Le ministère espagnol de la Santé a annoncé hier qu’il allait recruter 40 personnes au sein de son agence nationale du médicament afin de renforcer les procédures d'évaluation et de contrôle de cette instance avant la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Une des conséquences du Brexit sera le transfert de l’Agence européenne des médicaments (EMA) dont le siège est à Londres. Alors que l’agence espagnole compte actuellement 493 salariés, cette augmentation du personnel vise à renforcer la candidature de Barcelone pour accueillir le nouveau siège de l’EMA. La capitale catalane est en compétition avec 18 autres villes de l’UE. La Commission européenne sera chargée d’examiner les candidatures en septembre mais l’attribution finale relèvera des chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept qui tenteront de trouver un accord lors du prochain sommet européen en octobre. Le nom de la ville vainqueur devrait être dévoilé en novembre.
Selon une note des analystes de Bernstein publiée hier, les pertes assurées dues aux inondations causées par la tempête tropicale Harvey au Texas seront probablement très inférieures à celles de Katrina en 2005 (82 milliards de dollars de dommages étaient couverts) et Sandy en 2012 (31 milliards de dollars). Dans le cas présent, les pertes assurées se chiffreraient plutôt entre 2 et 4 milliards de dollars. Munich Re et Swiss Re pourraient subir les pertes les plus importantes, entre 180 et 340 millions de dollars chacun.
Les taux d’intérêt très bas en zone euro continuent de «peser lourdement» sur les finances des petites banques allemandes, ont dit hier la Bundesbank, la banque centrale du pays, et la BaFin, l’autorité des marchés financiers, à l’issue d’une enquête menée auprès de quelque 1.500 établissements de taille petite et moyenne qui représentent environ 88% de l’ensemble des établissements de crédit du pays. Ces banques anticipent un repli de 9% de leur bénéfice imposable sur les cinq prochaines années. Cela équivaut à une diminution de 16% du rendement total du capital des banques, contre 25% dans l’enquête similaire réalisée voici deux ans.
Sa société d'investissement a converti ses actions de préférence et devient son premier actionnaire, avec à la clé une plus-value de 11,6 milliards de dollars.
Allianz a annoncé hier avoir conclu un accord définitif en vue d’acquérir 98% de l’assureur nigérian Ensure Insurance auprès de Greenoaks Global Holdings. Le groupe munichois n’a pas dévoilé le montant de l’opération. Ensure Insurance a émis des primes brutes de 11 millions d’euros l’an dernier. Le groupe allemand, l’un des premiers assureurs mondiaux, a quant à lui publié au titre de 2016 des primes brutes émises de 51,5 milliards d’euros. Allianz s’attend à finaliser la transaction avant la fin de l’année.
Belle prise pour Groupama. L’assureur mutualiste a annoncé mercredi la nomination de Cyril Roux au poste de directeur financier à compter du 1er septembre. Il sera rattaché à Fabrice Heyriès, directeur général adjoint, et remplace Benoît Maes, qui devrait faire valoir ses droits à la retraite après une petite période de passations de pouvoirs.
Les sociétés de gestion BlueBay Asset Management et JO Hambro Capital Management (JOHCM) sont les deux derniers acteurs de la gestion d’actifs à opter pour la prise en charge des coûts de la recherche externe dans le cadre de l’entrée en vigueur, début 2018, de la directive MIF II. Plusieurs sociétés de gestion ont déjà annoncé qu’elles absorberaient elles aussi le coût de la recherche externe, à l’instar d’Unigestion, T. Rowe Price, Vanguard ou encore J. P. Morgan, mais d’autres, comme les groupes allemands Union Investment ou DekaBank ont choisi de répercuter ce coût sur la clientèle."En tant que gestionnaire actif de fonds de forte conviction, notre recherche maison est essentielle pour dégager de la surperformance pour nos clients, mais nous attachons également beaucoup d’importance à l’accès à une recherce sélectionnée réalisée par des acteurs externes. MiFID II accroît le niveau de transparence sur le coût des services de recherche, et nous estimons que dans le cadre de cette réglementation, le paiement direct de coût est dans le meilleur intérêt de nos clients», commente Ken Lambden, directeur général groupe de JOHCM, cité dans un communiqué. JOHCM précise que les frais liés à la recherche externe s'élèvent à environ 5 millions de livres par an.
Selon une note des analystes de Bernstein publiée aujourd’hui, les pertes assurées dues aux inondations causées par la tempête tropicale Harvey au Texas seront probablement très inférieures à celles de Katrina en 2005 (82 milliards de dollars de dommages étaient couverts) et Sandy en 2012 (31 milliards de dollars). Dans le cas présent, les pertes assurées se chiffreraient plutôt entre 2 et 4 milliards de dollars.
