INTERNATIONAL Pas de doute pour Philippe Mutin, directeur général délégué de Factofrance, « le seuil des 350 milliards d’euros de volume de créances achetées en 2019 » par les factors en France est « clairement à portée ». Le dirigeant table sur « une nouvelle croissance à deux chiffres », après celle de 10,2 % engrangée l’an dernier. « Quelles que soient les grandes tendances économiques, les volumes augmentent significativement chaque année, note-t-il, seul un scénario, peu probable, de très forte récession pourrait mettre un coup d’arrêt à cette ascension irrésistible ». Un « miracle permanent » alimenté en 2018 par l’activité internationale, en hausse de 18,1 % à près de 97 milliards d’euros.
Modèles mathématiques et intelligence artificielle ont accru le pouvoir d’analyse des gestionnaires d’actifs. Au risque d’être supplantés un jour par les machines ?
SOUVENIRS L’encours des crédits automobiles des ménages américains atteignait 1.274 milliards de dollars fin 2018. Il constitue le troisième poste d’endettement des Américains (9 %) derrière les crédits hypothécaires (67 %) et les prêts étudiant (11 %). Leur poids n’a de cesse de progresser, note Céline Choulet, économiste à BNP Paribas. Il s’avère que les « non-banques » avaient originé 12 % de l’encours au troisième trimestre 2018 (chiffres Fed de New York), dont la moitié étaient des prêts subprime. Vu le faible taux de ces crédits titrisés, donc remis dans le marché, et leur utilisation importante du levier, ces sociétés de crédit non bancaires « demeurent très exposées au risque de crédit ». Or, dans ce secteur du crédit auto, les retards de paiement de plus de 90 jours progressent rapidement (4,5 % fin 2018). Ce n’est pas de bon augure, conclut Céline Choulet.
Près de 83% des personnels de Commerzbank qui ont participé à un sondage interne sont opposés à une fusion avec Deutsche Bank, selon les résultats préliminaires, consultés par Reuters mercredi. Chez Deutsche Bank, où un sondage similaire a montré que près de 70% des personnels désapprouvaient la perspective d’une fusion. L’opinion des salariés a son importance en Allemagne, où les personnels constituent la moitié des conseils de surveillance des entreprises, qui doivent généralement de donner leur aval aux fusions. Les deux plus grandes banques allemandes ont annoncé en mars qu’elles discutaient en vue de leur fusion, qui pourrait entraîner la perte de 30.000 emplois, selon les syndicats.
Dans sa nouvelle feuille de route, le régulateur britannique met aussi l’accent sur l’importance de la gouvernance et de la responsabilité des dirigeants.
La banque d’affaires Bryan Garnier & Co s’implante dans les pays nordiques en rachetant la banque d’investissement Beringer Finance, spécialisée dans le secteur de la technologie, annonce-t-elle mercredi. Avec cette acquisition, elle étend sa présence européenne à Stockholm, Oslo et Reykjavik, et renforce son implantation aux Etats-Unis en intégrant le bureau de Beringer Finance à Palo Alto, en Californie, selon un communiqué. L’opération, dont le montant n’a pas été divulgué, est soumise à l’agrément des autorités de marché compétentes. Ces dix dernières années, Beringer Finance a réalisé plus de 140 opérations de fusions-acquisitions, de placements privés et sur le marché boursier.
Morgan Stanley a publié mercredi un bénéfice net de 2,43 milliards de dollars au premier trimestre, soit un bénéfice par action de 1,39 dollar, contre un résultat de 2,7 milliards, ou 1,45 dollar par titre, sur la même période en 2018. A 1,33 dollar par action, le bénéfice ajusté s’avère supérieur au consensus Bloomberg, de 1,17 dollar. Le chiffre d’affaires s’est établi à 10,3 milliards, en baisse de 7%, mais supérieur aux 9,91 milliards escomptés par le marché. Dans le détail, les revenus du courtage de produits de taux, de change et de matières premières ont fléchi de 7%, à 1,7 milliard de dollars. L’activité du trading actions a chuté de 21%, à 2,02 milliards. L’action Morgan Stanley gagnait 2,68% en clôture..
Blackrock discute d’une possible opération de sauvetage de Banca Carige avec le fonds de garantie interbancaire italien, qui pourrait accepter d'échanger 320 millions d’euros d’obligations en actions, pour aider la banque en difficulté, rapporte l’agence Bloomberg. Blackrock est la seule partie en pourparlers avec les banques. Le dépôt bancaire négocie avec Blackrock les termes de la conversion des obligations et de sa stratégie de sortie. Le délai de présentation des offres fermes par les acquéreurs devait expirer mi-avril. Dixième banque d’Italie, Carige a été placée sous administration spéciale en janvier par la Banque centrale européenne, qui lui a demandé de trouver un acquéreur pour éviter un sauvetage via des fonds publics.
Près de 83% des personnels de Commerzbank qui ont participé à un sondage interne sont opposés à une fusion avec Deutsche Bank, selon les résultats préliminaires, consultés par Reuters mercredi. Seuls 5.500 des 11.000 salariés interrogés avaient répondu, dans ce sondage qui s’achève le 3 mai. Il a été réalisé lors de la cinquième semaine de négociations entre les deux banques. Chez Deutsche Bank, où un sondage similaire a montré que près de 70% des personnels désapprouvaient la perspective d’une fusion.
