Deutsche Bank a déclaré jeudi qu’elle envisageait de fournir un « soutien financier » à la filiale bancaire de Wirecard. « Nous sommes en principe prêts à fournir ce soutien dans le cadre de la poursuite des opérations commerciales, si une telle assistance devait s’avérer nécessaire », a déclaré Deutsche Bank sans donner plus de détail.
Kennet Partners, spécialiste du capital-développement dans les technologies ciblant les sociétés autofinancées et efficientes en termes de capitaux, a levé 250 millions de dollars (223 millions d’euros) pour son cinquième fonds, Kennet V, en partenariat avec Edmond de Rothschild Private Equity.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a présenté ce matin sa cartographie 2020 des marchés et des risques. Un exercice « particulièrement périlleux cette année tant les derniers mois appellent à la prudence et à la modestie », a souligné Robert Ophèle, le président de l’AMF.
Résistance. Selon les stress tests annuels élargis effectués par la Fed, le secteur bancaire a soutenu le choc de la crise et se trouve bien armé en cas de récession. Pour conforter cette solidité dans l’hypothèse d’une absence de croissance sur plusieurs trimestres, le superviseur a demandé aux banques de limiter le paiement des dividendes à la moyenne des profits réalisés lors des quatre derniers trimestres. Les rachats d’actions sont proscrits au troisième trimestre. Les quatre plus grandes banques de détail ont réussi les tests d’un scénario aggravé, mais Goldman Sachs se situe légèrement en dessous des minima et le quart des banques ne passe pas ces tests.
Crédit Agricole CIB installe dans ses salles de marché une solution de transcription automatique des conversations en texte et d’analyse de ces textes.
Projection. Les banques devraient enregistrer un solide accroissement de leurs revenus sur les marchés de capitaux en 2020 à l’échelle mondiale, alors que les autres activités pèseront sur les résultats globaux du secteur, prévoit Standard & Poor’s. « Les activités de marché sont complexes et peuvent engendrer de nombreux risques. Ceux-ci incluent la possibilité de pertes de ‘trading’ et une volatilité de marché élevée pouvant potentiellement peser sur les ratios de capitaux via l’accroissement des actifs pondérés du risque », avertit toutefois l’agence de notation, pour qui il est important de diversifier les sources de revenus dans plusieurs activités dominantes. Les perspectives de Standard & Poor’s sur la plupart des banques très exposées aux marchés de capitaux sont dès lors stables, la diversification devant compenser les pressions sur la qualité de crédit, selon l’agence.
L’entrée en vigueur de la régulation sur le règlement-livraison de titres (CSDR) a été repoussée mais Bruxelles n’a toujours pas répondu aux questions ayant mené à ce report.
Pendant le confinement, les directions des systèmes d’information, sur la brèche, ont assuré le passage en télétravail des collaborateurs et garanti la poursuite de l’activité.
Coface a annoncé mercredi l’acquisition de GIEK Kredittforsikring AS, société créée en 2001, qui gère un portefeuille court terme d’assurance-crédit export. Elle était précédemment détenue par le ministère norvégien du Commerce, de l’industrie et de la pêche. La société d’assurance-crédit a acquis l’intégralité des actions de GIEK Kredittforsikring AS. L’entreprise fonctionnera désormais sous la marque Coface GK, précise le communiqué. En 2019, GIEK Kredittforsikring AS a enregistré un total de 99 millions de couronnes norvégiennes (environ 9 millions d’euros) de primes brutes avec un portefeuille largement axé sur l’exportation. Cette transaction aura un impact non significatif sur le ratio de solvabilité de Coface. A ce stade, Coface prévoit de comptabiliser un écart d’acquisition (badwill) dans ses comptes du troisième trimestre 2020. Cet impact positif est actuellement estimé à 8 millions d’euros.
Dominique Laboureix, secrétaire général de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), et Benoît de Juvigny, secrétaire général de l’Autorité des marché financiers (AMF), ont annoncé dans un communiqué commun la nomination de Claire Castanet en tant que coordonnatrice du Pôle commun aux deux autorités en matière de veille et de contrôle des pratiques commerciales dans les secteurs de la banque, de l’assurance et de l’épargne, du 1er juillet 2020 jusqu’au 30 juin 2022 (lire aussi en rubrique Nominations). Elle succède à Nathalie Beaudemoulin Mouratille, en place depuis 2018.
Le scandale Wirecard donne des sueurs froides aux régulateurs. Auditionné ce 1er juillet par les commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, Jean-Paul Faugère, candidat à la vice-présidence de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), a qualifié le sujet Wirecard de « cauchemar » s’il devait être régulateur. « Ce serait ma hantise de passer à côté d’un sujet aussi énorme », a-t-il déclaré.
Dominique Laboureix, secrétaire général de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), et Benoît de Juvigny, secrétaire général de l’Autorité des marché financiers (AMF), ont annoncé dans un communiqué commun la nomination de Claire Castanet en tant que coordonnatrice du Pôle commun aux deux autorités en matière de veille et de contrôle des pratiques commerciales dans les secteurs de la banque, de l’assurance et de l’épargne, du 1er juillet 2020 jusqu’au 30 juin 2022. Elle succède à Nathalie Beaudemoulin Mouratille, en place depuis 2018.
