Après le « green washing » et le « social washing », les banques vont-elles devoir se défendre de « governance washing » ? La faute en reviendra assurément en bonne part aux groupes HSBC et Standard Chartered qui viennent d’apporter leur soutien officiel à la nouvelle loi chinoise de maintien de l’ordre, destinée à réduire au silence les défenseurs de la démocratie de Hong Kong. Cet alignement sur la dictature chinoise se comprend, bien sûr, par les intérêts des deux groupes dans l’empire du Milieu. Mais peut-on encore miser sur une économie asservie à un régime autoritaire ? Voilà déjà les deux groupes fortement critiqués chez les détracteurs de la Chine, c’est-à-dire la majeure partie, fût-elle silencieuse, de l’Occident. Le Royaume-Uni, lié par l’histoire au sort de Hong Kong, n’a pas caché sa réprobation, des hommes politiques anglais ayant même incité les clients de HSBC à changer de banque !
« Les cryptomonnaies, dont le bitcoin, ne sont pas une classe d’actifs. » Le jugement porté par la division de gestion de fortune de Goldman Sachs sur le secteur a eu le don d’irriter les cryptonautes. La branche met en avant cinq arguments (seulement ?) pour décourager ses clients d’y investir. Mais la presse a eu beau jeu de relever les contradictions de Goldman Sachs. La banque avait, après tout, caressé l’idée d’ouvrir un desk dédié à la négociation de cryptomonnaies, en 2018. Et les anciens employés partis travailler dans le secteur, avec lesquels le groupe cultive ses liens, sont nombreux. Des concurrents, comme JPMorgan, lorgnent aussi le secteur. Il ne faudrait pas insulter l’avenir…
Pour ses 150 ans, Deutsche Bank avait tout planifié. Mais les festivités, prévues fin mars à la philharmonie de Berlin, ont dû être abandonnées en raison du coronavirus. Les salariés ont toutefois pu se consoler autrement. Deutsche Bank avait en effet commandé pour l’occasion 3.000 paires de Stan Smith, floquées du logo de la banque. Alors que Deutsche Bank est engagé dans un vaste plan de restructuration, les salariés intéressés ont du débourser 80 euros, restriction oblige. « L’idée était de trouver quelque chose qui puisse être utilisé tous les jours, et pas un gadget », a déclaré un porte-parole de Deutsche Bank. Les sneakers, qui viennent d’être livrées, ont remporté un vif succès, seules quelques paires de petite taille restant en stock, selon Financial News.
Deutsche Bank a annoncé hier qu’elle allait réunir ses activités de gestion de fortune et de banque de détail et d’entreprise à l’international au sein d’une nouvelle division de banque privée internationale. Le nouvel ensemble concentrera environ 3 milliards d’euros de revenus, soit 13% de l’activité du groupe, et 250 milliards d’euros d’actifs sous gestion, a indiqué la première banque allemande dans un communiqué. Le rapprochement devrait permettre de diminuer les poste de back-office de ces métiers, dans le cadre de sa vaste restructuration annoncée en juillet dernier. Claudio de Sanctis, actuel responsable mondial de la gestion de fortune, dirigera la nouvelle division et deviendra également directeur général pour la région Europe, Moyen-Orient et Asie (EMEA). La banque allemande a par ailleurs indiqué que le montant de ses provisions pour créances douteuses devrait atteindre un pic d’environ 800 millions d’euros au deuxième trimestre, avant une normalisation au second semestre. Au premier trimestre, Deutsche Bank avait surpris les observateurs avec un niveau de provisions bien plus faible que chez ses concurrents.
Le régulateur financier danois, la FSA, a déposé une plainte au pénal contre Danske Bank. Elle soupçonne la première banque du pays d’avoir enfreint la réglementation boursière, selon un communiqué du groupe. Danske Bank aurait manipulé le marché financier en ayant recours entre le 12 août 2016 et le 22 février 2019 à des opérations de «wash trading», qui consistent à vendre et acheter simultanément les mêmes instruments financiers pour créer une activité artificielle trompeuse et fausser les cours. La banque fait actuellement l’objet d’une enquête des autorités de plusieurs pays pour un vaste scandale de blanchiment d’argent, après que plus de 200 milliards d’euros ont transité dans sa succursale estonienne entre 2007 et 2015.
Le tribunal de commerce de Lyon, saisi en référé, a annoncé hier qu’il jugerait le 1er juillet sur le fond les poursuites engagées par les propriétaires d’un restaurant traditionnel de Lancié, petit village du Beaujolais, contre la compagnie d’assurance Axa qui refuse de les indemniser pour la perte d’exploitation de leur établissement pendant les deux mois et demi de fermeture obligatoire liée à l'épidémie de coronavirus. Ce jugement est très attendu, car un grand nombre de commerçants et d’artisans ont souscrit le même type de contrat. Un premier jugement rendu à Paris fin mai dans une affaire similaire a déjà condamné Axa à indemniser un restaurateur. Axa a fait appel de cette décision.
Le régulateur financier danois, la FSA, a déposé une plainte au pénal contre Danske Bank. Elle soupçonne la première banque du pays d’avoir enfreint la réglementation boursière, selon un communiqué du groupe.
Commerzbank a confirmé mercredi que son conseil de surveillance avait bien reçu une lettre du fonds d’investissement américain Cerberus. Selon les révélations de plusieurs médias, ce dernier réclame «un changement significatif au conseil de surveillance, au comité de direction et dans le plan stratégique de l’entreprise.»
Deutsche Bank a annoncé ce mercredi qu’elle va réunir ses activités de gestion de fortune et de banque de détail et d’entreprise à l’international au sein d’une nouvelle division de banque privée internationale.
