La banque américaine Goldman Sachs a annoncé aujourd’hui être parvenue à un accord avec le gouvernement malaisien concernant l’affaire 1Malaysia Development Berhad (1MDB), le fonds souverain impliqué dans un vaste scandale de détournement d’argent public. L’accord de principe impliquerait le versement par Goldman Sachs d’une amende de 2,5 milliards de dollars et la garantie de reverser à la Malaisie au moins 1,4 milliard de dollars de produits d’actifs liés à 1MDB, saisis par les autorités gouvernementales du monde entier.
Les entreprises espagnoles cotées pourront bientôt connaître l’ensemble de leurs actionnaires sans exception. C’est selon le quotidien économique Cinco Días l’une despromesses majeures du projet de loi transmis aux députés espagnols par le gouvernement et visant à promouvoir l’implication sur le long-terme des actionnaires dans les compagnies concernées. Le texte stipule ainsique les entreprises espagnoles cotées auront le droit de connaître leurs actionnaires «formels» qui figurent habituellement dans les registres (par exemple les intermédiaires tels que les sociétés de gestion) mais aussi les bénéficiaires ultimes des actions,y compris ceux qui les détiennent indirectement à travers des entreprises intermédiaires. Cinco Días explique que l’objectif du projet de loi est de pouvoir faire communiquer directement l’entreprise avec ses actionnaires pour faciliter l’exercice de leurs droits et leur implication au sein de la société. Le texte mentionne qu’aucun droit des actionnaires ne sera modifié à travers leur identification. Les intermédiaires financiers, dont les sociétés de gestion,devront donc communiquer l’identité de tous les bénéficiaires effectifs pour lesquels ils investissent dans les actions espagnoles. Cependant, le projet de loi ne prévoit pour le moment aucune sanction administrative pour le non-respect de cette possible future obligation d’identification.
La collecte nette d’assurance vie a été à nouveau négative en juin, à hauteur de 700 millions, pour le quatrième mois consécutif, selon les statistiques de la Fédération française de l’assurance. Depuis le début de la crise sanitaire, les sorties nettes ont atteint 6,9 milliards d’euros. La sortie du confinement des réseaux distributeurs entraîne cependant un retour à la normale progressif en termes de collecte brute, laquelle remonte à 9,9 milliards contre seulement 5,7 milliards en mai. Les encours d’assurance vie atteignaient 1.766 milliards d’euros à fin juin 2020.
La banque espagnole a dégagé une perte de 21 millions d’euros au deuxième trimestre après avoir accru ses provisions contre les effets de la pandémie. Bankinter a passé 177 millions de charges liées au Covid-19 sur la période, au lieu de 15 millions seulement à fin mars. Le groupe s’attend désormais pour fin 2020 à un coût du risque dans le haut d’une fourchette de 60 à 70 points de base de ses encours, contre une précédente estimation de 50 à 70 pb.
Morgan Stanley a bloqué l’accès à distance à son réseau virtuel pour ses stagiaires chinois, alors que les entreprises étrangères deviennent de plus en plus inquiètes à propos des lois sur la sécurité plus autoritaires adoptées par Pékin pour encadrer Hong Kong, indique le Financial Times. En matière de cybersécurité, le régime légal chinois couvre tout, de la manière dont les données sont stockées au type de logiciel utilisé et à ce qui peut être posté en ligne, avec de strictes pénalités infligées aux contrevenants. La banque de Wall Street basait ses stagiaires dans ses bureaux dans le pays, où 80% de ses salariés sont retournés travailler, au lieu de leur donner un accès distant pour travailler de chez eux, selon le quotidien.
Le réassureur français est en perte au deuxième trimestre, en raison d’une charge exceptionnelle de 456 millions d’euros. Il ne versera pas de dividende en fin d’année.
IG Group a annoncé jeudi de très bons résultats sur son exercice clos au 31 mai, «boostés par des résultats exceptionnels» au quatrième trimestre pourtant marqué par la crise sanitaire du Covid-19 et une forte volatilité sur les marchés financiers. Le chiffre d’affaires net a augmenté de +36% à 649,2 millions de livres sterling, le bénéfice avant impôts de +52% à 295,9 millions. Les revenus liés au trading ont progressé de +9% à 389,7 millions, et plus que doublé en glissement annuel au quatrième trimestre, à 259,5 millions. Le courtier a lancé plusieurs nouveaux produits en Europe, notamment pour faciliter le market-making comme au travers de la plate-forme de négociations multilatérales Spectrum, qui a la particularité de permettre les échanges 24h/24. Le dividende annuel de 43,2 pence par action sera donc maintenu.
