Précaution. Le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) a décidé, sur proposition de François Villeroy de Galhau, le Gouverneur de la Banque de France, de relever le coussin de fonds propres bancaires contra-cyclique de 0,25 % à 0,5 % des actifs pondérés par les risques. Les tendances observées se sont en effet poursuivies depuis son activation à 0,25 % en juin dernier. Le HCSF constate que le cycle financier se maintient en phase haute et que la dynamique de crédit auprès des entreprises (+6,3 % en rythme annuel en janvier 2019) comme des ménages (+5,5 %), principalement en crédit immobilier, se poursuit en France. Ce projet sera adopté le 2 avril après validation de la BCE. Les banques auront un an pour se mettre en conformité. Ces exigences de fonds propres s’appliquent aux activités de crédit en France des établissements français et étrangers. « Cela n’obligera aucune banque à lever du capital », souligne une source proche. Le niveau du coussin devrait rester à ce niveau, jugé adéquat. En revanche, le HCSF précise qu’il pourrait être relâché à effet immédiat en cas de retournement du cycle financier, c’est-à-dire en cas de durcissement des conditions d’octroi de crédit ou de baisse du taux d’acceptation des crédits. L’objectif étant de permettre aux banques de maintenir la production de crédit, notamment aux PME. Un durcissement des conditions financières pourrait être provoqué par un Brexit sans accord, par exemple. La FBF estime que cette décision est injustifiée. Toutefois, même si cet instrument est présenté comme préventif par le HCSF, force est de constater que le poids de la dette du secteur privé inquiète à 133,3 % du PIB au troisième trimestre 2018 en France.
Après une longue phase d’expérimentation, les établissements financiers commencent à tirer des bénéfices intéressants des projets fondés sur les données.
Piètre performance : Les femmes ne représentent que 17,9 % des salariés du secteur du capital - investissement en 2019. C’est ce qu’annonce Preqin, qui étudie la représentation de la gent féminine dans les sociétés de capital- investissement et son évolution depuis 2017 (sur une base de données de plus de 280.000 professionnels, dont 67.000 œuvrant dans le capital-investissement). Pour la société d’études et de conseil, il s’agit de la proportion la plus faible, toutes classes d’actifs alternatifs confondues, et de surcroît stable depuis la dernière analyse du secteur par Preqin en novembre 2017. Dans le détail, les femmes y occupent globalement 31 % des postes juniors, mais seulement 10 % des postes seniors. Et exercent majoritairement (53 %) dans des fonctions de relations investisseurs et marketing. Quant aux équipes d’investissement proprement dites, elles ne comptent que 13 % de femmes – 22 % sur les postes juniors, 9 % sur les postes seniors.
Paiements, prêts, conseils financiers, enregistrement des transactions… : le digital restructure profondément le secteur financier, en transformant l’accès à l’information, la vérification, la transmission, le stockage et le traitement des données financières. Hébergée par l’Institut Louis Bachelier, une nouvelle chaire Finance digitale, initiée par Télécom ParisTech et l’université Paris II, avec le Groupement des cartes bancaires CB et La Banque Postale, conduira des travaux de recherche sur l’ensemble des innovations de services, de produits ou d’organisations en lien avec le numérique, susceptibles de modifier le métier de l’intermédiaire financier. Ils porteront sur trois axes : data, paiements numériques et analyse prédictive ; intelligence artificielle dans la banque et l’assurance ; blockchain, crypto-monnaies et monnaies numériques des banques centrales.
