L’Allemagne a engrangé plus de 7 milliards d’euros cette année grâce aux rendements négatifs de ses émissions de dette, montre un document publié mardi par le ministère des Finances. Ces recettes s’expliquent par des taux d’intérêt très bas d’un point de vue historique. Fin novembre, le taux d’intérêt moyen à l'émission des emprunts émis par l’Allemagne était de -0,56%, ce qui se traduit par 7,07 milliards d’euros de recettes. En France, le coût de financement à moyen et long terme de l’Etat pour 2020 s’affichait à -0,14% mi-novembre.
L'économie suisse devrait se contracter de 3,3% cette année, avant de se redresser moins que prévu l’an prochain en raison de la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus, a prévenu mardi le Secrétariat d’Etat à l’Economie (SECO). La prévision pour 2020 a été relevée par rapport au déclin de 3,8% du produit intérieur brut (PIB) initialement annoncé par le SECO en octobre, même s’il s’agit du pire ralentissement depuis 1975. Pour 2021, le gouvernement table sur un rebond de 3% du PIB alors qu’il prévoyait auparavant une croissance de 3,8%.
Les cours du baril de brut ont terminé en hausse mardi à New York, alignant une deuxième séance consécutive de gains, alors que le déploiement du vaccin de Pfizer et BioNtech contre le coronavirus aux Etats-Unis incite les opérateurs à l’optimisme. Les signes de renforcement de la demande de brut en Chine ont également contribué à la progression des cours. Les raffineurs chinois ont traité 14,26 millions de barils par jour en novembre, soit une hausse de 455.000 barils par rapport à la même période l’an dernier, selon l’agence Bloomberg. Le contrat de janvier sur le baril de WTI a clôturé en hausse de 63 cents, soit 1,3%, pour terminer à 47,62 dollars sur le Nymex.
Advent International travaille sur un projet d’introduction en Bourse à Amsterdam d’InPost début 2021, indique Reuters. Le fonds de private equity a acheté la société polonaise de traitement des colis en 2017. L’opération pourrait valoriser l’entreprise entre 7 et 8 milliards d’euros, ajoute Reuters.
Dans sa note de conjoncture, tout juste publiée, qui tient compte de l’allégement des contraintes sanitaires en France, l’Insee table sur une perte d’activité ramenée à 8% en décembre, après une chute de 12% anticipée pour novembre. Au total sur le dernier trimestre, l’activité retomberait à 8% sous son niveau d’avant-crise, soit un recul d’environ 4% en variation trimestrielle. Des destructions d’emplois affectant 300.000 postes sont attendues au quatrième trimestre, après 400.000 créations nettes durant le trimestre précédent. En moyenne annuelle, l’ordre de grandeur du recul du PIB en 2020 est confirmé à 9%.
La Réserve fédérale a fait état ce mardi d’une hausse de 0,8% de la production manufacturière le mois dernier après celle de 1,1% (révisée) en octobre. Les analystes s’attendaient pour le mois de novembre à une croissance limitée à 0,3%. La production industrielle est elle aussi remontée en novembre, enregistrant une progression de 0,4%, alors que le consensus la donnait en hausse de 0,3%. Le chiffre d’octobre a été revu à la baisse, à +0,9% contre +1,1% annoncé initialement.
Paradoxalement, les défauts ont diminué en France de 35,9% mi-novembre par rapport à la même période l’an dernier pour l’ensemble des entreprises, relève le Conseil d’analyse économique (CAE) dans une étude sur les défaillances des entreprises dans le Covid. Ses économistes expliquent cette baisse par les aides publiques massives. Les mesures administratives, qui avaient gelé l’obligation de se déclarer en cessation de paiement et qui ont pris fin en août, n’expliquent donc pas totalement ce repli inattendu qui s’est prolongée au-delà de cette date.
Le Brexit n’a pas porté un coup à l’emploi dans les services financiers, montre une étude réalisée par le Financial Times auprès de 25 banques et sociétés de gestion internationales. La majorité des établissements sondés a augmenté ses effectifs londoniens sur les cinq dernières années. Neuf des plus grandes sociétés de gestion ont renforcé leurs recrutements au Royaume-Uni depuis le vote, leur effectif total combiné ayant augmenté de 35 % pour atteindre plus de 10.000 employés au cours de la période. Vanguard et T Rowe Price ont plus que doublé leurs effectifs à Londres sur la période à 600 et 575 personnes respectivement. Invesco a recruté 295 personnes pour porter le nombre de ses collaborateurs basés au Royaume-Uni à 1.201. Pimco et Columbia Threadneedle ont aussi musclé leurs forces de travail.
