Le régulateur financier de Taïwan affirme que les banques internationales souhaitent se renforcer sur l’île, après que la Chine a imposé à Hong Kong une loi de sécurité nationale qui limite les libertés. Plusieurs entreprises financières américaines souhaitent se développer dans le pays et d’autres firmes internationales envisagent de s’y implanter, a déclaré à Bloomberg Huang Tien-mu, président de la Financial supervisory commission, sans pour autant citer de noms. «Nous n’essayons pas de remplacer qui que ce soit, mais cela ne signifie pas que nous n’avons pas d’ambitions, a-t-il expliqué. Nous espérons attirer le capital et le talent du reste de l’Asie, pas uniquement de Hong Kong.» Affaiblie par la mainmise de la Chine continentale, l’ancienne cité-Etat espère maintenir son statut de centre financier de stature mondiale face à la concurrence de Singapour, Tokyo et Shanghai, les autres grandes places asiatiques.
La plate-forme consacrée répond aux standards de sécurité des services financiers. IBM souhaite commercialiser une offre similaire ouverte à toutes les banques.
Différentes sources ont indiqué à L’Agefi que la Commission européenne (CE) devrait formuler mercredi de nouvelles propositions pour ajuster la réglementation des marchés des capitaux à la crise actuelle, et faciliter l’investissement, notamment en augmentant la capacité des banques à investir sur des titrisations de prêts non performants (NPL). Alors que le Comité de Bâle a lancé jusqu’au 23 août une consultation sur le sujet, la direction banques et assurances (DG Fisma) de la CE n’a pas confirmé l’information selon laquelle elle proposerait une adaptation du cadre réglementaire sur les titrisations STS (simples, transparentes, standardisées) à destination des titrisations de NPL, mais également des titrisations synthétiques comme le suggérait l’Autorité bancaire européenne (EBA) cet hiver.
Plusieurs entreprises dont l’assureur mutualiste MMA étaient encore touchées lundi soir par des attaques informatiques, ont-elles indiqué, confirmant des informations du site spécialisé Zataz.com. «MMA a subi une tentative d’acte malveillant qui a nécessité l’arrêt des systèmes informatiques à titre conservatoire, entraînant des difficultés d’accès sur le site mma.fr et sur l’ensemble de ses services de gestion», indiquait l’assureur mutualiste encore lundi soir sur son site internet. Le site internet MMA est resté inopérant tout le week-end, et sur Facebook, les pages de différents établissements affiliés au groupe témoignaient de la paralysie interne de MMA. Le groupe Covéa, maison mère de MMA, a précisé à l’AFP que Maaf et GMF avaient également été touchés, mais «dans une moindre mesure». Selon Zataz, MMA est visé par une attaque au rançongiciel.
Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole SA, deviendra, à compter du 1er septembre 2020, pour un an, président de la Fédération bancaire française (FBF). Il succède à Frédéric Oudéa, directeur général de la Société Générale. Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général de BNP Paribas, devient vice président de la FBF et Nicolas Théry, président de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel reste trésorier (lire aussi en rubrique Nominations). Sont également membres du comité exécutif : Laurent Mignon, président du directoire du Groupe BPCE, Frédéric Oudéa, directeur général de la Société Générale et Rémy Weber, président du directoire de La Banque Postale, au titre de représentant de l’Association Française des Banques.
Le ministre des finances malaisien Tengku Zafrul a déclaré que les négociations avec les dirigeants de Goldman Sachs concernant le scandale 1MDB avaient repris. Le mois dernier, le ministre malaisien avait déclaré qu’une compensation de 3 milliards de dollars serait inacceptable et que la Malaisie poursuivrait son action en justice contre Goldman Sachs jusqu'à ce qu’un règlement acceptable soit proposé. Goldman Sachs Group Inc avait plaidé non coupable en Malaisie d’une accusation selon laquelle les investisseurs avaient été induits en erreur sur des ventes d’obligations totalisant 6,5 milliards de dollars que la banque a aidé à lever pour 1MDB.
La mutuelle Maif «rend possible l’accès au télétravail pour 100% [de ses] salariés (sauf métiers spécifiques)», selon un communiqué. L’accord signé par toutes les organisations syndicales de l’assureur niortais «prévoit une alternance entre les périodes de présence sur site et celles de travail à domicile», avec «deux à trois jours de présence» sur site par semaine. A partir de septembre, le quota de télétravailleurs (actuellement de 20%) sera supprimé, tout comme la nécessité d’une ancienneté de deux ans dans un poste pour bénéficier du dispositif et l’obligation de télétravailler de son domicile uniquement. Pour les salariés en contact direct avec les clients, la nouvelle organisation du travail fera l’objet d’une phase de test. «En élargissant la possibilité de travailler à distance, nous avons souhaité franchir une étape supplémentaire vers le management par la confiance», a déclaré Pascal Demurger directeur général de la Maif.
