La prochaine assemblée générale de GAM, programmée pour le 26 avril, pourrait être agitée. En effet, la firme de conseil aux investisseurs Institutional Shareholder Services (ISS), qui accompagne plus de 1.900 grands investisseurs, recommande aux actionnaires de la société de gestion suisse de voter contre un rapport de rémunération non contraignant sur les salaires des cadres dirigeants, rapporte le site britannique Financial News. Déjà l’an dernier, les salaires du «top management» de GAM avaient fait grincer des dents.ISS évoque notamment la rémunération de Tim Rainsford, qui a rejoint GAM début 2017 en provenance de Man Group en qualité de responsable pour la distribution, le marketing et le développement produits. Sa rémunération pour l’année écoulée s'élève à 5,5 millions de francs, y compris des émoluments de son précdent employeur. Tim Rainsford est ainsi le manager le mieux payé de GAM. Alexander Friedman, directeur général de GAM, affiche une rémunération de 4,3 millions de francs. GAM justifie son niveau de rémunération par le fait qu’un tel montant arrêté pour Tim Rainsford est proportionné au calibre de l’intéressé que GAM n’aurait pas pu autrement recruter.ISS continue en outre d’estimer que la rémunération d’Alexandre Friedman n’a aucun lien avec la performance de la société de gestion. Déjà en 2016, la rémunération du directeur général avait progressé de 20% alors que les bénéfices de la société de gestion étaient en repli. La société de gestion ne cache pas sa déception de voir ISS lui retirer sa confiance sur son rapport des rémunérations compte tenu des mesures prises au cours de l’année écoulée pour répondre aux préoccupations des actionnaires, entre autres une réduction du fixe pour son directeur général, l’introduction d’un plafond pour les bonus distribués au comité directeur et le décalage dans le temps du versement d’une part significative des bonus pour les cadres dirigeants.