnel courant redevenu positif à hauteur de 25 millions d’euros et il a réduit sa perte nette à 305 millions d’euros, contre 672 millions en 2016. «Le résultat net sera positif l’an prochain», a assuré Patrick Puy.
Un tribunal de Berlin a demandé hier à une juridiction supérieure de trancher un recours concernant la procédure de faillite de la compagnie charter autrichienne Niki. Ceci pourrait remettre en cause la cession prévue de cette filiale d’Air Berlin à IAG. Selon un communiqué du parquet civil de Berlin, le tribunal de Charlottenburg continue de penser que le dossier de Niki est de son ressort alors que Fairplane, un groupe représentant des passagers, demande que la procédure d’insolvabilité soit transférée vers l’Autriche, où la compagnie a son siège social. Le tribunal régional de Berlin se prononcera sous peu sur la requête, ajoute le communiqué.
Le groupe britannique de grands magasins a chuté hier de 15% en Bourse en annonçant des prévisions de résultats très inférieurs aux attentes du marché.
Le directeur financier de Steinhoff, Ben la Grange, a démissionné jeudi, alors que le distributeur d’ameublement cherche à arrêter l’hémorragie financière consécutive à un scandale comptable. Il sera remplacé provisoirement par Philip Dieperink. Le propriétaire des enseignes Conforama, Mattress Firm et Poundland avait signalé en décembre un trou de deux milliards d’euros dans son bilan et déclaré que certaines facilités de crédit avaient été suspendues, voire retirées, alors que son endettement dépasse les 10 milliards d’euros. L’action Steinhoff, qui a perdu autour de 80% en un mois, a rebondi de plus de 25% jeudi, à 8,60 rands. L’action cotée à Francfort a elle gagné près de 22%.
Sprint, quatrième opérateur de téléphonie mobile aux Etats-Unis, a annoncé jeudi avoir nommé l’ancien directeur général d’Altice, Michel Combes, au poste de directeur financier, à partir du 6 janvier. Michel Combes, qui a quitté le groupe de télécoms, câbles et médias mi-novembre dans le cadre d’une vaste réorganisation de sa direction, marquée par le retour au premier plan du fondateur et actionnaire de contrôle Patrick Drahi, s’installera à Kansas City pour ses nouvelles fonctions. Il sera également intégré au conseil d’administration de Sprint à une date ultérieure, précise le groupe. Altice et Sprint ont conclu en novembre dernier une alliance dans les services mobiles aux Etats-Unis.
Le géant américain des semences et des produits agrochimiques Monsanto, en cours d’acquisition par l’allemand Bayer, anticipe un bon exercice 2017-2018 à la faveur d’un relèvement des prix du glyphosate et d’une amélioration de la demande de semences de soja. Son bénéfice net a presque sextuplé au premier trimestre achevé le 30 novembre, à 169 millions de dollars, porté par une plus-value sur des ventes d’actifs. Les ventes de semences de soja ont bondi de 21,3% à 728 millions de dollars et celles de la division agricole ont augmenté de 11% (essentiellement grâce au glyphosate), permettant au chiffre d’affaires de progresser légèrement, à 2,66 milliards.
Les dernières décennies ont été caractérisées par la montée des inégalités salariales, largement attribuables à une hausse de la dispersion des salaires entre les entreprises, plus qu’au sein des entreprises, estiment les auteurs d’un rapport de l’OCDE intitulé «The great divergence(s)». «Dans le même temps, des signes récents indiquent une hausse significative de la dispersion de la productivité, ce qui suggère qu’il pourrait exister un lien positif entre les deux phénomènes de divergence, au niveau des salaires et de la productivité», ajoutent-il.
Numérique. Des changements « fondamentaux pour préparer le groupe à la prochaine étape de sa transformation dans le cadre de notre plan stratégique 2018-2020 » : depuis le remaniement de la direction en juillet et cette déclaration de son directeur général, Antonio Horta-Osorio (photo), Lloyds Banking Group (LBG) est très attendu. Intégralement revenue dans la sphère du privé en mai (les pouvoirs publics l’avaient sauvée de la crise), la première banque de dépôt britannique va annoncer des résultats annuels qui n’auront jamais été aussi élevés depuis 2009. Elle doit clore en partie le rachat du pôle retraite et épargne de Zurich Insurance durant ce premier trimestre et finaliser en 2019 l’intégration de la société de cartes de crédit MBNA. LBG doit préciser en février ses objectifs 2020 et l’ampleur de sa transformation, dans le numérique en particulier.
Baromètre de la confiance des dirigeants d’entreprise, les fusions-acquisitions consacrent le retour au premier plan de l’Europe. Le continent s’est replacé l’an dernier au centre des grandes manœuvres mondiales, comme le montre le classement exclusif de L’Agefi basé sur les transactions effectivement bouclées (lire notre Dossier page 20). Le millésime 2018 s’y annonce tout aussi prometteur par le volume des opérations engagées. La diète imposée par Pékin à certains de ses conglomérats et l’hostilité de l’administration Trump aux concentrations trop voyantes ne sont pas seules en cause. Ce regain de forme relatif, l’Europe le doit avant tout au facteur politique. La perception du risque populiste, si pesante il y a un an, s’est effacée devant les discours plus favorables aux consolidations paneuropéennes. C’est particulièrement vrai en France, où la remise en ordre des participations de l’Etat vaudra aussi cette année quelques nuits blanches aux banquiers conseils. La volonté de constituer des champions à l’échelle du continent, capables d’affronter la concurrence des géants chinois et les conséquences de la politique « America First », devrait encore servir d’aiguillon au mouvement.