Alors que le bitcoin poursuit son repli après son envolée spectaculaire de décembre, les Suisses ne semblent pas insensibles aux charmes des crypto-monnaies, que les régulateurs à travers le monde ne voient pourtant pas d’un très bon œil. Environ 11% des personnes interrogées par le comparateur suisse Comparis sont ainsi disposées à investir cette année dans les crypto-monnaies, malgré les mises en garde sur les risques de bulle spéculative et les appels à la régulation de cette nouvelle classe d’actifs.Quelque 9% des 1034 personnes interrogées en Suisse au mois de décembre ont déjà acheté des devises virtuelles. Alors que 92% disent «vouloir essayer» ce type de placement, seuls 8% escomptent des gains, précise le sondage. Par tranche d'âge, les moins de 36 ans sont plus enclins à investir dans les crypto-monnaies que leurs aînés. Seuls 5% des plus de 55 ans sont ainsi disposés à placer leurs avoirs dans le bitcoin et autres monnaies électroniques.
La croissance manufacturière a plus décéléré que prévu en décembre, après son sommet de quatre ans inscrit le mois précédent, mais le secteur industriel reste un bon point de l'économie britannique. L’indice PMI IHS Markit/CIPS des directeurs d’achats du secteur manufacturier a reflué à 56,3 contre 58,2 en novembre, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient à 58 en moyenne. L’indice est resté au-dessus de sa moyenne de l’ensemble de l’année 2017, même si les composantes des commandes nouvelles, de la production, des commandes à l’exportation et de l’emploi se sont tassées le mois dernier.
L’indice des directeurs d’achat concernant le secteur manufacturier américain a atteint en décembre le niveau de 55,1, contre 53,9 en novembre, a annoncé Markit. Il retrouve ainsi son plus haut niveau depuis mars 2015. L’indice est également en hausse concernant l’emploi, remontant à 55,8, contre 54,7 en novembre. Au troisième trimestre, la croissance des Etats-Unis s’est établie à 3,2% en rythme annualisé.
La devise mexicaine fait face à des vents contraires au premier semestre 2018, avec la renégociation de l’Alena et l’élection présidentielle en juillet.
La société Uber a confirmé jeudi soir aux Etats-Unis, qu’un consortium mené par le japonais Softbank avait fait l’acquisition de 17,5% de son capital, valorisant le groupe technologique, qui met en relation des chauffeurs de voitures avec des passagers, à 48 milliards de dollars. L’opération a été faite avec une décote d’environ 30% par rapport aux dernières estimations de valorisation. SoftBank gardera une part de 15% du capital et le reste du consortium qui inclut Dragoneer Investment Group et TPG, détiendra le solde.Cette opération était indispensable pour Uber qui, malgré son succès international, perd environ 1 milliard de dollars par trimestre. La société évoque aussi une introduction en Bourse pour 2019.
A la fin du mois de décembre 2017, l’encours des fonds communs de placement espagnols a atteint le niveau record de 262,45 milliards d’euros, selon des données provisoires publiées par Inverco, l’association professionnelle de l’industrie espagnole de la gestion d’actifs. Les encours du secteur ont progressé de 0,7% (ou 1,74 milliard d’euros) par rapport au mois de novembre et de 11,5% (ou 27 milliards d’euros) par rapport à fin décembre 2016.Au cours du seul mois de décembre, les fonds espagnols ont enregistré une collecte nette de 1,08 milliard d’euros. Sur l’ensemble de l’exercice 2017, les souscriptions nettes s’élèvent à 20,5 milliards d’euros, contre 13,8 milliards d’euros en 2016.
A l’exception de Londres, les Bourses européennes ont terminé l’année 2017 en baisse, l’euro fort, la stabilité de Wall Street et la faiblesse des échanges n’ayant guère encouragé les prises de positions, rapporte Reuters.À Paris, le CAC 40 a terminé vendredi en repli de 0,5% à 5.312,56 points. L’indice phare de la Bourse de Paris affiche un gain annuel de 9,26%, soit sa meilleure performance depuis 2013. Le Footsie britannique a terminé l’année sur un plus haut historique. L’indice a gagné 0,85% vendredi, favorisé notamment par son exposition au secteur des ressources de base, et progresse de 7,63% en 2017. Le Dax allemand a clôturé vendredi en hausse de 0,48% pour afficher un gain de 12,51% depuis le début de l’année. Le Stoxx 600 a pour sa part reculé de 0,11% et gagne 7,66% sur l’ensemble de l’année, sa meilleure performance depuis quatre ans. A Wall Street, les trois indices américains évoluent en légère baisse vendredi après leur progression quasiment en ligne droite sur 2017. Depuis le début de l’année, le Dow Jones affiche ainsi un gain de plus de 25%, le S&P 500 de 20% et le Nasdaq Composite de 29%. Le compartiment technologique s’est notamment distingué avec un bond de plus de 37% en 2017.En Asie, l’indice Nikkei à Tokyo a gagné 19,1% en 2017 et la Bourse de Shanghai a progressé de 6,58% en dépit des craintes sur un resserrement des liquidités. L’indice MSCI des pays émergents a grimpé de 34% cette année, et l’indice MSCI mondial ACWI a bondi de 21,9% pour atteindre un plus haut historique.
