Risques de remontée trop rapide des taux d’intérêt, de réappréciation brutale du prix des actifs ainsi que d’affaiblissement de la coordination internationale en matière de régulation des marchés financiers : l’Autorité des marchés financiers dessine à mi-année sa cartographie des principaux risques pour les marchés, l’épargne, la gestion collective et le financement de l’économie. C’est dans un contexte de normalisation très progressive de la politique monétaire aux Etats-Unis, dix ans après l’éclatement de la crise des subprimes, que l’Autorité des marchés financiers (AMF) publie l’édition 2017 de sa cartographie des risques. Les décisions de la Réserve fédérale américaine, qui a relevé par trois fois ses taux directeurs au cours des douze derniers mois et l’élection présidentielle américaine (en raison du programme expansionniste de Donald Trump) ont conduit à un début de remontée des taux longs de part et d’autre de l’Atlantique. Dans cet environnement, certains des risques pointés en 2016 ont diminué, à l’image de celui pesant sur la solidité des établissements financiers, en raison d’une marge d’intérêt en partie restaurée. La résolution réussie de Banco Popular montre également les progrès atteints en matière de gestion des risques bancaires en Europe. Dans le même temps, dans un contexte géopolitique toujours incertain, les marchés boursiers ont fait preuve de résilience. Les indices boursiers ont réalisé de belles performances au cours des douze derniers mois. A l’occasion de cet exercice de cartographie, l’AMF a toutefois relevé une aggravation de certains risques ou la montée de risques nouveaux. Ainsi l’Autorité redoute un risque d’une correction brutale sur les marchés : les valorisations élevées et la volatilité faible ne paraissent pas refléter le niveau de la croissance économique, ni l’incertitude ambiante, y compris géopolitique. Elle redoute également le risque d’une hausse brutale des taux d’intérêt, dans un contexte de hausse de l’endettement privé et de faiblesse des primes de risque. Dans cet environnement, la politique de la Banque centrale européenne aura un impact déterminant pour la zone euro. Dans certains pays émergents, le coût de la dette pourrait devenir insoutenable en cas de forte hausse des taux longs ou de dépréciation de la monnaie nationale (compte tenu d’une dette libellée en devise étrangère) ; Enfin, selon elle, le risque d’une concurrence réglementaire et d’une moindre coopération internationale après des scrutins électoraux qui ont ouvert une période d’incertitude (élection américaine, vote en faveur du Brexit au Royaume-Uni), ne semble pas avoir été intégrés dans les cours par les marchés financiers. A cet égard, la question de la supervision et du redressement et de la résolution des chambres de compensation apparait d’importance dans la mesure où elles concentrent désormais les risques de contrepartie, explique-t-elle.
La banque espagnole Banco Santander a annoncé ce mardi le lancement de l’augmentation de capital de 7 milliards d’euros destinée à renforcer ses fonds propres après la reprise de l'établissement en difficulté Banco Popular. Santander émettra de nouvelles actions à un prix unitaire de 4,85 euros, soit une décote de 17,75% par rapport au dernier cours du lundi 3 juillet . Les actionnaires du groupe disposeront d’un droit préférentiel de souscription (DPS) par action détenue, sachant que dix DPS permettront d’acquérir une action nouvelle. La période d’exercice des DPS devrait être ouverte du 6 au 20 juillet, a précisé Santander dans un communiqué transmis à l’autorité espagnole des marchés financiers, la CNMV. L’augmentation de capital est entièrement garantie par un syndicat bancaire.
Le service de médiation auprès de la Fédération bancaire française (FBF) a été fortement sollicité en 2016. Le médiateur a reçu 5.593 courriers de la part de clients souhaitant une intervention auprès de leur banque, soit 34% de plus qu’en 2016. Beaucoup de ces courriers, reçus en raison de la publicité faite autour de la médiation, ne concernaient pas, en fait, le médiateur auprès de la FBF: de grandes banques telles que BNP Paribas, la Société Générale ou LCL, disposent de leur propre médiateur, ce que ne savent pas nécessairement leurs clients. Le nombre de courriers hors compétence du médiateur est passé de 626 à 1.837. Dans le cadre de sa compétence, le nombre de saisines a augmenté de 8,4%, à 2.567. Les litiges portent sur l’assurance emprunteur, les renégociations de crédit, le fonctionnement du compte (clôture) et les moyens de paiement.
