TrackInsight est le 5e ticket fintech du fonds NewAlpha en 2016. Pour Aviva France, l’entrée au capital du site français de notation d’ETF (exchange traded funds) suit une première incursion dans les technologies financières innovantes. L’assureur avait investi l’an dernier dans le crowdlending avec Finsquare, racheté depuis par Lendix, et dans d’autres opérations non publiques. «Le marché de la gestion passive est en très forte croissance mais aussi très complexe. Nous voulions nous associer à la vigie française du secteur, notamment pour comprendre si les ETF sont réservés aux investisseurs professionnels, ou s’ils peuvent se démocratiser auprès du grand public comme essaient déjà de le faire certains sites d’épargne», explique Hugues Sévérac, directeur de l’innovation chez Aviva France, qui annoncera bientôt un autre «deal» fintech. «Il existe peu de sites innovants dans l’information financière et celui-ci a le mérite de s’appuyer sur une équipe experte, un actif qui constitue une forte barrière à l’entrée pour d’éventuels concurrents», ajoute Jonathan Cohen-Sabban, directeur de participations chez NewAlpha, l’incubateur de La Française. Créé fin 2014, TrackInsight boucle ainsi sa première levée de fonds, intermédiée par la Financière Cambon. NewAlpha, en lead, et Aviva ont investi 2,5 millions d’euros pour moins de 30% du capital, contrôlé par les quatre fondateurs. L’opération a été signée en avril, mais n’a été rendue publique que ce matin. Le temps pour la start-up de prendre son indépendance vis-à-vis de sa maison mère Koris International, qui conseille les institutionnels pour leur allocation depuis 2004. Cette opération porte à plus de 4 millions d’euros les investissements consentis pour son développement. «Depuis l’an dernier, nous avons fait grossir la plate-forme, en passant de 200 à 900 ETF européens analysés. Nous avons aussi commencé à générer du chiffre d’affaires en faisant payer certains services tels que l’utilisation de nos notes par les gestionnaires d’actifs pour leur communication, explique Jean-René Giraud, co-fondateur de TrackInsight et de Koris. Nos notes restent en revanche non sollicitées et les investisseurs institutionnels ont accès gratuitement à nos données et à notre méthodologie». Ce Morningstar à la française, qui compare la qualité de la réplication des ETF, revendique plus de 3.500 utilisateurs, principalement situés en Suisse et en Allemagne. Il veut continuer à croître en Europe et préparer son déploiement en Asie et aux Etats-Unis.
La régulation a eu la part belle cette semaine. Jeudi, la SEC a adopté les nouvelles règles tantattendues de liquidité et de reporting sur les fonds ouverts. Moins strictes que ce que le gendarme boursier américain avait initialement annoncé, ces règles restent toutefois suffisamment contraignantes pour tenter d’assurer une bonne liquidité des fonds lors des demandes de rachats des investisseurs et minimiser l’impact sur ceux qui restent. Le régulateur européen, qui attend de son côté le feu vert de Bruxelles pour une future réforme sur les fonds monétaires, a confirmé pour son budget 2017 une priorité donnée à la convergence partout en Europe. L’objectif final étant, comme l’a confirmé son président Steven Maijoor aux Assises européennes de la gestion, de faire diminuer progressivement les coûts des fonds pour les rendre plus accessibles à l’épargne et mieux financer l’économie réelle. Côté français, le Trésor s’est lui aussi montré déterminé à promouvoir le secteur de la gestion d’actifs, Brexit oblige. Il a notamment annoncé, par la voix de sa directrice générale Odile Renaud-Basso également présente aux Assises, la préparation d’une ordonnance pour permettre la distribution de parts de fonds via la Blockchain, « ce qui pourrait faciliter la commercialisation à l'étranger ». Toutes ces annonces sur la régulation sont d’autant plus importantes que cette dernière constitue parfois un frein à l’innovation. Lors de l’AMtech day de L’Agefi, Stéphane Mallard de Blu Age, a ainsi expliqué que l’intelligence artificielle se développe beaucoup dans la finance de marché, mais que si la machine ne permet pas à une société de gestion d’expliquer pourquoi telle ou telle position a été prise, « alors le régulateur rejette ». La régulation peut aussi se montrer instable parfois. L’allégement de la fiscalité sur l’attribution d’actions gratuites aux salariés instauré par la loi Macron pourrait par exemple être remis en cause. Cette semaine, les députés de la commission des Finances ont adopté un amendement qui propose de leur appliquer à nouveau la fiscalité des salaires et non plus celle des plus-values mobilières. Une façon de leur couper certains abattements. Le capital-investissement français, lui, ne se pose pas toutes ces questions métaphysiques. Il est en pleine forme avec un bond de 41% des levées de capitaux au premier semestre 2016 comparé à la même période 2015. Les compagnies d’assurances et les mutuelles restent les premières contributrices de cette belle collecte. Le bilan est loin d’être aussi positif pour les FCPE monétaires. Leur performance est devenue nulle ou négative pour 95% d’entre eux au troisième trimestre 2016 et affiche en moyenne -0,06% contre 0% en 2015. Enfin, le marché des introductions en Bourse à Paris ne se porte pas très bien. Sur les neuf premiers mois de l’année, la France n’a enregistré que 12 IPO pour 764 millions d’euros en 2016, contre le double (24 introductions) en 2015 pour près de 3 milliards d’euros. La relève des banques par les marchés financiers pour assurer le financement de l’économie a encore du chemin à faire.
