Le président du groupe bancaire britannique Lloyd’s, Antonio Horta-Osario, souhaite mettre l’accent sur la banque privée pour son prochain plan stratégique à l’horizon trois ans qu’il dévoilera en février prochain, rapportait hier le Financial Times. La banque cherchera à profiter de synergie en proposant ses produits d’assurance à ses clients bancaires et inversement, avec l’objectif de croître dans la gestion de produits de retraite. Lloyd’s contrôle près d’un quart du marché des comptes-courants au Royaume-Uni mais environ 2% seulement de la gestion de patrimoine.
Le vote du Royaume-Uni en faveur d’une sortie de l’Union européenne devrait pénaliser la demande en produits d’assurance, d’après une étude. Une faible croissance des revenus et une hausse de l’inflation risquent d’inciter les ménages britanniques à éviter les grosses dépenses, avec comme conséquence un recul de la demande pour les produits d’assurance associés, indique l’EY Item Club.
CNP Assurances a annoncé vendredi dans un communiqué que Caixa Seguridade lui a notifié sa décision de ne pas renouveler leur accord de distribution au Brésil. De ce fait, l’accord de distribution des produits de leur filiale commune Caixa Seguros prendra fin le 14 février 2021.
La banque japonaise Mitsubishi UFG Financial Group, qui ambitionne de se hisser parmi les géants de la gestion d’actifs au niveau mondial, ne limite pas ses ambitions à ce secteur. La banque envisage d’ouvrir une branche en Arabie Saoudite d’ici 2018 pour profiter des 350 milliards de dollars de privatisations annoncées par le royaume pour les cinq prochaines années. «Nous nous préparons à nous étendre en Arabie Saoudite en embauchant 20 personnes», a déclaré hier le dirigeant de MUFG au Moyen-Orient Elyas Algaseer. «Nous irons jusqu’à 60 employés d’ici 3 à 5 ans en ligne avec nos objectifs de croissance dans la région.»
Alors que l’administration américaine envisage de reconsidérer la régulation financière mise en oeuvre après la crise de 2007-2008, les économistes de la Securities and Exchange Commission mettent en doute l'existence d'effets négatifs de cette régulation sur les marchés primaire et secondaire.
Le gestionnaire d’actifs américain State Street Global Advisors (SSGA) se dit préoccupé par la multiplication des émissions d’actions sans droits de vote à l’occasion des introductions en Bourse, notamment depuis la mise sur le marché de Snap, rapporte le quotidien financier allemand Börsen-Zeitung. A l’occasion de son introduction en Bourse, Snap n’a proposé que des actions sans droit de vote, relève Rakhi Kumar, spécialiste des questions de gouvernance chez SSGA. Cette évolution repose avec encore plus d’acuité la problématique des droits des minoritaires, estime Rakhi Kumar. En mars dernier, State Street a déjà suggéré à la Securities & Exchange Commission (SEC) de mettre un terme à cette pratique.
L’assureur néerlandais, qui enregistrera une perte, a cédé à Athene Holding ses activités de garanties en unités de compte et de produits obligataires offshore.
Alors que l’administration américaine veut relâcher la régulation financière, les économistes de la SEC doutent de ses effets négatifs sur les marchés primaire et secondaire.
Zurich Insurance a publié jeudi un bénéfice net en hausse de 21% au titre du deuxième trimestre, avec un renforcement de ses capitaux qui lui donne les moyens d’augmenter son dividende ou d’envisager des acquisitions. Après deux acquisitions mineures et aussi deux cessions d’actifs, le directeur général Mario Greco a tenu à souligner que la stratégie du cinquième assureur européen ne reposait pas sur la croissance externe. «On n’essaie pas de combler des trous», a-t-il dit aux journalistes lors d’une conférence téléphonique. Le ratio de solvabilité mesuré par les normes suisses a atteint 134% à fin juin, en hausse de neuf points depuis le début de l’année et bien au-dessus de la zone cible de 100-120%.
Hannover Re a annoncé hier un bénéfice net en hausse de 25% au titre du deuxième trimestre, conforme aux attentes, et a réaffirmé ses prévisions pour l’ensemble de l’année. Le réassureur allemand a fait état d’un résultat net de 270 millions d’euros, contre 217 millions un an plus tôt, et a confirmé sa projection d’un bénéfice d’un milliard d’euros pour l’intégralité de l’exercice. «Une fois de plus, nos deux grandes divisions, les dommages et accidents d’un côté et la réassurance vie et santé de l’autre, ont toutes deux contribué à ce bon résultat semestriel, à quoi il faut ajouter un revenu d’investissement exceptionnellement élevé», déclare le président du directoire Ulrich Wallin dans le communiqué de résultats. «Nous sommes néanmoins confrontés à des conditions de marché qui restent difficiles», a-t-il ajouté.
