BBVA a annoncé hier qu’il envisageait de céder sa banque de détail au Chili au canadien Bank of Nova Scotia, après avoir reçu une offre de celle-ci sur 100% du capital. A la clôture de la Bourse mercredi, BBVA Chile capitalisait 889,7 milliards de pesos chiliens (plus de 1,18 milliard d’euros). Le groupe financier espagnol contrôle 68% du capital et la famille Said 29%; le solde est coté en Bourse. Il a précisé qu’une cession ne signifierait pas sa sortie complète du marché chilien où il possède aussi une activité de crédit à la consommation. L’ensemble de ses activités au Chili a dégagé un bénéfice de 96 millions d’euros au premier semestre 2017.
L’assureur Groupama a annoncé hier un résultat net de 286 millions pour le premier semestre, en forte progression sur le premier semestre 2016 (217 millions de hausse). Ce résultat tient pour beaucoup à des éléments exceptionnels (plus-values). Malgré une sinistralité climatique très défavorable, le résultat opérationnel économique progresse de 39%, à 154 millions d’euros, notamment grâce à l’assurance de personne. «Nous récoltons avec satisfaction le fruit de nos efforts structurels qui se traduisent dans des ratios de solvabilité en très forte progression et par le relèvement de notre rating en catégorie A», a déclaré le directeur général Thierry Martel.
BBVA a annoncé qu’il envisageait de céder sa banque de détail au Chili au canadien Bank of Nova Scotia, après avoir reçu une offre de celle-ci sur 100% du capital. A la clôture de la Bourse mercredi, BBVA Chile capitalisait 889,7 milliards de pesos chiliens (plus de 1,18 milliard d’euros). Le groupe financier espagnol contrôle 68% de son capital et la famille Said 29%; le solde est coté en Bourse. BBVA a précisé par l’entremise d’un porte-parole qu’une cession ne signifierait pas sa sortie complète du marché chilien, où il possède également une activité de crédit à la consommation. L’ensemble des activités de BBVA au Chili ont dégagé un bénéfice de 96 millions d’euros au premier semestre 2017.
HSBC a annoncé jeudi l’ouverture d’une agence physique et 100% digitale («phygitale») à destination des start-up et des TPE. Dédiée aux entreprises franciliennes dont le chiffre d’affaires est inférieur à 2 millions d’euros, cette nouvelle structure est située au cœur de Paris, près de l’Opéra, et regroupe un centre d’accueil dédié, qui peut intervenir sur des opérations simples, et des chargés d’affaires attitrés. Elle compte au total une quarantaine de salariés et est chapeautée par un directeur.
Les assureurs ne cachent pas leur inquiétude quant au projet de « flat tax » du gouvernement sur les revenus de l’épargne, craignant notamment que cette réforme ne pénalise l’assurance-vie, rapporte le quotidien Les Echos. Le gouvernement s’apprête en effet à appliquer un prélèvement forfaitaire unique à 30% notamment pour les contrats d’assurance-vie de plus de huit ans, contre une imposition de 23% actuellement. En revanche, pour les épargnants qui décideraient de sortir de leur contrat avant quatre ans, la fiscalité passerait de 50,5% aujourd’hui, à 30% à l’avenir. « Le risque, c’est que cela diminue la durée moyenne de détention des contrats d’assurance-vie et donc que cela réduise l’investissement en actions », déplore Bernard Spitz, président de la Fédération française de l’assurance (FFA). Toutefois, afin de préserver l’épargne populaire, le gouvernement a décidé de n’appliquer ce nouveau prélèvement forfaitaire unique qu’aux épargnants dont l’encours des contrats est supérieur à 150.000 euros. Une mesure qui passe mal auprès des assureurs. « Un commerçant, un artisan ou un salarié qui travaille toute une vie pour avoir 150.000 euros sur son assurance-vie a besoin de cet argent pour la retraite, ce changement de fiscalité pourrait le pénaliser », craint ainsi Gérard Bekerman, président de l’Association française de l’épargne et de retraite (Afer). Dans ce contexte, les assureurs proposent de maintenir le régime fiscal actuel « à condition d’investir un peu plus longtemps, à 10 ou 12 ans et d’investir davantage en actions », avance Bernard Spitz.
