Les Etats membres de l’Union européenne se réunissaient aujourd’hui à Bruxelles pour examiner le texte présenté en juin par la Commission européenne sur l’encadrement des chambres de compensation (CCP). Brexit oblige, le projet pourrait imposer la relocalisation en zone euro du clearing des dérivés libellés en monnaie unique, dont Londres détient aujourd’hui un quasi-monopole.
L’assureur américain Chubb prévoit de déménager le siège de ses activités européennes de Londres à Paris si la Grande-Bretagne quitte effectivement l’Union européenne en mars 2019. «Paris est le site principal de nos activités en Europe continentale et nous y avons investi significativement», déclare le PDG de Chubb, Evan Greenberg, dans un communiqué publié ce lundi. «Installer en France notre siège dans l’Union européenne après le Brexit est un choix évident pour nous», ajoute-t-il.
Plusieurs sociétés de gestion parmi les plus importantes dans le monde attendent encore l’autorisation pour vendre des fonds internationaux aux investisseurs chinois, deux ans après avoir obtenu les licences très convoitées pour le faire, rapporte le Financial Times. Des sociétés comme BlackRock, Aberdeen Asset Management, Och-Ziff et Allianz se sont vu attribué des licences en 2015 pour commercialiser des produits d’investissement offshore directement aux clients chinois. Ces licences ont été accordées par le gouvernement de Shanghai. Toutefois, les sociétés étrangères attendent encore qu’un régulateur encore plus puissant, la State Administration of Foreign Exchange (Safe), émettent les quotas nécessaires pour gérer l’activité. Jusqu’ici, Safe n’a montré aucun signe qu’il allait le faire et n’a pas répondu aux demandes de commentaires sur le sujet.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a annoncé vendredi que State Street avait accepté de payer plus de 35 millions de dollars pour régler les accusations selon lesquelles le groupe a majoré frauduleusement ses prix pour les services de gestion de transition et a omis par ailleurs des informations importantes sur l’exploitation de sa plate-forme pour la négociation de titres du Trésor américain. Sur ce dernier reproche l’amende a été fixée à 3 millions de dollars. Sur le premier, à 32,3 millions de dollars. Une enquête de la SEC constate ainsi que la politique de State Street visant à surcharger les clients de la gestion de la transition a généré environ 20 millions de dollars de recettes impropres pour l’entreprise. Selon la SEC, State Street a utilisé de fausses déclarations, des estimations pré-commerciales et des rapports post-transaction pour déformer son estimation de revenus sur diverses transactions, en particulier les achats et les ventes d’obligations et d’autres titres qui s'échangent en dehors des grands marchés transparents. Lorsqu’un client a détecté des marges cachées et confronté les employés de State Street, ils ont menti en parlant de «grosse erreur de doigts» et de «commissions par inadvertance» afin de dissimuler leur fraude. «Nous regrettons profondément que nos clients aient été pénalisés et qu’un petit nombre de nos employés aient failli à répondre à nos attentes», s’est défendu State Street.
Les valeurs européennes de la réassurance sont en forte hausse lundi matin en Bourse, profitant des estimations moins élevées que prévu initialement du coût du passage de l’ouragan Irma sur la Floride, qui éloignent le risque d’une dégradation des bilans dans le secteur. L’indice Stoxx du compartiment de l’assurance progresse de plus de 2%, la meilleure performance sectorielle en Europe. Le spécialiste allemand de la réassurance Munich Re gagne 4,19%, son compatriote Hannover Re 4,45%, Swiss Re 4,5% et le français Scor 3,14%.
Alors que les Antilles françaises viennent de subir une catastrophe naturelle qui a occasionné des dommages exceptionnels, la Caisse centrale de réassurance (CCR) a estimé samedi que le montant des dommages assurés consécutifs à l’ouragan Irma sera de l’ordre de 1,2 milliard d’euros. Ce montant recouvre les dommages aux habitations, aux véhicules et aux entreprises (dont leurs pertes d’exploitation) qui sont couverts par le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles. Ce sinistre, l’un des plus importants survenus en France depuis 35 ans, sera couvert par les provisions constituées par la CCR et les assureurs. Cette estimation est issue des simulations numériques et de l’exploitation de nombreuses sources de données réalisées par l’équipe d’experts pluridisciplinaires de la CCR. Après avoir frôlé les rivages de la République dominicaine et d’Haïti par le nord, provoquant des pluies torrentielles, c’est en Floride que l’ouragan pourrait occasionner les plus gros dommages assurés.
