Les hedge funds pourraient avoir des stagiaires d’un nouveau genre cet été : des députés de chaque parti politique britannique sont en train de se mettre d’accord pour suivre des gérants de fonds afin de mieux comprendre leur travail, rapporte Financial News. L’idée vient d’un groupe parlementaire représentant différents partis créé pour éduquer les politiques sur ce que font les hedge funds. Chris Evans, membre du parlement pour le parti travailliste et président du groupe, indique que l’objectif est de démystifier le secteur des hedge funds et d’entamer un dialogue entre politiques et gérants de hedge funds sur le Brexit. Une société de hedge funds, Cheyne Capital, a déjà manifesté son intérêt pour le projet.
Faire sauter les verrous et intégrer davantage les critères ESG dans les décisions financières. C’est un des enjeux sur lesquels se penche depuis six mois le groupe de travail «HLEG» (High Level Expert Group) sur la Finance durable qui sortira cette semaine son premier rapport a annoncé Christian Thimann, qui préside ce comité d’expert et est aussi vice-président du TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures), présidé par Michael Bloomberg. Il s’exprimait à l’occasion d’une table ronde sur la finance verte organisée hier par Paris Europlace. Ce groupe de travail a tenté de répondre à cette question pour conseiller la Commission européenne : «comment intégrer la durabilité dans la réglementation financière et mobiliser davantage de capitaux ?».Selon Christian Thimann, la première étape des différentes initiatives en faveur d’une finance durable a concerné la fiscalité, les green bonds, le reporting et le «fiduciary duty» mais, «ce pas encore assez». «Il faut changer radicalement la façon dont le système financier fonctionne», estime-t-il. Et cela demande deux éléments : orienter vers le long terme les institutions financières (banques, assureurs, fonds de pensions et gérants d’actifs) et intégrer systématiquement les facteurs ESG dans toutes les décisions financières. «Il faut donc enlever tous les verrous qui empêchent les banques et les investisseurs de s’orienter vers les investissements de long terme ou les infrastructures. Le rapport de la semaine prochaine marquera la première étape de ce changement et une deuxième étape viendra d’ici la fin de l’année avec des nouvelles recommandations», a-t-il indiqué.
Lors d’un discours à l’occasion de la première journée du forum de Paris Europlace hier à Paris, le Premier ministre Edouard Philippe a confirmé que l’impôt sur la fortune (ISF) sera comme promis recentré sur le seul immobilier. «Cela permettra de libérer ceux qui investissent dans les entreprises et font circuler le capital de cette taxation» a-t-il commenté. Par ailleurs, un taux de prélèvement unique d’environ 30% sur les revenus de l'épargne et les plus-values sera aussi voté avec l’ambition que l’ensemble des réformes fiscales soit engagé dans les deux ans. Dans un entretien aux Echos, paru ce jour, le Premier ministre a précisé que si «les produits défiscalisés comme le Livret A seront toujours exemptés», l’assurance-vie sera, elle, taxée par le nouveau prélèvement unique sur les nouveaux flux d’investissements à partir de 150.000 euros.Le taux de l’impôt sur les sociétés sera baissé progressivement jusqu'à 25% en 2022. Le gouvernement veut réduire la pression fiscale d’un point de PIB, soit plus de 20 milliards d’euros, sur l’ensemble du quinquennat."La volatilité, l’instabilité, l’imprévisibilité des dispositions fiscales constituent un handicap que nous devons corriger», a-t-il aussi reconnu, faisant allusion au retard que prend la Place de Paris quant aux décisions des entreprises financières de relocaliser certaines équipes londoniennes dans l’Union après le Brexit.
UniCredit, coactionnaire avec Koç de la cinquième banque turque, Yapi Kredi, se préparerait à renflouer celle-ci, selon Bloomberg. Une augmentation de capital serait envisagée, pour un montant global d’un milliard de dollars (873 millions d’euros). La banque italienne est prête à contribuer pour la moitié à cet appel de fonds (soit près de 440 millions d’euros), mais le holding familial Koç, à la tête d’un plus gros conglomérats en Turquie, serait hésitant. Avec Koç, Unicredit est actionnaire à hauteur de 82% de Yapi Kredi.
