L’ACPR a annoncé dans un communiqué, mercredi, le lancement d’une enquête thématique sur les garanties en perte d’exploitation, dont la couverture «relève de la branche d’assurance «Pertes pécuniaires diverses» (branche 16 de la réglementation européenne)», précise-t-elle, confirmant ainsi une information de L’Opinion. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution «a décidé d’établir un état des lieux des principaux contrats commercialisés sur le marché français dans le cadre de l’exercice de ses missions de supervision prudentielle et de suivi des pratiques commerciales», dont les premiers enseignements seront soumis au Collège de l’ACPR courant juin et juillet.
La filiale cotée de BPCE signe une perte plus élevée qu’attendu. Elle repousse son plan stratégique, mais abaisse déjà son objectif de solvabilité grâce aux assouplissements réglementaires.
Natixis annonce ce mercredi une perte nette de 204 millions d’euros au premier trimestre, deux fois supérieure aux 97 millions attendus par le consensus Factset. Les résultats de la filiale cotée de BPCE portent la marque de la crise sanitaire avec un produit net bancaire (PNB) en recul de 11% et inférieur aux attentes, à 1,75 milliard d’euros, et avec un coût du risque (provisions sur encours de crédit) de 193 millions d’euros, contre 31 millions un an plus tôt et 119 millions au dernier trimestre 2019. Natixis enregistre aussi une moins-value de cession de 118 millions d’euros liée à l’annonce, fin février, de la vente prochaine de 29,5% du capital de Coface à Arch Capital.
Crédit Agricole SA a publié mercredi un résultat net ajusté part du groupe de 652 millions d’euros au premier trimestre, en recul de 18,1% sur un an en raison des impacts liés à la pandémie de coronavirus et à la volatilité des marchés. Ces chiffres sont cependant supérieurs aux attentes des analystes interrogés par FactSet, qui anticipaient un repli de 36% du résultat net à 490 millions d’euros.
Virgin Money enregistre sa première perte semestrielle, soit -4 millions de livres avant impôt, après que la banque britannique a mis de côté 237 millions de livres (271 millions d’euros) face au risque d’impayés sur son portefeuille de crédits. Un an plus tôt, l'établissement avait gagné 50 millions de livres au cours de son semestre clos fin mars.
La première banque italienne, UniCredit, signe une perte nette de 2,71 milliards d’euros au premier trimestre, bien supérieure au consensus de 1,53 milliard fourni par le groupe. Le premier trimestre est marqué par une forte hausse des provisions pour créances douteuses, et par 3 milliards d’euros de charges de restructuration. Le produit net bancaire recule de 8,2%, à 4,38 milliards d’euros, affecté par une chute de 63% des revenus du trading, à 165 millions d’euros.
L’autorité des marchés financiers en Espagne (CNMV) a été contrainte de revoir son plan d’activité pour l’année 2020 en raison de l’actuelle pandémie de coronavirus. Le régulateur hispanique maintient tout de même 33 de ses 44 objectifs initiaux. Cela inclutla réforme du code de bonne gouvernance des entreprises espagnoles cotées, la publication d’un guide technique sur la gestion et le contrôle de la liquidité des fonds d’investissement collectifs ou encore l'élaboration d’une mesure visant à restreindre la publicité de certains produits auprès du public. La publication dupremier guide technique de la CNMV sur la cyber-sécurité ne sera pas non plus décalée. Le régulateur espagnol a ajouté deux nouveaux objectifs au plan, dont l’un relatif à son plan de télétravail en cas d'événement imprévu et l’autre relatif à la modification du guide technique sur le passage d’examens de compétences en ligne. Parmiles 11 objectifs reportés au plan d’activité de 2021 figure notamment la conception d’un plan de durabilité pour la CNMVen tant qu’organisation mais également celui d’un code de bonnes pratiques pour encourager l’actionnariat sur le long-terme.
Crédit Agricole SA a publié mercredi un résultat net ajusté part du groupe de 652 millions d’euros au premier trimestre, en recul de 18,1% sur un an en raison des impacts liés à la pandémie de coronavirus et à la volatilité des marchés. Ces chiffres sont cependant supérieurs aux attentes des analystes interrogés par FactSet, qui anticipaient un repli de 36% du résultat net à 490 millions d’euros.
Goldman Sachs Group rouvre progressivement ses bureaux à ses salariés à Hong Kong, en Suède et en Israel, mais va les rouvrir plus tard dans des villes encore aux prises avec la pandémie de Covid-19, telles que Londres et New York, a indiqué son CEO David Solomon à ses salariés mardi, selon un mémo cité par l’agence Reuters. Les principales banques développent des programmes de retour progressif de leurs salariés au bureau après près de deux mois de télétravail. Près de 98% des salariés de Goldman Sachs ont été mis en télétravail.
