Le futur patron du groupe de presse du Crédit Mutuel, Philippe Carli, a annoncé jeudi à des représentants syndicaux du Républicain Lorrain sa volonté de fermer l’imprimerie du journal, à Woippy (Moselle), pour en confier la réalisation à celle de l’Est Républicain, située à Houdemont (Meurthe-et-Moselle). C’est la deuxième imprimerie du groupe dont Philippe Carli annonce la cessation d’activité, après celle du journal L’Alsace, de Mulhouse (Haut-Rhin) la semaine dernière. L’imprimerie du Républicain Lorrain emploie 60 personnes et celle de L’Alsace 70.
Natixis, la Macif et la Maif annoncent jeudi avoir signé un accord portant sur l’acquisition de 40 % du capital de BPCE Assurances par Natixis Assurances auprès de Macif (25 %) et de Maif (15 %). «Natixis Assurances sera ainsi, au terme de cette opération, l’unique actionnaire de BPCE Assurances», qui fabrique l’assurance dommages vendue dans le réseau Caisses d’Epargne et l’assurance santé des Caisses d’Epargne et Banques Populaires.
L’action Capita reculait de près de 2% à 632 pence en milieu d’après-midi à Londres après que le groupe britannique de services aux entreprises a révisé à la baisse son bénéfice d’exploitation pour l’année 2016 suite à un changement de normes comptables. En adoptant les normes comptables internationales IFRS 15, Capita a revu son bénéfice d’exploitation à 335 millions de livres (335,8 millions d’euros) au lieu de 481 millions de livres annoncé selon ses anciennes normes.
L’Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim) a appelé le gouvernement à ne pas inclure les fonds d’investissement en immobilier, principalement les SCPI et OPCI, dans l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), successeur annoncé de l’impôt sur la fortune. L’Aspim s’est exprimée par la voie d’un courrier adressé par son président, Frédéric Bôl, au Ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, et au Ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin."Très loin d’alimenter la fameuse «rente immobilière», sans risque et économiquement stérile, les fonds d’investissement immobilier alimentent un cercle vertueux de financement des besoins en infrastructure immobilière des agents économiques en France. Ils sont en quelque sorte la trame immobilière des fonds de pension dont notre pays a tant besoin.», commente notamment l’Association.
Liberbank, la plus petite des banques espagnoles cotées, a annoncé ce jeudi une augmentation de capital de 500 millions d’euros, destinée à améliorer son bilan. L’objectif est de provisionner les créances douteuses à hauteur de 54%, alors qu’elles ne l'étaient que pour 40% à fin juin. Le ratio de créances douteuses, qui atteint aujourd’hui 11,3%, serait ainsi diminué de 3,5 points. La banque a annoncé en outre vouloir reprendre en 2018 distribution de dividende.
Nordic Capital, via son fonds Nordic Capital Fund 8, a annoncé jeudi l’acquisition, aux côtés du management et de quelques actionnaires historiques, d’une majorité des parts de MFEX, qui se revendique leader des plate-formes indépendantes de fonds B2B en Europe et en Asie. Basée à Stockholm, MFEX a été créée en 1999 et compte 72 milliards d’euros d’actifs sous administration à fin juillet 2017. Sa plate-forme regroupe 800 sociétés de gestion dans 40 juridictions avec plus de 100 distributeurs issus de 30 pays. Nordic Capital a procédé dans le cadre de cette opération à une augmentation de capital «afin de positionner MFEX en tant que consolidateur naturel de l’industrie des plate-formes en Europe et en Asie», précise le communiqué. Les conditions financières de l’opération n’ont pas été divulguées.
Selon une étude Deloitte, publiée ce jeudi, en 2017, trois raisons principales inciteraient les clients des banques à changer d'établissement : une expérience déficiente (39%), une tarification trop élevée (36%) ou une perte de confiance (34%). La loi sur la mobilité bancaire vient renforcer cette tendance : 57% des Français estiment qu’elle est une incitation à changer de banque. Ce score s'élève à 67% chez les 25-34 ans.
Suites. Après dix ans d’une crise sévère, les banques européennes connaissent des destins variés. Beaucoup parmi elles restent en situation délicate, selon l’état de santé 2017 établi par Bain & Company. Certaines s’en sortent plutôt bien comme les banques belges, néerlandaises ou scandinaves. Ce sont celles qui ont réduit leur bilan ou le poids des actifs risqués de moitié, qui ont su maintenir leurs revenus tirés des particuliers et du digital, ajuster leur base de coûts pour investir dans de nouvelles activités et réduire le poids du financement de gros en améliorant le niveau des dépôts. La survie d’un quart des banques est en jeu et, surprise, parmi elles, de nombreuses britanniques et allemandes qui passent habituellement pour être en bonne santé mais qui ont besoin de trouver un business model viable. En particulier les grandes banques allemandes dont la rentabilité et l’efficacité n’ont rien à envier aux grecques, indique Bain & Company.
L’association Cresus propose une nouvelle mouture d’un registre des crédits auquel les emprunteurs transmettraient leurs données sur une base volontaire.
