Seul devant son pupitre, le regard alternant entre son discours et une audience composée de journalistes et de collègues,Robert Ophèle, président de l’AMF, présentait ce mardi 7 mai le rapport d’activité 2018 du régulateur. Une année marquée par la perspective du Brexit. «Un gros travail a été fait pour préparer cette sortie et toutes ses implications. Les règles nationales et européennes ont été adaptéespour minimiser les risques liés à une éventuelle sortie sans accord», a-t-il rappelé. Une vingtaine de sociétés de gestion et une vingtaine de sociétés d’investissement se sont installées à Paris l’an passé dans le cadre du Brexit.En 2018, les activités du régulateur à l’international ont été nourries par une conviction européenne profonde. «L’AMF est résolument en faveur d’un corpus de règles communes et d’une convergence forte de la supervision dans l’Union européenne. Ce sont des conditions nécessaires à l'émergence d’une réelle union des marchés de capitaux», a affirmé Robert Ophèle. Le dirigeant déplore un bilan décevant de la mandature actuelle européenne.Des avancées ont été obtenues, mais elles ne vont pas aussi loin qu’espéré en raison des résistances très fortes exprimées dans la plupart des États membres contre toute tentative de renforcement de l’intégration européenne. Principale déception ? Le renforcement avorté du rôle de l’ESMA que l’AMF a soutenu. «Le but était de confier à l’ESMA des pouvoirs de supervision accrus lui permettant d’assurer une convergence entre les autorités nationales. In fine, on est loin du compte», a regretté le président de l’AMF précisant que les pouvoirs supplémentaires qui prendront effet au 1er janvier 2022 se limiteront à la supervision de quelques indices critiques (EONIA et Euribor) et de fournisseurs de données de reporting (APA, ARM et CTP).Réaliste sur la situation de l’ESMA, l’AMF souhaite recentrer sa stratégie sur la formulation depropositions concrètespour favoriser le développement des marchés de capitaux de l’Union à 27. Robert Ophèle a exprimé quatre priorités lui paraissant structurantes et devant être traitées au niveau européen:- Mettre en place une stratégie digitale pour les services financiers;- Concrétiser l’ambition en matière de finance durable;- Revisiter l’architecture des textes sur la gestion d’actifs;- Rendre plus efficace l’information des épargnants.L’activité 2018en chiffres :- 11231 demandes d’information traitées par la plateforme de réponse au public épargne Info Service, dont 78% proviennent de particuliers-1 438 demandes de médiation reçues en 2018- 633 sociétés de gestion de portefeuille dont 24 agréées en 2018-352 visas sur opérations financières délivrés par l’AMF en 2018-64 enquêtes terminées dont 41 dans le cadre d’une coopération internationale- 44 sanctions pécuniaires prononcées pour des montants allant de 20 000 à 800 000 d’euros représentant un montant total de 7,18 millions d’euros» Le but était de confier à l’ESMA des pouvoirs de supervision accrus lui permettant d’assurer une convergence entre les autorité nationales. In fine, on est loin du compte»,"Robert OphèleLe dirigeant, qui bouclait en 2018 sa première année complète à la tête de l’autorité, a égalementtenu à féliciter ses équipes pour leur travaux sur la mise en oeuvredes nouvelles réglementations européennes. L’exercice 2018 a vu l’arrivée de MIFID 2 (réforme des instruments et marchés financiers), de CSDR (réformes des dépositaires centraux) et de MMFR (réforme des fonds monétaires). Dans le cadre de MIFID 2, l’AMF a mis en place une nouvelle plateforme de surveillance qui traite désormais 5 millions de déclarations par jour. CSDR, la réglementation sur les dépositaires centraux a conduit le régulateur àaccorder un agrément à ID2S, nouveau dépositaire central dédié aux instruments du marché monétaire.Deuxième gros morceau : l’innovation. Après une année 2017 de rencontres des porteurs de projets et d’étude des levées de fonds via émission de jetons (Initial Coin Offering, ou ICO), l’AMF a remis ses conclusions en février 2018 sur le cadre réglementaire approprié pour ces opérations. Ces travaux ont très largement nourri le projet de loi Pacte qui a été adopté par l’Assemblée nationale le 11 avril dernier et qui crée un visa optionnel pour les émissions et un agrément optionnel pour les prestataires de services sur actifs numérique. «Nous avons choisipour une solution optionnelle