Le régulateur européen des marchés financiers, l’Esma, a publié hier un avis sur les critères qui permettront de déterminer les exigences de transparence applicables aux instruments financiers autres que les actions dans le cadre de la régulation MIF 2. Contrairement à MIF 1, qui était focalisée sur les marchés actions, la régulation MIF 2 applicable en 2018, introduit aussi des exigences de transparence pour les obligations, les dérivés, les produits structurés et les quotas d'émission. Les autorités nationales peuvent cependant accorder des dérogations à ces obligations si les instruments ne sont pas considérés comme suffisamment liquides ou pour des ordres de taille importante. C’est dans ce cadre que le régulateur européen a publié des données relatives à la liquidité et à la taille des ordres sur les instruments autres que les actions, à l’exception des obligations considérées comme liquides. La publication de données par type d’obligations, prévue pour début le début du mois, a été reportée au mois d’août.
La banque américaine s’interroge sur l'éventuelle restructuration de ses activités de matières premières, qui auraient connu leur pire premier semestre depuis 10 ans, selon Bloomberg. La situation du pôle, en partie responsable des mauvaises performances de Goldman Sachs dans les métiers taux, change et matières premières au premier trimestre, était au menu d’un conseil d’administration tenu à Londres le mois dernier. Aucune décision n’aurait encore été prise. Isabelle Ealet, patronne du pôle jusqu’en 2012 et aujourd’hui parmi les trois co-responsables mondiaux de la division titres, est chargée de cette revue informelle.
La Banque Postale s’est vu attribuer une feuille de route précise par le nouveau gouvernement. Présent hier matin dans les locaux de la start-up Lendixà l’occasion de la signature d’un investissement de la Banque européenne d’investissement (BEI), le ministre de l'Économie et des Finances Bruno le Maire a déclaré : «je souhaite que La Poste devienne la banque des très petites entreprises qui cherchent des crédits de 5.000 à 15.000 euros. J’ai demandé au président du groupe de réfléchir à ce sujet et il doit me faire des propositions dans les prochaines semaines. […] Avec son réseau de bureaux de postes et son ADN, c’est à La Banque Postale de porter cette ambition». Le ministre s’exprimait au titre de l’Etat actionnaire, a précisé un porte-parole de Bercy à L’Agefi. La Banque Postale n’a pas souhaité commenter.
Sumitomo Mitsui Financial Group, la troisième banque japonaise, a annoncé hier créer deux nouvelles filiales à Francfort afin de continuer à servir ses clients européens après le Brexit. Si les autorités donnent leur accord, le groupe créera une filiale bancaire et une filiale d’investissement (securities). «Les banques japonaises ont mis en garde très tôt sur les conséquences du Brexit et sont donc les premières à réagir», commente dans un communiqué Hubertus Väth, directeur de Frankfurt Main Finance (FMF). Le lobby de la place financière de Francfort «attend un total d’au moins treize banques qui annonceront cette année leur choix de Francfort».
Le Conseil de stabilité financière appelle à maintenir la garde après dix ans de régulation post-crise qui aurait permis de gommer les aspects les plus toxiques du shadow banking.
La Commission souhaite restreindre la notion d'internalisateur systématique pour éviter que trop de transactions échappent aux obligations de transparence.
Alors que les investisseurs dans le «green» se tournent vers le financement direct des infrastructures, la banque veut apporter directement du capital aux PME du secteur
La banque allemande NordLB a renoncé à la vente d’un portefeuille de créances de shipping de 1,3 milliard d’euros au gestionnaire d’actifs KKR, a annoncé la banque hier. NordLB avait indiqué en avril espérer parvenir à un accord d’ici la fin juin. Des différences dans l’estimation de la valorisation des prêts serait à l’origine de la déconvenue, indique Reuters de sources proches du dossier. NordLB précise maintenir son objectif de réduction de son exposition aux créances de shipping d’ici la fin de l’année à un niveau compris entre 12 et 14 milliards d’euros.
BNP Paribas a annoncé hier la création d’une direction de l’engagement d’entreprise à partir du 1er septembre 2017, confiée à Antoine Sire qui signe ainsi son retour au sein du groupe bancaire. Antoine Sire, 56 ans, sera membre du comité exécutif. Il a dirigé pendant 16 ans la communication du groupe BNP Paribas avant de le quitter en 2013 pour se consacrer à la rédaction d’un ouvrage historique. Il pourra compter sur le soutien de Bertrand Cizeau, directeur de la communication du groupe, qui rejoindra cette direction en tant que responsable adjoint. La responsable RSE du groupe, Laurence Pessez, fera également partie de cette direction. BNP Paribas indique en outre qu’un responsable opérationnel de la transition énergétique sera prochainement nommé et rattaché à la nouvelle direction. «Les défis sociétaux et environnementaux d’aujourd’hui exigent que notre groupe contribue encore plus activement à une croissance qui soit durable pour les hommes et pour la planète», déclare le directeur général de BNP Paribas Jean-Laurent Bonnafé, cité dans un communiqué. BNP Paribas a également annoncé hier la nomination de Nathalie Hartmann en tant que Responsable de la conformité et membre du comité exécutif à parti du 1er octobre 2017, en remplacement d’Eric Martin.