La crise aura d’abord un impact visible sur les résultats en assurance collective, puis poussera aux rapprochements entre acteurs, y compris de la santé individuelle.
Utilisés par le secteur industriel, ces nouveaux outils intéressent de plus en plus les établissements financiers. Au programme : relation client et gestion des risques.
« La titrisation est la clé pour libérer de la capacité au bilan des banques, la Commission va faire des propositions sur ce sujet inachevé et qui divise les Européens »
Choix. Peu de banques en France parviennent à maîtriser leurs coûts, selon l’analyse d’Alvarez & Marsal dans Banque de détail, un modèle économique à bout de souffle ? Pire : depuis 2014, leurs coûts augmentent même de 1,2 % par an en moyenne. Cela est dû à des mesures d’économies trop timides par rapport à celles prises dans d’autres pays européens. La réduction des réseaux d’agences, par exemple, s’est faite très progressivement, elle atteint 10 % seulement depuis 2012, si bien que le marché français affiche la deuxième plus forte densité derrière l’Espagne à 546 agences par million d’habitants, quasiment 40 % de plus que la moyenne européenne. Le coefficient d’exploitation des banques françaises a augmenté d’un point entre 2016 et 2019 à 69 %, le plus élevé derrière l’Allemagne (89 %). Alvarez & Marsal préconise de gérer la masse salariale (60 % des coûts) de façon volontariste et de travailler sur les dépenses en informatique, en immobilier et sur les fonctions supports.
Robustesse. La solidité capitalistique des assureurs leur a permis de passer la première vague de l’épidémie sans subir de dégradation massive de leur notation, indique Standard & Poor’s. Toutefois, « une deuxième vague d’infections liées au coronavirus, qui perturberait la reprise économique ou nécessiterait de réintroduire d’importantes mesures de reconfinement, engendrerait un nouveau choc sur les marchés financiers, ce qui accentuerait la récession et augmenterait les pertes des assureurs », explique S&P. Selon l’agence de notation, les assureurs pourraient dès lors devoir puiser dans leurs réserves capitalistiques. S&P craint davantage le risque de dégradation des actifs et de pertes sur les marchés financiers que celui des réclamations liées au refus des assureurs de couvrir des pertes dues à l’interruption d’activité.
C’est l’augmentation du nombre de bénéficiaires de l’offre spécifique réservée aux personnes en situation de fragilité financière, d’après le rapport annuel de l’Observatoire de l’inclusion bancaire (Banque de France), soit au total 512.149 personnes à fin 2019. Le nombre de personnes fragiles est évalué à 3,4 millions en France. L’intérêt de l’offre spécifique réside dans le plafonnement des frais d’incidents bancaires puisque ceux qui en bénéficient ont payé en moyenne 69 euros contre 151 euros pour les personnes fragiles non équipées. La moyenne des frais bancaires totaux payés par les personnes identifiées comme fragiles atteint 255 euros. Par ailleurs, le nombre de nouvelles situations de surendettement est de 80.000 en 2019, en recul de 9 % en un an.
Applications mobiles et sites web refondus, les banques cherchent la bonne formule pour développer l’e-commerce financier. Un exemple avec la Société Générale.
Un rapport parlementaire établit 24 recommandations, et notamment celle de mieux mobiliser l'épargne des Français pour financer la transition écologique.
Le parquet allemand a fait procéder mercredi à de nouvelles arrestations et a élargi son enquête sur Wirecard, groupe de paiements électroniques au coeur d’un scandale comptable. L’ancien président du directoire Markus Braun a de nouveau été arrêté, ainsi qu’un ancien directeur financier et un ex-chef comptable, à la suite du témoignage d’une personne coopérant avec la justice. Ces trois personnes sont soupçonnées de s'être entendues avec d’autres pour gonfler le chiffre d’affaires du groupe en simulant des transactions avec des partenaires, a déclaré à la presse Anne Leiding, porte-parole du parquet de Munich. Cela a permis à Wirecard d’emprunter 3,2 milliards d’euros. Wirecard a déposé le bilan le mois dernier après la découverte d’un trou de 1,9 milliard d’euros dans ses comptes. Le scandale a poussé à la démission Markus Braun, qui a alors été placé une première fois en détention avant d'être remis en liberté conditionnelle contre une caution de 5 millions d’euros.
