Le Comité européen du risque systémique (ESRB) a confirmé hier l’adoption au niveau européen du plafonnement de l’exposition des banques systémiques aux grandes entreprises françaises endettées. La mesure avait été adoptée au niveau français par le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) en décembre 2017, plafonnant l’exposition à 5% des fonds propres à compter du 1er juillet dernier. Suite à la publication au journal officiel de l’Union européenne de la décision de l’ESRB, les autorités compétentes nationales disposent de 6 mois pour mettre en place dans leur juridiction la mesure française.
Le PDG de Covéa, Thierry Derez, a commis «de nombreuses fautes» dont «un abus de confiance» en transmettant à des tiers des informations confidentielles de Scor, accuse le PDG du réassureur Denis Kessler dans un entretien aux Echos publié lundi. Scor a engagé le 29 janvier des actions pénales contre Thierry Derez, Covéa et ses banques conseils Rothschild et Barclays, après que le groupe mutualiste a annoncé en pleine séance de Bourse qu’un rapprochement avec Scor «ne fai[sai]t plus partie de ses priorités stratégiques». L’action Scor a chuté ce jour-là de 11,4%, retombant à ses niveaux d’avant la révélation, le 4 septembre, d’une offre de Covéa. Denis Kessler accuse aussi le PDG de Covéa «d’avoir cherché à contourner l’accord de ‘standstill’ signé en avril 2016» qui limite la participation de Covéa, actionnaire de Scor à hauteur de 8,2%, à 10% pendant trois ans.
Le groupe d’assurance-crédit a annoncé lundi dans un communiqué, à l’occasion de la publication de ses résultats annuels, avoir réalisé un résultat net en hausse de 47% en 2018 à 122,3 millions d’euros, avec un bénéfice par action de 0,79 euro, pour un chiffre d’affaires de 1,38 milliard d’euros, en hausse de 4,6% à périmètre et taux de change constants. Par ailleurs, son ratio de sinistralité net a atteint 45,1%, et les économies réalisées se montent à 39 millions d’euros. Coface a proposé de distribuer 100% du résultat net de l’année, dont au moins 60% sous forme de dividende.
La première banque allemande emprunte à des conditions parmi les moins avantageuses en Europe, révèle le Financial Times, citant les 3,6 milliards d’euros de dette qu’elle a placés la semaine dernière. Deutsche Bank a emprunté 1,5 milliard d’euros à deux ans avec un coupon de 1,625%, soit une prime de risque de 180 pb par rapport au taux à deux ans de l’Etat allemand. Pour les 750 millions d’euros de papier émis à trois ans avec un coupon à 1,875%, la prime s'élève à 200 pb. Elle monte à 230 pb pour les 750 millions émis à sept ans. La banque a par ailleurs placé pour 500 millions de livres sterling. Avant la crise, elle bénéficiait de la réputation de l’Etat allemand pour emprunter à des conditions financières favorables (voir vidéo par ailleurs).
Dans une interview au Financial Times fund management, Denise Voss, présidente de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi), déclare que le Brexit est «incontestablement une situation perdante pour tout le monde». Ce pessimisme s’explique par les incertitudes causées par le Brexit et les ramifications pour le Luxembourg de la perte de l’influence britannique sur la réglementation en Europe. Pourtant, le Luxembourg est sans doute le pays des 27 membres de l’Union européenne qui a le plus profité du Brexit. Près de 135 milliards d’euros d’actifs ont été transférés dans le Grand-Duché suite au vote sur le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. Cet afflux, associé à un durcissement de la réglementation, s’est traduitpar des problèmes de recrutements pour les dirigeants de sociétés de gestion de fonds basées au Luxembourg. Certaines sociétés ont du mal à trouver du monde, ce qui conduit à une hausse des salaires.