La Fédération française de l’assurance (FFA), a lancé, avec la Caisse des dépôts et consignations (CDC), un appel d’offres pour la gestion de trois fonds dans le secteur de la santé. Ces trois véhicules seront dotés d’un total de 600 millions d’euros d’encours et visent à renforcer la souveraineté sanitaire de la France.
La Financial Conduct Authority enquête sur la revente par H2O Asset Management d’obligations et actions illiquides à l’homme d’affaires allemand controversé Lars Windhorst, rapporte le Financial Times. Le régulateur britannique a confirmé la semaine dernière qu’il était en «discussion active» avec H2O au sujet de la vente d’actifs, dans une lettre à Paul Myners, l’ancien ministre de la City. La lettre, en réponse à une question parlementaire posée par Lord Myners, indique aussi que la FCA continue à travailler avec d’autres régulateurs européens lorsque cela est nécessaire. H2O, filiale de Natixis, a noué un accord pour céder les actifs difficiles à vendre fin avril après que ses fonds phare ont perdu plus de la moitié de leur valeur en mars en pleine crise du coronavirus.
L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a annoncé la nomination de Jacqueline Eli-Namer à la présidence du Haut Conseil Certificateur de Place (HCCP). Membre du Collège de l’AMF depuis janvier 2019, elle succédera le 1er juillet à Bernard Coupez. Jacqueline Eli-Namer est présidente du conseil de surveillance de la société financière Oudart SA et présidente-directrice générale d’Oudart Gestion. Elle est membre du conseil de perfectionnement du Master 203 de Dauphine, qui réfléchit à l’adéquation des programmes aux besoins de qualifications des entreprises financières et à l’évolution des activités de marché. Elle est aussi administratrice de l’Association française des sociétés financières (ASF) et vice-président du Club de gestion privée de l’Association française de la gestion financière (AFG). Jacqueline Eli-Namer est diplômée de l’université Paris II-Panthéon Assas et de Paris IX-Dauphine ainsi que de la Société française des analystes financiers (Sfaf). Le HCCP est en charge du dispositif de vérification du niveau de connaissances des acteurs des marchés financiers. Il évalue les collaborateurs et futurs professionnels des prestataires en services d’investissement (PSI) et conseillers en investissements financiers (CIF). Le HCCP a pour missions de: - rendre des avis à la demande de l’AMF sur la certification des connaissances professionnelles - définir le contenu des connaissances minimales et veiller à son actualisation - définir et vérifier les modalités des examens - formuler des avis, en vue de la certification, par le Collège de l’AMF, des examens des organismes de formations qui en font la demande. Parmi les chantiers à venir, le HCCP travaillera sur la création d’un module de vérification des connaissances en matière de finance durable.
KKR et Apollo Global Management font partie des fonds de private equity intéressés par le rachat de MLC, la banque privée de National Australia Bank (NAB), indique Reuters. Blackstone serait également sur les rangs. Les offres doivent être déposées demain mardi, a précisé une source de l’agence de presse. MLC gère environ 120 milliards de dollars australiens (73 milliards d’euros). NAB avait décidé de se séparer de sa banque privée en 2018. Mais le projet a été retardé en raison du remaniement à la tête de la troisième plus grosse banque australienne et de l’enquête du gouvernement sur les pratiques du secteur.
KKR et Apollo Global Management font partie des fonds de private equity intéressés par le rachat de MLC, la banque privée de National Australia Bank (NAB), indique Reuters. Blackstone serait également sur les rangs. Les offres doivent être déposées demain mardi, a précisé une source de l’agence de presse.
Les règles Priips destinées à aider les investisseurs particuliers à choisir les fonds n’ont pas réussi à mettre en garde contre les fortes pertes qui ont eu lieu pendant la crise du coronavirus, soulevant des questions sur l’efficacité de cette réglementation, rapporte le Financial Times fund management. Priips exige des fournisseurs de produits d’investissement vendus aux particuliers qu’ils publient des projections de performances futures dans des conditions de marché différentes, afin d’aider les clients à prendre des décisions bien informées. Une étude de Schroders sur la pertinence des prévisions lors de la chute des marchés de mars montre que les investisseurs ont subi des rendements plus faibles que les prévisions de performance sur le long terme affichées. «Les projections de performance Priips n’ont pas passé le test Covid-19», commente Sheila Nicoll, responsable des politiques publiques de Schroders.
Scor a décidé de quitter la Fédération française de l’assurance (FFA), a révélé L’Argus de l’Assurance. Le réassureur n’a pas digéré la manière dont le lobby de la profession a géré la crise du Covid-19 avec les pouvoirs publics. Comme Munich Re, lui aussi sur le départ, Scor estime que les statuts de la FFA ne lui permettaient pas d’imposer à ses membres une participation au fonds de solidarité pour les TPE/PME. Sous la pression du gouvernement, les assureurs y ont contribué en deux tranches de 200 millions d’euros chacune, dont 2 millions au total à la charge du réassureur. Denis Kessler, le PDG de Scor, a présidé dans les années 90 la FFSA, ancêtre de la FFA.
Le Collège réclame 10 millions d'euros d'amende contre le groupe, et 50.000 euros pour chacun de ses PDG, ancien et actuel, Henri Proglio et Jean-Bernard Lévy.