Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a présenté hier en conseil des ministres l’ordonnance de transposition de la directive distribution d’assurance. Cette directive adoptée en 2015 devait initialement s’appliquer dès janvier 2018 mais sa mise en œuvre a été repoussée à octobre 2018. Le texte «vise principalement à renforcer l’information pré-contractuelle, à prévoir de nouvelles règles de gouvernance des produits, à mieux prévenir les conflits d’intérêts et à améliorer la formation continue des distributeurs», explique le compte-rendu du conseil des ministres.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a lancé sa propre Initial Coin Offering (ICO) pour mettre en garde les investisseurs face aux risques de fraude. La SEC a inauguré un site internet pour promouvoir des HoweyCoins, qui sont censée combiner «la magie des profits et de l’excitation tirés de l’échange de tokens et la rentabilité garantie de l’industrie touristique». Une fois qu’un investisseur clique sur le lien devant permettre d’acheter les dits tokens, il est renvoyé vers une page du site de la SEC mettant en garde face aux risques de fraude. Hier, un cadre de la SEC a estimé devant le Congrès américain que les ICO représentaient «l’une des plus graves menaces» actuelles pour les investisseurs particuliers.
Les superviseurs bancaires français et européens ont mis en garde Arkéa, l’entité sécessionniste du Crédit Mutuel, contre toute tentative de «désaffiliation unilatérale» du reste du groupe, dans un courrier daté de lundi consulté hier par l’AFP. Une sortie unilatérale «conduirait les autorités compétentes à réexaminer immédiatement l’agrément du Crédit Mutuel Arkéa et des caisses locales qui lui sont rattachées», expliquent l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et la Banque centrale européenne (BCE) dans ce courrier commun, soulignant qu’un tel examen serait réalisé dans «un contexte anormal d’urgence». En outre, «cette initiative remettrait en cause les réflexions» que mène Arkéa avec les autorités bancaires «sur les conditions d’exercice de son activité dans l’hypothèse d’une sortie volontaire du Crédit Mutuel», ajoutent les superviseurs.
Danske Bank a émis hier sa première obligation senior non préférée, prenant de l’avance sur la législation danoise qui doit introduire cette nouvelle catégorie de dette financière avant l’été. L’obligation de 1,25 milliard d’euros de maturité 5 ans a trouvé preneur à un spread de 53 points de base (pb) au-dessus du taux midswap. La demande des investisseurs a été solide, à 2,8 milliards d’euros, permettant de réduire le spread par rapport à une indication de prix initiale de +65 pb.
C’est une histoire qui dure depuis de longs mois. La fondation du milliardaire américano-hongrois George Soros, qui finance de nombreuses ONG, quitte la Hongrie, écrit ce matin L’Echo. Présente dans le pays depuis plusieurs décennies, elle déménage ses activités à Berlin. En cause: les politiques «répressives» du gouvernement de Viktor Orban. Pour le Premier ministre hongrois, qui vient d'être largement réélu pour un troisième mandat consécutif, George Soros veut inonder la Hongrie et l’Europe d’immigrants et les organisations qu’il finance dans le monde entier, notamment en Europe de l’Est, seraient son bras armé pour atteindre cet objectif. Plusieurs lois avaient été adoptées par Budapest en 2017 renforçant le cadre de contrôle des ONG travaillant en Hongrie et menaçant notamment la présence dans le pays de la prestigieuse Université d’Europe Centrale (CEU) également créée par George Soros. «Il est devenu impossible de protéger la sécurité de nos opérations et de notre personnel en Hongrie contre l’ingérence arbitraire du gouvernement», écrit le président de la fondation OSF, Patrick Gaspard. La fondation créée par George Soros dans les années 1980 et présente dans une centaine de pays indique dépenser environ un million de dollars (environ 840.000 euros) chaque année en Hongrie pour soutenir une trentaine d’ONG.
CNP Assurances a confirmé ce matin ses perspectives pour 2018 après une hausse de ses profits au premier trimestre. Le groupe vise une hausse d’au moins 5% de son résultat brut d’exploitation (RBE) pour l’ensemble de l’année. Au premier trimestre, le RBE a atteint 625 millions d’euros, en hausse de 1,8% en données publiées et de 9,3% à périmètre et taux de change constants, à 625 millions d’euros. Le bénéfice net part du groupe ressort à 313 millions d’euros, en progression de 3,7% en publié et de 8,6% en données comparables. Ces résultats sont inférieurs au consensus des analystes interrogés par Factset qui prévoyaient en moyenne un RBE de 656 millions d’euros et un résultat net de 324 millions d’euros.
