Le réassureur Swiss Re a annoncé vendredi que les 2,5 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros) de sinistres et de réserves liés au Covid-19 qu’il a enregistrés au premier semestre couvriraient probablement la majeure partie de ses pertes liées à la pandémie. La compagnie a confirmé son anticipation d’une perte nette de 1,1 milliard de dollars au cours du premier semestre. Le ratio combiné (frais de gestion et coût des sinistres sur primes encaissées) de sa division dommages s’est détérioré à 115,8% contre 100,5% un an plus tôt. Le redressement de l’assurance des entreprises serait «en bonne voie».
La Société Générale va arrêter son activité de financement du négoce de matières premières à Singapour, en proie à des difficultés ces derniers mois, a révélé Bloomberg vendredi. Une dizaine de salariés de front office vont être transférés à Hong Kong, les middle et back office restant sur place, confirme à L’Agefi une source proche du dossier. La banque français voudrait ainsi couper les ponts avec des petits courtiers singapouriens, après notamment la fraude monumentale du négociant de pétrole Hin Leong, qui lui doit 240 millions de dollars (204 millions d’euros) depuis la débâcle de l’or noir au printemps. «Le financement des matières premières est l’une des expertises cœur de Société Générale. La banque est et restera engagée dans le secteur du négoce de matières premières, y compris en Asie», assure une porte-parole du groupe. La Société Générale, qui publie ses résultats à fin juin ce lundi, avait annoncé une perte au premier trimestre après des revers dans les structurés actions et une hausse des provisions, liées notamment à deux dossiers de fraude. Une autre banque française, Natixis, a décidé de restructurer son activité de financement des matières premières après des déboires similaires..
La banque a limité la casse au deuxième trimestre grâce au dynamisme de ses activités de financement et de produits de taux. Elle maintient sa prévision de bénéfice annuel.
BNP Paribas a publié vendredi des résultats en légère baisse mais supérieurs aux attentes au deuxième trimestre, les pertes essuyées sur certains crédits ayant été en partie compensées par les forts besoins de financement des entreprises et des investisseurs institutionnels pendant la crise.
L'assureur italien veut consacrer 2 à 3 milliards d'euros à des opérations de croissance externe. Son bénéfice a été divisé par deux au premier semestre.
Le CM Alliance Fédérale, principale composante du groupe mutualiste, a vu son bénéfice semestriel fondre de moitié sous l'effet de l'augmentation du coût du risque sur les crédits.
Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, a demandé à l’Inspection générale des finances de procéder à l’évaluation du label et de son organisation, selon un communiqué diffusé le 29 juillet. L’objectif est «de tirer le bilan de ces trois premières années d’existence». Les résultats de cette réflexion «contribueront à construire la feuille de route du label pour les prochaines années». Bruno Le Maire se félicite par ailleurs «du succès grandissant du label ISR». Lancé en 2016, le label représente aujourd’hui plus de 503 fonds labellisés, pour un total de 201 milliards d’euros.
La première banque allemande signe une perte plus faible qu'attendu grâce à la bonne tenue de ses revenus. Le second semestre devrait être moins soutenu par le trading et les émissions de dette.
La banque espagnole publie sa première perte en raison de 10 milliards d'euros de dépréciations sur ses acquisitions passées dans la banque de détail et le crédit à la consommation.
Rothschild & Co a «a décidé qu’aucun dividende ne serait distribué aux actionnaires au cours de l’exercice 2020», a indiqué hier soir le groupe de banque d’affaires et de gestion d’actifs et privée. Cette décision fait suite «à l’annonce de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) du 28 juillet, recommandant aux institutions financières de suspendre le versement des dividendes jusqu’au 1er janvier 2021», dans le sillage de l’injonction de la Banque centrale européenne (BCE). Rothschild & Co est la première banque française à se plier à cette nouvelle date limite qui prolonge l’interdiction initiale qui courait jusqu’au 1er octobre. «Le gérant a l’intention de verser le dividende de 0,85 euro par action, précédemment annoncé au titre de 2019, quand cela sera approprié», précise la banque.
La société a publié hier soir un résultat net semestriel à 24 millions d’euros contre 78,8 millions en 2019. Son ratio de solvabilité reste élevé à 191%. Le directeur général du groupe a commenté ces éléments pour L’Agefi.
Le groupe d’assurances finlandais Sampo a fait savoir hier qu’il étudiait une entrée sur le marché britannique par le biais d’une offre d’achat sur son concurrent Hastings Group Holdings.Il prévoit de s’allier au conglomérat financier sud-africain Rand Merchant Investment, qui détient depuis 2017 une participation proche de 30% au capital de l’assureur britannique. Compte tenu d’une valorisation boursière de la cible atteignant 1,3 milliard de livres (1,45 milliard d’euros), cette prise de contrôle serait la plus importante d’une société cotée au Royaume-Uni cette année. Sampo souhaite par ce biais se développer davantage dans l’assurance non-vie.
La banque devrait annoncer jeudi une refonte de son organisation, à l’occasion de la présentation de ses résultats semestriels. Selon une source citée par l’agence Bloomberg, la banque s’apprête à fusionner ses activités de banque d’investissements avec celles de marchés de capitaux. Selon les mêmes sources, la banque devrait aussi regrouper ses activités de risque et de conformité.
Sa recommandation de ne pas rémunérer les actionnaires des banques européennes court désormais jusqu'à la fin de l'année. Le régulateur laissera du temps au secteur pour reconstituer ses fonds propres.