Le contrat gazier signé par Total avec l’Iran représente un investissement d’un milliard, financé sur fonds propres. Les banques françaises évitent soigneusement le pays.
Le plan de Banca Carige marque un nouveau pas dans l’assainissement du secteur en Italie, alors que Bruxelles pourrait confirmer dès cette semaine son feu vert au renflouement de Monte Paschi.
La Banque Postale s’est vu attribuer une feuille de route précise par le nouveau gouvernement Edouard Philippe. Présent lundi matin dans les locaux de la start-up Lendixà l’occasion de la signature d’un investissement de la Banque européenne d’investissement (BEI), le ministre de l'Économie et des Finances Bruno le Maire a déclaré : «je souhaite que La Poste devienne la banque des très petites entreprises qui cherchent des crédits de 5.000 à 15.000 euros. J’ai demandé au président du groupe de réfléchir à ce sujet et il doit me faire des propositions dans les prochaines semaines. […] Avec son réseau de bureaux de postes et son ADN, c’est à La Banque Postale de porter cette ambition».
Les autorités de régulation financière ont assuré lundi avoir remporté une victoire partielle dans leurs efforts pour assainir certains des pans les plus problématiques du système financier. Dans un rapport préparé pour le sommet du G20 qui se tiendra à Hambourg à la fin de la semaine, le Conseil de stabilité financière (FSB) indique qu’une grande partie des activités liées au «système bancaire parallèle» (shadow banking), qui ont constitué un rouage essentiel de la crise financière de 2008, ne constituent plus une menace pour la stabilité financière. Le FSB mentionne les réformes qui ont rendu les fonds monétaires plus sûrs, les mesures prises pour empêcher les banques d’utiliser des structures hors bilan pour y loger leurs actifs douteux ou encore le moindre recours à des opérations de titrisation complexes.
La société de gestion Pimco et plusieurs hedge funds basés à Londres ont contacté des juristes afin d'étudier la possibilité d’engager une action en justice après avoir essuyé de lourdes pertes sur des obligations subordonnées à l’occasion de la cession, le 7 juin dernier, de Banco Popular à Santander pour un euro, rapporte Financial News. Le site spécialisé avait déjà indiqué récemment que le cabinet d’avocats Quin Emanuel Urquhart & Sullivan avait été approché par un groupe de détenteurs d’obligations à propos de cette cession à prix cassé, organisée par les autorités bancaires européennes notamment, et qui aurait diminué la valeur de marché des obligations subordonnées de Banco Popular de quelque 2 milliards de dollars.Un associé du cabinet d’avocats, Richard East, représentant les détenteurs d’obligations, vient ainsi de préciser à Financial News qu’il s’agit notamment de Pimco et des hedge funds Anchorage Capital, Algebris Investments et Ronit Capital. Les porte-parole de Pimco et des hedge funds se sont refusé à tout commentaire. Mais selon leur représentant, plusieurs investisseurs auraient subi des pertes significatives sur des obligations contingentes convertibles («cocos») dont ils souhaiteraient récupérer au moins une partie...