L’assemblée générale extraordinaire de la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM) a été reportée au jeudi 31 mai, a indiqué à l’Agefi une porte-parole de l’organe central du groupe Crédit Mutuel. Initialement programmée ce mercredi, l’assemblée générale devait notamment se prononcer sur un projet de résolution afin d’ajouter un 33ème article aux statuts de la CNCM offrant la « possibilité d’un retrait de confiance ou d’agrément du président et de certains dirigeants [de fédération] à titre de ‘mesure de régulation’ ». Les statuts vont par ailleurs entériner le strict respect du principe de subsidiarité, une modification qu’Arkéa estime être «cosmétique».
La banque des particuliers aisés rachetée par le fonds AnaCap a annoncé hier sa nouvelle marque. Pour les détails de l’offre commerciale, il faudra attendre septembre.
La deuxième banque allemande a confirmé hier sa volonté de reprendre le versement du dividende en 2018, avec un acompte de 5 centimes par action au premier trimestre. L’annonce a aidé l’action Commerzbank à prendre plus de 3% en matinée. Le groupe a par ailleurs publié des résultats en demi-teinte. Le bénéfice d’exploitation trimestriel a reculé de 12% sur un an à 289 millions d’euros, ce qui reste néanmoins supérieur aux 276 millions d’euros attendus par le consensus Reuters. Commerzbank a pâti d’une baisse de ses revenus et d’une hausse de ses coûts, mais a aussi bénéficié d’un recul du coût du risque.
L’assureur allemand Allianz a publié hier un bénéfice net en hausse de 6,8% au premier trimestre, à 1,939 milliard d’euros, contre 1,816 milliard d’euros au premier trimestre 2017. Le ratio combiné, qui rapporte les coûts et les sinistres aux primes, a progressé de 0,8 point à 94,8% au premier trimestre. Le ratio de solvabilité s'établissait à 225% à la fin du premier trimestre 2018, contre 229% à la fin 2017. Dans la gestion d’actifs, la collecte nette externe s'élève à 20,9 milliards d’euros. Les actifs sous gestion externes ont cependant reculé de 1,3% au premier trimestre à 1.429 milliards d’euros, avec un effet de change et de marché négatif.
Cafpi, qui se présente comme le premier courtier de France en prêts immobiliers, a annoncé hier la nomination de Fabrice Pesin en qualité de directeur de la Stratégie et de l’Innovation. Il sera chargé d’accélérer le développement de Cafpi dans de nouveaux secteurs, tels les prêts aux entreprises, et de relever le défi de la révolution numérique. Il était depuis 2015 Médiateur national du crédit aux entreprises.
La dérégulation financière devrait prochainement accélérer outre-Atlantique. Dès mardi, le Congrès devrait finalement adopter la refonte de la loi Dodd-Frank votée à la suite de la crise financière. En parallèle, les principales agences fédérales de régulation financière s’apprêtent à dévoiler d’ici la fin du mois leur projet de réforme de la règle Volcker, qui limite fortement le trading pour compte propre des banques, révélait hier l’agence Bloomberg. Alors qu’aujourd’hui, toutes les positions détenues pour moins de 60 jours sont considérées comme spéculatives et interdites, la nouvelle version à l’étude abandonnerait ce principe.
La croissance continue du secteur des ETF reste un sujet de préoccupation pour les régulateurs qui doivent notamment observer le fonctionnement des ETF dans les phases de stress de marchés, a souligné Martin Moloney, conseiller spécial de la banque centrale irlandaise, le 14 mai à Budapest, à l’occasion de la conférence annuelle de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV, ou Iosco en anglais). «En tant que régulateurs, nous avons en permanence à l’esprit la question de savoir si les ETF posent problème dans les phases de marchés difficiles», a déclaré le responsable. Deux points de préoccupation de son point de vue : d’une part, une complexification des structures des ETF; d’autre part, une «dépendance significative» du secteur des ETF vis-à-vis des fournisseurs d’indices.
La deuxième banque allemande a confirmé mardi sa volonté de reprendre le versement du dividende en 2018, avec un acompte de 5 centimes par action au premier trimestre. L’annonce a aidé l’action Commerzbank à prendre plus de 3% en matinée. Le groupe a par ailleurs publié des résultats en demi-teinte. Le bénéfice d’exploitation trimestriel a reculé de 12% sur un an à 289 millions d’euros, ce qui reste néanmoins supérieur aux 276 millions d’euros attendus par le consensus Reuters. Commerzbank a pâti d’une baisse de ses revenus et d’une hausse de ses coûts, mais a aussi bénéficié d’un recul du coût du risque.
L’assureur allemand Allianz a publié mardi un bénéfice net en hausse de 6,8% au premier trimestre, à 1,939 milliard d’euros, contre 1,816 milliard d’euros au premier trimestre 2017. Il est également supérieur au consensus des analystes. Le ratio combiné, qui rapporte les coûts et les sinistres aux primes, a progressé de 0,8 point à 94,8% au premier trimestre. Le ratio de solvabilité s'établissait à 225% à la fin du premier trimestre 2018, contre 229% à la fin 2017.
