Philippe de Gentile, ancien responsable des financements structurés du bureau genevois de BNP Paribas, réclame 2,8 millions d’euros pour licenciement abusif, a indiqué hier son avocat au juge des Prud’hommes. Il reproche également à la banque de l’avoir placé sur une liste noire. L’ancien cadre, qui estime avoir joué le rôle de lampiste, a été licencié après 36 ans de services au sein de la banque française dans le cadre de l’accord passé avec les autorités américaines dans le litige sur les transactions réalisées avec des pays sous embargo. Le règlement à l’amiable de ce litige avait coûté à la banque neuf milliards de dollars.
Cette norme «technique, objective et universelle» va se déployer dans 45 pays à horizon cinq ans. La certification est assurée aujourd’hui par Dekra et SGS.
Le Crédit Mutuel Arkéa annonce ce soir le lancement d’une nouvelle filiale dédiée à la relation client, Nextalk. Ce centre de contact regroupant 200 conseillers entend fournir des prestations de service en marque blanche à des établissements financiers, des acteurs du e-commerce et de l’assurance, qui souhaitent déléguer cette activité pour optimiser leurs coûts. La Société Générale, Boursorama, le Crédit du Nord, le Crédit Social des Fonctionnaires et RCI Banque comptent parmi ses premiers clients.
L’organe central du groupe Crédit Mutuel, la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM), a condamné mercredi dans un communiqué le processus de consultation actuellement mené par le Crédit Mutuel Arkéa, et indique qu’elle « ne pourra considérer son résultat comme valide ».
La Banque centrale européenne (BCE) lance une consultation publique où elle invite les infrastructures des marchés financiers (IMF) et les autres parties intéressées à donner leur avis en matière de surveillance de la cyber-résilience. «La cyber-résilience est un aspect important de la résilience opérationnelle des IMF et est donc également un facteur affectant la résilience globale du système financier et de l'économie en général», explique le régulateur européen dans un communiqué.Les attentes en matière de surveillance de la cyber-résilience reposent sur les directives mondiales en matière de cyber-résilience pour les infrastructures des marchés financiers dans une perspective de surveillance. Cette orientation a été publiée par le Comité des paiements et des infrastructures de marché et le Conseil de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (CPMI et OICV) en juin 2016. Les IMF ont été appelées à appliquer immédiatement les directives et les superviseurs ont travaillé à développer une approche de surveillance pour évaluer les IMF au sein de leur juridiction par rapport aux directives.La BCE propose d'énumérer un certain nombre de critères vis-à-vis desquels les initiatives des infrastructures de marché pour se prémunir face au cyber risque pourront être jugées, de mettre en avant les dispositions que ces dernières peuvent mettre en place pour assurer leur respect des bonnes pratiques publiées par le CPMI et l’OICV et ainsi de fournir une base de discussion entre le superviseur et les opérateurs concernés. «Le fonctionnement sûr et efficace des infrastructures de marché est essentiel pour maintenir et renforcer la stabilité financière et la croissance économique que la BCE promeut dans le cadre de son mandat de supervision des systèmes de paiement dans la zone euro, écrit la BCE. Si elles ne sont pas correctement gérées, les infrastructures de marché peuvent être une source de chocs financiers, tels que des pertes de crédit.» La consultation est ouverte jusqu’au 5 juin 2018.
L’International Swaps and Derivatives Association (Isda), qui regroupe des spécialistes des marchés dérivés, a publié hier avec la Fédération bancaire européenne (FBE), l’International Capital Markets Association (ICMA) et l’International Securities Lending Association (ISLA) un «white paper» où elle demande une réforme d’Emir pour réduire les risques en post-marché. Ces associations professionnelles souhaiteraient que la réforme du règlement européen Emir, actuellement en cours de discussion à la Commission européenne, permette d’exclure des obligations de compensation les opérations liées à la réduction des risques post-marché, qui sont sans influence sur le prix de marché.
Axa Strategic Ventures a annoncé ce matin changer de nom pour adopter la marque Axa Venture Partners. L’annonce suit l’expansion de la société en Asie en novembre dernier et le lancement d’un nouveau fonds de fonds de 175 millions de dollars (141 millions d’euros), précise le communiqué de l’entité de capital-risque de l’assureur français. Axa Venture Partners gère 450 millions de dollars.
Critiqué pour son «inutilité» lors de l'affaire Carillion, le régulateur comptable britannique a annoncé hier modifier son approche de supervision des «big six».
Le prêteur britannique Provident Financial a annoncé avoir bouclé une augmentation de capital de 331 millions de livres (380 millions d’euros). L’ancien spécialiste des crédits subprime a reçu plusieurs offres pour 96% de ses nouvelles actions. Les banques en charge de l’opération, Barclays et JPMorgan, ont par ailleurs trouvé des acheteurs pour les 3,9 millions d’actions restantes. Deux des grands investisseurs de Provident, Woodford Investment Management et Invesco, avaient apporté leur soutien à l’opération. La levée de fonds fait partie d’un plan destiné à rétablir la rentabilité de Provident. Elle va notamment l’aider à régler 172 millions de livres à la Financial Conduct Authority dans une affaires liée à son entité Vanquis Bank.
