Trois des plus gros créanciers de Banco Popular - Algebris, Anchorage Capital Group et Ronit Capital - ont déposé une plainte hier auprès de la Cour de justice de l’Union européenne, demandant de revenir sur le sauvetage et de récupérer leurs obligations, allongeant ainsi la liste des recours en justice contre les interventions des autorités européennes. Ils ont aussi demandé des précisions concernant la décision du Conseil de résolution unique d’intervenir, l’accusant d’avoir aggravé la situation de Banco Popular avec ses commentaires concernant la banque avant de mettre en œuvre le plan. Plusieurs associations espagnoles représentant des petits actionnaires ont également déposé des plaintes auprès de la Cour européenne concernant l’intervention du CRU, tout comme un groupe d’investisseurs mexicains, menés par le milliardaire Antonio del Valle, qui détenait 4% de l'établissement.
Les pertes couvertes par des polices d’assurance et causées par des catastrophes naturelles ou d’origine humaine ont diminué à 23 milliards de dollars (19,6 milliards d’euros) au premier semestre 2017 contre 36 milliards (30,7 milliards d’euros) un an auparavant, suivant des estimations rendues publiques hier par le réassureur suisse Swiss Re. Les pertes économiques totales dues à ces catastrophes ont chuté à 44 milliards de dollars contre 117 milliards au premier semestre 2016 car il y a eu moins de sinistres et d’intensité moins grande.
Une banque zurichoise ne pourra pas fournir aux autorités américaines des données concernant l’un de ses cadres, rapporte l’agence awp. Le Tribunal fédéral (TF) a rejeté un recours de la banque et donné la priorité aux intérêts du collaborateur concerné. En décembre 2015, la banque avait conclu un accord extra-judiciaire avec le ministère américain de la justice. Elle avait considéré de son devoir d’informer les autorités américaines concernant les relations de ce cadre avec huit clients de la banque. Le collaborateur concerné s'était opposé à la transmission des données. Il avait obtenu gain de cause devant la justice zurichoise, avant que le TF ne lui donne raison en dernier ressort.Dans un autre arrêt, rendu récemment dans une affaire similaire, le TF avait jugé que la résolution du conflit fiscal avec les Etats-Unis était d’intérêt public pour la Suisse. Lorsque cet intérêt pouvait se trouver compromis, cela justifiait la transmission de données bancaires. Dans le cas d’espèce, le TF juge que la banque n’a pas démontré l’existence d’un intérêt public suffisant, qui justifierait la transmission des données relatives aux relations que le cadre avait entretenues avec les clients concernés par la demande. La justice zurichoise, qui s'était également opposée à la demande de la banque, avait relevé les lacunes du droit américain en matière de protection des données. Elle avait considéré que les conséquences d’une transmission des données requises étaient difficilement prévisibles.
Swiss Life a annoncé hier une hausse plus marquée qu’attendu de son bénéfice semestriel, l’augmentation de ses investissements dans l’immobilier ayant favorisé la croissance de ses profits. Sur les six premiers mois de l’année, Swiss Life a réalisé un bénéfice net en hausse de 5% à 524 millions de francs suisses (459 millions d’euros). Le groupe a donné la priorité à la réduction de ses coûts et à l’augmentation des revenus générés par des tiers dans la gestion d’actifs afin de compenser la faiblesse des performances de ses activités d’assurance vie. Cette stratégie s’est traduite par une croissance du portefeuille immobilier, qui représente désormais 17,2% de ses investissements globaux, soit 26,69 milliards de francs suisses, et a généré plus d’un tiers des revenus tirés des placements sur le premier semestre.
L’autorité de la concurrence brésilienne, la Cade, a autorisé hier l’acquisition par Itau Unibanco des branches de Citigroup ainsi que de ses actifs d’assurance au Brésil. Itau Unibanco devra toutefois s’engager auprès de la Cade de limiter ses fusions à l’avenir, l’empêchant d’acquérir de nouvelles institutions financières pendant 30 mois. Itau avait annoncé l’acquisition des branches de Citigroup pour 220 millions de dollars en octobre dernier. L’acquisition d’une participation de 49,9% dans XP Investimentos pour 2 milliards de dollars n’est pas concernée par le moratoire sur les fusions, l’opération étant déjà en cours d’analyse par la Cade.
Bank of America compte facturer sa recherche aux gestionnaires d’actifs jusqu’à 80.000 dollars par an et par utilisateur à partir de janvier 2018 et l’introduction de la régulation Mifid 2, indique Bloomberg après avoir eu accès à une plaquette tarifaire. L’offre inclut des contacts directs avec les analystes, l’accès à des conférences et des rencontres avec des cadres exécutifs de grandes sociétés. La facturation s’échelonnera entre 15.000 et 80.000 dollars selon l’usage que les clients auront des services proposés. Pour son offre la plus simple, avec un accès en lecture seule aux rapports de recherche, les prix iront de 4.000 à 6.000 dollars par an et par utilisateur, selon le nombre d’utilisateurs.
