Inhabituel ! Les commissaires aux comptes manifesteront le jeudi 17 mai à Paris, Lille, Strasbourg, Lyon, Marseille, Toulouse et Nantes, à l’initiative de la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC). Cette dernière dénonce « les déclarations fallacieuses du ministre de l’Economie sur le commissariat aux comptes dans les petites entreprises ». La Compagnie s’oppose à la disposition du projet de loi Pacte prévoyant de supprimer la présence du commissaire aux comptes dans les petites entreprises en relevant les seuils d’audit obligatoire dans les PME. Une telle réforme « serait dramatique pour l’économie française. 153 000 entreprises échapperaient à la certification de leurs comptes ce qui diminuerait la prévention des risques et augmenterait les défaillances d’entreprises », estime la CNCC.
Wells Fargo a annoncé vendredi avoir conclu un accord avec deux autorités fédérales des Etats-Unis au sujet de litiges relatifs à sa gestion des risques en matière de prêts immobiliers et d’assurance automobile. Dans le cadre de cet accord trouvé avec le Bureau de la protection financière des consommateurs et le Bureau du contrôleur de la monnaie, Wells Fargo paiera une amende d’un milliard de dollars, la plus importante jamais infligée à une banque par l’administration Trump.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce 19 avril un document qui propose une analyse de la flambée de l’indice VIX début février 2018 à travers l’impact amplificateur des produits qui lui sont indexés. Si l’analyse montre que les détenteurs de placements collectifs français n’ont pas été directement touchés, l’ampleur de certaines stratégies d’investissement basées sur la volatilité appelle à la vigilance et montre l’utilité des mécanismes de protection contre les variations de cours les plus aberrantes de type coupe-circuits. A la suite de la publication le 2 février dernier d’une statistique économique de nature à alimenter les anticipations de hausse des taux aux Etats-Unis, les marchés ont connu un épisode de forte hausse de la volatilité. Sur la séance du 5 février, l’indice américain S&P 500 a chuté de 4,2 %. L’indice VIX, qui mesure la volatilité implicite des options sur l’indice S&P 500 et permet d’évaluer le risque de marché perçu par les investisseurs, est monté jusqu’à 50 points en quelques jours, loin de la fourchette de 10 à 15 points dans laquelle il évoluait au cours des mois précédents. L’indice est depuis revenu à des niveaux moins élevés.L’étude aborde en premier lieu l’impact éventuel de ces mouvements de marché sur les investisseurs français. Elle analyse ensuite le mécanisme de transmission des chocs de volatilité sur les marchés, notamment au travers du rôle qu’ont joué les produits financiers adossés au VIX sur l’indice lui-même le 5 février. Enfin, compte tenu des soupçons ayant porté sur les contrats à terme sur le VIX aux Etats-Unis, elle examine la question des éventuelles manipulations de marché sur les indices de volatilité en Europe.Au terme de cette analyse, il ressort notamment que les investisseurs détenteurs de placements collectifs français ou commercialisés en France n’ont pas été exposés de manière significative à des stratégies sur le VIX. Les fonds européens pariant sur la volatilité sont très marginaux en Europe. Deuxième point, si les produits indexés sur le VIX semblent avoir eu un impact réel mais non significatif sur le cours des actions, ils ont joué un rôle auto-amplificateur sur la hausse du VIX.L’importance des fonds développant des stratégies utilisant des cibles de volatilité ou des produits sur volatilité doit constituer un point d’attention. En cas de retournement des marchés, ces stratégies peuvent contribuer à amplifier les mouvements de cours existants. Enfin, un schéma manipulatoire sur les indices de volatilité européens, tels que le VCAC et le VSTOXX, semble peu vraisemblable.
Le directeur général du groupe bancaire britannique Barclays, Jes Staley, conservera son poste après une enquête des régulateurs au Royaume-Uni sur sa tentative de démasquer un lanceur d’alerte, ceux-ci ayant jugé que cette affaire ne remettait pas en cause l’intégrité du dirigeant. Les régulateurs ont toutefois réclamé le paiement d’une amende par Jes Staley.
Le Crédit Mutuel Arkéa appelle à la «sérénité» et au «concours constructif de toutes les parties, dont la CNCM (Confédération nationale du Crédit Mutuel, ndlr) le moment venu», dans le processus d’indépendance qu’il a engagé. Dans une lettre datée d’hier adressée à Nicolas Théry et à Pascal Durand, respectivement président et directeur général de la CNCM, et que L’Agefi s’est procurée, les dirigeants Arkéa assurent aussi qu’ils veilleront «à ce que la sortie d’Arkéa de l’ensemble Crédit Mutuel se déroule dans un climat apaisé». Jean-Pierre Denis et Ronan Le Moal, président et directeur général du groupe breton, demandent même à leurs homologues de la CNCM qu’ils apportent «également toute [leur] contribution à la mise en oeuvre de la séparation».
