Lazard a publié jeudi un bénéfice net de 97 millions de dollars (86,7 millions d’euros), soit 80 cents par action, au titre du premier trimestre. Un montant certes en baisse par rapport au 1,21 dollar par titre dégagé sur la même période de l’exercice précédent, mais supérieur aux 65 cents par action attendus par les analystes. Une bonne surprise à mettre sur le compte des fusions-acquisitions aux Etats-Unis, où le marché a crû de 9,4%, à 490 milliards de dollars. Ce qui a limité à 15% la baisse des revenus de l’activité de conseil financier de Lazard, sur la période de janvier à mars, à 330 millions de dollars. Ceux de son pôle de gestion d’actifs ont diminué de 14%, à 283,7 millions. Au total, les revenus de la banque ont atteint 661,7 millions de dollars au premier trimestre, en recul de 14%.
Ross McEwan, directeur général de la banque britannique RBS, a annoncé jeudi sa démission. Artisan du redressement du groupe après sa nationalisation, il est soumis à un préavis de 12 mois et restera en poste tant que son successeur n’aura pas été trouvé, précise RBS dans un communiqué. Selon le courtier Goodbody, Alison Rose serait bien placée pour succéder à Ross McEwan. Elle dirige actuellement l’activité de banque privée et de services bancaires aux entreprises, et est directrice générale adjointe de NatWest Holdings, l’activité de banque de détail de RBS.
En conséquence de l’adoption de la loi Pacte, qui relève les seuils d’intervention des commissaires aux comptes, la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC) a lancé une consultation sur l’avenir de la profession, ouverte jusqu’au 30 mai. Cette consultation traite trois thèmes principaux: la profession face aux nouveaux défis économiques (cybersécurité, transparence financière, etc.) ; l’optimisation de l’organisation des institutions professionnelles ; et l’image de la profession au service de son attractivité. Des propositions seront débattues au prochain Conseil national de la profession, le 4 juillet, puis restituées lors d’un événement, les 7 et 8 novembre 2019 à Lille. La CNCC portera ces propositions auprès des pouvoirs publics.
L’assureur va mettre sur pied des centres de santé au Mexique avec un partenaire colombien, dont il ne divulgue pas l’identité avant le lancement officiel en juillet, selon Les Echos. Il a aussi signé un partenariat en Egypte, avec le gouvernement cette fois, pour appuyer le développement d’un «système de santé public universel». Cet accord ne prévoit pas de subventions publiques pour Axa.
UBS Group lance une nouvelle structure pour ses opérations américaines, associant son unité de gestion du patrimoine et sa banque d’investissement, pour signer plus d’accords et d’activités de trading avec ses clients ultra riches. Le groupe va fusionner ses équipes de marchés de capitaux dans la gestion de patrimoine et la banque d’investissement aux Etats-Unis, en créant une seule plateforme de trading pour tous les clients américains, selon l’agence Bloomberg, qui cite un mémo interne daté de jeudi. Mark Sanborn, Dylan Roy et Reinhardt Olsen vont superviser la stratégie, et les changements seront effectifs durant le troisième trimestre. UBS a créé son entité Global Family Office il y a près de huit ans.
Le baromètre du conseil en fusions et acquisitions est au beau fixe. Lazard a publié jeudi un bénéfice net de 97 millions de dollars (86,7 millions d’euros), soit 80 cents par action, au titre du premier trimestre. Un montant certes en baisse par rapport au 1,21 dollar par titre dégagé sur la même période de l’exercice précédent, mais supérieur aux 65 cents par action attendus par les analystes.
Ross McEwan, directeur général de la banque britannique RBS, a annoncé jeudi sa démission. Artisan du redressement du groupe après sa nationalisation, il est soumis à un préavis de 12 mois et restera en poste tant que son successeur n’aura pas été trouvé, précise RBS dans un communiqué.
En conséquence de l’adoption de la loi Pacte, qui relève les seuils d’intervention des commissaires aux comptes, la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC) vient de lancer une consultation sur l’avenir de la profession. Les 13.500 commissaires aux comptes et leur environnement sont invités à faire connaître leurs propositions pour la profession dès aujourd’hui et jusqu’au 30 mai 2019.
La montagne a accouché d’une souris. Après avoir confirmé à la mi-mars être en discussions en vue d’une éventuelle fusion, Deutsche Bank et Commerzbank ont annoncé ce jeudi matin avoir mis fin à leurs pourparlers. L’action Deutche Bank s’inscrivait en hausse de 1,87% à 7,73 euros vers 12h20.
La banque suisse UBS a fait état jeudi d’un bénéfice net en chute de 27% au premier trimestre 2019 à 1,14 milliard de dollars (1,25 milliard d’euros). «Le premier trimestre 2019 a été caractérisé par des conditions de marché difficiles, qui se sont améliorées vers la fin du trimestre et en avril», a déclaré le directeur général Sergio Ermotti, cité dans un communiqué.