Allianz a annoncé mercredi avoir conclu un accord définitif en vue d’acquérir 98% de l’assureur nigérian Ensure Insurance auprès de Greenoaks Global Holdings. Le groupe munichois n’a pas dévoilé le montant de l’opération. Ensure Insurance a émis des primes brutes de 11 millions d’euros l’an dernier, a indiqué Allianz. Le groupe allemand, l’un des premiers assureurs mondiaux, a quant à lui publié au titre de 2016 des primes brutes émises de 51,5 milliards d’euros.
Les taux d’intérêt extrêmement bas actuellement en vigueur dans la zone euro continuent de «peser lourdement» sur les finances des petites banques allemandes, ont dit mercredi la Bundesbank (Buba), la banque centrale du pays, et la BaFin, l’autorité des marchés financiers. Ces deux institutions ont mené une enquête auprès de quelque 1.500 établissements de taille petite et moyenne, qui représentent environ 88% de l’ensemble des établissements de crédit du pays pour 41% des actifs totaux.
Quatre mois après avoir obtenu sa licence bancaire au Royaume-Uni, Redwood Bank a annoncé hier avoir lancé ses activités de financement des PME et des investisseurs spécialisés dans l’immobilier commercial et résidentiel. L’établissement, qui a recours à une infrastructure informatique totalement dématérialisée, propose également aux entrepreneurs un compte d’épargne offrant un taux d’intérêt annuel de 0,45%. La banque est détenue à 100% par Redwood Financial Partners, une société majoritairement contrôlée par Jonathan et David Rowland dans laquelle la municipalité de Warrington a une participation de 33%.
Habib Bank, la première banque pakistanaise par la capitalisation boursière, est sous le coup d’une amende de 630 millions de dollars (525 millions d’euros) exigée par le régulateur de l’Etat de New York. Elle est accusée de ne pas avoir respecté la réglementation en matière de lutte contre le blanchiment et d’opérations de clearing sur le dollar. La banque fait valoir qu’elle a l’intention de quitter les Etats-Unis, mais le régulateur voudrait l’entendre sur ces faits. L’action de la banque pakistanaise a terminé hier en baisse de 5% à Karachi.
Craignant une rupture de l'équité concurrentielle, la Fédération bancaire européenne demande à la Commission européenne un moratoire sur certaines réformes des règles dites de Bâle 3.
Répondant au questionnaire Couronnes Instit Invest 2017, Cristiano Borean, directeur financier de Generali France, présente la mise en place du modèle interne Vie du groupe dans le cadre de Solvabilité 2. Lancé en 2012, ce projet qui a nécessité d'importants moyens humains et techniques, a obtenu le feu vert des autorités en 2016. Le modèle interne permet au groupe de disposer d'une meilleure représentation de l’ensemble de ses risques par rapport au modèle standard et d'accroître sa rentabilité.
La Fédération bancaire européenne fait sa rentrée. Dans un courrier adressé au vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovkis, et cité par Bloomberg, la FBE demande à l’exécutif de mettre entre parenthèses l’application de deux mesures clés de la réglementation bancaire Bâle 3: le calcul des risque des activités de trading (FRTB, fundamental review of the trading book), et le ratio de liquidité à un an (NSFR, net stable funding ratio).
Les professionnels de l’épargne peuvent être soulagés. Le gouvernement n’entend pas, en effet, modifier la fiscalité de l’épargne salariale, a annoncé ce lundi 28 août sur RTL le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. Ce dernier a rappelé que l’épargne salariale est soumise aux prélèvements sociaux mais pas à l’impôt sur le revenu. « Nous ne toucherons pas à la fiscalité de l’épargne salariale, a clairement déclaré Bruno Le Maire. Aujourd’hui, cette épargne salariale n’est pas fiscalisée à l’impôt sur le revenu. Nous ne toucherons pas à cela. ». Les prélèvements sociaux vont toutefois augmenter de 15,5% à 17,2%. Mi-juillet, le Premier ministre Edouard Philippe a précisé que l’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) d’environ 30% sur les revenus de l’épargne se ferait en 2018. Toutefois, les contours de cette réforme, ainsi que la liste des produits concernés, restent à préciser. Le maintien en l’état de la fiscalité de l’épargne salariale figure parmi une série de mesures destinées à augmenter le pouvoir d’achat des salariés, a souligné Bruno Le Maire.