Durant la dernière semaine pleine de 2017, le risque politique européen est revenu sur le devant de la scène à l’occasion des élections en Catalogne qui ont remis en selle les partisans du sécessionnisme. Les électeurs italiens vont retourner aux urnes durant le premier semestre 2018 alors que la chancelière allemande Angela Merkel peine à former un nouveau gouvernement de coalition et que les négociations entre le Royaume-Uni et la Commission européenne ne progressent que très lentement. Dans ce contexte, les fonds européens, tant du côté des actions que de l’obligataire, ont terminé dans le rouge. Les fonds d’actions européennes ont ainsi enregistré leur septième semaine consécutive de sorties nettes. Les fonds dédiés aux actions allemandes notamment ont affiché leurs plus importantes sorties des 31 dernières semaines tandis que les fonds d’actions espagnoles ont subi des rachats nets après huit semaines consécutives de souscriptions nettes. Les fonds d’actions émergents ont continué toutefois d’attirer des flux nets positifs et les fonds d’actions américaines sont repassés dans le vert après une semaine de sorties nettes. Au total, les fonds d’actions, toutes zones géographiques confondues, ont terminé la semaine au 27 décembre sur une collecte nette de 14,3 milliards de dollars alors que les fonds obligataires attiraient seulement 1,4 milliard de dollars, selon les données communiquées par le spécialiste des flux dans le monde EPFR Global.
Les fonds monétaires chinois ont enregistré 10 mois consécutifs de croissance de leur encours en 2017 pour s’établir désormais à 6.800 milliards de renminbi (soit 871 milliards d’euros ) à fin novembre, rapporte le site spécialisé Asia Asset Management qui reprend des données de l’Association chinoise de la gestion d’actifs (Asset Management Association of China ou AMAC). Depuis le début de l’année 2017, les actifs sous gestion des fonds monétaires ont progressé de 58,88%, ou 2.520 milliards de renminbi, par rapport aux 4.280 milliards de renminbi affichés à fin décembre 2016.Le marché chinois des fonds monétaires a véritablement décollé depuis que Tianhong Asset Management, une filiale à 51% d’Ant Financial, la branche financière d’Alibaba, a lancé le premier fonds monétaire sur internet, baptisé Yu’e Bao, en 2013. A fin septembre 2017, Yu’e Bao affichait plus de 1.500 milliards de renminbi (192 milliards d’euros) d’actifs sous gestion.A fin novembre 2017, les fonds monétaires représentaient 59,65% du marché des fonds communs de placement (« mutual funds ») en Chine – un nouveau record historique – contre 46,77% à fin 2016, selon l’AMAC. En parallèle, toujours selon les données de l’AMAC, les actifs sous gestion des fonds obligataires chinois ont diminué de 4,24% entre janvier et novembre pour atteindre 1.360 milliards de renminbi. En parallèle, l’encours des fonds actions a chuté de 6,31% sur la même période pour s’inscrire à 171,4 milliards de renminbi à fin novembre 2017. L’industrie chinoise des fonds communs de placement totalisent 11.400 milliards de renminbi (1.460 milliards d’euros) à fin novembre 2017, en croissance de 24,55% depuis fin décembre 2016.
Les gérants s'attendent à une nouvelle hausse de l'indice cette année, de 9,2%, ce qui porterait le CAC 40 à 5.780 points, niveau inconnu depuis octobre 2007.
Les cours ont progressé durant 12 séances consécutives, du jamais vu depuis 1989. Des risques de rupture d'approvisionnement et l'appétit de la Chine expliquent ce phénomène.
Les dernières dots de décembre dévoilent un renforcement des perspectives de hausse de taux, avant même l’entrée en scène du nouveau comité de politique monétaire.
Euronext a annoncé vendredi soir la finalisation de l’accord avec le London Stock Exchange Group (LSE), qui lui permet d’entrer au capital de la chambre de compensation française LCH SA. L’opérateur des Bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne a échangé sa participation de 2,3% dans LCH Group contre une part de 11,1% au capital de LCH SA. L’opération se traduit pour Euronext par un gain financier brut de 40,6 millions d’euros, estimé à 38,4 millions d’euros après impôts, précise la société dans un communiqué. Ce gain sera comptabilisé dans l’exercice 2017.
Funding Circle, la première plate-forme de prêts participatifs au Royaume-Uni, se prépare à mandater ses conseils financiers pour préparer son introduction en Bourse, indiquait Sky News samedi de sources proches. Elle espérerait dépasser nettement le milliard de livres de valeur (1,12 milliard d’euros), pour 100% de son capital. L’appel d’offres pour sélectionner les banques introductrices devrait se dérouler à la fin du premier trimestre, pour une cotation à la fin de l’automne. La volonté de Funding Circle, créée en 2010, de faire son entrée à la Bourse de Londres est très attendue par la City. Elle avait déjà été valorisée un milliard de livres lors de son dernier tour de table privé, mené par Access en 2017.