Selon une source proche du dossier, le conseil d’administration de la Mutuelle du ministère de la Justice (MMJ) a débarqué mercredi dernier son président Jean-Pierre Belmas, et nommé à la place Elisabeth Chabot. Mutuelle historique du ministère depuis 1944, la MMJ avait été déréférencée cet été par l’administration, qui lui a préféré la mutuelle Intériale, adossée à Axa. Jean-Pierre Belmas était président de la mutuelle depuis 2008 et il avait été réélu l’an dernier pour un mandat qui devait durer jusqu’en juin 2018.
Selon une étude du cabinet Facts & Figures publiée aujourd’hui, en 2018 les assureurs français vont augmenter en moyenne leurs tarifs de 2 à 3% en automobile et de 1 à 2% en multirisques habitation (MRH). Pour parvenir à ce résultat, le cabinet s’est appuyé sur l’historique des hausses de tarifs réalisées entre 2009 et 2015, la rentabilité technique du marché, et l’évolution de la qualité du risque (qui se dégrade en automobile mais se maintient en MRH).
Selon une source proche du dossier, le conseil d’administration de la Mutuelle du ministère de la Justice (MMJ) a débarqué mercredi son président Jean-Pierre Belmas, et nommé à la place Elisabeth Chabot. Mutuelle historique du ministère depuis 1944, la MMJ avait été déréférencée cet été par l’administration, qui lui a préféré la mutuelle Intériale, adossée à Axa. Jean-Pierre Belmas était président de la mutuelle depuis 2008 et avait été réélu en 2016 jusqu’en juin 2018.
Bertrand Labilloy, le directeur général de la CCR, a estimé vendredi sur la chaîne Cnews que le coût des dégâts provoqués par l’ouragan Irma aux Antilles françaises devrait être «bien supérieur» à 200 millions d’euros. Le coût d’une catastrophe naturelle pour «un cyclone dans le passé dans la région» a atteint «entre 100 millions et 200 millions d’euros», a rappelé le dirigeant de la Caisse centrale de réassurance. Mais dans le cas d’Irma, bien plus violent, «il faut s’attendre à un chiffre bien supérieur au chiffre que je viens de donner», a ajouté Bertrand Labilloy, qui juge prématuré de donner une estimation précise.
Equifax, un spécialiste des scoring et des dossiers de crédit à destination des particuliers, a annoncé avoit été victime de piratages informatiques massifs entre mi-mai et juillet dernier. Cet « incident de cybersécurité » touche potentiellement 143 millions de clients américains, précise le groupe dans un communiqué. Les infractions identifiées concernent également dans certains cas des résidents britanniques et canadiens. Equifax travaille avec l’ensemble des régulateurs pour déterminer les suites à donner à cette affaire après avoir stoppé l’intrusion. Le FBI s’est saisi du dossier.
Le Collège veut sanctionner un manquement à l’abstention d’utilisation d’une telle information. Le rapporteur de la Commission des sanctions prône la mise hors de cause.
Plusieurs assureurs-vie britanniques semblent avoir mal expliqué à leurs clients les frais de modification et de clôture d’un contrat de rente. L’un a été blanchi.
La banque espagnole veut augmenter son capital de 500 millions d'euros afin de provisionner ses créances douteuses. Cette annonce a fait chuter le titre de 18%.
La décision de Nordea de déménager son siège social en Finlande va avoir des conséquences financières très favorables selon les analystes. Alors que la banque suédoise a mis fin hier au suspense sur sa future localisation, les analystes de Citigroup estime ainsi que ses exigences en capital réglementaire pourraient chuter de 17,6% à seulement 10,8%, si la BCE utilise la même méthode de calcul que pour les autres banques de la zone euro. Ils calculent par ailleurs que le déménagement pourrait augmenter sa valeur nette actualisée de 1,3 milliard d’euros (3% de sa capitalisation boursière) là où Nordea a avancé un chiffre de 1 à 1,1 milliard. DNB anticipe lui un effet positif de 2% sur le dividende par actions de Nordea.
Nordic Capital, via son fonds Nordic Capital Fund 8, a annoncé jeudi l’acquisition, aux côtés du management et de plusieurs actionnaires historiques, d’une majorité des parts de MFEX, une plate-forme indépendante de fonds B2B en Europe et en Asie. Basée à Stockholm, MFEX a été créée en 1999 et compte 72 milliards d’euros d’actifs sous administration à fin juillet 2017. Nordic Capital a procédé dans le cadre de cette opération à une augmentation de capital «afin de positionner MFEX en tant que consolidateur naturel de l’industrie des plates-formes en Europe et en Asie», précise le communiqué. Les conditions financières de l’opération n’ont pas été divulguées.
Le groupe va reprendre à 100% BPCE Assurances, l'usine du réseau Caisses d'Epargne. Le cas BPCE IARD, co-détenu avec Covéa, sera au menu du prochain plan stratégique.