L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) va renforcer «modérément» son personnel en prévision des nouvelles tâches qui lui incomberont dès l’année prochaine, a indiqué le président Thomas Bauer dans une interviewà 24 heures et La Tribune de Genève. Le gendarme financier s’occupera dès 2020 de l’autorisation et du contrôle des gestionnaires de fortune indépendants, dans le sillage de l’entrée en vigueur des lois sur les services et les établissements financiers (LSFin/LEFin). Lors de la création de la Finma en 2009, son effectif total s'élevait à 300 personnes. Le chiffre a grimpé jusqu'à 480 en 2012, puis est resté stable, préciseThomasBauer. «Cette situation correspond à un objectif de dimension fixé par le conseil d’administration de la Finma.» Revenant sur les dix ans d’activité de la Finma, le président affirme que les relations entre l’autorité et les assujettis sont «très professionnelles et tout à fait correctes». Le gendarme financier doit notamment veiller à protéger les investisseurs et les assurés tout en garantissant le bon fonctionnement des marchés financiers. «En accomplissant une telle mission, nous ne pouvons évidemment pas être appréciés, en tout temps, par toutes les banques ou autre établissements financiers», reconnaît Thomas Bauer.
Morgan Stanley a annoncé lundi le rachat de Solium Capital, un spécialiste canadien de la gestion des plans d’attribution d’actions, pour 900 millions de dollars (795 millions d’euros). Un montant qui représente la plus importante acquisition jamais réalisée par la banque d’investissement américaine depuis la crise financière de 2008.
Les banques italiennes se sont délestées de plus de 17 milliards d’euros de créances douteuses en décembre, pour ramener le total comptabilisé dans leurs bilans à 100,2 milliards d’euros, le niveau le plus bas depuis juillet 2011, selon des données publiées lundi par la banque centrale.
Les protestations des organisations professionnelles ont finalement été entendues. L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma en anglais) a annoncé que les autorités de supervision européennes (ESAs) avaient décidé de reporter l’entrée en vigueur du document clé d’information pour certains fonds d’investissement au-delà de 2020. Les autorités de supervision ont notamment décidé de ne pas proposer d’amendements spécifiques à ce stade et d’initier une révision plus large du règlement PRIIPs dans le courant de cette année, y compris une consultation sur les standards techniques (RTS). En outre, les autorités de supervision ont publié un document concernant les scénarios de performance afin de promouvoir des approches cohérentes et améliorer la protection des investisseurs particuliers avant la conclusion de la révision. «Les ESAs estiment qu’il existe un risque qu’on donne aux investisseurs particuliers des prévisionsinappropriées sur les rendements potentiels qu’ils sont susceptibles d’espérer. En conséquence, les ESAs recommandent que les concepteurs du règlement PRIIP intègrent un avertissement dans le document KID afin de s’assurer que les investisseurs retail soient bien conscients des limitations des prévisions présentées dans les scénarios de performance», souligne un communiqué.
Dufas, l’association néerlandaise des gestionnaires d’actifs, a accueilli positivement le report de l’application de laréglementation Priips, et notamment de son document d’investisseur clé (KID),pour les fonds Ucitsà 2021. La Commission européenne et le Parlement européen ont convenu du report de la mise enœuvre du KID de Priips à fin 2021. Sa directrice généraleIris van de Looij, a qualifié le report de «meilleur résultat du point de vue de la protection des investisseurs.» «Cela permet de passer en revue les scénarios de performance et la méthodologie de calcul des coûts de transaction. Les deux donnent une image trompeuse pour l’investisseur. La mise en œuvre du KID de Priips est une tâche ardue pour une société de gestion de fonds. Faisons en sorte que cet investissement débouche également sur des informations qui profitent réellement au client final», a-t-elle ajouté.
UBI Banca a fait état vendredi d’une baisse 12% de son produit net bancaire au quatrième trimestre en raison notamment d’une provision de 253,5 millions d’euros passée sur des encours douteux. Cette dépréciation est liée au fait que la cinquième banque italienne envisage de céder des créances douteuses. Elle en a vendu pour 1,85 milliard d’euros l’an dernier. Sur l’ensemble de 2018, le résulta brut d’exploitation du groupe bancaire a atteint 1,07 milliard d’euros.
UBS a abandonné son système de bonus variable pour environ 10.000 salariés de son siège principal, et à la place, elle les rémunérera avec un pourcentage de leur salaire annuel, selon Bloomberg, qui confirme une information de Sonntagszeitung. Le paiement s'élèverait à moins d’un demi-mois de salaire. Les salariés qui auraient une baisse dans leur compensation totale en conséquence auront une augmentation de leur salaire fixe. Le siège principal d’UBS inclut les ressources humaines et les fonctions liées aux technologies. Les salariés qui gagnent entre 50.000 francs (44.146 euros) et 100.000 francs (88.293 euros) seront affectés par le changement.