L’indice mondial de confiance des investisseurs, publié par State Street Global Exchange, a reculé de 1,5 point en décembre pour s’établir à 94,8 contre 96,3 en novembre. A noter que l’indice de novembre est en données corrigées car il était à 97,1 lors de la première estimation publiée. La baisse enregistrée en décembre résulte principalement du recul de 6,2 points de cet indice de confiance en Amérique du Nord à 94,9 et du repli de 2,8 point de ce même indicateur en Asie à 94,8. En revanche, l’indice de confiance des investisseurs en Europe a augmenté de 16 points pour s’établir à 96,9, note State Street.« Après avoir atteint un pic en juillet 2017, la confiance des investisseurs a chuté pendant cinq mois consécutifs. Au cours des trois derniers mois, les investisseurs ont réduit leurs positions sur les actifs risqués (un indice inférieur à 100), a commenté Michael Metcalfe, « senior managing director » et responsable de la stratégie macro globale chez State Street Global Markets, cité dans un communiqué. Alors que les perspectives économiques générales semblent de plus en plus optimistes, comme le montrent les indices de la confiance des consommateurs et des entreprises, la nature plus prudente des investisseurs suggère que les marchés financiers ont déjà intégré et écarté une grande partie des bonnes nouvelles. »L’Europe reste, pour l’heure, épargnée par cette grande prudence. « En Europe, une croissance économique saine et la poursuite de la politique d’achats d’actifs de la Banque centrale européenne (BCE) ont peut-être contribué à renforcer la confiance des investisseurs, note pour sa part Kenneth Froot, l’un des créateurs de l’indice. Bien que l’indice reste inférieur à 100, il semble que les investisseurs européens soient moins préoccupés par le fait que les risques politiques puissent faire dérailler la forte performance économique dans la région. »
Le Conseil constitutionnel a validé hier dans les grandes lignes les mesures contestées de la loi de finances pour 2018, notamment la refonte de l’impôt sur la fortune, la réforme de la taxe d’habitation, la réduction des aides au logement (APL) et l’instauration d’une «flat tax» sur les revenus du capital. Le premier budget du quinquennat d’Emmanuel Macron franchit donc le dernier obstacle procédural, une semaine après son adoption définitive au Parlement. Le Conseil a néanmoins assorti son avis d’une réserve concernant les finances des communes, qui devront être maintenues au-dessus du seuil prévu par la loi. Durant les débats, l’exécutif s’est engagé à compenser le manque à gagner pour les collectivités locales. La transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI), mesure contestée notamment par la gauche, est globalement approuvée, à l’exception d’un détail portant sur le calcul de l’usufruit.
La Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud doit statuer ce matin sur le lancement d’une procédure de destitution («impeachment») contre le président Jacob Zuma dans le cadre d’un détournement de fonds publics pour réaliser des travaux dans sa résidence personnelle. En septembre, la Cour avait suspendu le prononcé de son arrêt après le dépôt d’une motion par les partis d’opposition. Jacob Zuma a déjà fait l’objet de plusieurs procédures judiciaires et parlementaires, mais aucune n’a, pour l’instant, abouti à son départ de la présidence sud-africaine. Sa position est toutefois fragilisée par l'élection la semaine dernière de son vice-président Cyril Ramaphosa à la tête du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir.
Le nombre de mises en chantier de logements a fléchi sur trois mois à fin novembre, selon des données publiées hier par le ministère de la Cohésion des territoires. Le nombre de logements commencés est en recul de 4,6% par rapport aux trois mois précédents, avec une baisse de 3,5% dans l’individuel et de 5,3% dans le collectif, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Sur douze mois en données brutes, 418.200 logements ont été commencés, soit une progression de 15,7% par rapport au cumul des douze mois précédents. Pour les permis de construire, le cumul sur douze mois à fin novembre a atteint 504.200 autorisations, au plus haut depuis août 2012 et en progression de 11,4% en rythme annuel.
Les stocks américains de pétrole brut ont baissé plus que prévu la semaine dernière à la faveur d’une hausse de la production des raffineries, tandis que les stocks d’essence et ceux de produits distillés ont augmenté, montrent les données publiées hier par l’Agence américaine d’information sur l'énergie (EIA). Les stocks de brut ont diminué de 4,6 millions de barils dans la semaine au 22 décembre. Les économistes attendaient en moyenne une contraction de 4 millions de barils. Les stocks de pétrole au terminal de Cushing, dans l’Oklahoma, ont baissé de 1,6 million de barils. La capacité d’utilisation des raffineries a progressé de 1,6 point de pourcentage.
La croissance de l’activité manufacturière dans la région de Chicago a rebondi de manière inattendue en décembre après un repli le mois dernier, montre l’enquête mensuelle auprès des directeurs d’achats de l’institut ISM publiée hier. L’indice PMI de Chicago est ressorti à 67,6, au plus haut depuis mars 2011, contre 63,9 en novembre. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un recul à 62,0. La barre des 50 marque la frontière entre croissance et contraction de l’activité.