Malgré une excellente année 2019 , les assureurs-vie voient leur collecte dégringoler et doivent se réinventer pour se recentrer sur les besoins des épargnants standards, selon le conseil en stratégie Facts & Figures.
La banque danoise Danske Bank, empêtrée dans de nombreux litiges, a publié vendredi un bénéfice net de 2,33 milliards de couronnes danoises (310 millions d’euros) au deuxième trimestre, en baisse d’environ 42% par rapport à l’année précédente. Ces résultats, bien qu’en replis, ont dépassé les attentes des analystes. Mais cela n’a pas empêché le directeur général de la banque, Chris Vogelzang, de déclarer que « pour assurer des progrès adéquats, nous prendrons des mesures supplémentaires de réduction des coûts, qui devront malheureusement inclure de nouvelles réductions de personnel », sans toutefois préciser combien de postes seraient concernés. Depuis l’arrivée de Chris Vogelzang au mois de mai 2019, la banque a déjà enregistré plus de 1.000 départs.
Le tribunal de commerce de Nanterre, saisi en référé par cinq hôtels, a condamné l’assureur Albingia à leur verser 450.000 euros de provisions pour couvrir deux mois de pertes d’exploitation liées à l'épidémie de Covid-19, en l’attente d’une expertise détaillée. Cinq établissements de la marque Originals Hotels, gérés par HHP Hôtels en région parisienne, avaient assigné leur assureur en référé le 9 juillet, après lui avoir adressé une déclaration de sinistre, à la suite de leur fermeture le 15 mars. Selon l’ordonnance prise vendredi, citées par l’AFP, le tribunal a estimé que les «pertes d’exploitations subies par les sociétés hôtelières (étaient) couvertes par les polices d’assurances souscrites auprès d’Albingia».
L’état-major de la banque mutualiste étudie plusieurs scénarios pour sa filiale cotée, en perte au premier trimestre, de l’absorption de certains métiers au retrait de cote. Aucune décision n'a été prise à ce stade.
Après la chute de cours du pétrole et des cas de fraude en Asie, la banque de gros de BPCE veut scinder ses équipes de financement de l’énergie et des ressources naturelles.
Le groupe BPCE a annoncé vendredi dans un communiqué « ne pas avoir l’intention de déposer un projet d’offre publique sur les actions Natixis ». Le groupe a publié son communiqué après la clôture de la Bourse de Paris, à « la suite de récentes rumeurs de presse ».
Jean-Paul Faugère a démissionné de son poste de président du conseil d’administration de CNP Assurances, qu’il occupait depuis 2012, pour accéder au poste de vice-président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Auditionné par les membres du Parlement le 1er juillet, il avait reçu un vote favorable pour accéder au poste. Le comité des rémunérations et des nominations de CNP Assurances, qui s’est réuni hier, «entend proposer au conseil d’administration du 31 juillet la cooptation d’un administrateur indépendant et sa nomination en tant que président du conseil d’administration», indique l’assureur.
Morgan Stanley atteint des profits historiques fin juin grâce au «trading». Dans les banques de détail, les activités de marchés n'ont pas compensé les provisions sur les portefeuilles de crédit.
L’autorité européenne de supervision des marchés financiersEsma a initié son processus de recrutement pour trouver le successeur de Steven Maijoor, actuel président de l’institution qui a atteint le maximum de dix ans de mandat prévu par la réglementation. Il quittera son poste le 31 mars 2021. Les candidats ont jusqu’au 2 septembre pour se faire connaître. Le président de l’Esma est nommé par le conseil de l’Union européenne après confirmation du candidat par le Parlement européen.
Fronde. Rien ne va plus entre Donald Trump et les grandes universités américaines. Tout à son empressement de faire repartir l’économie comme si de rien n’était, le locataire de la Maison-Blanche a fait promulguer, début juillet, une ordonnance obligeant les étudiants étrangers à quitter le territoire des Etats-Unis si leurs cours sont entièrement dispensés en ligne. En privant potentiellement de leurs visas des dizaines de milliers d’étudiants, le président ferait ainsi pression pour que les établissements de l’enseignement supérieur rouvrent leurs portes. Harvard (photo) et le MIT ont décidé de contester en justice la décision du gouvernement. Les prestigieuses universités de la côte est ont été rejointes dans leur combat judiciaire par la Californie. « Honte au gouvernement Trump de non seulement menacer les chances des étudiants d’aller à l’université, mais aussi leur santé et leur bien-être », a écrit le procureur fédéral de l’Etat, Xavier Becerra, avec le soutien des responsables de l’enseignement supérieur public californien.