Biffa a réduit ses ambitions pour tenter de mener à bien son projet d’introduction à la Bourse de Londres. Selon des sources de marché, le groupe britannique de traitement des déchets a fixé à 180 pence le prix unitaire de ses actions, très en-dessous de la fourchette indicative qui allait de 220 à 270 pence. A ce niveau, le livre d’ordres serait couvert. Le placement n’atteindra que 50 millions de livres, cinq fois moins qu’initialement attendu. Biffa est contrôlé par un consortium financier comprenant notamment Angelo Gordon & Co, Avenue Capital Group et Babson Capital Europe. L’IPO est dirigée par Citigroup, HSBC et JPMorgan. Rothschild & Co est conseil des actionnaires.
Eric Rosengren, le président de la Réserve fédérale de Boston, a jugé vendredi « logique » l’anticipation « très élevée » par les marchés financiers d’une hausse des taux d’intérêt au mois de décembre aux Etats-Unis. Il a ajouté que la banque centrale américaine « avait tendance à agir » à l’occasion des réunions de politique monétaire suivies d’une conférence de presse de la présidente, Janet Yellen, comme cela sera le cas les 13 et 14 décembre.
Le moral des ménages américains s’est dégradé en octobre, montrent les résultats préliminaires de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan publiés aujourd’hui. Son indice de confiance a reculé à 87,9 après 91,2 en septembre, au plus bas depuis septembre 2015. Le consensus des économistes tablait en moyenne sur un chiffre de 91,9. La composante du jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a augmenté à 105,5 après 104,2 le mois précédent. Celle des perspectives a baissé à 76,6 contre 82,7 en septembre.
Après un quatrième trimestre 2915 jugé inquiétant, les deux premiers trimestres 2016 révèlent une croissance forte de l’activité des business angels dans l’internet, selon le dernier baromètre Fibamy (French Internet Business Angel Money Yardstick) publié par Isai Gestion. Sur l’ensemble du premier semestre, on observe ainsi une progression de 78% du montant total investi et une hausse de 40% du nombre de tours de table par rapport au premier semestre 2015. Cette performance est toutefois à relativiser en raison d’un très probable décalage des annonces de levées de fonds du quatrième trimestre 2015, marqué par les attentats du mois de novembre, vers le premier trimestre 2016.Cela dit, le ticket moyen passe de 411.000 euros au premier semestre 2015 à 523.000 euros au premier semestre 2016. Une forte hausse qualifiée de «très positive» dans la mesure où à la faible taille des tours de table a toujours constitué un point de faiblesse de la chaîne de financement «business angel» en France.
Le Top 10 des entreprises ayant la meilleure réputation RSE en France, sur la base de leurs scores dans les trois dimensions gouvernance, citoyenneté et environnement de travail comprend deux entreprises françaises, Michelin et Décathlon, classées respectivement en troisième et neuvième position, selon le Reputation Institute. Rolex et Canon occupent la tête de cette première édition du Top 150 des entreprises ayant la meilleure réputation en France, tous secteurs confondus.Par ailleurs, en comparant le Top 10 des entreprises ayant la meilleure réputation RSE en France et le Top 10 des entreprises ayant la meilleure réputation globalement en France, il apparaît très clairement que la RSE est un facteur de différentiation, de performance et de réputation. En effet, cinq entreprises (Michelin, Décathlon, Rolex, Canon et Lego) sont présentes dans les deux Top 10. Les entreprises ayant une bonne réputation RSE sont donc plus performantes sur un plan global. Comme la réputation est maintenant devenue un actif géré dans les grandes entreprises au même titre que n’importe lequel de ses actifs stratégiques, son impact positif sur le business ne serait plus à prouver.Cela dit, l'étude montre que les consommateurs manquent d’informations sur les initiatives des entreprises dans les trois dimensions propres à la RSE. En effet, ils sont 25,4% à ne pas avoir d’avis sur les initiatives lancées dans le domaine de l’environnement de travail, par manque d’information. Ils sont 18,2% dans ce cas sur la dimension gouvernance et 20,7% en termes de citoyenneté.A noter aussi que si l’importance du facteur RSE varie d’un secteur industriel à l’autre (plus d’importance donnée à la RSE dans les secteurs de l'énergie, de la finance et de la technologie notamment), la dimension gouvernance est la clé de la réputation RSE, tous secteurs confondus. A l’exception des produits de consommation, de l’industrie et de l’hôtellerie, la gouvernance est la dimension la plus importante pour tous les autres secteurs. D’ailleurs, Rolex et Michelin sont les entreprises les plus réputées dans cette dimension et se retrouvent dans le Top 3 des entreprises ayant la meilleure réputation RSE en France...