Après avoir cédé jusqu’à 1,72%, l’action Crédit Agricole SA (CASA) progressait à la mi-séance, engrangeant près de 2% dans le sillage de la publication de ses résultats. Malgré des résultats inférieurs aux attentes, pénalisés notamment par l’activité de banque de financement et d’investissement (BFI), le véhicule coté de la banque verte profitait d’un regain d’optimisme sur les valeurs bancaires.
Goldman Sachs est en train de refondre la direction de sa division de courtage, à la peine depuis quelques années. Pablo Salame et Isabelle Ealet, deux des trois responsables du puissant pôle de trading de Goldman Sachs, quitteront le groupe le mois prochain, d’après une note interne dont le Wall Street Journal a eu connaissance. Leur départ laissera Ashok Varadhan seul à la barre de la branche de courtage, au sein d’une banque qui préfère généralement les directions collégiales. Les revenus de l’entité de trading du groupe ont chuté d’un pic de 33 milliards de dollars en 2009 à 12 milliards de dollars l’an dernier, et Goldman Sachs a perdu des parts de marché, en particulier dans le courtage de produits de «fixed income» (taux, changes, matières premières).
Deutsche Bank n’envisage pas de se retirer d’Asie, a déclaré le nouveau président du directoire de la banque allemande lors d’une rencontre avec le personnel dans la région. «Nous ne pouvons avoir d’utilité pour nos clients que si nous continuons à être solides en Asie», a dit Christian Sewing, selon une porte-parole de l'établissement. Il a souligné que 88 des 100 plus gros clients de Deutsche Bank au niveau mondial utilisaient les services de la banque pour des activités liées à l’Asie. «Il ne fait aucun doute que notre activité en Asie est essentielle plus largement à notre réussite internationale», a ajouté le dirigeant.
Agrica Epargne gère les actifs financiers de sa maison-mère Agrica au côté d’Amundi et Groupama AM. La société de gestion du groupe se concentre surtout sur les actions et s’est vu confier un mandat de gestion tactique pour doper le portefeuille. Cela se traduit notamment par la réduction du nombre de fonds ouverts au profit de fonds indiciels et ETF.
Sylvie Terris a réalisé un long parcours dans les métiers de la gestion financière. Partie d’abord de l’assurance et la banque au début des années 80, elle a pris un virage dans le monde paritaire au début des années 90 jusqu’à arriver chez Agrica, comme directrice générale déléguée d’Agrica Epargne. Elle a également une endurance à toute épreuve comme sportive accomplie avec, entre autres, cinq marathons à son actif.
La banque américaine Goldman Sachs est en train de refondre la direction de sa division de courtage, à la peine depuis quelques années. Pablo Salame et Isabelle Ealet, deux des trois responsables du puissant pôle de trading de Goldman Sachs, quitteront le groupe le mois prochain, d’après une note interne dont le Wall Street Journal a eu connaissance. Leur départ laissera Ashok Varadhan seul à la barre de la branche de courtage, au sein d’une banque qui préfère généralement les directions collégiales.
Deutsche Bank n’envisage pas de se retirer d’Asie, a déclaré le nouveau président du directoire de la banque allemande lors d’une rencontre avec le personnel dans la région. «Nous ne pouvons avoir d’utilité pour nos clients que si nous continuons à être solides en Asie», a dit Christian Sewing, selon une porte-parole de l'établissement basée à Hong Kong. Il a souligné que 88 des 100 plus gros clients de Deutsche Bank au niveau mondial utilisaient les services de la banque pour des activités liées à l’Asie. «Il ne fait aucun doute que notre activité en Asie est essentielle plus largement à notre réussite internationale», a ajouté le dirigeant.
La banque américaine JPMorgan a indiqué lundi qu’elle espère porter à 51% sa participation dans China International Fund Management, sa société commune de gestion d’actifs montée à Shanghai en 2004 avec son partenaire Shanghai International Trust & Investment. Le groupe avait déjà jeudi dernier déposé une demande pour prendre le contrôle à 51% d’un courtier local, comme Pékin autorise désormais les acteurs non-résidents à le faire, deux ans après avoir mis fin à une JV dans ce domaine. Ces annonces coïncident avec la visite de Jamie Dimon, le patron de JPMorgan, en Chine.
Le groupe Maif a annoncé lundi une hausse de 73,3 millions d’euros de son chiffre d’affaires en 2017, à 3,5 milliards. Cette augmentation traduit notamment la croissance de l’activité non-vie du groupe, en hausse de 2,5% à 2,8 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires du groupe en assurance-vie a lui progressé de 1% à 748 millions d’euros. Le résultat net part du groupe est ressorti à 184 millions d’euros, soit une hausse de 44%, tandis que les fonds propres atteignent désormais 2,7 milliards (+7,3%).