Les instances professionnelles de la gestion d’actifs ont accueilli très favorablement le nouveau produit d'épargne européen. L’Association Française de Gestion financière (AFG) salue «avec enthousiasme» le lancement du produit personnel d’épargne retraite européen, pan European personal pension product ou PEPP, lancé par la Commission européenne. Comme elle l’a rappelé dans le Livre Blanc sur l’épargne retraite publié en janvier 2017, l’AFG soutient depuis de nombreuses années la création en France et en Europe d’un produit d’épargne retraite portable et attractif. Les citoyens européens auront ainsi le choix de se constituer un supplément de retraite pour compléter les régimes par répartition et les dispositifs collectifs d’entreprise, comme le Perco ou le Pere. Le PEPP qui fait partie des initiatives lancées par la Commission dans le cadre de l’Union des Marchés de Capitaux (UMC) va contribuer au financement de la croissance en Europe en dirigeant une partie de l’épargne vers l’économie productive : capitaux propres pour les entreprises, et notamment les PME, ou financement d’infrastructures. Le PEPP sera une des solutions possibles face au vieillissement de la population et à la pression qui en résulte sur les régimes de retraite par répartition. Il répondra particulièrement aux besoins des jeunes citoyens européens qui sont amenés à travailler de plus en plus souvent dans plusieurs pays européens et qui pourront ainsi se constituer un supplément de retraite. «La Commission Européenne a trouvé le bon équilibre entre l’harmonisation des règles entre les Etats membres et un certain degré de flexibilité laissé aux futurs retraités. Il est important que le Parlement Européen et le Conseil conservent cet équilibre, en particulier sur les choix de sortie au moment de la retraite (option en capital possible) et sur l’option de placement par défaut en gestion pilotée selon l’âge du bénéficiaire», relève en conclusion l’association professionnelle. Outre-Rhin, l’association allemande des gestionnaires d’actifs (BVI) s’est également félicité de l’initiative européenne. «Avec son produit PEPP, la Commission européenne a présenté un projet convaincant à de nombreux égards», souligne Thomas Richter, directeur général de l’association, cité dans un communiqué. Certains éléments du projet mériteraient toutefois d'être améliorés, estime la BVI, qui évoque notamment les implications fiscales qui pourraient constituer un «obstacle majeur» à un plan de retraite paneuropéen, puisque la Commission recommande que les Etats membres accordent au PEPP les mêmes avantages fiscaux qu’aux produits de pension nationaux. La BVI souhaite également un traitement flexible des constituants fondamentaux de l’architecture du produit. «Des paramètres plus simples seraient bienvenus afin d'éviter une approche fragmentée en Europe. Il serait honteux que le PEPP échoue finalement en raison de cette complexité», conclut Thomas Richter.
Une délégation de la City de Londres va se rendre à Bruxelles cette semaine avec un plan secret pour un accord de libre-échange post-Brexit dans les services financiers, rapporte le Financial Times. L’initiative, conduite par Mark Hogan, l’ancien ministre de la City, est indépendante du gouvernement mais a le soutien non officiel de personnalités de Whitehall. Le plan se base sur le principe d’accès mutuel, qui permettrait aux groupes du Royaume-Uni et des 27 pays membres de l’UE d’opérer sur le marché de chacun sans barrière si le Royaume-Uni quitte le marché unique. La délégation, qui a déjà reçu le soutien prudent de dirigeants de l’Allemagne au cours d’un récent voyage à Berlin, espère convaincre des pays comme l’Espagne et la France des mérites de leur plan.
Le règlement européen MIFIR impose des obligations de transparence sur les intérêts à l’achat et à la vente sur les plateformes de négociation et sur les termes des transactions réalisées tout en prévoyant certaines possibilités de déroger à ces règles. L’Autorité des marchés financiers (AMF) lance une consultation publique sur les conditions de mise en œuvre en France de ces dérogations. La consultation est ouverte jusqu’au 31 août. Applicable au 3 janvier 2018, le règlement européen MIFIR établit des obligations de transparence avant et après la négociation applicables à l’univers des actions et des instruments assimilés (comme les fonds cotés sur indices, ETF, par exemple) et à l’univers des autres instruments comme les obligations ou les produits dérivés. Ces obligations s’imposent aux plateformes de négociation, quel que soit leur statut, aux internalisateurs systémiques et, pour la transparence après la négociation, aux entreprises d’investissement pour leurs transactions réalisées de gré à gré. Cependant, le règlement prévoit des dérogations tout en renvoyant aux autorités nationales pour leur mise en œuvre. C’est dans ce contexte que l’AMF lance une consultation publique sur les modalités d’application envisagées en France et les modifications du règlement général qui en découlent. Différentes possibilités étant offertes par le législateur européen, l’AMF n’a pas souhaité en restreindre le champ, à l’instar de ce qu’elle avait fait dans le cadre de MIF 1, ce régime permettant une certaine flexibilité et adaptabilité. L’AMF contrôlera toutefois les modalités concrètes de mise en œuvre. L’AMF souhaite ainsi recueillir l’avis des parties prenantes sur les points suivants : - Transparence pré-négociation applicable aux plateformes de négociation : MIFIR permet de déroger au principe de la transparence pré-négociation dans le cas de transactions réalisées à partir d’un prix de référence (celui du marché où a été admis l’instrument par exemple), de transactions négociées dans une certaine fourchette de prix, pour des transactions de taille élevée ou encore des ordres placés dans le carnet en attendant leur divulgation. Il est proposé de laisser la possibilité de faire usage, dans les règles de marché approuvées par l’AMF, de l’ensemble de ces dérogations ; - Transparence post-négociation applicables aux plateformes : selon MIFIR, les autorités nationales peuvent autoriser des différés de publication du détail des transactions réalisées en fonction de leur type ou de leur taille. L’AMF propose de retenir l’ensemble des régimes de différé de publication possibles dans les règles de marché approuvées par l’AMF ; - Transparence sur les termes des transactions réalisées de gré à gré sur des instruments cotés sur des plateformes : l’obligation de publication s’impose cette fois aux entreprises d’investissement. MIFIR prévoit là encore des régimes de différé. L’AMF propose de retenir l’ensemble des possibilités offertes par MIF2 avec un contrôle ex post.
