Credit Suisse a annoncé vendredi avoir obtenu le feu vert du régulateur chinois, la China Securities Regulatory Commission (CSRC), pour prendre une participation majoritaire dans sa joint-venture de courtage. La banque suisse portera sa part de 33% à 51% dans Credit Suisse Founder Securities, indique un communiqué, par le biais d’une injection de fonds propres. Le groupe discute des modalités de cette injection avec son partenaire Founder Securities.
Riebeck-Brauerei, un actionnaire de Deutsche Bank, a déposé un projet de résolution réclamant le départ du président de la banque allemande, Paul Achleitner, en vue de la prochaine assemblée générale annuelle.
La mise en place du chômage partiel a permis de limiter les conséquences de la crise sanitaire et du confinement sur l’emploi en France. Selon une étude de la direction de l’Animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) publiée ce vendredi, « les entreprises ont peu réduit leurs effectifs, et très peu licencié » alors que la « moitié des salariés sont dans une entreprise dont l’activité s’est arrêtée ou a diminué de plus de moitié, plus du fait d’une perte de débouchés ou de problèmes d’approvisionnement que d’un manque de personnel pouvant travailler ».
La Maaf va indemniser ses clients restaurateurs assurés au titre des pertes d’exploitation à hauteur de 190 millions d’euros, après les fermetures d'établissements liées au confinement, indique un communiqué de la mutuelle publié ce vendredi.
Edward Bramson, à la tête de Sherborne Investors, offre un répit provisoire à Barclays. Dans un courrier publié hier, l’investisseur activiste, qui possède plus de 5% du capital de la banque, a annoncé sa décision de s’abstenir de voter pour le renouvellement du mandat de Jes Staley, directeur général de Barclays, lors de la prochaine assemblée générale de la banque prévue le 7 mai. L’investisseur s’est résolu à cette décision, «compte tenu de la complexité de la situation de gestion présentée à l’occasion de la pandémie de Covid-19». Il a également appelé les autres investisseurs à faire pression sur la banque pour qu’elle intensifie la recherche d’un successeur au DG et qu’elle annonce un calendrier «ordonné» pour son remplacement.
Morgan Stanley a annoncé hier un repli de 32% de son bénéfice au premier trimestre, à 1,59 milliard de dollars (1,46 milliard d’euros). Chez ses concurrentes, la chute atteint entre 46% pour Citi et 89% chez Wells Fargo, en raison de lourdes provisions destinées à couvrir d'éventuels défauts de paiements engendrés par la crise sanitaire. Dépourvue d’activité de banque de détail et moins exposée que les grands réseaux au marché des entreprises, Morgan Stanley a seulement mis en réserve 388 millions de dollars face au risque d’impayés sur son portefeuille de crédits. Touché de plein fouet par la crise du coronavirus, le produit net bancaire de la sixième banque américaine par le total de bilan a reculé de 8%, à 9,49 milliards de dollars. La gestion de fortune a reculé de 8% sur un an, à 4,04 milliards. Les activités de conseil, pénalisées par le ralentissement des fusions et acquisitions, ont baissé de 11%. Les revenus du trading ont en revanche bondi de 30% grâce au retour de la volatilité sur les marchés financiers.
L’investisseur activiste Edward Bramson, à la tête de Sherborne Investors, offre un répit provisoire à Barclays. Dans un courrier publié aujourd’hui, l’investisseur, qui possède plus de 5% du capital de la banque, a annoncé sa décision de s’abstenir de voter pour le renouvellement du mandat de Jes Staley, directeur général de Barclays, à l’occasion de la prochaine assemblée générale de la banque qui se tiendra le 7 mai.
Morgan Stanley a annoncé ce jeudi une baisse de 32% de son bénéfice au premier trimestre, à 1,59 milliard de dollars (1,46 milliard d’euros). Chez ses concurrentes, la chute atteint entre 46% chez Citi et 89% chez Wells Fargo, en raison de lourdes provisions destinées à couvrir d'éventuels défauts de paiements engendrés à la crise sanitaire. Les cinq premières banques américaines ont ainsi mis en réserve 20 milliards de dollars à fin mars. Dépourvue d’activité de banque de détail et moins exposée que les grands réseaux au marché des entreprises, Morgan Stanley a seulement mis en réserve 388 millions de dollars face au risque d’impayés sur son portefeuille de crédits.
Organisation. Le groupe de protection sociale Apicil revendique sa solidité, avec de bons résultats et un ratio de solvabilité de 203 % à fin 2019, et tient à rester souple face au Covid-19. Après avoir assuré la continuité des opérations, sa gestion de crise se décline en trois temps. « Nous nous sommes réparti les sujets au sein du comité exécutif, pour que chacun soit concentré sur son objectif, explique à L’Agefi Philippe Barret (photo), directeur général. D’abord, comment revient-on au bureau, en bon ordre, alors que la plupart de nos 2.200 collaborateurs sont en télétravail ? Ensuite, dans quel état économique pourra-t-on reprendre l’activité ? Tout dépend de la durée du confinement. Enfin, à quoi ressemblera le monde d’après ? » Une interrogation qui a fait valser son prochain plan stratégique à horizon 2024. « Nous verrons si la réflexion qui était en cours trouvera encore sa place dans ce ‘monde d’après’ », relève Philippe Barret.