L’Association Française des Banques (AFB) et les organisations syndicales représentatives de la branche ont signé à l’unanimité un accord qui augmente les salaires minima de 2%, selon un communiqué diffusé vendredi. Cet accord porte sur 55 niveaux, toutes anciennetés et niveaux confondus. Par ailleurs, le salaire minimum des cadres de plus de 50 ans est majoré, de 34.000 à 34.500 euros. Signé le 7 février 2019, cet accord est effectif au 1er janvier 2019. Dans le cadre de cette négociation, il est prévu d’engager un dialogue paritaire sur trois thématiques qui répondent aux enjeux d’engagement responsable des entreprises : la qualité de vie au travail (QVT), la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et la diversité.
UBI Banca a fait état vendredi d’une baisse 12% de son produit net bancaire au quatrième trimestre en raison notamment d’une provision de 253,5 millions d’euros passée sur des encours douteux. Cette dépréciation est liée au fait que la cinquième banque italienne envisage de céder des créances douteuses. Elle en a vendu pour 1,85 milliard d’euros l’an dernier. Sur l’ensemble de 2018, le résulta brut d’exploitation du groupe a atteint 1,07 milliard d’euros.
Les investisseurs digèrent toujours aussi mal les résultats annuels de la Société Générale, publié jeudi, et la dégradation des objectifs à horizon 2020 du groupe. L’action de la banque perdait encore 1,05% vers 11h30, à 24,45 euros, dans un CAC 40 en légère hausse, après avoir abandonné jusqu'à 2% en début de matinée et 6,8% jeudi. La Société Générale n’avait plus touché ces niveaux de prix depuis début 2013. La capitalisation boursière de la banque est ainsi passée brièvement sous le seuil des 20 milliards d’euros.
Plus d’un an après l’entrée en vigueur de la directive Mifid 2 qui demande aux intermédiaires plus de transparence vis-à-vis des clients, il reste de nombreux points à éclaircir sur comment illustrer, ex-ante et ex-post, le détail des coûts que chaque client assume vraiment, non seulement en pourcentage, mais aussi en valeur absolue, observe Il Sole – 24 Ore. L’Association des banques italiennes (Abi), l’association des réseaux de conseillers financier (Assoreti), l’association des société d’intermédiation de valeurs mobilières (Assosim) et l’association italienne des professionnels de la gestion (Assogestioni) ont demandé cette semaine à la Consob, le régulateur italien, de proposer à l’Esma, l’autorité européenne de surveillance, le lancement d’un groupe de travail pour fournir quelques éclaircissements relatifs à l’élaboration de l’information qu’il faut réaliser sur les coûts pour l’envoyer aux clients. L’objectif des associations professionnelles est de pousser l’autorité européenne à publier des orientations spécifiques, et non les habituelles questions-réponses.
La Financial Conduct Authority a demandé des mises à jour quotidiennes aux fonds immobiliersaprès que les investisseurs ont retiré des centaines de millions de livres en raison des incertitudes autour du Brexit, provoquant la crainte d’une nouvelle crise de liquidité, rapporte le Financial Times. Les investisseurs particuliers ont demandé le rachat de 315 millions de livres aux fonds immobiliers en décembre, selon Morningstar. La taille des sorties est comparable aux volumes de décollectes de chacun des deux mois qui ont fait suite au vote sur le Brexit en 2016, et qui avaient obligés les fonds à fermer les fonds. La FCA a accentué sa surveillance des rachats des fonds disponibles aux investisseurs individuels sur une base quotidienne l’an dernier, selon trois sources proches de la situation.
Les actionnaires publics de la banque ont rejeté une recapitalisation par des fonds privés et par les actuels créanciers. A charge pour eux de convaincre Bruxelles.
Afin d’accroître sa rentabilité, la Société Générale va réduire de 500 millions d’euros les coûts de sa banque de financement et d’investissement d’ici à 2020.
Le titre a chuté de près de 7% hier, en raison de l’abaissement des objectifs financiers de la banque pour 2020, qui avait déjà raté son précédent plan.