Morgan Stanley a publié mercredi un bénéfice net de 2,43 milliards de dollars au titre du premier trimestre, soit un bénéfice par action de 1,39 dollar, contre un résultat de 2,7 milliards, ou 1,45 dollar par titre, sur la même période de l’exercice précédent. A 1,33 dollar par action, le bénéfice ajusté des éléments exceptionnels s’avère supérieur à la prévision moyenne des analystes sondés par Bloomberg, qui tablaient sur 1,17 dollar. Le chiffre d’affaires s’est établi à 10,3 milliards de dollars, en baisse de 7%, mais supérieur aux 9,91 milliards escomptés par le marché.
L’association française des investisseurs institutionnels veut faire entendre sa voix dans le projet de réforme du système de retraite que le président Emmanuel Macron a mis en œuvre.
La BaFin, l’autorité des marchés financiers allemands, a déclaré mardi avoir déposé une plainte pour manipulation présumée sur le cours du Wirecard, le groupe allemand de paiements dont l’action a chuté après une série d’articles du Financial Times évoquant de possibles malversations financières. La plainte, déposée auprès du bureau du procureur de Munich, concerne une dizaine de personnes soupçonnées de manipulation de marché lors de prises de position à découvert spéculatives sur Wirecard. Il a annoncé fin mars le dépôt d’une plainte visant le quotidien et l’un de ses journalistes. La BaFin avait déjà annoncé en mars l’interdiction des ventes à découvert sur le titre Wirecard.
Plus de 700 millions d'euros de dons ont été recensés hier, grâce notamment à un cadre fiscal incitatif. Le conseil des ministres sera consacré au sinistre ce matin.
La banque néerlandaise ING a approché la banque allemande Commerzbank en vue d’une possible fusion, rapporte mardi Manager Magazin. Citant des sources anonymes, le journal précise qu’ING a effectué son approche auprès du gouvernement allemand, actionnaire de Commerzbank à hauteur de plus de 15%, et du président du directoire de l'établissement lui-même, Martin Zielke. Ce dernier a cependant refusé d’engager des discussions formelles, poursuit le magazine. Commerzbank réfléchit actuellement avec sa compatriote Deutsche Bank à une éventuelle fusion, avec l’appui du gouvernement allemand. Certains actionnaires et les syndicats allemands y sont toutefois hostiles.
Alors qu’UniCredit paiera 1,3 milliard de dollars aux autorités américaines, plusieurs banques dont, Danske et Deutsche Bank, risquent des sanctions élevées pour blanchiment d’argent.
La compagnie Axa a déclaré mardi qu’elle assurait deux des entreprises intervenant sur le chantier de rénovation de Notre-Dame de Paris avant l’incendie qui a ravagé la cathédrale lundi. Les causes du sinistre sont pour l’heure inconnues, une enquête est en cours. Dans un communiqué, Axa précise que ses équipes «coopèrent sans réserve avec les services de l’Etat». Le groupe d’assurances ajoute que sa filiale Axa Art est également concernée par le désastre au titre de l’assurance de certaines reliques et objets liturgiques. Un porte-parole d’Axa s’est refusé à toute estimation des dommages. Comme tous les biens appartenant à l’Etat, Notre-Dame relève du principe dit d'«auto-assurance de l’Etat».
UnitedHealth, le numéro un de l’assurance santé aux Etats-Unis, était en forte baisse mardi à Wall Street, les craintes d’une réforme sur les prix des médicaments l’emportant sur des résultats trimestriels solides. L’action du groupe perdait 4,01% à 220,96 dollars en clôture. «Le chamboulement général du système de santé américain (...) déstabiliserait le système de soins du pays et limiterait la capacité des cliniciens de pratiquer la médecine au mieux», a fustigé le directeur général du groupe, David Wichmann, lors de la présentation des résultats trimestriels du groupe. Le secrétaire à la Santé de Donald Trump, Alex Azar, a annoncé vouloir mettre fin aux importants rabais dont bénéficient les assureurs santé de la part des laboratoires pharmaceutiques, une pratique qui fausserait la perception par les assurés du coût réel des soins.
Bank of America (BofA) a publié mardi des résultats trimestriels mitigés. Comme ses concurrentes aux Etats-Unis, la deuxième banque américaine par les actifs a eu du mal à faire progresser son produit net bancaire au premier trimestre. Celui-ci s’est légèrement contracté à 23 milliards de dollars (20,37 milliards d’euros) au premier trimestre, contre 23,1 milliards un an plus tôt et 23,3 milliards attendus par les analystes. Hors exceptionnels, BofA a réalisé un bénéfice de 71 cents par action, contre un consensus FactSet de 66 cents .
La BaFin, l’autorité des marchés financiers allemands, a déclaré mardi avoir déposé une plainte pour manipulation présumée sur le cours du Wirecard, le groupe allemand de paiements dont l’action a fortement baissé après une série d’articles du Financial Times évoquant de possibles malversations financières.
La commission européenne a donné son feu vert, lundi 15 avril, pour l’acquisition du gestionnaire d’actifs espagnol Altamira Asset Management par doBank, une filiale italienne du groupe japonais SoftBank. Altamira gère des actifs non performants, dont des prêts non performants, ainsi que des actifs immobiliers pour des institutions financières et des institutionnels. A traversdoBank, SoftBank est actif dans la gestion externaliséede prêts performants et non perfromants.
Le Parlement européen adoptera ce mardi, en session plénière, le paquet bancaire qui avait fait l’objet d’un compromis fin 2018. Une courte discussion a eu lieu dans la soirée de lundi. Les différents textes (CRD, CRR, BRRD et SRMR) ont pour objet de réduire le niveau de risque dans le secteur bancaire. La nouvelle réglementation doit notamment permettre de mettre en œuvre en Europe une partie des standards internationaux sur la mise à contribution des créanciers des banques.