Les fonds Equistone et Sagard ont finalisé la vente du groupe Fläkt Woods, le spécialiste des solutions intégrées pour les systèmes de ventilation et climatisation hautes performances, à des fonds gérés par Triton. Les parties à l’opération ont convenu de ne pas divulguer le prix de cession, précise un communiqué.Avec un chiffre d’affaires de plus de 420 millions d’euros, Fläkt Woods compte aujourd’hui plus de 2.200 employés, avec une présence dans plus d’une vingtaine de pays répartis dans toutes les régions du monde.
A l’occasion du Forum GA de l’Agefi, qui s’est tenu à Paris le 6 octobre dernier, Didier Le Menestrel, président de La Financière de l’Échiquier, explique aux caméras de l’Agefi, pourquoi il ne veut plus opposer gestion quantitative et gestion de conviction. Il revient également sur la genèse du fonds Échiquier QME.Pour voir la vidéo, cliquez ou copiez le lien suivant:http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/forumGA.aspx?id=1479
AXA Investment Managers - Real Assets (« AXA IM -Real Assets ») annonce qu’il a réalisé l’acquisition d’une forêt de 958 hectares connue sous le nom de ‘Domaine de Saint Augustin’, qui s’étend sur les départements de l’Allier et du Cher, pour 21,5 millions d’euros auprès d’un vendeur privé. La transaction a été réalisée pour le compte d’une compagnie d’assurance AXA et porte ainsi la valeur des actifs forestiers sous gestion d’AXA IM - Real Assets à 130 millions d’euros pour une superficie totale de près de 21 000 hectares.
Les prix à la production en Chine ont opéré une hausse surprise de 0,1% en septembre, inédite en près de cinq ans, tandis que les prix à la consommation ont vu leur croissance atteindre 1,9%, montrent les statistiques officielles publiées vendredi. Le consensus des économistes anticipait un indice des prix à la production en baisse de 0,3% sur un an, après une chute de 0,8% le mois précédent, et un indice des prix à la consommation (CPI) en hausse de 1,6%, après +1,3% en août.
Le secteur de la construction outre-Manche a reculé en volumes de 1,5% en août après une progression le mois précédent revue à +0,5%, montrent les chiffres de l’Office de la statistique nationale (ONS) publiés vendredi. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient pour le mois d’août à une progression de 0,2%. Ce repli s’explique, selon l’ONS, par une baisse du nombre des chantiers d’infrastructure et non par les effets sur l'économie du référendum du 23 juin. Sur un an, la construction britannique est en hausse de 0,2%, contre une prévision médiane de 1,5%.
Le fonds de private equity lance, à l'initiative du groupe de protection sociale, un véhicule dédié à la construction et à la rénovation thermique de bâtiments tertiaires.
Le billet vert s'est apprécié de 3,8% depuis mi-août, les marchés anticipant avec plus de certitude une hausse des taux à la réunion du FOMC de décembre.
La plus grande province argentine aurait mandaté Bank of America, BBVA et HSBC pour réaliser une nouvelle émission d’obligations libellées en billet vert d’un montant cible de 1 milliard de dollars (900 millions d’euros), selon des sources de Bloomberg. Elle s’ajouterait aux 2,25 milliards de dollars déjà émis par la province depuis le début d’année. Outre les émissions souveraines de l’Etat argentin, neuf provinces du pays sont déjà revenues sur le marché primaire de la dette internationale pour un montant cumulé de près de 6 milliards de dollars.