« L’adoption des Principes pour l’autonomisation des femmes [des Nations Unies] va nous permettre d’aller plus loin dans les actions que nous menons pour augmenter la présence des femmes dans nos cercles de leadership. »
C’est parti pour la toute première édition spécifiquement francophone du Prix « Finance : éthique et confiance », sous la responsabilité du CFPB - Ecole supérieure de la banque. Lancé en 2006, ce concours organisé tous les deux ans par l’Observatoire de la finance (situé en Suisse) vise à encourager la prise de conscience de la dimension éthique dans les activités financières. La nouvelle édition est ouverte aux professionnels de la banque et chercheurs de moins de 35 ans, ressortissants de pays francophones. Ces derniers sont invités à soumettre des textes non publiés sur l’éthique et la confiance en finance comprenant au maximum 5.000 mots, « avec des analyses ou des propositions, des argumentations rigoureuses, des thèses innovantes et des conclusions claires ». Les candidats doivent remplir leur expression d’intérêt sur le site du CFPB (www.cfpb.fr) et envoyer leur contribution avant le 30 avril prochain. Les gagnants concourront ensuite pour le Prix global de l’Observatoire de la finance.
Un vent de fronde se lève dans les banques de la zone euro contre le taux de dépôt négatif de la Banque centrale européenne (BCE). Le calcul est rapide : 40 points de base négatifs sur 2.000 milliards d’euros en dépôt, ce sont 8 milliards par an prélevés sur le secteur, fait savoir Deutsche Bank. Pendant ce temps-là, les 1.650 milliards de dollars de réserves déposées à la Fed, rapportent 2,4 % aux banques américaines, soit 40 milliards de dollars. Et Deutsche Bank de demander : Quel côté de l’Atlantique a le taux de croissance économique le plus élevé ?
Régulièrement, le coût du renflouement de RBS (Royal Bank of Scotland), rendu nécessaire par la crise de 2008, est revu à la hausse par Londres. La dernière évaluation de mars de l’Office for Budget Responsability (OBR) porte sur un coût de 31 milliards de livres sterling, soit 2,4 milliards de plus qu’en octobre 2018. L’explication de cette révision est toujours la même : l’allongement du service de la dette. Mais, cette fois, l’OBR tient à préciser que, pour la première fois en dix ans, RBS a versé un dividende à l’Etat pour l’exercice 2018. Le contribuable britannique appréciera.
L’association « Assure-moi un projet » (AM’UP) a lancé une nouvelle campagne de recrutement à destination des personnes éloignées de l’emploi tentées par le courtage d’assurance. Lancée en juin 2017, cette initiative vise à répondre aux forts besoins de recrutement de la branche, tout en favorisant la mixité sociale. Le dispositif repose sur une formation continue en alternance de deux mois et demi – un cursus bâti avec l’Institut de formation de la profession de l’assurance (Ifpass) – permettant d’acquérir les fondamentaux du métier et d’en appréhender la réalité dans un cabinet de courtage. Avec, à la clé, un contrat de travail de douze mois au minimum (CDD, CDI ou contrat de professionnalisation). Les 15 candidats de la prochaine promotion effectueront leur formation d’avril à fin juin prochains, après avoir bénéficié d’une période d’immersion et de découverte de deux semaines. Une nouvelle session aura lieu à l’automne. Depuis septembre 2018, 18 personnes ont décroché un emploi à l’issue de leur formation.
L’assureur italien, dont le plan stratégique à 3 ans présenté en novembre est fondé sur la croissance organique, est à l’affût d’acquisitions dans l’assurance et la gestion d’actifs. «Nous regardons des opportunités à la fois dans l’assurance et l’asset management», a indiqué mercredi Philippe Donnet, le directeur général de Generali, dans un entretien à Bloomberg TV. Le groupe a bouclé en février son entrée au capital du gestionnaire français Sycomore AM.
La Commission cherche à limiter l’impact de la décision du Tribunal de l’UE qui fragilise la doctrine développée par Bruxelles sur les renflouements bancaires.
JPMorgan Chase a recruté Kyle Bender pour diriger sa banque d’investissement dédiée aux jeux vidéo. Il va rejoindre la banque le mois prochain et sera basé à Los Angeles, selon un mémo interne de JPMorgan, cité par Bloomberg. Kyle Bender était jusqu'à présent directeur général de Macquarie Group, où il était concentré sur la banque d’investissement pour les biens de consommation, le jeu vidéo et les entreprises de divertissement. Auparavant, il est passé par Jefferies Financial Group, UBS, et Bank of America. Il succède à Bret Yunker, qui rejoint Eldorado Resorts en tant que directeur financier.