Jeito Capital, dédié aux secteurs des biotechs et des biopharmas, annonce un financement de série A de 20 millions d’euros dans InnoSkel, une biotech spécialisée dans le développement de traitements innovants contre les maladies rares du squelette. Jeito a mené cet investissement aux côtés de Vida Ventures et Groupe Turenne. Après SparingVision et Neogene Therapeutics, InnoSkel constitue le troisième investissement de Jeito en l’espace de quatre mois, et également le premier dans une entreprise dirigée par une femme. InnoSkel est dirigée par Elvire Gouze, chercheuse dans les troubles du squelette. le fonds de Jeito vise notamment à soutenir les femmes entrepreneurs dans le secteur de la santé.
Après une augmentation de 6,9% en octobre, la production industrielle chinoise a progressé de 7% sur un an en novembre, conformément aux attentes des économistes, en hausse pour le huitième mois d’affilée, a indiqué ce matin le Bureau national des statistiques. Les ventes au détail chinoises ont progressé de 5% le mois dernier en rythme annuel, un peu moins que les estimations du consensus qui ressortaient à 5,2% mais en augmentation par rapport au mois d’octobre où elles avaient progressé de 4,3%. Les investissements en actifs fixes ont de leur côté augmenté de 2,6% au cours des onze premiers mois de l’année par rapport à la même période en 2019, en ligne avec le consensus.
Il leur faut avant tout surveiller les cash-flows, et si besoin prévoir en amont la restructuration de leur dette, préviennent des avocats de Norton Rose Fullbright.
Avec le prolongement des opérations de refinancement à long terme, les banques pourront continuer à se financer dans de bonnes conditions. Mais l'afflux de dépôts pèse.
Casino lance une émission obligataire de 300 millions d’euros de maturité janvier 2026, et une offre de rachat d’un maximum de 1,2 milliard d’euros sur les obligations de maturités 2021 à 2025. Le principe de ces opérations avait été annoncé la semaine dernière. Les nouvelles obligations incluront les mêmes restrictions de dividendes que les financements levés en novembre 2019. Ainsi, le versement de dividendes ne sera libre qu’à condition que le ratio de levier soit inférieur à 3,5 fois post-paiement. Dans le cadre de cette offre de rachat, Casino acceptera toutes les obligations 2021 et 2023 apportées, et tout ou partie des souches 2022, 2024 et 2025.
Le Congrès des Etats-Unis va s’employer cette semaine à mettre un terme à des mois d’indécisions sur le budget fédéral et les mesures de relance anti-Covid. L’enveloppe globale pourrait atteindre 2.000 milliards de dollars. Les élus américains doivent boucler un projet de loi de dépenses de 1.400 milliards de dollars (1.150 milliards d’euros) pour l’année fiscale 2021, qui a débuté le 1er octobre, au risque d’une fermeture partielle («shutdown») de l’administration vendredi à minuit. Un groupe bipartite a présenté il y a dix jours un plan de 908 milliards et ses promoteurs ont démenti les rumeurs selon lesquelles ce programme serait au point mort.
Le gouvernement japonais devrait adopter mardi un troisième budget supplémentaire cette année (exercice fiscal fin mars), selon Reuters. Il intégrera les 19.200 milliards de yens (185 milliards de dollars) de dépenses publiques du troisième stimulus budgétaire annoncé la semaine dernière par Yoshihide Suga. Ce troisième budget additionnel sera inclus dans le projet de budget pour 2021-2022 qui sera annoncé la semaine prochaine. La Banque du Japon doit également annoncer la prolongation de certaines mesures d’urgence. Cette hausse des dépenses publiques contraint le pays à émettre 22.400 milliards de yens d’emprunts supplémentaires, à plus de 110.000 milliards d’émissions pour l’année fiscale en cours.
Suspendue depuis vendredi matin, la coation des actions Solutions reprendra ce mardi matin, a indiqué Euronext. Le groupe de services aux opérateurs de télécoms ou d'énergie avait demandé cette suspension à la suite des interrogations soulevées par la diffusion d’un rapport anonyme dénonçant de supposés liens entre la socété et le crime organisé. Ce rapport mettait également en doute certaines pratiques comptables de Solutions 30. Le groupe, également interrogé par le hedge fund Muddy Waters, a apporté lundi une série de réponses. Son cours de Bourse avait chuté de 25% la semaine dernière.
La société d’investissement Blackstone a annoncé lundi avoir conclu un accord avec le fonds Brookfield Asset Management pour lui racheter un ensemble de bâtiments et laboratoires dédiés aux sciences de la vie à Cambridge, dans le Massachusetts aux Etats-Unis, pour 3,45 milliards de dollars.