La croissance du marché du travail britannique s’est poursuivie à un rythme modéré au deuxième trimestre, ramenant le taux de chômage à 4,4% à fin juin, son plus bas niveau depuis 1975, montrent les statistiques publiées hier par l’Office for National Statistics (ONS). Parallèlement, les salaires, primes comprises, ont augmenté de 2,1% sur un an après 1,9% sur les trois mois à fin mai, une croissance dopée par les bonus saisonniers dans le secteur financier. Le consensus Reuters donnait un chiffre de 1,8%. En données réelles, c’est-à-dire ajustées de l’inflation, les salaires accusent cependant une baisse de 0,5% sur avril-juin.
Dans un entretien au Financial Times, le vice-gouverneur de la Fed Stanley Fischer qualifie les efforts de l’administration américaine pour revenir sur des régulations mises en place après la crise financière de «très dangereux», estimant que revenir sur la réforme Dodd-Frank était «ahurissant» et «court-termiste». Il s’est également opposé à la réduction des charges en capital pour les plus grosses banques.
L’assureur santé américain UnitedHealth a annoncé hier la nomination de David Wichmann, président chargé des activités nationales et internationales de Unitedhealthcare depuis 2014, au poste de directeur général du groupe à compter du 1er septembre. L’actuel directeur général, Stephen Hemsley, prendra la fonction nouvellement créée de président exécutif du conseil d’administration. Le président non exécutif, Richard Burke, deviendra pour sa part principal administrateur indépendant du groupe. David Wichmann a rejoint UnitedHealth en 1998 et en a été le directeur financier de 2011 à la mi-2016.
La Commonwealth Bank of Australia est accusée de tromperie sur des produits d’assurances et d’avoir servi de blanchisseuse à des trafiquants de drogue.
Non renouvelé, l'accord de distribution de produits CNP Assurances avec Caixa Seguridade contribue à hauteur de 22% aux résultats nets du groupe français.
La police danoise a perquisitionné la semaine dernière les locaux de Nordea, la plus grande banque de Scandinavie, dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de blanchiment d’argent. La banque suédoise a annoncé la perquisition hier, précisant qu’elle collaborait entièrement avec les autorités. L’enquête danoise avait été ouverte en juin 2016 à la suite d’un signalement de l’autorité de régulation des marchés financiers. Nordea a eu à faire face à des accusations similaires en Suède, qui se sont conclues par des amendes.
La société d’audit KPMG a accepté de payer une amende de 6,2 millions de dollars pour mettre fin à des poursuites de la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme américain des marchés financiers. La SEC reprochait à KPMG de ne pas avoir audité correctement les comptes de Miller Energy, une société d’exploration et de production de pétrole et de gaz, accusée en 2015 d’avoir maquillé ses comptes.
L’assureur américain Aflac a décidé de faire appel au gestionnaire d’actifs KKR pour l’aider à diversifier son portefeuille d’investissement de 120 milliards de dollars. KKR a développé et gère un portefeuille de private equity spécifique à l’assureur. «Aflac augmentera ses investissements en private equity au cours des prochaines années», précise un porte-parole de l’assureur. «KKR vient d’être retenu et nous augmenterons progressivement leur mandat», ajoute-t-il, alors que le montant du portefeuille confié à KKR n’a pas été divulgué.
La banque suisse UBS compte facturer environ 40.000 dollars par an l’accès à sa recherche action basique, une fois les réformes Mifid 2 introduites en janvier prochain, rapportait hier Bloomberg de sources proches des discussions. Le montant facturé aux clients dépendra notamment de la taille de la société, précisent les sources. Pour environ cinq utilisateurs, le coût s’élèverait entre 35.000 et 45.000 dollars, avec des frais supplémentaires pour obtenir des entrevues ou pour discuter avec les analystes.
L’assureur américain AIG souhaite vendre un portefeuille de 2 milliards de dollars de polices d’assurance vie, rapporte Reuters de sources proches du dossier. Le premier assureur nord-américain a retenu les services de Goldman Sachs pour gérer l’opération. Apollo serait intéressé par au moins une partie du portefeuille, précisent les sources.
La banque allemande Deutsche Bank a confirmé hier la nomination de Tom Patrick à la tête de sa région Amériques avec effet immédiat, en remplacement de Bill Woodley, qui quitte l'établissement. Tom Patrick conservera pour le moment ses fonctions précédentes à la tête des actions et en tant que codirigeant de la banque commerciale et d’investissement pour les Amériques, précise Deutsche Bank. Il avait rejoint Deutsche Bank en 2012 après avoir travaillé au sein de Bank of America Merrill Lynch.
JPMorgan Chase & Co a inauguré une nouvelle plate-forme de marché privée, ou «darkpool», qui offre à ses clients la possibilité d’utiliser les algorithmes propriétaires de la banque pour acheter ou vendre des actions, rapportait hier Reuters. Les échanges ont débuté durant la semaine du 17 juillet sur cette plate-forme nommée JPBX, d’après des données publiées par la Financial Industry Regulatory Authority (Finra). Les lancements de nouveaux «darkpools» sont devenus plus rares alors que leur régulation s’est accentuée. D’une cinquantaine au plus fort de leur popularité, ils ne sont plus qu’une trentaine aujourd’hui, selon la Finra.