L’assureur italien, dont le plan stratégique à 3 ans présenté en novembre est fondé sur la croissance organique, est à l’affût d’acquisitions dans l’assurance et la gestion d’actifs. «Ou, nous regardons des opportunités à la fois dans l’assurance et l’asset management», a indiqué mercredi Philippe Donnet, le directeur général de Generali, dans un entretien à Bloomberg TV. Le groupe a bouclé en février son entrée au capital du gestionnaire français Sycomore AM.
Le directeur général de la banque suisse, Sergio Ermotti, a prévenu que les trois premiers mois de 2019 ont été parmi les pires de l’histoire d’UBS en raison d’un environnement de marché difficile lors d’une conférence de presse investisseurs à Londres ce mercredi. Les revenus de la banque d’investissement d’UBS ont chuté d’un tiers par rapport à l’année précédente, selon le dirigeant. En cause : la faible activité en fusion-acquisition ou le peu d’introductions en bourse en dehors des États-Unis. En conséquence, le groupe qui doit faire face à plusieurs amendes à l’international notamment en Franceet au Royaume-Uni, a ralenti les recrutements.
Bonne nouvelle pour les actionnaires de Viel & Cie, dont 55,88% du capital appartient à Viel & Compagnie Finance, selon le rapport annuel 2017 de la société d’investissement cotée à Paris. A la faveur de la publication de ses résultats annuels, celle-ci a annoncé mercredi une hausse de son dividende, porté à 25 centimes d’euro par action au titre de l’exercice 2018, contre 20 centimes un an plus tôt. Le résultat net part du groupe de Viel & Cie a bondi de 41% l’an dernier, sur un an glissant, à 43,4 millions d’euros, grâce, notamment, à des plus-values réalisées sur des titres de participation. Le chiffre d’affaires a de son côté augmenté de 5,5%, à 798,5 millions d’euros, mais le résultat d’exploitation a fléchi de 12,7%, à 49,3 millions, lesté par 20,2 millions d’euros de charges non récurrentes.
Des investisseurs institutionnels de 19 pays ont porté plainte contre Danske Bank au Danemark en raison du scandale de blanchiment d’argent portant sur plus de 200 milliards d’euros de transactions suspectes via la banque danoise. Ils réclament 475 millions de dollars (418 millions d’euros) d’indemnités, écrit Grant & Eisenhofer, l’un des deux cabinets d’avocats américains les représentant, dans un communiqué daté du 18 mars. L’action Danske Bank a perdu la moitié de sa valeur en 2018 avec la révélation de ce scandale, qui a provoqué le départ du directeur général et du président du conseil d’administration de la banque.
L’Union européenne veut inclure des facteurs durables dans toutes ses lois qui encadrent les activités financières. C’est l’objet duplan d’action intitulé «Financer une croissance durable», dévoilé en mai 2018. Or si les gérants et banques suisses veulent continuer à servir leur importante clientèle européenne, ils devront respecter ce nouveau cadre européen, ou risquer de perdre l’accès au marché unique, estiment le WWF et PwC dans une étudedévoilée mardi, rapporte le quotidien suisse Le Temps. Pour mémoire, les dix mesures de ce plan d’action veulent orienter l’épargne du public vers les placements durables pour financer les objectifs de l’Accord de Paris et les Objectifs de développement durable des Nations unies. Encore en consultation, ce projet européen devrait entrer en vigueur d’ici à 2022. Il obligerait notamment les intermédiaires financiers à systématiquement demander leurs préférences en matière de durabilité à leurs clients.
L’assureur va ramener sa part dans Axa Equitable à moins de 50% via une cession d’actions. Avec l'objectif de réduire son endettement pour financer le rachat d’XL Group.