Trompe-l’œil -On aurait pu penser qu’un semblant de reprise et des taux bas auraient porté les émissions obligataires des entreprises en ce début d’année mais elles sont finalement stables en volume à l’échelle mondiale sur les premiers huit mois, selon les statistiques de Dealogic : -1 % à 1.623 milliards de dollars, avec une chute de 10 % en nombre, à 4.270, signe d’une forte croissance de leur taille.
Ouragan. Si l’ouragan Harvey s’annonce comme l’un des plus dévastateurs aux Etats-Unis, les assureurs pourraient finalement ne pas être trop fortement éclaboussés. De l’avis des spécialistes, la part assurée des dommages occasionnés devraient être inférieure à un tiers. Si des estimations précises apparaissent prématurées, Credit Suisse compare Harvey à la tempête tropicale Allison en 2001, qui avait engendré des pertes économiques et assurées de respectivement 15 et 5 milliards de dollars (4,2 et 12,6 milliards d’euros), en prix courant. « Les pertes générées par Harvey pourraient au minimum égaler, ou excéder ces montants », estime le bureau d’études. Les analystes de Bernstein évaluent de leur côté les pertes assurées entre 2 et 4 milliards de dollars, tandis que ceux de JPMorgan avancent une fourchette haute de 10 à 20 milliards. La situation diffère selon les acteurs, Zurich étant ainsi plus exposé qu’Allianz au sein du secteur européen, selon Credit Suisse. Parmi les assureurs potentiellement les plus touchés, CreditSights cite de son côté MetLife, Chubb, State Farm, Zurich ou encore AIG du fait de leur positionnement géographique et/ou de leur modèle plus fortement exposé aux produits commerciaux. Pour ces acteurs, « les pertes pourraient être significatives dans le compte de résultat, mais ne devraient pas modifier significativement leur profil de crédit », tempère CreditSights.
Alternatives. Une enquête menée outre-Rhin par la Bundesbank et la BaFin auprès de 1.500 petites et moyennes banques (88 % du nombre d’établissements de crédit locaux et 41 % des actifs totaux) met en lumière l’impact négatif sur leur santé de la faiblesse des taux d’intérêt. Les banques anticipent un repli moyen de 9 % de leur bénéfice imposable au cours des cinq prochains exercices, correspondant à une baisse de 16 % du rendement du capital. Certes, ce dernier chiffre est en repli face à celui de 25 % de la précédente enquête, il y a deux ans : la rentabilité « se détériore à un rythme moins élevé que précédemment », relève Andreas Dombret, membre du directoire de la banque centrale chargé de la supervision bancaire. Las, la chute pourrait atteindre 40 % si les taux d’intérêt devaient stagner jusqu’en 2021. Les régulateurs saluent les efforts des banques pour développer des sources de revenus non liés aux intérêts mais aux commissions.
... millions d’euros, c’est le montant de l’amende infligée, pour manquement aux règles de liquidité, à l’irlandaise Permanent tsb par la Banque centrale européenne. Il s’agit de la toute première sanction de cette dernière en tant que superviseur unique des banques depuis 2014. La fautive a plaidé une « interprétation erronée » des nouvelles règles.
… d’euros, c’est le préjudice estimé par l’avocat des parties civiles dans l’affaire qui oppose BNP Paribas Personal Finance (Cetelem) à des emprunteurs en francs suisses (CHF) de prêts remboursables en euros. Ils sont 4.600 clients de la banque à avoir souscrit des prêts Helvet Immo entre 2008 et 2010 pour un total de 800 millions d’euros. La forte appréciation du CHF a accru le capital à rembourser. Quelque 1.300 procédures civiles ont été répertoriées devant les tribunaux français, et l’association de consommateurs CLCV a engagé une action de groupe. Renvoyée en correctionnelle « pour pratique commerciale trompeuse » par les juges du parquet financier, BNP PPF fait valoir que depuis 2012, plusieurs décisions de justice ont été rendues, décisions qui lui ont été en majorité favorables.
Elles devraient enregistrer cette année une hausse de 50 points de base de la rentabilité de leurs fonds propres, selon la société d’analyse Coalition.
John Cryan, le directeur général de Deutsche Bank, a estimé mercredi que le développement des robots dans les banques se traduira par «un grand nombre» de suppressions de postes dans le groupe. «La vérité est que nous n’avons pas besoin d’autant de gens», a reconnu le dirigeant lors d’une conférence à Francfort. John Cryan estime que la révolution technologique à l’oeuvre dans le secteur rendra obsolètes des tâches et des postes «automatisables». Sans donner d'évaluation, il a cité en exemple les comptables, en soulignant qu’ils se comportaient la majeure partie de leur temps comme des «abaques».
Scor a annoncé hier un approfondissement de sa politique ESG. Les tarifs pourront dépendre des pratiques environnementales, au moyen d’une grille de notation. «Afin d’encourager une souscription durable, SCOR met en place une grille de notation pour aider les souscripteurs d’assurance et de réassurance facultative à évaluer les pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) dans les secteurs d’activité sensibles», indique le groupe dans un communiqué. En outre, le groupe n’assurera plus ou ne réassurera plus l’exploitation de nouvelles mines de charbon thermique ou de mines et d’usines d’exploitation de lignite.