Le président du directoire de Munich Re, Nikolaus von Bomhard, ne sollicitera pas le renouvellement de son mandat, qui expirera à la fin de l’année, rapporte Manager Magazin en citant des sources internes au réassureur allemand. Le remplaçant de Nikolaus von Bomhard, à ce poste depuis 2004, sera choisi au sein du directoire et une décision devrait être prise mardi à l’occasion d’une réunion du conseil de surveillance, ajoute le magazine. Il précise que le favori est Thomas Blunck, 51 ans, membre de la direction depuis 2005 et actuellement responsable des risques spéciaux et des actifs adossés aux polices d’assurance tels que les obligations catastrophes. A l’issue d’une période de battement de deux ans, Nikolas von Bomhard devrait succéder en 2019 à Bernd Pischetsrieder à la tête du conseil de surveillance.
Avec un jour de recul sur les annonces de la BCE de jeudi, les marchés actions confirment leur première impression favorable au secteur bancaire. L’indice Euro Stoxx 50 des banques a signé un bond de près de 5,8% vendredi, dépassant la performance de l’indice large Euro Stoxx 50 (+3,4%).
General Motors a annoncé le rachat de la start-up américaine Cruise Automation afin de renforcer ses technologies dans la voiture sans chauffeur. «Les véhicules complètement autonomes vont apporter à nos clients beaucoup d’avantages, en termes de coûts bas et amélioration de la sécurité dans la mobilité au quotidien», est persuadé le président de GM, Dan Ammann. La transaction sera finalisée au deuxième trimestre après le feu vert des autorités de la concurrence. Son montant n’a pas été dévoilé. GM a récemment investi 500 millions de dollars dans Lyft, un rival d’Uber, avec qui il a, en outre, conclu une alliance stratégique visant à développer une flotte de voitures autonomes.
Les discussions entre dix pays de la zone euro sur le projet de taxe sur les transactions financières (TTF) sont aujourd’hui à l’arrêt en raison des difficultés politiques rencontrées par l’Espagne et la Slovaquie, a déclaré le 10 mars le ministre français des Finances Michel Sapin, rapporte l’agence Reuters. Portée notamment par la France et l’Allemagne, la TTF est censée permettre aux Etats de récupérer une partie des fonds engagés pendant la crise pour soutenir les banques tout en luttant contre la spéculation outrancière. Elle fait l’objet depuis 2011 de discussions épineuses."Nous sommes aujourd’hui dans une situation d’arrêt sur image», a expliqué Michel Sapin lors d’un point presse à Bercy. «Un travail important a été fait, on a beaucoup progressé» mais «deux pays se trouvent aujourd’hui dans une incapacité politique de décision», à savoir l’Espagne et la Slovaquie, a-t-il poursuivi. L’Espagne se trouve dans une impasse politique depuis les élections législatives du 20 décembre et une situation comparable se profile pour la Slovaquie, où les législatives de samedi dernier n’ont pas dégagé de majorité nette.Entamées en 2011 par l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Autriche, la Belgique, l’Estonie, la Grèce, le Portugal, la Slovaquie, la Slovénie et l’Espagne, les discussions sur la TFF peinent à trouver un point d’accord à la fois sur les produits à taxer et sur le taux de prélèvement à appliquer. Avec le retrait du projet de l’Estonie l’an dernier, seuls dix pays restent dans la procédure. D’après les règles européennes, un minimum de neuf pays est requis pour mettre en oeuvre un projet de coopération renforcée qui ne s’applique pas à l’ensemble des Vingt-Huit, a rappelé Michel Sapin. «On est vraiment à la limite du nombre nécessaire pour pouvoir continuer à avancer», a-t-il déclaré, soulignant par ailleurs que la Belgique commençait à exprimer des réticences.