Le fonds de private equity Bain Capital a annoncé hier avoir acheté 476 millions d’euros de prêts non performants à la banque publique Caixa Geral de Depositos (CGD), principal établissement du Portugal, pour sa première acquisition dans ce pays. Le groupe a aussi repris à l’espagnol Banco Ibercaja un portefeuille de prêts à des promoteurs immobiliers de 489 millions d’euros.
La Société Générale transférerait plusieurs centaines de postes à Paris. La capitale française arriverait en quatrième position après Dublin, Francfort et Luxembourg, selon EY.
Les eurodéputés auditionnaient hier la présidente du Conseil de résolution, Elke König. Plusieurs investisseurs réclament des éclaircissements sur le processus de décision.
UniCredit et son partenaire local Koc Holding envisagent de recapitaliser leur coentreprise turque à hauteur de 1 milliard de dollars, indique Bloomberg de sources proches des discussions. UniCredit serait prêt à contribuer jusqu’à 500 millions de dollars pour renforcer les fonds propres de Yapi & Kredi, dont il détient 82% avec Koc. UniCredit souhaiterait procéder à l’opération avant la fin de l’année.
Tout à sa priorité de renforcer l’attractivité de la place de Paris, le gouvernement français ne cherche plus à mettre en place une taxe sur les transactions financières (TTF) au niveau européen, bien au contraire. Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a confirmé auprès de l’agence de presse allemande DPA le souhait français d’attendre la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne pour revisiter la question. La création d’une TTF européenne est débattue depuis 2011 en Europe dans le cadre d’une coopération renforcée.
Le directeur du pôle Finances, stratégie et participations de la Caisse des Dépôts (CDC), Franck Silvent, va rejoindre la banque Degroof Petercam à Paris, selon des sources financières. L’annonce pourrait avoir lieu dès aujourd’hui. Son départ à la fin du mois de la CDC avait été révélé la semaine dernière par Les Echos. Né le 1er août 1972, Franck Silvent est diplômé de Sciences-Po Paris et ancien de l’Ena. Il a été directeur général délégué de la Compagnie des Alpes avant de retrouver la CDC en 2013.
Legend Holdings est en négociations pour un éventuel investissement dans la banque qatarie Banque Internationale à Luxembourg (BIL), indiquait hier Reuters d’une source proche du dossier. Legend, qui détient le fabricant d’ordinateurs Lenovo, discute du rachat d’environ 90% de la banque privée à Precision Capital, un véhicule d’investissement de certains membres de la famille royale du Qatar, dont l’ancien Premier ministre, le cheikh Hamad ben Djassim al Sani. Des sources du secteur estiment la valeur de BIL entre 1 et 1,5 milliard d’euros. L’opération devrait être bouclée dans les semaines à venir et Legend ne cherche pas à racheter les 10% de BIL détenus par le gouvernement luxembourgeois.
Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas, prendra le 1er septembre prochain la présidence de la Fédération bancaire française (FBF) pour une durée d’un an, conformément aux statuts de l’association professionnelle. Il succède à Philippe Brassac, directeur général du Crédit Agricole. François Pérol, président du directoire du groupe BPCE, devient vice-président de la FBF et Nicolas Théry, président de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel, reste trésorier.
L’assureur-santé américain Cigna a annoncé hier la reprise des activités de Zurich au Liban, dans les Emirats arabes Unis et au Koweit, concernant la clientèle des particuliers et des PME. La filiale sera dirigée par Arthur Cozad, ancien patron de la branche taiwanaise de l’assureur. «Nous travaillons avec des partenaires locaux dans la région depuis 15 ans», a souligné Jason Sadler, président des activités internationales de Cigna. Zurich entend continuer de développer l’activité en assurance vie et grandes entreprises.