Un décret précise les critères permettant aux particuliers de bénéficier d’un plafonnement des frais d’incidents sur leur compte bancaire. Il ne résout pas tous les problèmes.
Le groupe suisse de réassurance Swiss Re a annoncé vendredi qu’il avait bouclé la vente de sa filiale ReAssure, sixième assureur vie du Royaume-Uni, à Phoenix Group, après l’obtention des autorisations réglementaires. Swiss Re a reçu 1,2 milliard de livres sterling (1,32 milliard d’euros) en numéraire et une participation de 13,3% dans l’assureur britannique Phoenix Group en contrepartie de la cession de ReAssure, a indiqué le groupe dans un communiqué. En outre, il s’attend à une perte nette de 1,1 milliard de dollars en normes GAAP au premier semestre, sous le poids des indemnisations liées la pandémie de coronavirus. En excluant les pertes liées au Covid-19, le bénéfice net devrait ressortir à 900 millions de dollars. Le groupe publiera ses résultats trimestriels le 31 juillet.
L’Eiopa a mesuré les différents risques pesant sur le secteur européen de l’assurance, en prenant en compte l’impact du Covid-19 sur les investissements et la solvabilité.
La récente réforme du code de bonne gouvernance de la CNMV, l’autorité des marchés espagnols, ne fait pas l’unanimité. Adoptée fin juin, cette réforme, qui met l’accent sur la durabilité et l’inclusion, se concentre entre autres sur la diversité de genre au sein des conseils d’administration des entreprises espagnoles cotées avec une recommandation pour ces dernières d’avoir au moins 40% de femmes parmi les membresde leurs conseils d’ici fin 2022. Seulement, la CNMV a «oublié» de prendre en compte le handicap dans sa réforme du code de bonne gouvernanceselon les termes du Cermi, un comité de représentants de personnes souffrant du handicap en Espagne, cité par l’agence de presse Europa Press.Le Cermi juge ainsi «décevant» le nouveau code de bonne gouvernance dela CNMV et accuse le régulateur espagnold’avoir ignoré la dimension inclusive du handicap alors même que l’organisation avait apporté ses contributions durant la consultation publique portant surla réforme. Pour le Cermi, il faut entendre le concept de durabilité «également par durabilité sociale et non uniquement par durabilité environnementale.»
HSBC a nommé Franck Lacour à la tête de ses activités de marchés, en remplacement d’Hossein Zaimi, selon un mémo interne de la banque relayé par plusieurs sources de presse. Franck Lacour est actuellement à la tête de l’activité de marchés de la banque en France et conservera ce poste en prenant ses nouvelles fonctions jusqu'à ce qu’un remplaçant soit trouvé. Il sera secondé par une adjointe, Selene Chong, qui a récemment qui dirigeait les opérations de change et de matières premières de HSBC en Asie.
Deutsche Bank a annoncé hier que ses résultats du deuxième trimestre dépasseraient les prévisions du marché, y compris son ratio de fonds propres durs CET1 qui devrait se situer autour de 13,3% au 30 juin, contre 12,8% au 31 mars. La première banque allemande a précisé que l’amélioration de ce ratio au deuxième trimestre était liée à un niveau d’actifs pondérés du risque de crédit plus faible que prévu. «Les clients ont dans un premier temps utilisé leurs facilités de crédit, en réaction aux enjeux économiques liés à la pandémie de coronavirus, puis les ont remboursées ou refinancées», a déclaré Deutsche Bank. La banque publiera ses résultats du deuxième trimestre le 29 juillet.
Bayer n’est pas parvenu à convaincre une cour d’appel californienne d’infirmer un verdict rendu en faveur d’un jardinier ayant affirmé que le Roundup, herbicide à base de glyphosate de sa filiale Monsanto, était à l’origine de son cancer. La cour a toutefois réduit de 74%, à 20,5 millions de dollars, les indemnités que Bayer devra verser au plaignant Dewayne Johnson, qui s'était vu accorder 289,2 millions de dollars d’indemnités par un jury de San Francisco en août 2018. Cette affaire est distincte de l’accord à hauteur de 10,9 milliards de dollars conclu le mois dernier par le groupe allemand pour mettre fin à près de 100.000 litiges aux Etats-Unis.
La première banque suisse souhaite reprendre ses rachats d'actions au quatrième trimestre. Dans la zone euro, la BCE n'a pas encore prolongé sa recommandation sur la suspension des dividendes.