Axa a prévenu mardi que les retombées de la crise sanitaire en cours auraient un impact sur ses résultats en 2020. Le ratio de solvabilité II du groupe a reculé à 182% à fin mars, ce qui représente une baisse de 16 points de pourcentage par rapport à 2019. De janvier à mars, le chiffre d’affaires de l’assureur a reculé de 9% en données publiées tout en progressant de 4% en données comparables, à 31,7 milliards d’euros. Pour le seul mois de mars, la baisse du chiffres d’affaires atteint environ 5% par rapport à l’an dernier. Il s’attend pour avril à une réduction d’environ 12% pour la majorité des zones géographiques par rapport à avril 2019. Il précise qu’il est encore trop tôt pour établir une estimation du niveau des sinistres potentiels sur les pertes d’exploitation.
BNP Paribas gagnait encore 2,7% à la mi-journée, après avoir grimpé de plus de 5% ce matin à La Bourse de Paris, suite à l’annonce de résultats trimestriels supérieurs aux attentes. La première banque française par la capitalisation boursière regagne ainsi une partie des 13% perdus depuis la perte trimestrielle de la Société Générale, dévoilée jeudi dernier. Comme sa rivale, BNP Paribas est pénalisée par son activité de dérivés actions, qui accuse une perte de 184 millions d’euros sur des produits structurés pénalisés par la suppression des dividendes en Europe. Autre élément exceptionnel, la banque enregistre une perte comptable de 384 millions d’euros dans sa branche d’assurance, dont le portefeuille d’investissement a souffert du krach boursier du mois de mars.
BNP Paribas a mieux résisté que prévu au choc du coronavirus au premier trimestre, mais ses résultats ont fléchi sous l’effet de pertes sur certains produits financiers et d’une remontée des provisions pour créances douteuses, dans un contexte économique qui s’annonce durablement dégradé.
L’assureur vie allemand FWU, dont le siège est à Munich, a annoncé hier que 1.000 contrats ont déjà pu être conclus de manière totalement dématéralisée, seulement 5 semaines après le lancement de sa propre solution digitale de vente à distance. Le processus couvre numériquement l’ensemble des étapes, allant de la détermination du type de risque de l’assuré, en passant par le conseil et le calcul de l’offre personnalisée, jusqu'à la vérification de l’identité de l’assuré et la signature du contrat. Les nouveaux composants technologiques de l’outil de vente en front-office de FWU permettent désormais de conseiller précisément des clients lors de visioconférences et de conférences en ligne, ainsi que de conclure des contrats via Zoom ou Microsoft Teams. Les clients reçoivent par e-mail des liens contenant des documents contractuels personnalisés, qu’ils peuvent signer immédiatement.
Anbang, l’assureur chinois mis sous tutelle début 2018 par Pékin après une politique de croissance externe échevelée, subit un revers dans sa stratégie de démantèlement. Le gestionnaire d’actifs sud-coréen Mirae Asset Global Investments a annoncé hier annuler l’acquisition auprès d’Anbang de 15 hôtels de luxe aux Etats-Unis d’une valeur totale de 5,8 milliards de dollars (5,3 milliards d’euros). L’opération, menée pour le compte d’un consortium d’investisseurs, avait été annoncée en septembre. Mirae accuse Anbang d’avoir violé ses obligations contractuelles, notamment dans l’exploitation des hôtels et l’apurement de certains passifs. De son côté, le conglomérat chinois a poursuivi la semaine l’acquéreur devant la justice américaine pour le forcer à mener à bien la transaction.
La banque britannique HSBC a annoncé hier sa prochaine prise de contrôle à 100% de HSBC Life Insurance, la société commune en assurance vie qu’elle détient à 50/50 aux côtés de National Trust en Chine. Cette acquisition s’inscrit dans le cadre de l’ouverture du marché chinois de l’assurance aux acteurs étrangers. Ces derniers peuvent, depuis le 1er janvier, détenir 100% de leurs compagnies locales. HSBC Life Insurance a été créée en 2009 et affiche un capital de 1,03 milliard de yuans (132 millions d’euros) à fin décembre. Le prix de la transaction n’a pas été dévoilé. Le marché chinois de l’assurance est le troisième au monde, avec près de 320 milliards de dollars de primes, selon une étude de Swiss Re.
Le nombre de cadres touchant plus d'un million d'euros au titre de 2019 est reparti à la hausse. L'enveloppe de bonus s'est étoffée de 17% chez BNP Paribas.
La banque britannique HSBC a annoncé lundi sa prochaine prise de contrôle à 100% de HSBC Life Insurance, la société commune en assurance vie qu’elle détient à 50/50 aux côtés de National Trust en Chine. Cette acquisition s’inscrit dans le cadre de l’ouverture du marché chinois de l’assurance aux acteurs étrangers. Ces derniers peuvent, depuis le 1er janvier, détenir 100% de leurs compagnies locales.
