Les démêlés d’UBS avec la justice française dans une affaire de fraude fiscale ne seront pas réglés avant au moins quatre ans, estime Vontobel, après la publication du rapport annuel de la banque suisse. UBS a provisionné 450 millions d’euros après que la justice française lui a infligé une lourde amende pour évasion fiscale en France. Les provisions pour litiges et problèmes réglementaires ont pesé sur le résultat net du groupe en 2018 à hauteur de 382 millions de dollars, a précisé UBS. L’action de la banque suisse perdait en clôture,vendredi, 1,09% à 12,22 francs suisses.
La Banque d’Italie a demandé au groupe ING d'éviter toute affaire avec des nouveaux clients dans le pays, après qu’elle ait été retenue lors de vérifications récentes dans une affaire de blanchiment d’argent, ajoutant à ses problèmes de conformité. La banque centrale italienne a identifié des défauts dans les process de la banque basée à Amsterdam durant une inspection de quatre mois menée sur place, jusque janvier, selon un communiqué publié samedi. ING a indiqué de son côté prendre des mesures pour améliorer ses process et sa gestion des risques de conformité. La banque danoise se débat pour se sortir de problèmes de blanchiment d’argent, six mois après avoir payé 775 millions d’euros d’amende pour mettre fin à l’amiable à une enquête initiée par le procureur danois.
Au Danemark, les autorités s’intéressent de plus près aux entreprises qui fournissent des services de paiement. L’inquiétude vient du fait que le processus est si complexe que les criminels pourraient être capables de dissimuler leurs transactions illicites. Le ministre de l’Economie danois, Rasmus Jarlov, a expliqué qu’il s’agissait d'être «tout le temps en avance sur les criminels». Son gouvernement reste ébranlé par les accusations de blanchiment de plus de 230 milliards d’euros à l’encontre d’une des principales banques du pays, Danske Bank. Rasmus Jarlov s’apprête maintenant à faire adopter une des lois anti-blanchiment les plus sévères en Europe. Outre les banques, les sociétés fournissant des services de paiement seront aussi concernées.
Credit Suisse vise un bénéfice de 2 milliards de francs suisses (1,76 milliards d’euros) avant impôts pour 2019, avec son unité de gestion de patrimoine, cherchant pour la quatrième année consécutive à avoir une croissance des bénéfices de cette entité, selon une source proche, citée par l’agence Bloomberg. L’entité du wealth management international a été un des points positifs du plan de restructurations sur trois ans mené par le PDG Tidjane Thiam, qui a fait pivoter l’unité de trading vers la banque privée, à l’exemple des mesures prises par UBS.
BNP Paribas Fortis, filiale belge du groupe bancaire français BNP Paribas, va réduire de 40% son nombre d’agences en Belgique dans les 3 ans à venir et supprimer près de 2.200 emplois sur 13.000 d’ici 2021 en Belgique. La banque aura recours «le plus possible» aux départs à la retraite non remplacés, associés à des plans de départ volontaires, indique dans un communiqué la filiale du groupe français. De 678 agences début 2019, BNP Paribas Fortis compte passer à 592 d’ici la fin de l’année, et 411 d’ici fin 2021, indique la filiale du groupe français. La maison-mère française avait annoncé le 28 février dernier vouloir se séparer de 800 à 1.000 salariés dans sa filiale belge, dans le cadre d’une nouvelle convention collective de travail négociée avec trois syndicats en Belgique.
L’assureur mutualiste affiche un bénéfice net en hausse de 54% en 2018, notamment grâce à ses performances dans l’assurance de biens et responsabilité en France.
Après une consultation des assureurs en fin d'année 2018, la Commission européenne a révisé Solvabilité 2 pour soutenir leurs investissements de long terme dans l’économie. Elle prévoit la création d’une nouvelle classe d’actions détenues à long terme avec des exigences en capital réduites et assouplit les conditions pour y accéder. Agnès Lossi, associée du cabinet Indefi, présente la portée de ce texte.
Les trois régulateurs des Emirats arabes unis ont annoncé en début de semaine l’introduction d’un passeport de commercialisation de fonds d’investissement à travers ce pays fédéraliste aux juridictions multiples. Dans le détail, tout fonds qui sera homologué par l’Emirates Securities and Commodities Authority (ESCA), le Financial Services Regulatory Authority (FSRA) of Abu Dhabi Global Market (ADGM), ou le Dubai Financial Services Authority (DFSA), sera reconnu par l’ensemble des régulateurs et commercialisable à travers le pays. Les Emirats arabes unis souhaitent ainsi améliorer leur position sur l'échiquier mondial des places financières en favorisant la domiciliation des fonds des sociétés de gestion entrepreneuriales.
UBS a annoncé vendredi avoir augmenté de près de 400 millions de dollars (352 millions d’euros) ses provisions pour litiges, pour tenir compte de l’amende de 4,5 milliards d’euros infligée le mois dernier par le tribunal correctionnel de Paris à la première banque suisse.