Pour se protéger des conséquences d’un éventuel Brexit dur, Jupiter Asset Management a indiqué au superviseur des marchés financiers en Espagne CNMV que sa succursale espagnole dépendait désormais de son entité luxembourgeoise et non plus du siège britannique de la firme. Le bureau madrilène de Jupiter AM dirigé par Gonzalo Azcoitia, dépendait auparavant directement du quartier général du gestionnaire d’actifs situé à Londres. Jupiter AM suit ainsi en Espagne le mouvement initié par plusieurs autres gestionnaires dont Capital Group.
Suite à la proposition de Bruno Le Maire lundi 15 avril en faveur d’une réglementation européenne de la blockchain, la France a posé un cadre extrêmement intéressant et pionnier. Ce qui est remarquable dans le cadre qui a été fixé par la France, c’est qu’il est exhaustif et qu’aucun autre pays n’en a, à ce jour, d’aussi important. En effet, je rappelle d’abord l’aspect réglementaire avec la loi Pacte (notamment son article 26) ainsi que le cadre comptable qui a été fixé par l’ANC. Cela montre que la France est en avance dans ce domaine. Néanmoins, la difficulté à laquelle on va devoir faire face dans le cadre d’une réglementation européenne de la blockchain, c’est de mettre d’accord tous les pays. On a pris beaucoup de temps pour réfléchir et pour réussir à poser ce cadre. Il va falloir parler à des pays dont la maturité sur ces sujets est très hétérogène : certains pays sont plus avancés que d’autres (Allemagne, pays nordiques) et d’autres qui le sont beaucoup moins. Par rapport à cela, il y a eu l’annonce de travailler avec l’Allemagne. Aujourd’hui, la finance est un secteur sur lequel on commence à voir émerger des cas d’usage matures, notamment en ce qui concerne la « tokenisation » et les réflexions autour des paiements.
Les plates-formes de financement participatif musclent leur organisation et leurs équipes pour aborder de nouveaux territoires. En proposant une autre vision du travail dans la finance.
SOLIDAIRE Le Crédit Coopératif vient d’ouvrir un incubateur voué à accompagner le développement d’entreprises sociales à Saint-Denis, en région parisienne. Soutenu par la région Ile-de-France et par de nombreux partenaires du Crédit Coopératif comme l’Adie, ce lieu baptisé L’Envolée accompagne des start-up engagées dans l’inclusion et l’impact social. Les sept entreprises séletionnées pour la première saison ont des profils très variés : Caracol (colocations solidaires), La Petite Casa (livraison de repas), Monkey Money (solutions numériques pour le développement des monnaies locales), Paris Night Market (marché nocturne de produits locaux)... Cette incubation vise à leur permettre de créer des emplois sur le territoire.
TAILLE La course aux milliards d’euros d’actifs est cruciale pour les conservateurs. Ténor du métier titres en Europe aux côtés de ses pairs français BP2S (BNP Paribas) et SGSS (Société Générale), le Crédit Agricole avec Caceis (déjà en chasse de la néerlandaise Kas Bank) entend pour grandir finaliser d’ici fin 2019 un partenariat avec Santander. Cette dernière apporterait 100 % de l’activité de S3 (Santander Securities Services) en Espagne et 49,99 % de celle en Amérique latine (Brésil, Colombie, Mexique), où les deux groupes exerceront un contrôle conjoint. La banque française concède en retour à l’espagnole 30,5 % du capital du nouveau Caceis. Qui afficherait 3.343 milliards d’euros d’actifs conservés et 1.833 milliards administrés.
PAPERASSE Quand la blockchain s’invite en agence bancaire. La Société Générale a indiqué qu’à l’issue d’une période de tests, toute entreprise en France pouvait désormais solliciter auprès de son conseiller l’utilisation de la plate-forme we.trade, dédiée au financement du commerce international ou trade finance. Un projet européen développé depuis 2017 au sein d’un consortium de douze banques et visant à simplifier et sécuriser les échanges par l’abandon de documents papier. La tourangelle W41TP est selon la Société Générale la première « utilisatrice régulière » de we.trade, pour le paiement à un fournisseur allemand de broyeurs environnementaux. Son directeur administratif et financier, Patrice Schwartz, se félicite de pouvoir ainsi « réduire considérablement le temps de traitement de (ses) commandes ».
En millions d’euros, c’est le montant d’obligations subordonnées que le fonds de garantie interbancaire italien propose d’échanger en actions pour sauver la banque Carige. Blackrock est la seule partie encore en pourparlers pour une reprise qui s’accompagnerait d’une augmentation de capital d’environ 700 millions et d’un transfert des créances douteuses (1,9 milliard) à la structure publique Sga. Le délai de présentation des offres fermes, qui devait expirer mi-avril a été prorogé jusqu’au 17 mai par la Banque centrale européenne (BCE). En janvier, celle-ci avait placé la dixième banque italienne sous administration spéciale après que son actionnaire principal (Malacalza Investimenti) a bloqué l’augmentation de capital alors prévue, et lui avait demandé de trouver un acquéreur pour éviter un sauvetage par les fonds publics.
Le groupe financier espagnol prévoit de filialiser cette activité et d'ouvrir son capital. Une enveloppe de 100 à 120 millions d’euros sera allouée à des acquisitions.
Candidat malheureux à la succession de l’ancien DG Mark Wilson, Andy Briggs quitte l’assureur britannique tandis que Patrick Dixneuf devient directeur général Europe.