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et la société de capital-investissement française Ardian ont annoncé leur entrée en négociations exclusives avec les dirigeants d’Alvest et le fonds Sagard, son actionnaire principal, en vue d’acquérir une «participation importante» au capital d’Alvest, le leader mondial des équipements aéroportuaires d’assistance au sol. «Sagard ainsi que l’équipe dirigeante menée par Jean-Marie Fulconis et Antoine Maguin, CEO et COO du groupe, réinvestiraient significativement au capital de la société», ajoute Ardian. Le montant dépasserait les 800 millions d’euros, selon Les Echos.
Le fonds italien de protection interbancaire des dépôts investira 640 millions d’euros dans trois établissements régionaux et achètera une partie de leurs créances douteuses, pour faciliter leur reprise par le Crédit Agricole, ont indiqué deux sources à Reuters. La banque française doit acquérir les caisses d'épargne de Cesena, Rimini et San Miniato pour 130 millions d’euros, mais elle ne veut pas récupérer leurs créances douteuses (qui pèsent environ 3 milliards d’euros d’encours). Le fonds, financé par les banques italiennes, injecterait au total 427 millions d’euros en souscrivant à une augmentation de capital. Il consacrerait également 213 millions au rachat de la tranche non garantie de leurs créances douteuses, qui feraient l’objet d’une titrisation pour être revendues. La tranche mezzanine aurait une valeur de 416 millions d’euros et serait financée par crédit relais ou par placement privé.
Selon une note interne lue par Reuters et confirmée ultérieurement, JPMorgan prépare la création d’une société commune entre ses activités de banque de détail et sa banque en ligne. Elle sera baptisée «the disruptive commerce group» et sera dirigée par Chris Grose (en provenance de la banque à distance) et Jill Woodworth, issue du réseau.
Selon une étude Deloitte, publiée ce jeudi, trois raisons principales inciteraient les clients des banques à changer d'établissement en 2017 : une expérience déficiente (39%), des tarifs trop élevés (36%) ou une perte de confiance (34%). La loi sur la mobilité bancaire vient renforcer cette tendance : 57% des Français estiment qu’elle est une incitation à changer de banque. Ce score s'élève à 67% chez les 25-34 ans. Les nouveaux acteurs bancaires continuent de séduire les Français, 37% des Français sont prêts à ouvrir un compte ailleurs que dans une banque (établissement de paiement, opérateur téléphonique...).
Veneto Banca a annoncé jeudi le début de négociations avancées avec les fonds d’investissement Attestor Capital et BRM Barents SCA en vue de la vente d’une participation dans sa filiale Banca Intermobiliare (BIM). Dans un communiqué, la banque vénète vise un accord pour la fin du mois. Veneto Banca, placée en liquidation en juin dernier, détient 71% de BIM.
Wolfgang Fink, co-président du directoire de la filiale allemande de Goldman Sachs, a annoncé jeudi que la banque américaine pourrait tripler voire quadrupler ses effectifs à Francfort en prévision du Brexit. S’exprimant lors d’une conférence à Francfort, il a précisé que la banque envisageait dans une première hypothèse de porter ses effectifs dans la capitale financière allemande de 200 à 400. Mais dans d’autres hypothèses, «nous envisageons de tripler ou même de quadrupler» le nombre de personnes. Goldman Sachs emploie environ 6.000 personnes au Royaume-Uni.
La décision de Nordea de déménager son siège social en Finlande va avoir des conséquences financières très favorables selon les analystes. Alors que la banque suédoise a mis fin hier au suspense sur sa future localisation, les experts de Citigroup estiment ainsi que ses exigences en capital réglementaire pourraient chuter de 17,6% à seulement 10,8% si la BCE utilise la même méthode de calcul que pour les autres banques de la zone euro.
Le régulateur financier britannique, la Financial Conduct Authority (FCA), a annoncé aujourd’hui clore son enquête sur la mutuelle de retraite Police Mutual sans qu’aucune action n’en résulte. Début mars, le gendarme des marchés financiers avait ouvert une enquête sur le traitement accordé aux clients de longue date en assurance vie. Il poursuit son investigation sur Scottish Widows, Prudential, Countrywide Assured, Old Mutualet Abbey Life. « Aucune décision concernant ces compagnies n’a été prise à ce stade. Rien ne saurait être déduit de la fermeture du dossier Police Mutual », précise la FCA dans un communiqué.
Le fonds italien de protection interbancaire des dépôts investira 640 millions d’euros dans trois petits établissements régionaux et achètera une partie de leurs créances douteuses de façon à ce qu’ils puissent être repris par Crédit Agricole, ont indiqué deux sources à Reuters. La banque française doit acquérir les caisses d'épargne de Cesena, Rimini et San Miniato pour 130 millions d’euros, mais elle ne veut pas récupérer leurs créances douteuses qui représentent un encours de quelque 3 milliards d’euros.