Anbang, l’assureur chinois mis sous tutelle début 2018 par Pékin après une politique de croissance externe échevelée, subit un revers dans sa stratégie de démantèlement. Le gestionnaire d’actifs sud-coréen Mirae Asset Global Investments a annoncé lundi annuler l’acquisition auprès d’Anbang de 15 hôtels de luxe aux Etats-Unis d’une valeur totale de 5,8 milliards de dollars. L’opération, menée pour le compte d’un consortium d’investisseurs, avait été annoncée en septembre.
David Charlet, président du Fecif* et de l’Anacofi**, dresse un état des lieux des professions du conseil financier fragilisées par la crise pandémique.
BNP Paribas publie ses comptes mardi, CASA et Natixis mercredi. Provisions, pertes dans les dérivés actions, solvabilité en baisse : la Société Générale a donné le ton.
Le réassureur suisse Swiss Re maintient sa proposition d’un dividende de 5,90 francs au titre de 2019, en hausse de 5% sur un an, a déclaré vendredi un porte-parole du groupe suisse. La Finma, la régulateur financier de la Confédération helvétique, a appelé les entreprises sous sa supervision à la prudence dans leur politique de distribution de bénéfices, dans le contexte de crise sanitaire. Pour le moment sans grand succès : le banques UBS et EFG International ont elles aussi confirmé leur dividende. L’Eiopa a exhorté les assureurs de l’Union européenne à suspendre leurs dividendes et leurs rachats d’actions.
Lundi, l’UFC-Que Choisir a publié, sur son site internet, une lettre-type grâce à laquelle les assurés et bénéficiaires d’une assurance auto ou moto peuvent demander la diminution du montant de leur prime d’assurance. L’association de consommateurs estime qu’avec une chute de près de 92% des accidents corporels, expliquée par le confinement, les assurés sont en droit de réclamer une diminution de leur cotisation. Jeudi dernier la Fédération française de l’Assurance (FFA) a écarté cette possibilité, estimant qu’il est encore trop tôt pour envisager une diminution ou un remboursement d’une partie des cotisations versées par les consommateurs. L’UFC-Que Choisir estime entre 1,4 et 2,3 milliards d’euros l'économie potentiellement réalisée par les assurances. Selon la FFA, seul un potentiel recul des sinistres sur l’année 2020 complète pourrait entraîner une baisse des cotisations l’année prochaine. Des assureurs comme la Matmut et la Maif ont décidé d’accorder à leurs clients une remise exceptionnelle liée à la pandémie.
L’assureur Covéa, qui regroupe les enseignes MMA, Maaf et GMF, a dégagé l’an dernier un résultat net de 856 millions d’euros en France, contre 899 millions d’euros l’an dernier. Le groupe coopératif confirme aussi que ses fonds propres sont passés de 15,2 milliards à 16 milliards d’euros en un an, portant le ratio de solvabilité à 406 % (+22 points), comme annoncé en début d’année. Les primes d’assurance ont progressé de 2,1% sur un an en France, à 15,24 milliards, et de 7,7% à l’international, à 2,16 milliards. Le ratio combiné en France (sinistres et frais de gestion rapportés aux primes) s’est amélioré de 0,7 point à 97,3%. Le groupe ne dit mot dans son communiqué de son projet d’acquisition du réassureur Partner Re auprès d’Exor, la holding des Agnelli. «Le projet suit son son cours, mais à un rythme plus lent», précise un proche du groupe coopératif à L’Agefi.
Le plan de sauvetage de l'économie libanaise élaboré par le gouvernement, censé servir de base à des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), a été sévèrement critiqué vendredi par les banques du pays. Cela pourrait compliquer les discussions à venir avec le FMI, les banques figurant parmi les principaux créanciers de l’Etat libanais. Le gouvernement de Hassan Diab a néanmoins signé vendredi une demande formelle d’assistance du FMI. Le plan dévoilé jeudi pourrait obliger les actionnaires et les plus importants déposants des banques à les renflouer pour effacer 70 milliards de dollars de pertes et il ouvre la voie à des mesures d’austérité pour mettre fin à la crise qui a précipité la chute de la livre libanaise, l’envolée du chômage, des troubles sociaux et un défaut de Beyrouth sur sa dette souveraine.
Dans notre nouvelle série créée par Instit Invest, Jean-François Boulier, président de l'AF2i (Association française des investisseurs institutionnels), se confie sur son adaptation à la vie en confinement.
L’assureur Covéa, qui regroupe les enseignes MMA, Maaf et GMF, a dégagé l’an dernier un résultat net de 856 millions d’euros en France, contre 899 millions d’euros l’an dernier, selon un communiqué publié jeudi. Le groupe coopératif confirme aussi que ses fonds propres sont passés de 15,2 milliards à 16 milliards d’euros en un an, portant le ratio de solvabilité à 406 % (+22 points), comme annoncé en début d’année.