La Macif a réalisé au cours des six premiers mois de l’année un résultat net part du groupe de 165 millions d’euros en normes IFRS, contre 15 millions d’euros sur la même période l’année dernière. A l’époque, le bénéfice «avait été fortement impacté par des facteurs extérieurs défavorables», rappelle l’assureur mutualiste dans un communiqué publié aujourd’hui. Les profits retrouvent ainsi un niveau supérieur à celui enregistré au premier semestre 2015.
Le gouvernement a présenté ce jeudi aux syndicats les ordonnances réformant le code du travail. Comme prévu, les indemnités prud’homales pour licenciement abusif seront désormais plafonnées. Un plancher sera également prévu. Le plafond est fixé à trois mois de salaire en dessous de deux années d’ancienneté. Il sera augmenté d’un mois de salaire par année d’ancienneté jusqu'à dix ans, puis de 0,5 mois de salaire pour atteindre vingt mois jusqu'à trente années dans la même entreprise.
Le groupe Dexia a vu le total de son bilan passer tout juste sous les 200 milliards d’euros à fin juin, selon un communiqué du groupe. Le total de bilan a atteint 199,4 milliards d’euros à fin juin, en baisse de 13,4 milliards sur le premier semestre (dont -3,7 milliards résultant d’une gestion active). Le groupe impute cette accélération de la vente des actifs au contexte économique favorable. Le ratio de solvabilité CET 1 s’établit à 17%. Pour l’ensemble du premier semestre, Dexia, en phase de liquidation, affiche un résultat net négatif de 296 millions.
Grisaille. Les résultats semestriels publiés cet été par les grands réassureurs internationaux traduisent une pression constante sur la tarification et les bénéfices du secteur, estime Fitch, qui réitère dès lors sa perspective négative. Selon l’agence de notation, cette tendance est appelée à se poursuivre dans un environnement ultra-concurrentiel. La baisse des rendements financiers devrait en outre continuer à peser sur la rentabilité. Fitch pointe plus particulièrement du doigt les assureurs-dommages, dont le ratio combiné moyen s’est dégradé à 94,6 % à la fin du premier semestre 2017, contre 92,5 % un an plus tôt. L’agence maintient toutefois sa note à « stable » sur le secteur, du fait d’une solide capitalisation et d’une « rentabilité adéquate » pour les douze à dix-huit prochains mois.
Big data. Déterminer de nouvelles modalités de gestion des compétences : BearingPoint y travaille avec la DRH de la Société Générale. « Les collaborateurs attendent des parcours d’expérience, constate Olivier Parent du Châtelet, associé du cabinet, pôle conseil en ressources humaines. Pour répondre à cette attente, il s’agit d’identifier les compétences et de définir les capacités de rebond. » L’outil mis en place à cette fin a été construit sur le modèle de réseaux tels que LinkedIn. « Nous testons depuis le printemps, auprès de 1.500 salariés de deux métiers, un système d’autodéclaration des compétences par les collaborateurs qui doit permettre ensuite, à travers l’usage de techniques ‘big data’ de structurer et de faciliter la création de référentiels de compétences », précise Olivier Parent du Châtelet. Le salarié choisit de partager ou non les compétences qu’il veut déclarer avec ses pairs, les ressources humaines et sa hiérarchie directe étant, elles, toujours destinataires.
Le grand, le fort, le vénérable Swift se laissera-t-il impressionner par les assauts peu courtois de son jeune et impétueux rival, Ripple ? Ce dernier, qui réalise déjà des paiements internationaux bien plus vite et pour bien moins cher grâce à la Blockchain, se voit déjà remplacer l’institution quadragénaire. Swift a bien riposté en lançant son initiative GPI (global payment innovation) qui vise à améliorer la rapidité et la transparence des transactions internationales. Mais là, Ripple franchit une nouvelle étape en choisissant pour sa conférence du mois prochain les mêmes dates – du 16 au 18 octobre – et le même lieu, Toronto, que ceux du Sibos, l’incontournable rendez-vous annuel de Swift. Non content d’avoir débauché la responsable du programme GPI de Swift, Ripple accueillera quelques intervenants de marque comme Ben Bernanke, l’ancien directeur de la Fed, ou Tim Berners-Lee, l’inventeur du World Wide Web. De quoi secouer le petit monde de la banque...