Le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois dans le secteur privé, hors intérim, a très légèrement progressé au premier trimestre (+à 0,1%), atteignant un nouveau record, selon les chiffres publiés vendredi par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). L’Acoss a recensé 2,074 millions d’embauches au premier trimestre 2018, après 2,068 millions au quatrième trimestre 2017, soit un nouveau plus haut depuis le lancement de cette statistique au début des années 2000 .
JPMorgan envisage de transférer 200 personnes de Londres à Paris dans la perspective de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, selon l’AFP qui citait hier une source proche du dossier. La banque américain a fait part de ses intentions lors d’une rencontre mercredi à New York entre certains de ses dirigeants et des responsables de Paris Europlace, l’association en charge de la promotion de la place financière de Paris. La question du transfert aurait notamment été abordée lors d’une rencontre entre le numéro deux de la banque Daniel Pinto et le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.
JPMorgan envisage de transférer 200 personnes de Londres à Paris dans la perspective de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, selon l’AFP qui cite une source proche du dossier. La banque américain a fait part de ses intentions lors d’une rencontre mercredi à New York entre certains de ses dirigeants et des responsables de Paris Europlace, l’association en charge de la promotion de la place financière de Paris. Il n’est pas certain que JPMorgan fasse une annonce officielle, a encore dit la source. La question du transfert aurait notamment été abordée lors d’une rencontre entre le numéro deux de la banque Daniel Pinto et le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.
Tous les indicateurs d’Edenred sont au vert. Le spécialiste des services prépayés et des solutions aux entreprises a enregistré une croissance organique de 12,1% de son revenu d’exploitation total au premier trimestre 2018 à 332 millions d’euros. Pâtissant des effets changes, la croissance n’est plus que de 1,3% en données publiées. Le chiffre d’affaires opérationnel, en croissance organique de 13,8% à 319 millions, est tiré par les deux principaux métiers du groupe, les avantages aux salariés (+10,9%) et les solutions de mobilité professionnelle (+14,7%).
Hervé Phaure, associé chez DeloitteDans quel contexte s’inscrit IFRS 9 ? Les dispositifs mis en place dans le cadre d’IFRS 9 vont continuer à s’ajuster tout au long de l’année. Bien avancé, ce chantier comptable s’inscrit toutefois dans un contexte marqué par de nombreuses évolutions réglementaires. En pratique, pour appliquer la norme, les banques qui en disposaient se sont dans la majorité des cas basées sur leurs modèles internes prudentiels [Irba]. Or ceux-ci font actuellement l’objet d’une revue d’ensemble par la Banque centrale européenne [BCE]. Ce projet [Trim], couplé à d’autres chantiers prudentiels, va conduire les banques à ajuster leurs dispositifs de manière assez structurante. Quels sont ces chantiers ? L’Autorité bancaire européenne [l’EBA] demande aux banques de revoir leur définition du défaut en intégrant de nouveaux critères (seuils d’exposition consolidés par client, décompte précis des impayés…). Les banques ont jusqu’à 2021 pour intégrer ces évolutions, qui vont nécessiter des ajustements de leurs dispositifs opérationnels, et donc des requalifications de leurs modèles internes. L’EBA a par ailleurs demandé au secteur d’améliorer la gestion de ses portefeuilles de prêts non performants [NPL] d’ici à 2020, ce qui devrait également affecter les modèles internes. Enfin, de nouvelles contraintes techniques (structure des modèles IRB, marges de conservatisme…) doivent également être prises en compte. Qu’en est-il des stress tests de l’EBA ? Ces tests, dont les résultats sont attendus en novembre, prendront en compte pour la première fois les provisionnements calculés sous IFRS 9. Or, les banques manquent de recul par rapport à ces chiffres, qui seront dévoilés lors des comptes trimestriels 2018 et devraient être appelés à subir des ajustements. Là encore, un certain flou demeure.
Malgré une perte de salaire par rapport à leur carrière antérieure, les entrepreneurs du prêt participatif se disent fiers d’œuvrer pour une finance ancrée dans le réel.