L’assureur américain MetLife a contacté certains de ses actionnaires et ses créanciers obligataires afin d’approuver certaines modifications pour lui permettre de continuer ses remboursements et le versement de dividendes, suite à la séparation de son activité d’assurance-vie pour les particuliers Brighthouse Financial. Il demande à des créanciers représentant 3,2 milliards de dollars de dette de donner leur accord au changement de «tests de paiements d’intérêt» dans les contrats de crédit régissant les obligations ; ils ont jusqu’au 18 août pour donner leur accord. S’ils refusaient, MelLife serait contraint de convertir 700 millions de dollars de titres placés en fiducie en dette junior subordonnée et de vendre des actions pour honorer les intérêts des obligations. MetLife a également convoqué une réunion exceptionnelle d’actionnaires le 19 octobre pour effectuer la même démarche vis-à-vis des actionnaires. Selon les termes actuels, MetLife ne pourrait plus payer de dividende sur les actions ordinaires ni racheter des actions si son titre chutait de plus de 10% et s’il publiait une perte nette au terme de quatre trimestres consécutifs. Or, l’action a perdu 20% depuis la scission de Brighthouse et les neuf premiers mois de l’année en cours pourraient ne pas suffire à combler la perte de 2,1 milliards de dollars enregistrée au dernier trimestre 2016.
Barclays a nommé Barry Rodrigues responsable de son activité de cartes de crédit, Barclaycard International, a déclaré la banque hier, confirmant une information du Wall Street Journal. Barry Rodrigues était l’ancien patron de l’activité de paiements en ligne. Basé à New York, il remplace Amer Sajed, qui a quitté Barclays en juillet pour militer pour la défense des libertés publiques aux Etats-Unis.
Le bénéfice net de la banque russe VTB ont doublé au deuxième trimestre, passant de 16 milliards à 31 milliards de roubles (439 millions d’euros) malgré les sanctions américaines. L'établissement attribue cette performance principalement au développement de son activité de banque de détail et de hausse de la demande de prêts, dans un contexte de redémarrage de la croissance de l'économie russe. VTB anticipe un bénéfice net autour de 100 milliards de roubles pour l’année entière. Mais elle devra faire face à un renforcement des sanctions américaines contre la Russie voté par le Congrès, et que le président Donald Trump a signé bon gré mal gré la semaine dernière.
Le bénéfice semestriel de Legal & General a profité d’un apport exceptionnel en raison d'évolutions dans l’espérance de vie. L’assureur britannique a en effet libéré 126 millions de livres sterling de provisions techniques, en raison de la première stagnation de l’espérance de vie au Royaume-Uni en 100 ans. L'âge moyen de décès a ralenti sa progression en raison de l’augmentation des cas de démence (Alzheimer, etc.), de la dégradation des services de santé, de l’augmentation des inégalités sociales et de modes de vie malsains, selon les taux de mortalité des retraités britanniques analysés par Legal & General. Son bénéfice imposable a bondi de 41% à 1,2 milliard de livres au premier semestre, grâce à une hausse de 40% dans son activité assurance-retraite (à 566 millions). Le bénéfice net a progressé de 27% à 988 millions de livres.
Les ressources des autorités de régulation britanniques risquent de ne pas suffire pour faire face aux responsabilités supplémentaires qu’elles auront à assumer.
Portée par la croissance des Pays-Bas et par son plan d’économies, la banque néerlandaise affiche un bénéfice trimestriel en forte hausse. Dans un contexte de privatisation annoncée.
L’Union européenne a donné son feu vert mercredi au rachat des activités de financement automobile de GM Financial en Europe par BNP Paribas et PSA dans le cadre du rachat d’Opel/Vauxhall par le constructeur français. «La Commission a conclu que la concentration envisagée ne soulevait pas de problème de concurrence compte tenu du caractère limité des parts de marché des sociétés», écrit l’exécutif européen dans un communiqué, où il note par ailleurs «le nombre conséquent de concurrents présents sur les marchés concernés». BNP Paribas et PSA ont annoncé en mars qu’ils mettraient ensemble 900 millions d’euros pour prendre le contrôle des activités de financement d’Opel, qui sert près de 1.800 concessionnaires dans 11 pays européens et dont les encours s'élevaient à environ 9,6 milliards d’euros fin 2016.