Advolis, cabinet spécialisé dans l’audit financier et le conseil aux entreprises, et Orfis, cabinet lyonnais d’audit, de conseil et d’expertise-comptable, annoncent leur rapprochement via la constitution d’une holding. Le nouvel ensemble, fort de 140 collaborateurs et de 18 associés pour plus de 18 millions d’euros de chiffre d’affaires, sera doté d’une gouvernance commune et développera une nouvelle identité institutionnelle.
Swiss Re a porté à 144 milliards de dollars (116,8 milliards d’euros) le coût estimé pour les assureurs des catastrophes naturelles survenues à travers le monde en 2017, un niveau jamais atteint. En décembre, le réassureur suisse avait chiffré la facture, en première estimation, à 136 milliards de dollars. Le montant des dommages économiques totaux (y compris les risques non-assurés) s'élève à 337 milliards de dollars, soit presque le double des pertes de 2016. L’Amérique du Nord a été particulièrement affectée, les ouragans Harvey, Irma et Maria ayant entraîné au total 92 milliards de dollars de pertes, équivalentes à 0,5% du PIB des Etats-Unis. 2017 a été la deuxième saison cyclonique dans l’Atlantique Nord la plus coûteuse depuis 2005. Les dégâts indemnisés liés aux incendies ont représenté au total 14 milliards de dollars dans le monde, également à leur plus haut niveau historique, a précisé le deuxième réassureur mondial.
Le courtier SPVie Assurances a annoncé le lancement d’un réseau de franchises de courtage d’assurances. «SPVie Assurances, espère devenir grâce à cette initiative un facilitateur pour les compagnies d’assurance. En effet, du fait d’une réglementation qui se complexifie, les assureurs, forts de leur capacité assurancielle, privilégient souvent de rationaliser leur réseau de distribution. Enfin, le courtier, aujourd’hui de taille moyenne ou petite, isolé face à la réglementation et à la compétitivité de son marché, peut espérer donner une nouvelle dynamique» à son activité, écrit SPVie.
Le nombre de banquiers ayant touché une rémunération supérieure au million d’euros a reculé de 10,6% en 2016 par rapport à 2015, indique l’Autorité bancaire européenne (EBA) dans son rapport bisannuel. Il est passé de 5.142 à 4.597. En outre, pour ces hauts revenus, le rapport entre les rémunérations variable et fixe a poursuivi sa décrue, passant de 127% en 2014 à 118% en 2015 et 104% en 2016. La tendance est la même pour les autres catégories de personnel identifiées dans l'étude du régulateur bancaire européen: 57,1% en 2016, contre 62,2% en 2015 et 65,5% en 2014. Les hauts revenus sont concentrés à 77% au Royaume-Uni; ils sont 253 en Allemagne et 205 en France.
Le prêteur britannique Provident Financial a bouclé une augmentation de capital de 331 millions de livres (380 millions d’euros). L’ancien spécialiste des crédits subprime a reçu des offres pour 96% de ses nouvelles actions, précise un communiqué publié aujourd’hui. Les banques en charge de l’opération, Barclays et JPMorgan, ont trouvé des acheteurs pour les 3,9 millions d’actions restantes. Deux des grands investisseurs de Provident, Woodford Investment Management et Invesco, avaient apporté leur soutien à l’opération.
Advolis, cabinet spécialisé dans l’audit financier et le conseil aux entreprises, et Orfis, cabinet lyonnais d’audit, de conseil et d’expertise-comptable, annoncent leur rapprochement via la constitution d’une holding. Le nouvel ensemble, fort de 140 collaborateurs et de 18 associés pour plus de 18 millions d’euros de chiffre d’affaires, sera doté d’une gouvernance commune et développera une nouvelle identité institutionnelle.
Eric Schneiderman, le procureur général de New York, a convaincu 13 des principales sociétés de gestion de fonds – dont BlackRock, Vanguard et Goldman Sachs Asset Management - de fournir aux investisseurs particuliers des informations sur l’ampleur de la déviation de leurs fonds actifs par rapport à l’indice de référence en publiant la part active (active share) de ces produits. Cela concernera 400 fonds gérés activement.Le bureau d’Eric Schneiderman a enquêté sur 2.000 fonds actifs et découvert qu’ils étaient jusqu’à 4,5 fois plus chers que leurs équivalents passifs. Le rapport montre que de nombreux fonds ne justifient pas leurs frais plus élevés. Dans le même temps, au Royaume-Uni, la Financial Conduct Authority a proposé des règles qui obligeraient les sociétés de fonds à améliorer l’information fournie aux investisseurs sur ce qu’ils offrent. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre d’une répression mondiale contre les « closet trackers », ces fonds qui prétendent être actifs mais se contentent de suivre l’indice tout en facturait des frais élevés.