Zurich Insurance a annoncé jeudi un résultat annuel et un dividende supérieurs aux attentes au titre de 2018. L’assureur suisse a également dit être bien parti pour atteindre ses objectifs 2017-2019 en matière d'économies de coûts et de rendement. Le bénéfice net a ainsi augmenté de 24% l’an dernier, à 3,72 milliards de dollars (3,3 milliards d’euros), tandis que le groupe propose un dividende de 19 francs suisses (16,70 euros) par action. Les analystes interrogés par Infront Data avaient anticipé en moyenne respectivement 3,48 milliards de dollars et 18,90 francs suisses.
L’administrateur délégué d’UniCredit a laissé entendre jeudi en conférence de presse qu’une éventuelle acquisition de Banca Carige, en difficulté, n'était pas dans ses cartons. L’Italie a créé en janvier un fonds de 1,3 milliard d’euros pour venir en aide à Banca Carige, passée sous administration temporaire de la Banque centrale européenne en début d’année. L'établissement gênois a émis il y a une quinzaine de jours 2 milliards d’euros d’obligations garanties par l’Etat italien. Par ailleurs, UniCredit a publié jeudi un bénéfice trimestriel de 840 millions d’euros, supérieur aux 693 millions attendus par les analystes. UniCredit a abaissé son ratio de créances douteuses sur le trimestre à 7,7%, soit le meilleur d’Italie, et elle a confirmé son objectif d’un bénéfice net de 4,7 milliards d’euros en 2019.
Bjorn Wahlroos, 66 ans, le président de Nordea Bank, a décidé de démissionner, selon Bloomberg. Lui qui a dirigé le conseil d’administration de la plus grande banque nordique depuis 2011, durant son virage difficile vers l’automatisation, des réductions drastiques de coûts, et la décision de déménager son siège dans la zone euro, a rendu sa décision publique jeudi. Il démissionnera lors de la prochaine assemblée générale annuelle, selon le communiqué. Il sera remplacé par Torbjorn Magnusson, qui a aussi été nommé - à partir de 2020 - PDG de Sampo Oyj, qui est le plus gros actionnaire de Nordea.
Mapfre a généré un excédent d’exploitation de 702 millions d’euros en 2018, annonce l’assureur dans un communiqué. Son chiffre d’affaires total atteint 26,6 milliards d’euros, et les primes dépassent les 22,54 milliards. L’impact des dépréciations monétaires sur les primes atteint 1,44 milliard d’euros. Hors de ce facteur, les primes auraient augmenté de 2,1%. Mapfre Espagne a connu une croissance de plus de 10%, contre une croissance du marché de 1,34%, selon le communiqué. Mapfre va payer à ses actionnaires 0,145 euro par action.
Les actionnaires de Royal Bank of Scotland ont approuvé à 98,7%, en assemblée générale, le projet du groupe bancaire de racheter des actions détenues par l’Etat britannique, première étape vers une privatisation. La résolution adoptée autorise le groupe à utiliser des capitaux excédentaires pour racheter des actions à une date convenue avec le ministère des Finances et les régulateurs britanniques. L’Etat, qui détient 62% du capital de RBS, n’a pas participé au vote. RBS utilisera un ou plusieurs procédés pour réaliser ces rachats d’actions: via un placement de titres plus large par l’Etat britannique, un accord bilatéral avec le ministère des Finances, ou un programme de rachats d’actions continus au cours de Bourse. RBS pourra acheter au maximum 4,99% de son capital auprès de l’Etat britannique. Le gouvernement britannique compte céder sa participation d’ici 2024.
L’administrateur délégué d’UniCredit a laissé entendre jeudi qu’une éventuelle acquisition de Banca Carige, en difficulté, n'était pas dans ses cartons. En conférence de presse, Jean-Pierre Mustier a répondu qu’il ne pouvait pas répondre directement à la question de savoir si la plus grande banque d’Italie pourrait racheter Carige.
Zurich Insurance a annoncé un résultat annuel et un dividende supérieurs aux attentes au titre de 2018 et l’assureur suisse a également dit être bien parti pour atteindre ses objectifs 2017-2019 en termes d'économies de coûts et de rendement.