Stable. Les trois maîtres mondiaux de l’assurance-crédit (Euler Hermes, Atradius et Coface) bénéficient selon Moody’s d’un environnement économique favorable limitant les défaillances d’entreprises sur fond de croissance modérée et de faible inflation. De quoi compenser, et plus encore, les pressions concurrentielles sur les prix, particulièrement vives en Europe, et des résultats décevants sur les marchés émergents. L’agence salue la forte rentabilité technique du secteur, avec un ratio combiné moyen depuis 2011 meilleur que sa moyenne historique, ainsi que des niveaux de capitaux élevés permettant d’affronter un gros temps. Moody’s souligne par ailleurs que les grands acteurs sont les mieux placés pour financer des investissements technologiques cruciaux pour la croissance future. Les notes des trois groupes (A2 pour Atradius et Coface, deux crans au-dessus, soit Aa3, pour Euler) bénéficient logiquement d’une perspective stable.
… C’est le coût annuel de la fragmentation de la régulation financière au niveau mondial, calculé à partir de sondages menés auprès de 250 grandes institutions financières, par l’Ifac (International Federation of Accountants) et le Biac (Business at OECD). Le « patchwork » des régulations et leurs divergences sont les plus ressentis « négativement »par les acteurs des marchés de capitaux (92 %), devant les banques (76 %) et les services financiers (66 %).
Le chef de L’Etat souhaiterait que les ministres des Finances puissent fixer chaque année les ratios prudentiels, notamment concernant les prêts aux PME.
Les caisses locales ont voté à 94,5% pour une séparation complète d'avec le Crédit Mutuel. Arkéa veut présenter son projet de statuts à l’ACPR avant l’été.
Deutsche Bank a annoncé hier soir le départ de sa directrice des opérations Kim Hammonds, la banque allemande poursuivant ainsi le remaniement de son équipe de direction. Il y a dix jours, Christian Sewing, jusque-là co-président du directoire délégué de la première banque allemande, a pris les rênes de la première banque allemande en remplacement de John Cryan. Ce dernier a quitté la banque en même temps que Markus Schenck, l’autre co-président du directoire délégué qui était notamment chargé de la supervision de la banque d’investissement. Deutsche Bank a précisé que Kim Hammonds, qui devait notamment harmoniser les systèmes informatiques du groupe, quittait la banque «d’un commun accord». Selon une source proche du dossier, elle avait dit à des collègues en début d’année que la Deutsche Bank était «l’entreprise la plus dysfonctionnelle» pour laquelle elle avait jamais travaillé. Elle était l’une des deux femmes siégeant au directoire où elle est entrée en août 2016. Par ailleurs, John Andrews, responsable des relations investisseurs, quitte aussi la banque. Il sera remplacé par James Rivett, actuel responsable des relations avec les obligataires de la banque.
L’assureur italien a annoncé hier la cession pour 540 millions d’euros de sa filiale belge à Arthora Holding, assureur basé aux Bermudes, deux jours après avoir vendu ses activités au Panama et en Colombie. L’opération, qui doit être bouclée au quatrième trimestre, générera un gain en capital d’environ 150 millions d’euros. L’accord conclu lui permettra en outre d’augmenter son ratio de solvabilité de 2,6 points de pourcentage. Frédéric de Courtois, patron des activités internationales de Generali, a souligné que «la valeur globale des opérations achevées et de celles annoncées qui attendent encore les autorisations des autorités compétentes, est supérieure à 1,1 milliard d’euros».
Le conseil de surveillance de Deutsche Bank envisage un nouveau remaniement à la direction du groupe bancaire qui pourrait se traduire par le départ de la directrice des opérations, Kim Hammonds, ont indiqué à Dow Jones des sources proches du dossier. Mercredi matin, le conseil de surveillance prévoyait de tenir une conférence téléphonique dans la journée avec le nouveau président du directoire, Christian Sewing, ont ajouté ces sources. Christian Sewing a succédé ce mois-ci à John Cryan à la présidence du directoire de Deutsche Bank.
Dernière grande banque américaine à publier ses comptes du premier trimestre, Morgan Stanley a annoncé mercredi un bénéfice trimestriel en hausse de 40%, tirant parti, à l’instar de ses rivales dotées d’importantes activités de trading (comme Goldman Sachs), d’une hausse de la volatilité des marchés, qui s’est faite sentir sur son revenu de trading, et d’une fiscalité des sociétés devenue plus attrayante. Ce dernier ressort à 3,77 milliards de dollars, contre 3,235 milliards un an plus tôt, soit une progression de 16,5%.