Le ministre des Finances et des Comptes publics français a reconnu selon L’Agefi que les travaux sur la création d’une taxe sur les transactions financières européenne (TTFE) piétinaient, plus de trois ans après leur lancement. « Nous sommes aujourd’hui dans une situation d’arrêt, si je puis dire, d’arrêt sur image », a expliqué Michel Sapin, lors d’une conférence de presse. « On est vraiment à la limite du nombre nécessaire pour pouvoir continuer à avancer », a reconnu le ministre alors qu’une réunion s’est tenue à Bruxelles sur le sujet cette semaine. La création d’un TTFE est prévue dans le cadre d’une procédure dite de «coopération renforcée» qui ne peut fonctionner qu’avec l’engagement d’au moins neuf Etat-membres de l’Union européenne. Parmi les dix pays qui veulent une taxe, l’Espagne et la Slovaquie ne peuvent avancer, faute de gouvernement.
Un groupe de 18 fournisseurs, traders et autres acteurs liés au secteur des fonds indiciels cotés (ETF), parmi lesquels BlackRock, Vanguard Group, JPMorgan, State Street et Charles Schwab and Co., a demandé dans un courrier hier à la SEC, le gendarme de la Bourse américain, d’agir pour éviter que ne se reproduise un nouvel effondrement subit des marchés comme le 24 août 2015, selon L’Agefi.
Une maxi-fraude fiscale réalisée par le biais de faux contrats d’assurance : telle est l’hypothèse qui a conduit le Parquet de Milan à enquêter sur Credit Suisse, rapporte Bluerating. Treize à quatorze mille clients italiens auraient transféré à l’étranger environ 14 milliards d’euros par le biais de faux contrats d’assurance qui auraient permis d’éviter le fisc italien.
Le groupe de services financiers anglo-sud-africain Old Mutual a confirmé vendredi qu’il se scinderait en quatre sociétés, Old Mutual Emerging Markets, Old Mutual Wealth, Nedbank Group and OM Asset Management. Cette décision renforce la perspective d’une vente ou d’une cotation en Bourse de sa filiale de gestion de fortune en Grande-Bretagne. Elle fait suite à un rapport publié en novembre au moment de l’entrée en fonction de Bruce Hemphill, ex-patron de Standard Bank, en tant que directeur général.
Dans le sillage d’une année 2015 très difficile, marquée par une perte nette de 6,8 milliards d’euros, Deutsche Bank a annoncé vendredi une baisse de 11% du pool de bonus au titre de cet exercice, à 2,4 milliards d’euros. Ce montant inclut une part de bonus différés de 1,2 milliards d’euros, soit un taux de 50% en baisse de 1,8 point. « Les décisions de la banque en matière de rémunérations ont dû trouver un équilibre entre la perte de 2015 et l’évolution positive des revenus », souligne Deutsche Bank.
L’amende de 455,8 millions d’euros infligée à la Société Générale pour manipulation des taux de référence, Libor et Euribor, va diminuer. A la suite d’un appel devant la Cour de Justice de l’Union européenne, destiné à contester la modalité de calcul de la pénalité, Bruxelles « a vérifié et accepté le résultat du nouveau calcul des ventes », a souligné la banque française dans un communiqué sans dévoiler le montant de la réduction. « La Société Générale accepte la sanction calculée sur la base des chiffres corrigés et il n’y a donc plus de raison de maintenir l’appel », poursuit le document. En décembre 2013, la Commission européenne avait infligé 1,7 milliard d’euros de pénalités à huit groupes, dont la plus lourde à Deutsche Bank (465,8 millions d’euros).
Hannover Re a réalisé un résultat net record de 1,15 milliard d’euros en 2015 (+17%), dépassant son objectif fixé à 950 millions. Il s’agit d’un nouveau record pour le réassureur allemand. L’Ebit a bondi de 20% à 1,8 milliard d’euros, tandis que le montant des primes nettes a progressé de 17,5% à 14,6 milliards. Ulrich Wallin, son directeur général, l’explique par « d’importantes souscriptions en réassurance de dommages et un bénéfice net en très forte hausse en réassurance-vie et santé, combiné avec une augmentation importante des revenus d’investissement ». En outre, les pertes pour sinistre majeur se sont révélées bien inférieures au budget. Le conseil d’administration proposera un dividende de 4,75 euros par action, dont un dividende spécial de 1,50 euro par action. Pour 2016, dans un climat « qui restera délicat », le groupe a l’espoir de réaliser un résultat net d’au moins 950 millions d’euros.