Il n’aura pas fallu attendre le printemps pour que Wells Fargo remanie son conseil d’administration. La banque américaine, embourbée dans une série de scandales, a confirmé hier la nomination d’Elizabeth Duke, ancien gouverneur de la Fed, à sa présidence, en remplacement de Stephen Sanger qui prend sa retraite avec deux autres directeurs. Juan Pujadas rejoindra quant à lui le conseil le mois prochain en qualité de directeur indépendant, alors que trois autres directeurs indépendants seront nommés d’ici à la prochaine assemblée générale au printemps 2018.
Cinquante-neuf pyramides de Ponzi ont été découvertes et démantelées aux Etats-Unis en 2016, contre 61 l’année précédente et 70 en 2014, rapporte les Echos. Mais les pertes causées aux investisseurs ont bondi à 2,3 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros) l’an passé, soit trois fois plus qu’en 2015 (800 millions de dollars), selon les statistiques établies par Ponzitracker et Dynamic Securities Analytics. Le record 2016 a été réalisé par le hedge fund Platinum Partners, qui a trompé près de 600 investisseurs pour un montant d’un milliard de dollars. Pendant des années, son fondateur, Mark Nordlicht, s’était targué de délivrer des rendements réguliers et à deux chiffres, autour de 17 % par an. En réalité, l’argent collecté auprès d’investisseurs servait à rémunérer les autres clients du fonds alternatif. C’est le principe même de la pyramide de Ponzi. Quand les clients ont voulu récupérer leur argent, le stratagème a été découvert. Les Etats qui ont connu le plus grand nombre de ces arnaques sont encore une fois celui de New York, la Californie et la Floride, où les escrocs peuvent trouver beaucoup de victimes potentielles aisées (retraités, sportifs professionnels…). Traumatisées par l’affaire Madoff, les autorités judiciaires ont durci les condamnations en matière de pyramides de Ponzi. Ainsi, en 2016, Michael Stewart, qui opérait dans le secteur immobilier, a été condamné à 168 mois de prisons (quatorze ans) pour avoir causé 169 millions de dollars de pertes. Quand les pertes dépassent les 20 millions de dollars, les peines d’emprisonnement vont de 60 à 240 mois. Pour les stratagèmes les plus importants (supérieurs à 100 millions de dollars), chaque million de pertes se traduit par 21 jours d’incarcération supplémentaires.
La Banque centrale d’Irlande appelle l’Esma, l’autorité européenne des marchés financiers, à enquêter sur la manière dont les sociétés de gestion publient les frais facturés aux investisseurs, rapporte le Financial Times. Le régulateur irlandais souhaite une étude paneuropéenne car les fonds d’un pays sont souvent vendus dans un autre pays. La banque centrale irlandaise, qui supervise quelque 6.600 fonds avec 2.200 milliards de dollars d’actifs, a découvert à l’issue d’une enquête qu’elle a menée pendant 18 mois des exemples de frais élevés sans justification et d’informations prêtant à confusion qui rendaient difficile toute comparaison des coûts des fonds pour les investisseurs. Grainne McEvoy, qui travaille à la banque centrale, estime que les règles européennes qui régissent la publication de frais sont en retard de 10 ans.
Ayant élargi son assise en Allemagne, la banque pourrait vendre les activités résiduelles de Seydler, avec lequel elle posa son premier pied Outre-Rhin.
Les modifications apportées par le régulateur à la définition des dérivés sujets à l’obligation ont toutefois été généralement saluées par l’industrie.
La banque italienne a passé une provision pour dépréciation massive de 4 milliards d’euros au deuxième trimestre afin de préparer son opération de titrisation.
La banque américaine JPMorgan envisage de facturer sa recherche action pour 10.000 dollars par an, un prix d’appel inférieur aux autres tarifications ayant été annoncées jusqu’à présent, rapportait hier Bloomberg de sources proches des discussions. JPMorgan souhaite ainsi gagner des parts de marché alors que l’industrie se prépare au changement imposé par les autorités de régulation européennes. Mifid 2, qui contraint l’industrie financière à facturer sa recherche, entre en vigueur le 3 janvier 2018. L’option de base proposée par JPMorgan permettrait de lire la recherche de la banque, sans possibilité d’entretien avec les analystes.
Legal & General serait en train de préparer une offre sur la division de gestion de fonds de retraite de Prudential, rapportait hier le journal britannique Sunday Times. Legal & General aurait déjà provisionné des fonds pour l’opération, et une annonce pourrait être faite dans les semaines qui viennent, croit savoir l’hebdomadaire. Rothesay Life et Pension Insurance seraient également intéressés. Des rumeurs de presse ont précédemment indiqué que Prudential envisageait de céder des fonds de retraite d’environ 10 milliards de livres.