L’autorité des marchés britanniques, la FCA, a contacté 45 sociétés indépendantes spécialisées dans le conseil financier (IFA) pour mieux comprendre la nature et l'étendue des services qu’elles proposent et des tarifications qu’elles appliquent, selon des informations du site spécialisé Money Marketing. Cet examen approfondi des activités des conseillers fait suite à l’enquête menée en début d’année auprès de 650 sociétés de conseil qui avait notamment établi que 42% d’entre elles ne respectaient pas les standards en matière de divulgation de l’information même si 93% d’entre elles semblaient fournir des conseils appropriés.
Alors que le secteur des fintech est en pleine expansion, l’Autorité bancaire européenne (ABE) pointe le manque d’harmonie réglementaire existant en Europe. Dans un document ouvert à la consultation publié début août, le régulateur met en garde contre ces disparités, potentiellement problématiques pour la sécurité des clients, rapporte Les Echos. Sur les 282 jeunes pousses du secteur financier passées au crible par l’ABE, certaines catégories sont bien soumises à des régimes réglementaires européens. Mais d’autres sont, au contraire, régies par des régimes nationaux, qui ne sont pas harmonisés entre eux. Beaucoup ne rentrent, par ailleurs, dans aucun cadre réglementaire, comme les jeunes pousses spécialisées dans le cloud computing. A l’inverse, 67 % des fintech liées aux technologies de trading à haute fréquence sont régies par des normes européennes et les 33 % restantes par des normes nationales.
La succursale indiennede réassurance d’Axa à New Delhi sera opérationnelle en septembre, a annoncé au journal Les Echos Mattieu Rouo, le directeur de la protection sociale internationale chez Axa France. Début juin, l’agence Press Trust India (PTI) avait rapporté que la filiale de réassurance du groupe, Axa Re, avait déjà passé la deuxième étape du processus d’obtention d’un agrément auprès du régulateur local, l’Insurance Regulatory and Development Authority of India (Irdai). La licence obtenue par Axa lui permet de se développer en réassurance vie, dommage et santé. Le groupe prévoit de commencer sur ce dernier secteur : «la couverture santé des populations est en effet de plus en plus une priorité pour les gouvernements locaux, qui souhaitent mettre en place des systèmes de type assurantiel», a déclaré aux Echos Mattieu Rouo.
Selon Patrick Artus (Natixis), la distribution de crédit n'est pas entravée par les créances douteuses. Mais celles-ci conduisent les banques à augmenter leurs marges de taux d'intérêt.
Monte dei Paschi di Siena annoncera ce vendredi une perte de plus de trois milliards d’euros au titre du premier semestre, en raison du provisionnement de ses créances douteuses, affirme ce mardi le journal allemand Börsen Zeitung, citant des sources du secteur. L'établissement toscan, sous perfusion de l’Etat italien, occupe depuis des années le devant de la scène de la crise qui a frappé une bonne partie du système bancaire de la péninsule. Fin juillet, le gouvernement italien a publié un décret autorisant la recapitalisation de Monte dei Paschi, ouvrant ainsi officiellement la voie à son renflouement, dont le montant pourrait avoisiner huit milliards d’euros. Selon le plan annoncé début juillet, l’Etat apporterait 5,4 milliards sous forme d’augmentation de capital et de rachat d’obligations détenues par des particuliers. Le reste viendrait de la conversion de créances sur la banque en capital.
Les dirigeants de Commonwealth Bank of Australia, la première banque australienne, accusée de blanchiment par les autorités du pays, vont perdre leur bonus pour l’exercice 2017, clos au 30 juin. Le conseil d’administration leur a renouvelé leur confiance, estimant que cette sanction était suffisante. Cela concerne le directeur général Ian Narev et les plus hauts cadres dirigeants. Les autres cadres verront leur bonus réduit de 20%. La banque risque une amende importante, alors qu’elle a omis pendant trois ans de déclarer quelques 50.000 versements en cash supérieurs à 10.000 dollards australiens (6.700 euros).
La Commission européenne a autorisé hier l’acquisition de la banque espagnole Banco Popular par sa compatriote Santander, estimant que ce sauvetage pour un euro symbolique ne nuirait pas à la concurrence. La Banque centrale européenne (BCE) et le Conseil de résolution unique (CRU), nouvel organisme de l’Union européenne chargé de la liquidation des banques défaillantes, avaient orchestré en juin la vente de la sixième banque espagnole après avoir estimé qu’elle était au bord de la faillite. Les parts de marché combinées de Popular et de Santander sont généralement limitées à moins de 25% et des concurrents puissants resteront en place dans tous les marchés concernés, fait valoir la Commission dans un communiqué.