En janvier, les plans d’épargne individuels italiens (PIR) ont collecté à peine 57,9 millions d’euros, rapporte Il Sole – 24 Ore. Ces flux arrivent seulement de ceux qui avait déjà acquis un plan en 2017 ou 2018, avant de l’entrée en vigueur en janvier de la loi de Finances 2019 qui de fait a bloqué le marché. Les nouvelles règles prévoient en effet de nouvelles contraintes à l’investissement (3,5 % du portefeuille doit être consacré aux valeurs cotées sur l’AIM et 3,5 % au capital risque). Mais tant que le décret d’application n’a pas été publié, personne ne bouge. La réforme ne plait pas à Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion, qui estime depuis le début que ce nouveau régime crée des produits peu liquides. Les avis du secteur de la gestion sont encore plus négatifs après les indiscrétions d’Il Sole sur le futur décret. Pour Tommaso Corcos, administrateur délégué d’Eurizon, les nouvelles règles qui prévoient d’investir dans des instruments illiquides sont incompatibles avec la nature du fonds ouvert.