L’affrontement sur les standards techniques de sécurité dans DSP2 s’est durci durant l’été. En jeu, l’existence ou non d’une réelle concurrence dans les services financiers.
Legal & General a justifié ses bons résultats semestriels qu’il explique notamment par la stagnation de l’espérance de vie. L’assureur a libéré 126 millions de provisions techniques dans ses calculs actuariels de rentes à verser en raison de la première stagnation de l’espérance de vie au Royaume-Uni en un siècle. L’âge moyen de décès a ralenti sa progression du fait de l’augmentation des cas de démence, de la dégradation des services de santé, de l’augmentation des inégalités sociales et de modes de vie malsains, selon l’assureur.
Hic. Le marché britannique des crédits « subprime » pose problème. Le 22 août, Provident Financial, spécialiste de ce type de prêts, s’est effondré en Bourse (-66 %) après une série de mauvaises nouvelles : avertissements sur résultats, abandon du dividende, enquête de la FCA sur un produit de crédits conso... En pleine réorganisation, le groupe note un mauvais rapport entre le taux de recouvrement des créances (passé de 90 % à 57 %) et les volumes de nouveaux prêts (-85 %).
Le Texas mettra du temps à se relever du passage de l’ouragan Harvey le week-end dernier. Les premières estimations font état de dégâts s’élevant à 30 milliards de dollars. Les actions des assureurs et réassureurs exposés ont accusé le coup, mais il convient de distinguer le montant des dommages réellement assurés par le secteur privé. Dans le cas de Harvey, deux tiers de la facture pourraient rester à la charge des organismes publics, qui couvrent le risque inondation aux Etats-Unis. La tempête tropicale pourrait donc coûter bien moins cher aux assureurs que Sandy en 2012 (36 milliards) et Katrina en 2005 (80), de sinistre mémoire.
Concurrence. Sur un marché sans prix de référence, quelques courtiers ont commencé à révéler leurs tarifs de recherche avec l’entrée en vigueur de MIF 2, qui imposera en 2018 une séparation totale avec les frais d’exécution. Bernstein Research facturera 150.000 dollars/an les études de ses analystes, Nomura 60.000 euros sa recherche change et macro ou 80.000 euros avec sa recherche taux et crédit, Crédit Agricole CIB 10.000 euros/an sa recherche macro, 30.000 sur les marchés émergents, 40.000 sur les taux et changes, 60.000 sur le crédit, avec une offre premium limitée à un petit nombre de clients pour un accès plus rapide aux analystes (jusqu’à 120.000 euros). JPMorgan évoque 10.000 dollars/an pour sa recherche action (sans entretien) afin de gagner des parts de marché. Deutsche Bank, qui demande 30.000 euros/an pour un accès limité à 10 personnes à sa recherche écrite et aux analystes, diviserait ses tarifs par deux selon Bloomberg.
L’assureur mutualiste a annoncé hier la nomination de Cyril Roux au poste de directeur financier à compter du 1er septembre. Il sera rattaché à Fabrice Heyriès, directeur général adjoint, et remplace Benoît Maes, qui devrait faire valoir ses droits à la retraite après une petite période de passation de pouvoirs. Agé de 50 ans, Cyril Roux était depuis octobre 2013 sous-gouverneur de la Banque centrale irlandaise en charge de la régulation financière du pays. Auparavant, ce polytechnicien et actuaire avait alterné des expériences dans la fonction publique et dans le privé. Selon des rumeurs, le nom de Cyril Roux aurait circulé avant l'été parmi les prétendants à la présidence de l’Autorité des marchés financiers.
A l’occasion de l’université d’été du Medef, le ministre de l’Economie a souligné la nécessité pour l’Europe d’être «capable de défendre ses intérêts». Dans cette optique, Paris va faire une proposition sur le contrôle des investissements stratégiques en France et en Europe, a confirmé hier Bruno Le Maire. Celle-ci sera rédigée conjointement par la France, l’Allemagne et l’Italie. «L’Europe doit être en mesure de défendre ses intérêts autant que les grandes puissances économiques le défendent», a affirmé le ministre.