moins restrictive qui s’adapte mieux à l’univers des ICO. Nous ferons un bilan dans deux ans pour en évaluer l’efficacité», a précisé Robert Ophèle. À l’heure actuelle, près d’une trentaine d’acteurs seraient intéressésparce type d’opérations en France.La loi PACTE doteral’AMF de nouveaux outils pour protéger les investisseurs: le démarchage sera ainsi interdit pour toute émission de jetons et à tout prestataire n’ayant pas reçu le visa ou l’agrément de l’autorité. L’AMF pourra également demander le blocage de l’accès aux sites internet frauduleux proposant des services sur actifs numériques.Par ailleurs, les services de conservation et d’achat/vente de crypto-actifs contre monnaie ayant cours légal devront faire l’objet d’un enregistrement obligatoire au titre des règles de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Une fois le texte promulgué, il reviendra à l’AMF de le mettre en œuvre, en adaptant son règlement général et sa doctrine.Cap sur la finance durableRobert Ophèle a enfin abordé la question de la finance durable. Axe fort de son plan stratégique 2018-2022, le régulateur avait dévoilé à l’automne dernier sa feuille de route en la matière. Ses priorités sont axées autour de l’accompagnement des acteurs et de l’innovation, la participation aux travaux européens et internationaux, la supervision et la pédagogie envers les investisseurs. Dès 2018, les équipes se sont mobilisées, au niveau français, pour le suivi de la mise en œuvre de l’article 173 de la Loi pour la transition énergétique et la croissance verte et la montée en compétences sur les sujets de reporting extra-financier, et au niveau européen, notamment pour réfléchir aux modalités d’intégration des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans la gestion des risques, dans les stratégies d’investissements et dans la prise en compte des préférences des clients..En 2019, l’AMF publiera son troisième rapport sur l’investissement socialement responsable dans la gestion collective. A cet égard, avec la loi PACTE, ses missions se voient étendues: elle doit désormais veiller à la qualité de l’information fournie par les sociétés de gestion sur leur stratégie en matière de finance durable. Le régulateur publiera également ses constats et recommandations s’agissant de l’information en matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale des sociétés cotées.
PROGRESSION Lancée en novembre 2017, Orange Bank, la banque en ligne de l’opérateur télécom éponyme, compte désormais 287.000 clients (contre 200.000 revendiqués en novembre dernier), a fait savoir Ramon Fernandez, directeur financier d’Orange à l’occasion de la présentation des résultats trimestriels du groupe. Une progression qui classe la banque encore loin derrière certaines de ses concurrentes. La banque allemande N26, lancée en France début 2017, totalisait quelque 530.000 clients en 2018, contre environ 415.000 clients pour sa concurrente britannique Revolut (disponible en français depuis septembre 2017). Boursorama domine largement le marché avec près de 1,8 million de clients. Au-delà de la France, Orange Bank prévoit d’étendre son offre en Espagne d’ici la fin de l’année
Une rémunération de 183.100 dollars par an. Beaucoup s’en contenteraient. Herman Cain, qui a fait fortune dans la pizza et la frite et que Donald Trump envisageait de nommer à un poste de gouverneur de la Réserve fédérale, la juge insuffisante. C’est en tout cas la raison avancée pour renoncer à cette candidature. D’autres informations laissent entendre qu’Herman Cain n’aurait pas reçu l’aval du Sénat pour le poste. Il valait mieux pour lui se retirer afin d’éviter un camouflet.
ACCÉLÉRER Le groupe bancaire a retenu l’éditeur canadien CGI pour changer son outil dans les activités de commerce international et de financement des comptes client. L’idée est d’accélérer le programme d’innovation de la banque dans ce secteur. La nouvelle infrastructure regroupera différentes technologies émergentes telles que le registre distribué (technologie blockchain), les API (Application Programming Interface) et l’Internet des objets. Le leadership de la banque dans les opérations de commerce international – plus de 50 % des revenus de clients du groupe proviennent de groupes internationaux – s’appuiera sur CGI Trade 360, une solution complète dédiée à ces activités au sens large, intégrant toute la chaîne d’approvisionnement.
