Pour l’autorité des marchés britannique, la FCA, l’année à venir sera notamment placée sous le signe des fintech. Publié le 5 avril, la feuille de route de la FCA pour l’année 2016/17 reprend l’essentiel des grandes problématiques qui travaillent le secteur financier: outre l’innovation et les technologies, le bon fonctionnement des marchés, le conseil, la délinquance financière et la lutte anti-blanchiment, la gouvernance et le traitement de la clientèle.Mais sur le chapitre des fintech, un secteur en plein essor, la FCA entend bien encadrer plus strictement les activités des sociétés spécialisées dans les technologies financières, qu’il s’agisse des moyens de paiement, de la cybersécurité, du Big Data ou encore du conseil automatisé avec le développement des «robo-advisers». Dans la présentation de son plan, Tracey McDermott, directrice générale de la FCA souligne que «l’impact de la technologie est l’un de ceux qui évoluent le plus vite parmi les thèmes prioritaires de cette année. En particulier, le potentiel de la technologie d’améliorer non seulement la conception de nos produits et services, mais également leur distribution». Pour l’heure, le secteur n’est bien évidemment pas soumis à la même réglementation que la finance traditionnelle et l’effondrement de la licorne britannique Powa Technologies en début d’année a suscité de nombreuses inquiétudes dans la communauté financière et il n’est pas étonnant que le régulateur ait décidé d’en faire cette année un de ses plats de résistance. La gestion d’actifs, qui ne va sortir indemne de ces évolutions, est aussi au centre des préoccupations du régulateur. La FCA a lancé une étude de marché sur le secteur pour notamment déterminer si la concurrence fonctionne correctement et si le client en a pour son argent. Le régulateur indique dans son business plan qu’il publiera un rapport intermédiaire dans le courant de l'été 2016 et un rapport de synthèse début 2017.