Amaigri. Ceux qui espéraient des transferts massifs de Londres vers Paris chez HSBC en raison du Brexit en seront pour leurs frais. La filiale française du groupe britannique va supprimer 255 postes sur 678 dans ses activités de banque de financement, d’investissement et de marchés d’ici à la fin 2021, soit 37 % de l’effectif, dans le cadre d’une réorganisation mondiale qui prévoit 35.000 suppressions de postes à l’échelle du groupe, toutes activités confondues. Le projet a été présenté le 6 juillet aux organisations syndicales de la banque. Selon FO, HSBC France n’exclut pas le recours à des licenciements économiques si les candidats volontaires au départ venaient à manquer, ce qui constituerait une première dans l’histoire de l’ex-CCF. Les négociations des conditions du plan se tiendront jusqu’à fin septembre, pour une mise en œuvre en deux vagues dès la mi-novembre. La cession du réseau HSBC France, autre dossier sensible sur le plan social, est quant à elle toujours à l’ordre du jour.
Petite forme. Maya Atig, la directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF), s’est prudemment abstenue de toute prévision chiffrée pour 2020, en présentant fin juin le rapport annuel sur l’emploi dans les banques. Au vu des tendances à l’œuvre depuis plusieurs années (voir le graphique), les effectifs de ce qui reste l’un des plus gros employeurs et recruteurs en France devraient continuer à maigrir, mais sans à-coups violents. En 2019, le nombre de salariés des banques françaises et étrangères adhérentes de la FBF s’est contracté de 1 %, à 360.000 collaborateurs. Le recul est plus marqué (-1,6 %) sur le périmètre plus restreint de la branche AFB (Association française des banques), qui comprend 191.600 collaborateurs.
Chouette, ce matin, au courrier, un nouveau journal : La Gazette. Cela va nous changer de L’Agefi. Ah, non, à y voir d’un peu plus près, c’est une brochure commerciale de la Société Générale pour ses clients particuliers en France. Au menu, smart city, biométrie et transactions, éducation financières des jeunes, anticipation de la retraite pour mieux en profiter… Baucoup de sujets d’actualité sur lesquels la banque a son mot à dire, tout en étant la seule citée. Mais surtout, les clients ayant ôté l’emballage, déplié le journal, pardon, la brochure, tourné les pages… jusqu’à l’avant-dernière, ceux-là seront récompensés : trois grilles de Sudoku agrémentent la lecture. Et c’est là que les choses sérieuses commencent…
Changement. Alors que les primes d’assurance mondiales avaient augmenté de 4,4 % en 2019 pour atteindre 3.906 milliards d’euros, marquant ainsi la plus forte croissance enregistrée en quatre ans, la donne sera différente en 2020. Selon la dernière étude annuelle réalisée par Allianz sur le secteur, les revenus estimés des primes devraient ainsi diminuer de 3,8 % au niveau mondial. Ce repli sera plus marqué en Europe occidentale et devrait avoisiner les 4,7 %. « La plupart des marchés se redresseront en 2021 et la croissance mondiale au cours de la prochaine décennie devrait s’établir à 4,4 % », prévoit Allianz. L’étude anticipe des taux de croissance de 2,2 % pour l’Europe occidentale, dont la part de marché passera de 27 % en 2019 à 21 % en 2030 et 3,5 % en Amérique du Nord (30 % de part de marché en 2030, contre 34 % en 2019).
L’ACPR recommande avec vigueur la séparation des fonctions de président et de directeur général des organismes d’assurance, quitte à revoir la réglementation pour cela.
Derrière leurs engagements verts, plusieurs banques européennes restent très impliquées auprès des industries polluantes. UniCredit, BNP Paribas, Barclays et la Société Générale sont, dans l’ordre décroissant, les principales banques prêteuses du secteur du charbon en Europe, montre un rapport publié hier par l’ONG berlinoise Europe Beyond Coal, affiliée au Climate Action Network. Du côté des investisseurs, le fonds souverain norvégien et le Crédit Agricole, via sa filiale de gestion d’actifs Amundi, sont les plus exposés à cette industrie fortement émettrice de gaz à effet de serre, pointe aussi la dernière version de l’étude Fool’s Gold – The financial institutions risking our renewable energy future with coal.