Le Congrès des Etats-Unis va s’employer cette semaine à mettre un terme à des mois d’indécisions sur le budget fédéral et les mesures de relance anti-coronavirus. L’enveloppe globale pourrait atteindre 2.000 milliards de dollars.
La concurrence acharnée entre les fournisseurs d’ETF alimente une guerre des frais dans l’ensemble du secteur européen de la gestion d’actifs, observe le Financial Times fund management. Les sociétés de gestion active imitent les acteurs de la gestion passive en réduisant les commissions afin d’attirer de nouveaux investisseurs et de conserver les clients existants. Les frais des ETF ont chuté de 30 % ces trois dernières années, tandis que les frais des fonds passifs ont diminué de 35 %, selon Fitz Partners, un consultant londonien. Les sociétés de gestion traditionnelle ont répondu avec des offres de rabais destinées aux premiers clients lors de lancements de fonds et en introduisant des tarifs dégressifs, où les frais sont réduits lorsque les actifs des clients dépassent un certain minimum. Un tiers des gestionnaires de fonds basés au Luxembourg et en Irlande proposent désormais des classes de parts «early bird» avec des rabais de 47 % en moyenne. Le nombre de classes de parts offrant des tarifs dégressifs a augmenté d’environ 60 % sur trois ans, mais seulement 14 sociétés de gestion les proposent (dont Schroders, M&G et AB). La tendance devrait s’accélérer. 52 % des sociétés de gestion prévoient de réduire les frais sur les douze prochains mois, selon un sondage de Brown Brotehrs Harriman.
Casino lance aujourd’hui une émission obligataire de 300 millions d’euros de maturité janvier 2026, et une offre de rachat d’un maximum de 1,2 milliard d’euros sur les obligations de maturités 2021 à 2025. Le principe de ces opérations avait été annoncé la semaine dernière.
L’impact du Brexit sur la richesse nationale de la France sera limité à 0,1 point en 2021, a assuré lundi le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire : «Les grands perdants du Brexit, ce seront les Britanniques», a-t-il déclaré sur France Info, estimant que leur volonté de quitter l’Union européenne était «une folie politique, une folie économique et une folie historique».
Le gouvernement japonais devrait adopter mardi 15 décembre un troisième budget supplémentaire cette année (exercice fiscal fin mars), selon Reuters. Il intégrera les 19.200 milliards de yens (185 milliards de dollars) de dépenses publiques du troisième stimulus budgétaire annoncé la semaine dernière par Yoshihide Suga mêlant mesures de soutien et de relance. Ce troisième budget additionnel sera inclus dans le projet de budget pour 2021-2022 qui sera annoncé la semaine prochaine. La Banque du Japon doit également annoncer la prolongation de certaines mesures d’urgence mises en place pour faire face à la crise du coronavirus. Cette hausse des dépenses publiques, ainsi que la chute des recettes fiscales des entreprises, contraint le pays à émettre 22.400 milliards de yens d’emprunts supplémentaires, à plus de 110.000 milliards d’émissions pour l’année fiscale en cours.
Après une chute d’activité au deuxième trimestre, puis un très net rebond de juin à septembre, l’économie française subit en cette fin d’année un nouveau choc négatif lié à la reprise de l’épidémie et aux mesures sanitaires, note la Banque de France dans ses projections macroéconomiques publiées lundi matin. Ce deuxième confinement, allégé fin novembre avec la réouverture des commerces, a un impact significatif, même si «globalement beaucoup moins marqué que celui du premier confinement tout en étant inégal selon les secteurs», a précisé son gouverneur, François Villeroy de Galhau, sur France Inter. Le PIB reculerait ainsi d’environ -9% sur l’ensemble de l’année 2020 (-11% en novembre et -8% en décembre selon les enquêtes mensuelles, -4% au quatrième trimestre 2020).
L’extension des discussions entre l’Union européenne et le Royaume-Uni sur le Brexit au-delà de la date butoir du dimanche 13 décembre permet aux actifs britanniques les plus sensibles à cette question de rebondir ce matin. Au premier rang desquels la livre sterling qui regagne 1,6% par rapport au dollar à 1,3421 et 1,2% face à l’euro à 1,1043.
Solutions 30 répond aux accusations mais reste suspendu de cotation. Sur son site internet, le groupe de services aux opérateurs de télécoms ou d’énergie a publié une rubrique dans laquelle il répond à 52 questions soulevées par le rapport anonyme qui, la semaine dernière, critiquait sa gouvernance et ses pratiques.