Les sociétés de gestion allemandes ne semblent pas vouloir prendre en charge les frais liés à la recherche externe. Après Union Investment, le groupe DekaBank a indiqué au quotidien financier Börsen-Zeitung qu’il ne prendrait pas à son compte le coût de la recherche externe qui sera transféré aux fonds et donc aux investisseurs dans les fonds. Les sociétés de gestion allemandes pourraient ainsi prendre le contrepied de de plusieurs grandes sociétés de gestion qui ont fait savoir récemment qu’elles paieraient elles-mêmes la recherche, à l’instar d’Unigestion, T.Rowe Price Group, JP Morgan AM, Vanguard, Jupiter, M&G ou encore Aberdeen.Cela dit, d’autres sociétés comme GLG, Janus Henderson et Schroders prévoient en revanche de répercuter ce coût au client. Et le Börsen-Zeitung indique que certains grands noms de la gestion outre-Rhin n’ont pas encore fait part de leurs projets en la matière, à l’instar de Deutsche Asset Management ou encore d’Allianz Global Investors. Ils ont encore quelques semaines pour le faire. La nouvelle réglementation, qui s’inscrit dans le cadre de la directive MIF 2 et entrera en vigueur à compter de janvier 2018, obligera les sociétés de gestion de fonds à être claires sur les montants qui sont facturés pour payer la recherche.
Habib Bank, la première banque pakistanaise par la capitalisation boursière, est sous le coup d’une amende de 630 millions de dollars exigée par le régulateur de l’Etat de New York. Elle est accusée de ne pas avoir respecté la règlementation en matière de lutte contre le blanchiment et d’opérations de clearing sur le dollar. La banque fait valoir qu’elle a l’intention de quitter les Etats-Unis, mais le régulateur voudrait l’entendre sur ces faits. Le cours boursier de la banque pakistanaise chutait de 5% ce mardi matin.
Après un lundi de marchés fermés à la Bourse de Londres pour cause de jour férié, les assureurs britanniques pâtissent aujourd’hui de leur exposition à l’ouragan Harvey. Lancashire (dont le titre reculait de 2,3% en milieu de matinée), Hiscox (-2,4%) et Beazley (-1,5%) sont les plus gros perdants parmi les assureurs non-vie de l’indice FTSE. Les réassureurs sont aussi exposés : les actions du courtier en réassurance JLT Re reculaient de 1,04% en milieu de matinée.
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé hier avoir infligé une amende de 2,5 millions d’euros à la banque irlandaise Permanent TSB (PTSB) pour infraction aux règles de liquidité, la première depuis que l’institut d'émission s’est chargé, en 2014, de la supervision des grandes banques de la zone euro. La banque, dont Dublin détient toujours 75% du capital, a été nationalisée comme d’autres établissements à la suite de la crise financière de 2008 sous la pression de Bruxelles et de la BCE qui redoutaient un effet de contagion de l’implosion du système bancaire irlandais. L’amende imposée à PTSB correspond à 5% du bénéfice de 53 millions d’euros réalisé au cours des six premiers mois de l’année. PTSB a expliqué que ces infractions résultaient d’une «interprétation erronée» des règles européennes et qu’elle l’avait signalé elle-même à la BCE. «A aucun moment durant cette période, la situation réelle de liquidité du groupe ne s’est dégradée», affirme la banque, ajoutant qu’elle se conformait entièrement aux règles depuis avril 2016.
Commonwealth Bank of Australia (CBA) pourrait faire l’objet de nouvelles mesures du gouvernement dans le sillage des accusations de blanchiment révélées le 3 août. Outre ce dossier, pour lequel la banque risque une amende record, CBA, qui a débarqué son directeur général, fait face à des problèmes liés à la vente de produits d’assurance à plusieurs milliers de clients. «Il y a d’autres réponses qui sont sur la table, et je travaille étroitement avec les régulateurs pour m’assurer que nous aboutirons à une réponse lourde à ce qui s’est passé chez CBA», a déclaré à la radio le ministre du Trésor australien, Scott Morrison.
Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé hier une relaxe générale en faveur de Landsbanki Luxembourg, filiale de la banque islandaise Landsbanki qui avait fait faillite lors de la crise financière, et de neuf de ses dirigeants. Ils étaient accusés d’avoir poussé une centaine d'épargnants français à hypothéquer leurs biens pour investir dans des valeurs très spéculatives. Parmi les victimes figure le chanteur Enrico Macias, qui avait fait éclater l’affaire en déposant plainte en 2009. En juillet 2007, il avait gagé sa villa de Saint-Tropez en échange de 9 millions d’euros en cash et 26 millions investis au travers de contrats d’assurance vie dans des sous-jacents ayant perdu l’essentiel de leur valeur. Pour le tribunal, la faillite de Landsbanki en 2008, en pleine implosion du système bancaire islandais, relève des «aléas de la vie économique». Il autorise la restitution des créances, et donc les liquidateurs de la banque à vendre les biens gagés.