L’assureur mutualiste a publié ce vendredi un résultat net en hausse de 54% à 450 millions d’euros, tiré par un chiffre d’affaires en progression de 4% à 14,3 milliards d’euros. « Ce résultat s’explique grâce à la résistance de notre résultat opérationnel économique malgré un taux de sinistralité élevé en France en 2018 », explique Fabrice Heyriès, directeur général adjoint de Groupama. Le résultat opérationnel économique s’élève à 354 millions d’euros au titre de l’exercice 2018, notamment grâce à « l’amélioration de la marge technique en France en assurance santé », indique un communiqué. L’année 2018 a été marquée par une baisse des sinistres climatiques en coûts bruts mais par une augmentation en coûts nets, a expliqué l’assureur mutualiste.
Bonne nouvelle pour le marché des CLO, ces titres de dette émis par des structures ad hoc qui achètent et détiennent des prêts bancaires d’entreprises. Le projet de réglementation publié vendredi par par la Financial Services Agency japonaise s’avère plus souple que prévu. Ces nouvelles règles stipulent que les banques japonaises, qui témoignent d’un appétit féroce pour les CLO, devront augmenter leurs fonds propres en cas d’achat de CLO auprès d'émetteurs qui ne gardent pas une partie des actifs sous-jacents à leur bilan. Mais les banques seront exemptées de cette obligation s’il s’agit de CLO «ouverts» (open market). C'était précisément ce que demandait l’association américaine de syndication et de trading des prêts.
La Société générale a déclaré vendredi avoir franchi début mars en hausse le seuil de 5% du capital de l’assureur italien Generali dans le cadre de ses activités de trading. La banque française, qui est depuis redescendue sous la barre des 5%, assure dans un communiqué que ces opérations de trading ne sont pas liées à la construction d’une participation stratégique au capital de l’assureur italien.
Dans une décision du 13 mars 2019, la commission des sanctions de l’AMF a infligé à Gilles Debray une sanction de 350.000 euros et à Christian Novella de 180.000 euros, pour avoir manqué à leur obligation d’abstention d’utilisation d’une information privilégiée à laquelle ils ont eu accès dans le cadre de leurs fonctions. Il leur est reproché d’avoir cédé en février 2016 des titres Zodiac alors qu’ils détenaient l’information privilégiée relative à la très forte dégradation du résultat opérationnel courant de la branche Sièges, et de son impact sur la marge opérationnelle du groupe pour l’exercice 2015-2016.
En 2018, Boursorama SA a dégagé une perte nette de 28,2 millions d’euros, selon ses comptes sociaux non audités, figurant dans le document de référence de la Société Générale - depuis son retrait de la cote par la Société Générale en 2014, elle ne publie plus de résultats financiers. Ces chiffres s’entendent pour les activités en France, la banque étant sortie du Royaume-Uni, d’Allemagne, et l’an dernier d’Espagne. Le produit net bancaire de Boursorama SA a atteint 152,7 millions d’euros. La Société Générale valorise sa filiale à 100% à 783,8 millions d’euros dans ses comptes consolidés. Rentable de 2003 à 2015, Boursorama a consenti de forts investissements marketing pour atteindre la barre des 2 millions de clients, attendue au second semestre 2019. A fin 2018, la banque en ligne en comptait 1,7 million, indiquait le mois dernier son directeur général Benoît Grisoni à L’Agefi. Hors investissements marketing, Boursorama se dit rentable.
Dans un contexte de taux bas, les revenus ont diminué sur la période 2014-2018, alors qu’ils devaient croître de 0,9% par an. Et l’objectif de conquérir 500.000 nouveaux clients n’a pas été tenu.
La consolidation du secteur britannique des banques «challengers», nées après la crise financière de 2008 pour concurrencer les grands établissements de la place, se confirme. OneSavings et Charter Court, qui avaient annoncé lundi des discussions avancées en vue d’un rapprochement, ont confirmé jeudi leur intention de convoler en justes noces. Le nouvel ensemble affichera une capitalisation boursière de 1,75 milliard de livres (2,04 milliards d’euros), et sera détenu à hauteur de 55% environ par les actionnaires de OneSavings. Le solde reviendra à ceux de Charter Court. La nouvelle entité sera présidée par Andy Golding, le patron de OneSavings.
Banco Santander Brasil a lancé jeudi une plate-forme d’investissement digital, face à la compétition de nouvelles sociétés de courtage pour trouver des investisseurs dans la première économie d’Amérique Latine. La nouvelle plate-forme, appelée Pi, propose des produits de Santander ainsi que de parties tierces, de la même manière que ses concurrents Itaú Unibanco Holding et Banco Bradesco, qui cherchent à s’imposer face aux nouveaux venus XP Investimentos et BTG Pactual Digital. Pi proposera des produits d’investissement pour les clients de la grande distribution. Les dirigeants de Pi comptent toucher 1 million de clients d’ici quatre ans. La plate-forme est gérée séparément de la banque, et a des partenariats avec les gérants d’actifs locaux TAG Investimentos, Vitreo Gestao de Recursos Ltda et Indosuez Wealth, aussi partenaires de Santander.