La troisième banque japonaise Sumitomo Mitsui Financial Group va créer 250 postes dans ses activités d’investissement (securities) à l’étranger d’ici à trois ans pour compenser la dégringolade de la rentabilité du crédit domestique. Sa filiale de banque d’investissement, SMBC Nikko Securities, emploie aujourd’hui 500 personnes. Le groupe espère que le bénéfice brut des activités d’investissement aux Etats-Unis et en Europe grimpe à environ 50 milliards de yens (384 millions d’euros) d’ici à mars 2020 contre 30 milliards de yens (230 millions d’euros) durant l’exercice annuel se terminant en mars 2017.
La Société Générale devrait transférer en zone euro entre 300 et 400 postes de sa division Corporate & Investment Banking, actuellement situés à Londres. La majeure partie irait à Paris, la banque saluant ainsi les annonces du gouvernement en faveur de la place.
Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas, prendra le 1er septembre prochain la présidence de la Fédération bancaire française (FBF) pour une durée d’un an, conformément aux statuts de l’association professionnelle. Il succède à Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole SA.
Cinq société de gestion ont introduit vendredi 7 juillet une requête devant le Conseil d’Etat en vue de faire annuler le Décret n° 2017-887 du 9 mai 2017 relatif à l’organisation financière de certains régimes de sécurité sociale, rapporte L’Agefi. Les requérants, Ycap Asset Management, Trecento AM, Vestathena, Quaero Capital et Raymond James, s'élèvent notamment contre la création par ce texte d’un nouveau véhicule, le «fonds mutualisé», pénalisant, selon elles, l’activité des sociétés de gestion indépendantes. Si les résultats de ce recours ne devraient être connus que dans environ 9 mois, soit après la date d’entrée en vigueur du décret fixée au 1er janvier 2018, les gestionnaires espèrent que les autres actions menées en parallèle, comme le recours gracieux envoyé au premier ministre Edouard Philippe ou l’action en référé de plusieurs caisses de retraites pour demander le report du décret, pourront rapidement aboutir.
L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) et la Securities and Futures Commission (SFC), le régulateur financier hongkongais, ont signé un accord de reconnaissance mutuelle de fonds d’investissement entre la France et Hong Kong. « Cet accord permettra aux OPCVM français éligibles et aux fonds hongkongais (« public funds ») éligibles d’être commercialisés auprès des investisseurs non professionnels sur chacun de ces deux marchés grâce à une procédure d’autorisation accélérée », précisent les deux institutions dans un communiqué commun. Mieux, il s’agit du premier accord conclu entre un membre de l’Union européenne et Hong Kong. Ce document établit un cadre réglementaire spécifique pour la commercialisation de fonds français et hongkongais éligibles, à savoir, à l’heure actuelle, les fonds actions, obligations et diversifiés. L’accord prévoit également un mécanisme par lequel « l’AMF et la SFC maintiendront un dialogue régulier et une coopération leur permettant de remplir leurs missions respectives en matière de réglementation et de supervision », indiquent les deux régulateurs.Pour Gérard Rameix, le président de l’AMF, cet accord « constitue une avancée importante pour l’industrie de la gestion d’actifs française qui cherche à se développer à l’international » et « reflète l’attractivité de Paris en tant que place financière ». Une aubaine à l’heure où la place de Paris déroule le tapis rouge pour attirer les sociétés britanniques désireuses de quitter le Royaume-Uni dans le cadre du « Brexit ».