Axa a annoncé ce mardi la réorganisation de ses activités d’assurance vie collective en Suisse, une opération qui va peser sur les comptes du groupe à court terme mais devrait permettre une «contribution positive à la remontée de trésorerie au groupe au cours des trois prochaines années».
BNP Paribas a annoncé ce matin le rachat des activités «coeur de métier» de Raiffeisen Bank Polska pour 775 millions d’euros auprès du groupe autrichien Raiffeisen. La transaction aura un impact négatif de 10 points de base sur le ratio de fonds propres durs CET1 de BNP Paribas mais améliorera le bénéfice par action de la banque de 1% d’ici à 2020. Le prix de cession représente environ 0,95 fois la valeur comptable tangible des actifs. Ceux-ci représentent 45% des activités polonaises de Raifeisen, qui conservera notamment un portefeuille de prêts immobiliers en devises, précise la présentation aux investisseurs de BGZ BNP Paribas, la filiale polonaise de la banque française.
Swiss Re a porté à 144 milliards de dollars (116,8 milliards d’euros) le coût estimé pour les assureurs des catastrophes naturelles survenues à travers le monde en 2017, un niveau jamais atteint. En décembre, le réassureur suisse avait chiffré la facture, en première estimation, à 136 milliards de dollars. Le montant des dommages économiques totaux (y compris les risques non-assurés) s'élève à 337 milliards de dollars, soit presque le double des pertes de 2016.
BNP Paribas se renforce en Pologne. La banque française a annoncé ce matin le rachat des activités «coeur de métier» de Raiffeisen Bank Polska. Le montant de l’opération s'élève à 775 millions d’euros. Elle aura un impact négatif de 10 points de base sur le ratio CET1 de BNP Paribas mais améliorera le bénéfice par action de la banque de 1% d’ici à 2020.
Leucadia National Corp, la maison mère de la banque d’investissement Jefferies Group LLC, a indiqué hier qu’elle réorganisait ses activités pour se centrer sur la banque d’investissement et le conseil. Pour cela, la société vend la majeure partie de sa participation au capital de deux filiales non financières pour un total de 1,33 milliard de dollars: une part de 48% (sur un total de 79%) dans National Beef au groupe de transformation alimentaire brésilien Marfrig et la totalité de la participation dans le groupe de concession automobile Garcadia, à la famille Garff, détentrice du solde. Il réalisera une plus-value avant impôt de 1,2 milliard de dollars. Le groupe va également se rebaptiser Jefferies Financial Group et adoptera le symbole JEF à la Bourse de New York. En revanche, Jefferies Group continuera d’utiliser la marque Leucadia dans ses services de gestion d’actifs et de financement. L’action Leucadia a bondi de plus de 12% en séance à Wall Street. Société cotée d’investissement, Leucadia détient Jefferies Group depuis 2012; il l’avait acquise pour 2,76 milliards de dollars.
Lazard a annoncé la nomination de Charles-Henry Gaultier en tant qu’associé-gérant en charge de l’equity capital markets (ECM) pour la France à compter de juin 2018. «Basé à Paris, il accompagnera également l’activité d’ECM dans toute l’Europe continentale», précise la banque d’affaires. Charles-Henry Gaultier était jusqu’ici responsable de l’activité ECM de Deutsche Bank pour la France.
Lufthansa a annoncé avoir annulé plus de 800 vols prévus pour mardi, soit environ la moitié de son programme, après l’annonce par le syndicat Verdi de l'élargissement du mouvement de grève aux services publics dans les aéroports. Verdi réclame une augmentation de 6% des salaires pour 2,3 millions d’employés de divers services publics. Ces débrayages s’inscrivent dans le cadre d’un mouvement du 10 au 13 avril, qui touche les transports publics, les piscines, le ramassage de ordures et les crèches. Un troisième cycle de négociations salariales est prévu les 15 et 16 avril.
L’année qui vient s’annonce chargée pour le gendarme des marchés financiers britannique. La Financial Conduct Authority (FCA) a publié un programme de travail pour l’année 2018/2019 qui fait la part belle aux préparatifs pour le Brexit. Le régulateur a prévu une enveloppe de 30 millions de livres pour ces préparatifs, dont 14 millions redirigés des autres missions de supervision et de régulation de la FCA. 11 millions seront financés par les sociétés supervisées par la FCA et 5 millions viendront des réserves du régulateur. La FCA a également annoncé la révision de sa politique vis-à-vis des cryptoactifs, ainsi qu’une nouvelle initiative pour mieux contrôler les agences d’évaluation du crédit.