L’opérateur de paiements du Moyen-Orient Network International a annoncé vouloir vendre 25% de ses parts à Londres, lors de la première introduction en Bourse britannique de l’année. L’entreprise ne lèvera pas de fonds lors de cette IPO, prévue dans environ 4 semaines, et les actionnaires devront réduire leurs participations au prorata. Warning Pincus et General Atlantic détiennent conjointement 49% des parts de Network International, la banque principale de Dubaï, Emirates NBD PJSC, détenant les 51% restants. Une IPO pourrait valoriser l’entreprise 3 milliards de dollars (2,65 milliards d’euros), selon Bloomberg, qui cite des sources proches de novembre. La firme s’attend à être éligible pour figurer dans les index britanniques FTSE.
Comment OFI s’est-elle préparée à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ?Jean-Pierre Grimaud, directeur général du groupe OFI, le dit sans détours. «Nous avons pris pour principe de base le pire scénario, celui d’un «hard Brexit"", a déclaré Jean-Pierre Grimaud qui rappelle que la presque totalité des contrats de marché sont de droit anglais exécutables auprès du Tribunal de Londres. Dans cette perspective d’une sortie sans accord («no-deal»), OFI a négocié avec ses contreparties de marché une bascule des contrats de droit anglais vers des contrats de droit européen exécutables auprès de tribunaux européens. «L’Association Internationale des Swaps et Dérivés (ISDA) a mis en place un contrat-type de droit européen, en fait inspiré du droit français», a glissé Jean-Pierre Grimaud. Et l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou ESMA en anglais) a de son côté annoncé des mesures pour assurer la continuité des contrats. Un peu plus du quart des contreparties d’OFI ont ainsi trouvé un terrain d’entente avec la société de gestion. Du côté de la compensation, OFI a ouvert un compte chez Eurex, tout en étant bien conscient que la bascule de la liquidité n’est pas totale. Pour les contrats repo, les pressions se multiplient pour la mise en place d’un contrat-cadre de droit européen auprès de l’ICMA (International Capital Market Association). Et on attend une position de place sur le sujet...
Depuis son retrait de la cote par la Société Générale en 2014, Boursorama ne publie plus de résultats financiers et privilégie son développement commercial à sa rentabilité. Le document de référence de la Société Générale permet pourtant de donner un aperçu des performances de la banque mobile. En 2018, Boursorama SA a dégagé une perte nette de 28,2 millions d’euros, selon ses comptes sociaux non audités. Ces chiffres s’entendent pour les activités en France, marché sur lequel la banque a décidé de se concentrer en sortant du Royaume-Uni, d’Allemagne, et l’an dernier d’Espagne.
Generali, le premier assureur italien, a annoncé jeudi une hausse de 5,9% de son dividende au titre de 2018, à 0,9 euro par action. Le groupe a clos l’exercice écoulé sur une progression de 9,4% de son bénéfice net, sur un an, à 2,3 milliards d’euros. Un chiffre toutefois inférieur au consensus d’analystes compilé par Generali, qui se situait à 2,38 milliards d’euros.
La consolidation du secteur britannique des banques « challengers », nées après la crise financière de 2008 pour concurrencer les grands établissements de la place, va bel et bien connaître une nouvelle étape. OneSavings et Charter Court, qui avaient annoncé en début de semaine mener des discussions avancées en vue d’un rapprochement, ont confirmé jeudi leur intention de convoler en justes noces. Le nouvel ensemble affichera une capitalisation boursière de 1,75 milliard de livres (2,04 milliards d’euros), et sera détenu à hauteur de 55% environ par les actionnaires de OneSavings. Le solde reviendra à ceux de Charter Court. La nouvelle entité sera présidée par Andy Golding, le patron de OneSavings.
Une ancienne employée d’UBS à Londres, qui accuse un collègue de l’avoir violée en 2017, poursuit la banque suisse en justice pour harcèlement sexuel et discrimination, rapporte le Wall Street Journal. Le violeur présumé était un employé de la banque qui était placé plus haut dans la hiérarchie que la victime et avait une influence sur sa carrière, selon une déclaration des avocats de cette dernière. La femme, dont le nom est resté confidentiel, a porté plainte au civil auprès d’un tribunal dédié aux affaires de ressources humaines à Londres. Elle estime que la banque est responsable des actions du violeur présumé, qu’elle n’a pas su la protéger lorsqu’elle a fait état de l’incident, et qu’elle lui a porté préjudice tout en menant une enquête interne. Les avocats de la femme indiquent qu’elle réclame des dommages et intérêts, pour un montant non précisé, pour préjudices personnels. Une porte-parole d’UBS a déclaré ne pouvoir faire de commentaires, mais «qu’une enquête indépendante sur les accusations de l’ancienne employée d’UBS avait conclu qu’UBS n’avait pas fait d’erreur fondamentales».