Après avoir renoué avec la décollecte en février, l’industriede la gestion d’actifs en Italie a observé une décollecte nette de 597 millions d’euros en mars 2019, selon les données d’Assogestioni, l’association des professionnels de la gestion en Italie. Les encours sous gestion sont néanmoins en hausse, ressortant à2.144 milliards d’euros fin mars, un nouveau record pour la gestion d’actifs italienne. En mars, les flux de collecte ont été négatifs tant dans les fonds de gestion collective ouverts ( - 620 millions d’euros de décollecte nette) que dans les fonds fermés (-88M€ de décollecte nette). Dans le secteur des fonds ouverts, les fonds actionsont été les plus sensibles à la décollecte (-1,26 milliard de sorties nettes en mars). Une situation entre autres liée à la refonte de la réglementation en cours des fonds PIR. Les fonds obligataires ont collecté à hauteur de 1,89 milliard d’euros et les fonds diversifiés ont enregistré 272 millions d’euros de collecte. Les fonds monétaires, flexibles et les fonds de couverture n’ont en revanche pas eu les faveurs des investisseurs italiens en mars, ayant respectivement accusé des rachatsà hauteur de 762, 735 et 29 millions d’euros. Plus de 1.000milliards d’euros étaient gérés dans des fonds ouverts en Italie fin mars (998,76 milliardsd’euros en février). Selon les données d’Assogestioni,la décollecte la plus large en mars a été subie par le groupe Generali ayant enregistré des sorties d’une valeur totalede 808,4 millions d’euros. Au sein d’Intesa Sanpaolo, Eurizon a fait face à des rachat netsd’environ 1,1 milliard d’euros tandis que Fideurama collecté 712,8 millions d’euros. Le gestionnaire d’actifs ayant le plus collecté le mois dernier demeure Poste Italiane avec une collecte nette de 740,4 millions d’euros.