La filiale du Crédit Agricole supprimera 240 agences à l'horizon 2020, principalement des sites secondaires. Les syndicats estiment l'impact social à 400 postes.
Swiss Life France annonce une forte progression de son résultat opérationnel 2015 qui s’élève à 219 millions d’euros (183 millions d’euros en 2014) en hausse de 20%. La filiale française de l’assureur helvétique l’explique notamment par « une amélioration constante du mix business associée à la diversification des revenus du groupe avec une part de produits ‘non traditionnels’ de 75% (épargne retraite en UC, prévoyance, santé et dommages) et une augmentation significative des revenus issus des commissions » et « une augmentation du résultat de risques due à l’amélioration des ratios de sinistralité dans tous les métiers (santé, prévoyance et dommages) ».
UBS et Deutsche Bank ont perdu un litige face à l’administration fiscale britannique relatif aux bonus, rapporte L’Agefi. La Cour suprême britannique a considéré, dans une décision rendue hier, que les mécanismes offshore mis en place par les deux établissements pour certains salariés étaient illégaux. Le fisc évalue son manque à gagner à 135 millions de livres. Les dispositifs avaient été mis en place en 2004 : les bénéficiaires recevaient leur bonus en actions, plutôt qu’en cash, sur des comptes de sociétés ad-hoc. UBS et Deutsche Bank avaient fait appel d’une première décision en 2012.
Les revenus devraient chuter de 15% à 25% en raison de conditions difficiles et d'un effet de base défavorable. Avec à la clé, de nouvelles réductions de coûts possibles.
L’assureur italien Generali devrait désigner demain son nouvel administrateur délégué en remplacement de Mario Greco, parti chez Zurich Insurance, a appris Reuters de sources proches. Le favori pour le poste serait le Français Philippe Donnet, actuel patron des activités de Generali en Italie et membre du conseil de surveillance de Vivendi. Sa candidature serait poussée par Vincent Bolloré, patron de Vivendi et l’un des actionnaires de référence de Mediobanca, elle-même principale actionnaire de Generali.
Volkswagen a annoncé hier soir le départ avec effet immédiat du responsable de ses activités aux Etats-Unis, près de six mois après que le constructeur allemand eut admis avoir installé des logiciels de manipulation des tests d'émissions sur 580.000 véhicules diesel dans ce pays. Michael Horn, PDG de Volkswagen of America depuis 2014, quitte l’entreprise «d’un commun accord». Très apprécié des concessionnaires, il est provisoirement remplacé par Hinrich J. Woebcken, récemment nommé patron des activités de Volkswagen en Amérique du Nord.
Rothschild & Co a annoncé l’acquisition de L&Co, une boutique de conseil en fusions et acquisitions issue en 2015 d’une scission de Leonardo & Co en Belgique. Frank Demoen et Yves Vervaet, ses fondateurs, rejoignent Rothschild en tant que managing partners et apportent une équipe de sept banquiers. Ils travailleront avec l'équipe belge de Transaction R, l’activité de conseil en M&A de Rothschild dédiée aux entreprises d’une valeur de moins de 100 millions d’euros.
La banque de l’avenue de Messine a annoncé l’acquisition de L&Co, une boutique de conseil en fusions et acquisitions issue en 2015 d’une scission de Leonardo & Co en Belgique. Frank Demoen et Yves Vervaet, les fondateurs de la société, rejoignent Rothschild & Co en tant que managing partners et apportent avec eux une équipe de sept banquiers. Ils travailleront en coopération avec l'équipe belge de Transaction R, l’activité de conseil en M&A de Rothschild & Co dédiée aux entreprises d’une valeur de moins de 100 millions d’euros.