Intesa Sanpaolo a annoncé mardi un bénéfice net en chute de 16% au premier trimestre, à 1,05 milliard d’euros, mais supérieur au consensus des analystes de 900 millions d’euros. La banque italienne a pâti d’un recul de 8,8% de son produit net bancaire (PNB) que n’a pas permis de compenser une baisse marquée des charges. Les coûts d’exploitation ont diminué de 4,5% et le ratio de fonds propres CET1 s'établissait à 13,5% à la fin du mois de mars - l’un des plus élevés des banques italiennes.
Commerzbank a minimisé mercredi la perspective d’une approche d’une banque étrangère. Selon des sources citées par Reuters, la banque italienne UniCredit et la néerlandaise ING ont manifesté leur intérêt pour Commerzbank, deuxième groupe bancaire d’Allemagne détenu à 15% par l’Etat. Les discussions de fusion entre Deutsche Bank et Commerzbank ont échoué le mois dernier. Commerzbank affiche au premier trimestre 2019 une chute de 54% de son bénéfice net, plombé par un alourdissement de ses charges fiscales.
JPMorgan s’apprête à prendre le contrôle d’un gérant d’actifs en Chine. Shanghai International Trust a indiqué mercredi qu’il allait vendre aux enchères sa participation dans China International Fund Management. Selon les analystes, JPMorgan Asset Management donnerait suite à l’offre. Cela lui permettrait de monter à 51% des parts. La banque américaine avait déjà obtenu le mois dernier l’accord du régulateur local pour vendre deux funds basés à Hong-Kong en Chine continentale.
CaixaBank a annoncé mercredi avoir conclu un accord avec les syndicats au sujet d’un plan de licenciements qui affectera plus de 2.000 salariés. Elle a précisé que ce plan aurait un coût avant impôts d’environ 890 millions d’euros, si tous les salariés concernés l’acceptent. Environ 60% des licenciements sont prévus au second semestre 2019, le solde devant être réalisé au cours des six derniers mois de 2020, a déclaré la banque espagnole. Ces suppressions d’emplois devraient générer des économies annuelles avant impôts de l’ordre de 190 millions d’euros, selon la banque.
Lors de l’assemblée générale de l’assureur italien, le 7 mai, son directeur général, Philippe Donnet, a indiqué que Generali se tenait prêt à des acquisitions ciblées. Les compagnies de taille petite ou moyenne en Europe centrale et orientale, contraintes de se diversifier, font partie des cibles potentielles. Le mandat de Philippe Donnet a, par ailleurs, été reconduit pour trois ans.
La banque italienne, qui a déjà vendu 60% du courtier en ligne depuis 2014, annonce la cession de 17% supplémentaires pour regonfler ses fonds propres.
KPMG a reçu une amende et un blâme des autorités britanniques pour son audit défaillant de Co-op Bank en 2009. Le Financial Reporting Council (FRC) en Grande-Bretagne a infligé au géant de l’audit une amende de cinq millions de livres (5,82 millions d’euros), ramenée à quatre millions dans le cadre d’un accord négocié. Andrew Walker, associé chez KPMG, a pour sa part reçu une amende de 125.000 livres, ramenée à 100.000 livres, et a été aussi réprimandé. Ses activités d’audit auprès des institutions financières vont en outre faire l’objet d’une surveillance renforcée pendant trois ans. Ces sanctions sont liées à un audit de Co-op Bank réalisé en 2009, peu après sa fusion avec la Britannia Building Society, qui l’avait amenée au bord de la faillite.
La Société Généralea confirmé plusieurs de ses objectifs mardis. La banque anticipe une croissance de ses revenus de banque de détail en 2020 et une baisse de ses charges, ce qui créerait un effet de ciseau positif. Sa marque Boursorama devrait par exemple atteindre 3 millions de clients en 2021. Côté BFI, la banque a confirmé une forte restructuration avec la suppression de 1.600 postes. La Société Générale maintient son objectif d’un ratio de solvabilité CET1 de 12% et d’un rendement des fonds propres (RONE) entre 11,5% et 12,5% en 2020.
