C’est le chaos autour des nouveaux plans d’épargne individuels italiens (PIR), écrit Il Sole – 24 Ore. La loi de finances qui régit les PIR de nouvelle génération présente quelques lacunes qui, si elles ne sont pas comblées au plus vite, risquent de bloquer le marché de ces produits qui ces deux dernières années ont levé 15 milliards d’euros. Ce succès tient au fait que les PIR donnent la possibilité d’investir dans des petites entreprises italiennes et offrent un avantage fiscal si l’investissement est conservé cinq ans. Désormais, avec les modifications prévues dans la loi de finances 2019, les PIR auront de nouvelles obligations: investir 3,5 % de l’actif sur l’AIM (marché italien des petites valeurs) et 3,5 % sur des actions ou des fonds de capital-risque. Ces nouveautés ont engendré des avis discordants entre acteurs du secteur, qui attendent les éclaircissements qui devront arriver avec les décrets d’application prévus dans les 120 jours. Mais cela est trop long. Selon Plus24, supplément hebdomadaire de Il Sole, ceux qui veulent aujourd’hui souscrire à un PIR ne peuvent pas le faire, à moins d’en avoir déjà acquis un en 2018 ou 2017 et de vouloir l’alimenter. Autrement, il faut attendre. Il n’y pas encore de marché avec des produits conformes aux nouvelles règles. Eurizon, par exemple, a bloqué les souscriptions aux PIR.