La banque américaine s’interroge sur l'éventuelle restructuration de ses activités de matières premières, qui auraient connu leur pire premier semestre depuis 10 ans, selon Bloomberg. La situation du pôle, en partie responsable des mauvaises performances de Goldman Sachs dans les métiers taux, change et matières premières au premier trimestre, était au menu d’un conseil d’administration tenu à Londres le mois dernier. Aucune décision n’aurait encore été prise. Isabelle Ealet, patronne du pôle jusqu’en 2012 et aujourd’hui parmi les trois co-responsables mondiaux de la division titres, est chargée de cette revue informelle.
Sumitomo Mitsui Financial Group, la troisième banque japonaise, a annoncé aujourd’hui créer deux nouvelles filiales à Francfort afin de continuer à servir ses clients européens après le Brexit. Si les autorités donnent leur accord, le groupe créera une filiale bancaire et une filiale d’investissement (securities).
Le courtier en crédits Vousfinancer a annoncé aujourd’hui son rachat par le groupe Assu 2000. Ce dernier consolide son pôle crédit immobilier déjà constitué par le réseau AB Courtage (acquis en 2014), CFC (acquis en 2015) puis BC Finance (acquis en 2016). Avec ces diverses acquisitions, le groupe Assu 2000 revendique la place de deuxième acteur du courtage en regroupement de crédits en France. Le pôle est constitué de 400 indépendants et 190 salariés répartis sur 22 sites en France. En intégrant le réseau Vousfinancer, le groupe acquiert près de 160 points de vente ainsi que 600 conseillers supplémentaires.
Les Etats allemands du Schlleswig-Holstein et de Hambourg ont annoncé hier que les offres reçues au 30 juin pour la reprise de HSH Nordbank constituaient une «bonne base» pour poursuivre avec la vente. Bruxelles a imposé comme condition au sauvetage de la banque par les Etats allemands sa cession d’ici février 2018. Les offres fermes sont attendues d’ici l’automne.
Tikehau a signé le 12 mai dernier un accord de composition administrative avec l’Autorité des marchés financiers (AMF), publié vendredi sur le site de l’AMF après son homologation. L’AMF reprochait à Tikehau de ne pas avoir assez bien informé les investisseurs de ses fonds de dette non cotée des commissions que la société peut recevoir lorsqu’elle conseille une société sur une émission de dette à laquelle Tikehau souscrit pour le compte de ces fonds. Tikehau Investment Managers a accepté de verser 280.000 euros au Trésor et de prendre des mesures pour améliorer l’information des porteurs de parts, sans reconnaissance de culpabilité, ni même de sanction.
L’espagnole Banco Popular cherche des partenaires pour reprendre une partie de ses 30 milliards d’euros de prêts immobiliers non performants et d’actifs immobiliers saisis, a annoncé la banque vendredi soir, après sa reprise le mois dernier par Santander. Morgan Stanley conseillera la banque dans son projet de réduire ses créances douteuses de moitié d’ici 18 mois et en totalité d’ici 3 ans.
La banque italienne réunit aujourd’hui son conseil d’administration pour évoquer ses projets de restructuration, retardés par des problèmes de gouvernance. Carige a nommé le 21 juin un ancien dirigeant d’UniCredit, Paolo Fiorentino, au poste d’administrateur délégué, suscitant le départ de trois administrateurs. A la demande de la BCE, la banque génoise, la neuvième d’Italie, doit renforcer son bilan et se débarrasser de ses créances douteuses. Elle compte 26 milliards d’euros d’actifs et un manque de fonds propres estimé à 600 millions d’euros, avec à fin mars un ratio de fonds propres durs de 10,9% alors que le seuil minimal fixé par la BCE est 11,25%. Carige est en outre censée réduire de moitié d’ici fin 2019 le montant brut de ses créances douteuses pour le ramener à 3,7 milliards d’euros.