Le parquet de Mannheim a requis une amende d’environ 83 millions d’euros contre la filiale allemande d’UBS, accusée d’avoir aidé des clients à pratiquer l'évasion fiscale entre 2001 et 2012. Le tribunal va commencer à examiner le dossier. UBS a été condamnée en février en France à payer 3,7 milliards d’euros pour démarchage bancaire illégal et blanchiment aggravé de fraude fiscale entre 2004 et 2012, auxquels s’ajoutent 800 millions d’euros de dommages et intérêts.
La Fédération européenne de l’actionnariat salarié (FEAS) publie son manifeste à l’occasion des élections européennes 2019. Elle demande un plan d’action européen d’information aux bénéfices de l’actionnariat salarié. «Ce plan a été requis par le Conseil européen en 2000 (...), préparé par un projet pilote en 2014», précise la FEAS. 14 pays européens n’ont toujours pas de législation adaptée au développement de l’actionnariat salarié, et le manque d’information et le scepticisme prévalent encore dans beaucoup d’entre eux, regrette la FEAS.
La Fédération européenne de l’actionnariat salarié (FEAS) publie son manifeste à l’occasion des élections européennes 2019. « Nous sommes 10 millions d’actionnaires salariés en Europe. […] C’est le résultat d’un fort développement, en ligne avec la politique de l’Union Européenne depuis 30 ans et son objectif d’‘actionnariat salarié pour tous’. Cependant nous devrions être six fois plus nombreux pour être au niveau comparable à celui des Etats-Unis. L’Europe reste donc encore loin de son objectif », explique la fédération.
Intesa Sanpaolo a annoncé mardi un bénéfice net en chute de 16% au premier trimestre, à 1,05 milliard d’euros, mais supérieur au consensus des analystes de 900 millions d’euros. La banque italienne a pâti d’un recul de 8,8% de son produit net bancaire (PNB) que n’a pas permis de compenser une baisse marquée des charges. Les coûts d’exploitation ont diminué de 4,5% et le ratio de fonds propres CET1 s'établissait à 13,5% à la fin du mois de mars - l’un des plus élevés des banques italiennes.
Le parquet de Mannheim a requis une amende d’environ 83 millions d’euros contre la filiale allemande d’UBS, accusée d’avoir aidé des clients à pratiquer l'évasion fiscale. Le tribunal va maintenant commencer à examiner le dossier pour déterminer le montant d’une éventuelle amende.
La banque italienne UniCredit a annoncé mardi qu’elle pourrait éventuellement se retirer de la banque multicanal FinecoBank, les conseils d’administration des deux sociétés ayant adopté des mesures pour permettre à Fineco de fonctionner en tant qu’entité indépendante.
La Société Généralea confirmé plusieurs de ses objectifs ce matin lors d’une conférence de presse avec ses investisseurs. La banque anticipe une croissance de ses revenus de banque de détail en 2020 et une baisse de ses charges ce qui donnerait naissance à un effet de ciseau positif. La marque Boursorama, détenue par la Société Générale, devrait par exemple atteindre 3 millions de clients en 2021.
Ruth Madoff, la femme de Bernard Madoff, a accepté de payer 600.000 dollars et s’est engagée à donner les actifs qui lui resteront lorsqu’elle meurt, rapporte le Wall Street Journal. Elle versera 250.000 dollars en numéraire et cédera deux trusts pour ses petits-enfants valorisés à 344.000 dollars. Ruth Madoff n’a jamais fait l’objet d’accusation dans l’affaire de la fraude de son mari. Cela s’inscrit dans le cadre d’un accord avec le liquidateur de la fraude Madoff.
Un juge fédéral de Brooklyn a envoyé en prison le fondateur de Platinum Partners, une société de hedge funds défunte, après que les avocats du gouvernement aient affirmé qu’il avait accosté un procureur pendant une pause lors de son procès, rapporte le Wall Street Journal. Mark Nordlicht, le fondateur et ancien directeur des investissements de Platinum, est jugé pour avoir trompé les investisseurs. Les procureurs fédéraux accusent l’homme et d’autres d’avoir manipulé les performances de la société pour collecter une grande partie des gains. Mark Nordlicht plaide non coupable.