En 2016, la protection du consommateur va ouvrir de nouveaux chantiers pour les opérateurs du marché, soulignent les experts de Deloitte que cite L’Agefi dans un article sur les enjeux réglementaires dans le secteur de l’assurance. Après Solvabilité 2, ce sera un sujet clé pour les assureurs en 2016 et devrait devenir le nouveau cheval de bataille de l’Eiopa (l’autorité européenne de supervision de l’assurance, ndlr)», a indiqué Claude Chassain, associée en charge de l’actuariat assurance au sein du cabinet d’audit et de conseil chez Deloitte. En relevant les exigences de transparence, de devoir de conseil ou encore de documentation client standardisée, la directive sur la distribution d’assurance, qui devra être transposée en droit français d’ici février 2018, va ouvrir des chantiers sur la mise à niveau des systèmes d’information, l'évolution des réseaux de distribution ou la création de nouveaux modèles de compétences, prévient également Deloitte. Le secteur de la protection sociale aura lui aussi son lot de défis, et les rapprochements entre opérateurs vont se poursuivre dans ce contexte même s’ils sont motivés en premier lieu par des enjeux de positionnement et de développement commercial. «Tous ces travaux réglementaires vont peser sur les budgets et faire pression sur les équipes de conformité», anticipe Michel de la Bellière, associé industrie financière et responsable assurance Europe chez Deloitte.
Marielle Cohen-Branche, médiateur de l’Autorité des marchés financiers, a été agréée par la Commission nationale d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (CECMC), a annoncé l’AMF le 8 mars. Cette nouvelle procédure résulte de la transposition, depuis le 1er janvier 2016, de la directive européenne relative au règlement extrajudiciaire des litiges de consommation. L’objectif de la directive est la généralisation de ce dispositif gratuit pour les consommateurs à tous les secteurs de l’économie marchande. Elle introduit en outre la mise en place d’un agrément et d’un contrôle pour les médiateurs qui traitent amiablement ces litiges. Les premiers médiateurs agréés par la CECMC ont été notifiés à la Commission européenne par la Secrétaire d’Etat Mme Martine Pinville, parmi lesquels Marielle Cohen-Branche, au titre de Médiateur public de l’Autorité des marchés financiers.
Michael Oppenheim, un ancien banquier américain de JPMorgan Chase, a été condamné mardi soir à cinq ans de prison, rapporte Les Echos. L’intéressé a été jugé coupable d’avoir détourné au moins 20 millions de dollars pendant plus de trois ans à de richissimes clients de la banque dont il gérait les portefeuilles.
Le groupe Allianz prévoit de poursuivre Volkswagen en justice dans les prochaines semaines afin d’obtenir réparation des pertes subies par l’action du constructeur automobile à la suite du scandale des émissions, a appris mardi Reuters d’une source proche du dossier. La plainte préparée par Allianz Global Investors (AGI) constitue la première action du genre contre le constructeur automobile par une grande entreprise allemande, à l’heure où Volkswagen tente de se remettre des suites du scandale qui avait fait fondre de près d’un tiers sa capitalisation boursière."Ca se fera ce mois-ci», a dit la source, requérant l’anonymat. AGI a fait savoir mardi qu’il n’avait pas porté plainte contre Volkswagen à ce jour mais qu’il songeait à des poursuites. Plus de cinq mois après le scandale qui a écorné son image, le premier constructeur automobile européen fait l’objet d’un nombre croissant de plaintes en justice.Reuters indique par ailleurs qu’une information judiciaire pour tromperie aggravée a été ouverte par le parquet de Paris sur le scandale des moteurs diesel truqués. L’enquête du parquet de Paris concerne les voitures vendues en France, précise-t-on de même source