Force d’avancée. Avec l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, la Banque de France (photo) va publier mi-juillet les hypothèses qui serviront de base à un premier exercice pilote de stress tests climatiques pour les banques et les assurances. La démarche est inédite au niveau international et la participation n’est pas obligatoire. L’objectif est à la fois de mesurer l’exposition des acteurs au changement climatique, mais aussi de préciser les méthodes pour cerner ces risques. La difficulté tient à l’un horizon très lointain pris en compte, d’ici à 2050, et à la nécessité d’une approche très granulaire, avec 55 secteurs d’activité examinés. Le superviseur vient de publier un guide des bonnes pratiques en matière de gouvernance et de gestion du risque climatique, élaboré avec les principales banques françaises. La Banque de France elle-même a publié le 26 juin son rapport d’investissement responsable 2019. Elle se veut force d’avancée sur ce sujet et assume ainsi le Secrétariat général du réseau pour le verdissement du système financier (Network of Central Banks and Supervisors for Greening the Financial System, NGFS). La collecte des résultats des stress tests sera faite d’ici à la fin de l’année, puis viendra leur publication.