SoftBank a annoncé hier le lancement d’un fonds d’investissement technologique nommé «SoftBank vision fund». Le groupe japonais a déjà signé un protocole d’accord avec le Fonds public d’investissement saoudien, pour un apport pouvant aller jusqu’à 45 milliards de dollars sur les 5 prochaines années. SoftBank précise que « quelques grands investisseurs mondiaux sont en discussions » pour participer au fonds, qui pourrait aller jusqu’à 100 milliards de dollars. Le fonds, actif mondialement, investira au moins 25 milliards de dollars (22,6 milliards d’euros) en cinq ans.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Michel Sapin, s’est dit opposé à un «bouleversement» de la fiscalité sur les actions gratuites alors que des députés souhaitent revoir en profondeur le dispositif. Hier, les députés ont adopté en commission des Finances un amendement au projet de loi de finances 2017 proposant de revenir sur l’allègement de la fiscalité des actions gratuites adopté (AGA) dans la loi Macron à l’été 2015.
Le premier titre adossé à un unique prêt hypothécaire commercial (single-loan CMBS) a été émis par Deutsche Bank cette semaine, dans le respect des règles applicables à la fin de l’année sur la rétention du risque. L’opération de 214 millions de dollars (193 millions d’euros) s’appuie sur un prêt hypothécaire pour le 667 Madison Avenue, près de Central Park à New York, et un investisseur a accepté d’acquérir plus de 5% des titres offerts, respectant ainsi les règles de rétention du risque. La tranche notée AAA est ressortie à MS plus 118 points de base (pb), tandis que la tranche BBB-/BBB affiche un rendement de MS +235 pb.
Le taux de financement des caisses de pension suisses a progressé de 88,4% à 90,2% au troisième trimestre, selon l'indice établi par Willis Towers Watson, rapporte L'Agefi suisse.
Alexandre Coureaud vient de rejoindre le groupe Berri en tant que directeur financier adjoint. Il était auparavant consultant actif-passif et risques de marché chez Lamarck FS, depuis novembre 2015. Il a également passé quatre ans chez Le Conservateur en qualité de Responsable Gestion Actif-Passif ALM.
L’Ircem, le groupe de protection sociale des emplois de la famille, vient de lancer une étude comparative entre deux groupes de protection sociale en vue d’un rapprochement sur le périmètre de la retraite complémentaire.
Le fonds Europe Value Investors, géré par AEW, a annoncé, ce mercredi 12 octobre, l’acquisition de l’immeuble de bureaux Coengebouw situé dans le centre d’affaires Sloterdijk à Amsterdam aux Pays-Bas. Cet immeuble multi-locataires développe une surface de 19.714 m². Grâce à cette opération, le portefeuille du fonds Europe Value Investors comprend désormais 15 actifs situés au Royaume-Uni, en France, en Espagne, en Allemagne et maintenant aux Pays-Bas. Lancé en 2014, le fonds Europe Value Investors investit dans des actifs de bureaux situés dans l’ouest et le sud de l’Europe. Il cible un taux de rendement de 9% - 11% et il a déjà investi plus de 80% des capitaux levés. Le fonds a réalisé son dernier «closing » en juillet 2016 pour atteindre un volume total d’engagements de 412,6 millions d’euros.
La société d’investissement Ardian a annoncé, ce 12 octobre, la signature d’un accord en vue de la vente de sa participation majoritaire dans Bruni Glass S.p.A, société italienne spécialisée dans la conception et de la commercialisation de récipients de spécialité et d’accessoires en verre en Europe et en Amérique du Nord, à Berlin Packaging, la société américaine spécialiste du packaging. A la suite de cette transaction, le management de Bruni Glass restera actionnaire. Berlin Packaging est soutenu par Oak Hill Capital Partners, une société de private equity basée aux Etats-Unis. En 2015, Bruni a réalisé un chiffre d’affaires de près de 140 millions d’euros. La transaction, dont le montant n’a pas été dévoilé, devrait être finalisée dans les 45 prochains jours, indique Ardian.
Jupiter Asset Management et Old Mutual Global Investors se sont engagés à voter contre les nominations de conseils d’administration dans les entreprises qui n’ont pas suffisamment de femmes dirigeantes, rapporte le Financial Times. Newton Investment Management, l’Environment Agency Pension Fund et Eden Tree Investment Management ont pris les mêmes engagements. Le 30% Club, qui fait campagne pour une meilleure représentation des femmes dans les directions des entreprises, doit appeler les sociétés de gestion à suivre l’exemple de ces acteurs et voter contre les conseils d’administration des entreprises qui ne font aucun progrès.