Le temps du déconfinement n’est pas encore venu, mais la quête du bouc émissaire va bon train. En 2008, les banques faisaient à juste titre un coupable idéal. Cette fois, les défaillances viennent d’abord des Etats : une excellente raison pour que ceux-ci cherchent à faire porter le blâme de leur impéritie aux acteurs privés. La quête d’un traitement contre le coronavirus préserve pour l’instant les laboratoires pharmaceutiques de la vindicte populaire, mais ceux qui ont localisé plus souvent qu’à leur tour leurs chaînes de production en Chine ou en Inde peuvent s’attendre à un retour de bâton. D’ici là, les assureurs font un bon candidat au pilori.
Baromètre. Mars a vu un boom de communication de la part des grandes entreprises, avec une accélération depuis le début du confinement. C’est ce que constate Wiztopic, une plate-forme de distribution d’information des grandes entreprises cotées et des services financiers. Une croissance bien visible (voir le graphique) en particulier dans les services financiers avec des campagnes menées par Amundi, BPCE, BNP Paribas, Natixis, Malakoff Humanis ou MACSF notamment, qui a triplé le nombre de ses actions d’information. En outre, le trafic sur les newsrooms générées par Wiztopic a augmenté de 74% en mars, avec des pics pour celles de Klépierre, du Crédit Agricole ou de la Macif. De l’information corporate et financière, le contenu a rapidement basculé vers les sujets liés à la crise sanitaire et à l’impact de la pandémie sur l’activité de l’entreprise et sur sa valeur en Bourse, puis ces acteurs ont mis en avant leur organisation en période de crise avant de partager leurs initiatives solidaires.
Les cinq premières banques des Etats-Unis ont fortement accru leurs réserves au premier trimestre, anticipant une hausse importante des impayés sur les crédits.
La profession annonce 3,2 milliards d'euros pour soutenir l'économie. Avec leur contribution, les nouveaux fonds de Place Novo pourraient atteindre 2 milliards.
Les banques italiennes ont une solide position de capital et de liquidité pour faire face au coronavirus mais quelques prêteurs plus petits pourraient ne pas résister à l’impact, alerte la Banque d’Italie mercredi. Les responsables de la supervision et de la stabilité financière de la banque centrale italienne demandent au gouvernement d’utiliser des fonds publics pour favoriser des fusions entre petits établissements. Néanmoins, la décision des banques italiennes de reporter leur dividende 2019 a permis de libérer 5,5 milliards d’euros, ou 0,5 point en moyenne de ratio de fonds propres durs CET1. La Banque d’Italie estime par ailleurs à 50 millions d’euros les besoins de financement additionnels des entreprises du pays entre mars et juillet.
Credit Suisse n’a pas réussi à bloquer la nomination de l’auditeur chargé par le régulateur financier suisse de faire la lumière sur son scandale d’espionnage, selon des documents judiciaires dévoilés mercredi par Reuters. La deuxième banque suisse avait assigné la Finma pour qu’elle renonce à recruter Thomas Werlen, associé chez Quinn Emanuel Urquhart & Sullivan. Elle estime que le cabinet d’avocats mandaté manque d’indépendance, après avoir conseillé des parties opposées à la banque. Une cour fédérale suisse a rejeté ces accusations. Credit Suisse indique qu’elle a pris note de la décision et va l’analyser. La Finma cherche à savoir si des manquements de la direction de la banque l’ont conduite à espionner deux de ses anciens responsables.
Après leur avoir demandé un effort supplémentaire, le gouvernement a reçu des assureurs de nouveaux engagements. La Fédération Française de l’Assurance (FFA) a chiffré ce mercredi à 3,2 milliards d’euros sa contribution globale pour faire face à la crise sanitaire et économique.
Les banques italiennes ont une solide position de capital et de liquidité pour faire face au coronavirus mais quelques prêteurs plus petits pourraient ne pas résister à l’impact, alerte la Banque d’Italie ce mercredi. « Pour les banques qui ont déjà des éléments de fragilité, il est possible que les mesures du gouvernement et les actions de supervision ne soient pas suffisantes pour leur permettre de supporter les conséquences économiques de la pandémie », ont déclaré les responsables de la supervision et de la stabilité financière de la banque centrale italienne, dans le texte préparatoire de leur audition au parlement. Ils demandent au gouvernement d’utiliser des fonds publics pour favoriser des fusions entre petits établissements.
Credit Suisse n’a pas réussi à bloquer la nomination de l’auditeur chargé par le régulateur financier suisse de faire la lumière sur son scandale d’espionnage, selon des documents judiciaires dévoilés ce mercredi par Reuters. La deuxième banque suisse avait assigné la Finma pour qu’elle renonce à recruter Thomas Werlen, associé chez Quinn Emanuel Urquhart & Sullivan. Elle estime que le cabinet d’avocats mandaté manque d’indépendance, après avoir conseillé des parties opposées à la banque dans plusieurs affaires. Une cour fédérale suisse a rejeté ces accusations. Credit Suisse indique qu’elle a pris note de la décision et va l’analyser.