Le tribunal de commerce de Lyon, saisi en référé, a annoncé mercredi qu’il jugerait le 1er juillet sur le fond les poursuites engagées par les propriétaires d’un restaurant traditionnel de Lancié, petit village du Beaujolais (Rhône) contre la compagnie d’assurance Axa.
Une proposition de loi est en préparation pour d'assouplir le cadre législatif encadrant les investissements alternatifs des fonds de pension chiliens.
Le marché de l’assurance-crédit, qui couvre les entreprises sur les risques d’impayés de leurs clients, montre les signes «d’une fragilité considérable» à venir qui pourrait empêcher les entreprises de travailler à la rentrée, s’alarme mardi Planète CSCA, qui se présente comme le syndicat représentatif du courtage d’assurances en France. «Les résiliations et réductions enregistrées par les courtiers à fin juillet sont évaluées entre 20 et 30%», anticipe-t-il. Si les pouvoirs publics ont réagi rapidement pour maintenir le crédit inter-entreprises au travers des prêts garantis d’Etat (PGE) et la mise en place d’une garantie d’Etat sur des produits d’assurances-crédit, Planète CSCA déplore que ce dernier dispositif soit limité à 10 milliards d’euros de garanties.
Cinq objectifs à cinq ans. Ce sont les ambitions que l’Association du secteur luxembourgeois des fonds Alfi a dévoilées mardi 9 juin. Le premier objectif de l’association est d’être leader dans le développement de produits d’épargne et de retraite transfrontaliers innovants. L’Alfi note à cet égard qu’elle s’efforcera de concevoir de nouveaux PEPP (produits paneuropéens d'épargne-retraite individuelle) luxembourgeois qui auront vocation à être distribués dans toute l’Europe, y compris des produits de retraite labellisés ESG. Sur les 5 années qui viennent, l’association va aussi soutenir le développement de solutions numériques pour les services des retraite transfrontaliers et aider à bâtir l’infrastructure pour les fournisseurs internationaux de services de retraite. Deuxièmement, l’Alfi veut créer un cadre qui favorise l’essor des produits d’investissement durables. Elle va notamment prendre l’initiative de définir des lignes directrices et des guides de bonnes pratiques pour aider les gestionnaires d’actifs dans leurs solutions de financement durable. Troisième objectif: l’Alfi veut étendre la portée mondiale des OPCVM. Cela passera par une amélioration du cadre juridique et fiscal du Luxembourg. L’association veut aussi faciliter l’achat des fonds par les investisseurs, en favorisant des changements et innovations dans l’infrastructure numérique et l’expérience clients. Quatrièmement, l’Alfi veut élargir l’accès aux investissements alternatifs. L’association va chercher notamment à développer le régime Real Estate Investment Trust. Enfin, l’association veut stimuler l’innovation et la transformation numérique de l’industrie luxembourgeoise des fonds d’investissement
Les hedge funds basés à Hong Kong envisagent de se délocaliser alors que la Chine s’apprête à imposer une loi importante sur la sécurité nationale au centre financier asiatique, rapporte le Financial Times. Les gérants et traders de l’ancienne colonie britannique s’inquiètent de se retrouver dans la ligne de mire de Pékin. “Hong Kong tel que nous le connaissons est mort”, estime un conseiller qui travaille avec les hedge funds dans la ville et dans la région. “Cela deviendra une ville chinoise de plus. La communauté des hedge funds va se transférer à Singapour et ailleurs”, a ajouté le conseiller qui a demandé l’anonymat. Le statut de Hong Kong comme première destination en Asie pour les hedge funds est en jeu. Plus de 420 fonds sont basés dans la ville, selon Eurekahedge, soit 80 de plus qu’à Singapour. Les fonds gèrent environ 91 milliards de dollars. La perte de liberté sur les reseaux sociaux, la perte d’accès à Internet, les contrôles de capitaux, la difficulté d’obtenir des visas sont des éléments qui effraient les gérants de hedge funds.
Les banques françaises détiennent une part importante du marché de l’assurance et les bénéfices tirés de cette activité les aideront à surmonter la crise du coronavirus, a souligné Moody’s Investors Service dans un rapport publié lundi. «Si les bénéfices des banques seront fortement affectés par la pandémie, leurs activités d’assurance se montreront, quant à elles, plus résilientes», a commenté Guillaume Lucien-Baugas, analyste chez Moody’s. Dans l’Hexagone, 45% de l’ensemble des primes d’assurance émises sont commercialisées par les groupes bancaires, selon Moody’s. En 2019, la contribution du métier assurance au résultat avant impôts des groupes bancaires français a atteint 17%.
Les banques françaises détiennent une part importante du marché de l’assurance et les bénéfices tirés de cette activité les aideront à surmonter la crise du coronavirus, a souligné Moody’s Investors Service dans un rapport publié lundi.
Les deux réseaux vont chacun récompenser 16.000 salariés venus travailler en agence ou dans les services centraux pendant le confinement. Les télétravailleurs sont exclus.
Harmonie Mutuelle a mandaté Eiffel Investment Group pour gérer un fonds de 130 millions d’euros dédié aux société cotées, a annoncé ce vendredi le groupe mutualiste. Cette décision s’inscrit dans une enveloppe de 200 millions d’euros consacrée à l’accompagnement des entreprises cotées et non cotées (TPE, PME et ETI) pour la création et la sauvegarde des emplois dans les régions. Harmonie Mutuelle avait détaillé ce projet le mois dernier à Instit Invest (groupe Agefi), sans dévoiler le nom du gestionnaire de la poche cotée, déjà investie. Harmonie Mutuelle fait partie du groupe Vyv, premier acteur mutualiste de la santé et de la protection sociale en France.