Dans son dernier rapport annuel sur l’investissement responsable, l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama) présente le rôle et l’engagement croissant du secteur dans l’investissement responsable et décline ses principales recommandations. «Dans le contexte d’une attention accrue à la finance durable au niveau européen, nous pensons qu’il est particulièrement opportun de débattre du rôle et de l’engagement croissant du secteur de la gestion d’actifs dans l’investissement responsable», souligne Peter De Proft, directeur général de l’Efama.Dans ses recommandations, le rapport relève notamment l’importance de la publication d’une information fiable et précise ainsi que l’importance des devoirs fiduciaires des gestionnaires d’actifs. Le rapport évoque par ailleurs toutes les problématiques propres à l’investissement responsable, entre autres le débat sur la performance ou encore les différentes méthodes de sélection dans le processus de l’investissement responsable.
Le capital-investissement français se porte comme un charme. Au cours du premier semestre 2016, les acteurs ont en effet levé un total de 6,2 milliards d’euros de capitaux, en hausse de 41% par rapport au premier semestre 2015 (4,4 milliards d’euros de collecte), selon des données publiées par l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) et Grant Thornton. « Cette collecte sera engagé dans l’économie via les 55 sociétés de gestion qui ont levé ces fonds au travers de 108 véhicules », précisent les deux partenaires.Cette forte collecte semestrielle intègre cependant une importante opération, à savoir une levée de 2,8 milliards d’euros, « qui confirme la constitution d’acteurs français du capital-investissement de très grande taille », nuance l’AFIC. Autre fait saillant : la tendance de long terme montre que les levées unitaires supérieures à 200 millions d’euros progressent. De fait, elles passent de 38% en moyenne entre 2008 et 2012 à environ 60% depuis 2013 (71% pour le premier semestre 2016).Les compagnies d’assurance et mutuelles restent les premiers contributeurs à cette collecte semestrielle, en France comme à l’étranger. Elles ont en effet apporté 1,83 milliard d’euros, soit 29% des levées du premier semestre 2016. Suivent les fonds de fonds (829 millions d’euros soit 13% du total) et les personnes physiques et family offices (753 millions d’euros soit 12% du total).Par ailleurs, « le capital-investissement confirme confirme son attractivité internationale », notent l’AFIC et Grant Thornton. De fait, 49% des capitaux levés sont venus d’investisseurs étrangers. Dans le détail, 1,5 milliard d’euros provient d’Europe (hors France) et 1,55 milliard d’euros du reste du monde. « Les levées de capitaux supérieures à 200 millions d’euros concentrent 90% des capitaux provenant de l’étranger».Autre signe de la bonne santé du secteur, les acteurs du capital-investissement français ont investi 5,5 milliards d’euros au cours du premier semestre 2016, un chiffre en progression de 47% par rapport au premier semestre 2015. Mieux, pour la première fois sur un semestre, le seuil des 1.000 entreprises (1.040 précisément) accompagnées a été franchi, indiquent l’AFIC et Grant Thornton. Dans le détail, 84% des entreprises concernées sont basées en France. En outre, 61% des entreprises ont bénéficié de réinvestissements, représentant 45% des montants alloués, « preuve de la capacité du capital-investissement à soutenir les projets de croissance et réinjecter du capital », selon l’AFIC et Grant Thornton.Enfin, au cours des six premiers mois de l’année 2016, les sociétés de capital-investissement ont cédé 695 entreprises pour un montant total de 4,4 milliards d’euros.
Interrogé par NewsManagers TV, Elyès Jouini, responsable du master 222 Gestion d’Actifs à l’Université Paris Dauphine présente les principales caractéristiques de cette formation, développée en partenariat avec plusieurs grandes maisons de la gestion d’actifs. Une formation en alternance qui reste au plus près des besoins du secteur, qu’il s’agisse des évolutions réglementaires ou des nouvelles tendances dans les services financiers.Pour regarder la vidéo, cliquez ou copiez le lien suivant :http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/unexpertvousparle.aspx?id=1475
Dhatim, qui propose une solution de gestion des dépenses automatisée en mode SaaS, a levé 2,5 millions d’euros auprès d’Amundi Private Equity Funds (PEF) afin d’accélérer son développement vers d’autres marchés en France et à l’international. «Cette levée de fonds conforte Dhatim sur le potentiel important que représente le marché de la gestion des dépenses automatisée rendue possible par la digitalisation massive des process des entreprises, indique un communiqué commun des deux sociétés.Fondée en 2008 par Thomas Bourgeois, Pierre de Chastellier et Marc Rouanne, Dhatim opère dans le domaine de la gestion des dépenses et développe une technologie permettant de réaliser automatiquement et en temps réel des actions d’optimisation des dépenses. Elle emploie une quarantaine de personnes répartie à travers le monde dont une quinzaine dédiée à la R&D basée en France. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros en 2015.