L’assureur néerlandais Aegon a fait état ce mardi d’un bénéfice sous-jacent avant impôt de 366 millions d’euros au premier trimestre, inférieur aux 449 millions attendus par les consensus fourni par le groupe lui-même. La performance a été pénalisée par le coronavirus et la baisse des taux d’intérêt aux Etats-Unis, où Aegon opère sous la marque Transamerica. Le ratio de solvabilité 2 du groupe est passé 201% à 208% et s'établit au-dessus de sa cible de 150-200%, aidé par la rétention du dividende et l’ajustement à la juste valeur des activités néerlandaises pour 1,9 milliard d’euros. Ce gain a permis au bénéfice net de s'établir à 1,27 milliard d’euros, soit plus de trois fois le bénéfice sous-jacent.
La BaFin, le régulateur allemand des services financiers, se dit « préoccupée » par les futurs défauts d’entreprises liés au coronavirus, tout en estimant que les banques allemandes sont globalement armées pour faire face à la crise. « Le secteur bancaire a ce qu’il faut pour traverser la crise, mais avec quelques blessures », a déclaré ce mardi le patron de BaFin, Felix Hufeld. « Quand ce sera fini, les banques devront faire face à leurs modèles commerciaux de manière plus urgente », a-t-il ajouté. Les établissements allemands souffrent depuis des années d’une concurrence rude, de taux d’intérêt bas et d’une faible profitabilité.
L’assureur allemand Allianz a annoncé ce mardi un repli de ses résultats au premier trimestre, en raison des turbulences provoquées par la pandémie de coronavirus. Le bénéfice net d’Allianz a chuté de 29% au premier trimestre, à 1,4 milliard d’euros contre 1,97 milliard d’euros un an auparavant. Le groupe avait annoncé anticiper une baisse d’environ 30% de son bénéfice net sur cette période.
L’assureur néerlandais Aegon a fait état ce mardi d’un bénéfice sous-jacent avant impôt de 366 millions d’euros au premier trimestre, inférieur aux 449 millions attendus par les consensus fourni par le groupe lui-même. La performance a été pénalisée par le coronavirus et la baisse des taux d’intérêt aux Etats-Unis, où Aegon opère sous la marque Transamerica.
À l’occasion de la loi sur l'état d’urgence sanitaire, le sujet des frais pour incident bancaire se retrouve à nouveau sur la table. Les banques et l’exécutif discutent de nouvelles mesures envers les ménages les plus fragiles, dont la situation est aggravée par la crise, selon Les Echos. En octobre dernier, le gouvernement avait rappelé à l’ordre les banques, à la suite d’une enquête de plusieurs associations de consommateurs, dont UFC-Que Choisir et l’Union nationale des associations familiales. Les banques avaient pris des engagements en février dernier. L’exécutif pourrait donc formaliser certains des engagements pris par le secteur, et en ajouter de nouveaux, comme le raccourcissement à un mois de la mise en place du plafond de 25 euros.
À la faveur de la forte progression des marchés boursiers européens en 2019 et des performances record sur 10 ans, le nombre de dossiers reçus par le médiateur de l’AMF en 2019 a nettement baissé (-11%). Après filtrage de demandes, 451 dossiers ont fait l’objet d’une proposition d’avis en 2019 (523 en 2018). 85% des dossiers concernent la mauvaise exécution et la mauvaise information ou mauvais conseil. Le grief de mauvaise gestion ne concerne que 5% des dossiers. En 2019, le médiateur constate trois tendances fortes : les saisines relatives à l’épargne salariale demeurent importantes, les dossiers concernant les PEA ont tendance à s’accroître, et les arnaques au Forex ont laissé place aux arnaques aux bitcoins.
Commerzbank a annoncé lundi qu’elle mettait un terme au processus de cession d’une majorité du capital de sa filiale polonaise mBank. «Dans l’environnement de marché actuel, dominé par la crise du coronavirus, une transaction à des conditions raisonnables ne semble pas réalisable», a souligné la banque allemande dans un communiqué. Cette activité continue à faire partie du groupe, a-t-elle ajouté. Commerzbank prévoyait de céder 69,3% du capital de mBank. Le groupe bancaire a précisé qu’il poursuivait son plan stratégique Commerzbank 5.0 présenté en septembre.
Épargne salariale, PEA, MIF 2, blanchiment, bitcoins, etc…, le rapport 2019 du service de médiation de l’AMF présenté la semaine dernière, reflète les préoccupations des épargnants avant la crise sanitaire. À la faveur de la forte progression des marchés boursiers européens en 2019 et des performances record sur 10 ans, le nombre de dossiers reçus par le médiateur de l’AMF en 2019 a nettement baissé (-11%). Après filtrage de demandes, 451 dossiers ont fait l’objet d’une proposition d’avis en 2019 (contre 523 en 2018).
La Médiatrice européenne, Emily O’Reilly, a constaté que l’Autorité bancaire européenne (EBA) n’aurait pas dû autoriser son ancien directeur exécutif Adam Farkas à prendre les rênes du lobby financier AFME, selon un communiqué publié lundi. L’enquête a également constaté que l’EBA n’a pas immédiatement mis en place des mesures internes suffisantes pour protéger ses informations confidentielles un fois le changement de poste prévu.