Le Président de la République, Emmanuel Macron, envisage de nommer le sous-gouverneur de la Banque de France, Robert Ophèle, comme président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) en remplacement de Gérard Rameix, a annoncé l’Elysée. Cette nomination est recommandée par le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, et proposée en accord avec le Premier ministre, Edouard Philippe, précise un communiqué. Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat sont saisis, afin que la commission compétente de chacune de ces chambres se prononce. Né le 31 août 1956 (60 ans) et diplômé de l’Essec avec une spécialisation en finance, Robert Ophèle a fait l’essentiel de sa carrière à la Banque de France depuis 1981 où il est aujourd’hui second sous-gouverneur, avec un passage à la Réserve fédérale américaine à New York (1990-1991). Il est déjà membre du collège de l’Autorité des marchés financiers et siège aussi à la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts. Le nouveau président de l’AMF doit prendre ses fonctions le 1er août pour un mandat unique de cinq ans. Selon l’AFP, 44 candidats se seraient présentés via une candidature en ligne.
Selon la presse espagnole, la vente des activités de Deutsche Bank en Espagne se précise. Les candidats au rachat auraient jusqu’au 18 juillet pour faire une offre. ING serait sur les rangs pour reprendre ses activités, alors que peu de de banques semblent intéressées. La vente pourrait être reportée à l’automne, si l’offre paraît insuffisante à la banque allemande. Deutsche Bank emploie 2.542 personnes en Espagne, et sa filiale, qui a réalisé 513 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016, a accusé des pertes à hauteur de 92 millions d’euros, selon le rapport annuel de la banque.
L’assureur-santé américain Cigna a annoncé la reprise des activités de Zurich au Liban, dans les Emirats arabes Unis et et au Koweit, concernant la clientèle des particuliers et des PME. La filiale sera dirigée par Arthur Cozad, ancien patron de la branche taiwanaise de l’assureur. « Nous travaillons avec des partenaires locaux dans la région depuis 15 ans », a souligné Jason Sadler, président des activités internationales de Cigna. Zurich entend continuer de développer l’activité en assurance vie et grandes entreprises.
La troisième banque japonaise Sumitomo Mitsui Financial Group va créer 250 postes dans ses activités d’investissement (securities) à l’étranger d’ici à trois ans pour compenser la dégringolade de la rentabilité du crédit domestique. Sa filiale de banque d’investissement, SMBC Nikko Securities, emploie aujourd’hui 500 personnes. « Nous prévoyons d’être flexibles dans l’embauche de spécialistes dans chacun de nos bureaux dans le monde », a déclaré aujourd’hui à Bloomberg Narutoshi Terauchi, responsable de la planification pour les opérations internationales de Sumitomo.
La mise en liquidation en juin par l’Italie de deux banques de Vénétie soulève la question d’une éventuelle réforme des règles européennes en matière d’aide publique, ont déclaré hier le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble et le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem en marge de l’Eurogroupe.
La banque suisse UBS songe à transférer vers Francfort, Madrid ou Amsterdam une partie de son personnel actuellement en poste à Londres en prévision de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, a déclaré son directeur général. UBS emploie actuellement environ 5.000 personnes à Londres. UBS prendra une décision avant la fin de l'été ou au début du quatrième trimestre, a précisé son directeur général. La banque suisse a déjà créé une filiale à Francfort l’an dernier pour y concentrer l’essentiel de ses activités de gestion de fortune en Europe.
La banque espagnole compte augmenter sa participation dans le capital de sa filiale américaine spécialisée dans les crédits automobiles subprimes, rapportait hier Bloomberg de sources proches des discussions, alors que Santander Consumer USA a passé avec succès les stress tests américains le mois passé. Santander, qui contrôle 59% de Santander Consumer USA, doit encore obtenir l’autorisation des régulateurs pour racheter les 9,7% possédés par le cofondateur de sa filiale Thomas Dundon. Aux cours actuels, cette participation est valorisée environ 450 millions de dollars.
L’assureur italien a annoncé hier avoir émis une nouvelle obligation catastrophe (cat bond) de 200 millions d’euros, couvrant les risques d’inondations et de tempêtes en Europe et de tremblements de terre en Italie pour une période de quatre ans. L’obligation catastrophe de Generali offre un rendement de 3%, les intérêts et le principal pouvant être réduits en cas de pertes supérieures à un seuil prédéterminé pour les catastrophes couvertes.