Le vice-président de la Commission européenne (CE), Valdis Dombrovskis, a présenté jeudi un plan d’action de l’institution pour lutter contre le blanchiment. En février, la CE a lancé des procédures d’infraction à l’encontre de 8 pays n’ayant toujours pas transposé en droit national la 5e directive. Il planche aussi sur la création d’un superviseur européen. L’exécutif a par ailleurs publié une nouvelle méthodologie d’interaction avec les Etats tiers présentant des « déficiences stratégiques ». Bruxelles entend ainsi privilégier la coopération avec les gouvernements en préconisant des réformes dans la supervision plutôt que de les mettre directement sur sa liste noire.
Des millions d’Américains risquent de perdre leur assurance santé, alors que le taux de chômage atteint des records depuis l’après-guerre. Les Etats-Unis ont dévoilé la semaine dernière un programme financé par l’Etat qui va couvrir les 28 millions d’Américains non assurés pour les coûts du test et du traitement du Covid-19, indique le Financial Times. Mais les assureurs et les professionnels de la santé estime que ce programme n’est pas suffisant. Des démocrates poussent les pouvoirs publics à aider les 7 millions de personnes qui risquent de perdre leur assurance.
Le vice-président de la Commission européenne (CE), Valdis Dombrovskis, a présenté aujourd’hui un plan d’action de l’institution pour lutter contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Le Letton a notamment insisté sur l’importance de la mise en oeuvre effective des règles européennes comprises dans les 4e et 5e directives anti-blanchiment.
Pour ce dernier volet de notre série "Ma vie d’instit confiné", Constance de Poncins, déléguée générale d'Agipi, se confie sur son adaptation à la vie en confinement et la préparation du déconfinement.
Le secteur de la gestion d’actifs est sorti des récentes turbulences sur les marchés largement intact, observe le Financial Times fund management. Peu de fonds ont dû suspendre leurs rachats. «Vu qu’il s’agit du pire crash depuis 1929, il est extraordinaire que la majorité des fonds ouverts soient encore en activité», commente Julie Patterson, responsable de la gestion d’actifs, changement réglementaire, chez KPMG. L’absence de problèmes massifs laisse penser que la réglementation des fonds fonctionne correctement. Toutefois, nombre d’observateurs pensent que le véritable test du secteur des fonds est devant nous. «La résilience des fonds a été conditionnée par une intervention massive des banques centrales à une échelle jamais vue», note Tobias Adrian, directeur du département monétaire et marchés de capitaux du FMI. Alors que la crise du Covid-19 se poursuit et des entreprises font faillite, il est probable que les fonds vont subir de nouvelles pertes dans leurs portefeuilles, ce qui va déclencher une nouvelle vague de rachats. Le FMI s’inquiète de la manière dont les gérants de fonds obligataires vont pouvoir faire face à cela lorsque leurs poches de liquidités, estimée à 7 % en moyenne, seront vides. Ce que l’on ignore, c’est si les fonds vulnérables vont être liquidés en bon ordre ou vont provoquer une panique et créer un effet de contagion sur l’ensemble du système financier. La réponse à cette question va déterminer la direction de la réglementation de la gestion d’actifs dans les années à venir, conclut l’article du FTfm.
... d’euros, c’est le montant perdu par les assureurs sur les marchés financiers dans le sillage de la crise, a averti la présidente de la FFA (Fédération française de l’assurance), Florence Lustman. Cela représente quelque 10 % de la valeur des portefeuilles des assureurs, qui avaient gagné 205 milliards d’euros l’an passé.
La première banque italienne, UniCredit, signe une perte nette de 2,71 milliards d’euros au premier trimestre, bien supérieure au consensus de 1,53 milliard fourni par le groupe. Le premier trimestre est marqué par une forte hausse des provisions pour créances douteuses, et par 3 milliards d’euros de charges de restructuration. Le produit net bancaire recule de 8,2%, à 4,38 milliards d’euros, affecté par une chute de 63% des revenus du trading. La banque a enregistré 1,26 milliard d’euros de provisions pour risque de crédit sur les trois premiers mois de l’année, contre 467 millions d’euros un an plus tôt. UniCredit espère atteindre un résultat net de 3 à 3,5 milliards d’euros en 2021, soit 75% à 80% de son objectif initial.
L’autorité européenne des assureurs (Eiopa) a décidé de prendre plus de temps avec la Commission européenne «pour prendre en compte l’importance des effets de la crise Covid-19 dans la révision de Solvabilité 2». L’autorité rendra son avis final sur la révision de la directive en décembre au lieu de juin. Elle avait déjà accordé un délai supplémentaire de deux mois aux assureurs pour qu’ils donnent leur avis sur l'évaluation d’impact global de la révision, au 1er juin 2020. «Ce délai permettra une mise à jour de l'évaluation d’impact global en considérant les effets de la pandémie sur les marchés financiers et le secteur, et de prendre en compte l’avis de l’Eiopa», souligne l’autorité, qui ne veut pas pour autant repousser trop la revue de Solvabilité 2. L’Eiopa va compléter ses informations en collectant entre juillet et mi-septembre des données pour mieux mesurer les récents effets liés au Covid-19 sur la solvabilité des assureurs. La revue 2020 de Solvabilité 2 porte sur les mesures «branches longues» et doit intégrer de nouveaux calibrages de l’exigence en capital (SCR).