Virgin Money a mis de côté 42 millions de livres (46 millions d’euros) supplémentaires au deuxième trimestre pour couvrir une éventuelle hausse des prêts hypothécaires et personnels en difficulté. La sixième banque du Royaume-Uni a déclaré qu’elle n’avait pas encore constaté de pic dans les pertes de crédit liées à la pandémie de Covid-19. La modeste hausse de son coût du risque a fait passer à 584 millions de livres le total des provisions du prêteur. L'établissement avait annoncé une perte au premier trimestre après avoir mis de côté 232 millions de livres pour couvrir les prêts douteux et les défauts de paiement probables en raison de la crise sanitaire.
La première banque néerlandaise a déclaré hier s’attendre à déprécier environ 300 millions d’euros sur la valeur de ses acquisitions passées. ING comptabilisera la dépréciation du goodwill, qui n’affecte pas ses ratios de fonds propres, dans ses résultats du deuxième trimestre qui doivent être publiés le 6 août. Un porte-parole a refusé de nommer les unités commerciales concernées, mais a déclaré que la dépréciation est liée à «de multiples acquisitions, certaines datant de longtemps». La banque avait déjà déclaré que son bénéfice net du deuxième trimestre serait affecté par la crise du Covid-19, le blocage économique de l’Europe ayant paralysé les affaires et conduit à une augmentation des créances douteuses.
La banque autrichienne Bawag a annoncé hier un bénéfice avant impôt divisé par deux au deuxième trimestre, suite aux mesures de précaution prises face à la crise sanitaire. Son résultat imposable s’est élevé à 80,8 millions d’euros entre avril et juin, contre 160 millions un an plus tôt. La société a mis en réserve 65 millions d’euros au deuxième trimestre pour faire face au risque d’impayés. Son coût du risque atteint 130 millions d’euros au premier semestre 2020. Les revenus nets de commissions et de frais de la banque autrichienne devraient diminuer de 10 à 15 % en 2020. Ses hypothèses reposent sur le scénario central de la Banque centrale européenne qui prévoit un recul de 12,6% du produit intérieur brut de la zone euro en 2020.
Foncière Inea a annoncé hier la signature du premier «green loan» (crédit écologique) dans le secteur de l’immobilier qui porte les ambitions de la taxonomie européenne. Ce crédit syndiqué de 105 millions d’euros a été arrangé par LCL et souscrit par un pool de sept banques. L’opération comprend un mécanisme de réduction de la marge appliquée par les établissements de crédit dans le cas d’atteinte de performances énergétiques et carbone en ligne avec les ambitions de la taxonomie européenne.
La sentence est tombée. L’ancien premier ministre Malaisien, Najib Razak, a été jugé coupable d’abus de confiance et de blanchiment d’argent dans le scandale 1MDB. Même s’il doit faire appel, il risque plusieurs années de prison. Lui et ses proches étaient accusés d’avoir détourné plusieurs milliards de dollars du fonds de pension 1MDB, avec l’aide d’anciens employés de Goldman Sachs. La banque a d’ailleurs, la semaine dernière,trouvé un accord avec le pouvoir malaisien aujourd’hui en place pour clore le dossier pénal dans le pays, en échange du versement de 3,9 milliards de dollars.
La SEC propose de relever le seuil de déclaration des gestions institutionnelles de 100 millions à 3,5 milliards de dollars. Le projet est en consultation pour 60 jours.
Vendredi, BNP Paribas sera la première à publier ses semestriels. Les provisions sur le stock de crédits, le trading et les dividendes cristallisent les interrogations.
Les actifs numériques, dans certains cas, restent des monnaies comme les autres. L’AMF et l’ACPR ont donc rappelé hier que les opérateurs de distributeurs automatiques de cryptoactifs devaient se plier aux obligations qui leur incombent au titre de la réglementation. Avant le démarrage d’une telle activité, les opérateurs doivent obligatoirement obtenir un enregistrement auprès de l’AMF après avis conforme de l’ACPR. L’enregistrement implique notamment la mise en place de procédures et d’un dispositif de contrôle interne propres à assurer le respect des obligations au titre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT) et le gel des avoirs. Les sociétés qui ont commencé cette activité avant l’entrée en vigueur de la loi Pacte, le 24 mai 2019, doivent donc s’enregistrer auprès de l’AMF au plus tard le 18 décembre 2020. En revanche, celles qui ont commencé après cette date et qui ne sont pas encore enregistrées doivent cesser toute activité dans les plus brefs délais.
L’Espagne faisait partie des marchés européens ayant appliqué l’interdiction de la pratique de lavente à découvert (short-selling) par les gestionnaires d’actifs sur les actions locales entre mars et mai 2020. Ces restrictions étaient censées préserver la stabilité financière et la confiance des investisseurs tandis que la crise du Covid-19 touchait durement les marchés. Cependant, selon une étude publiée par le régulateur des marchés financiers en Espagne CNMV, l’interdiction de «shorter» s’est révélée pour le moins inefficace. Les statisticiens de la CNMV ont comparé différentes variables liées au rendement, à la volatilité ainsi qu'à la liquidité des titres de l’Ibex 35 (principal indice espagnol) et du Dax 30 (principal indice allemand). Au contraire de l’Espagne et d’autres pays de l’UE, l’Allemagne n’avait pas interdit la vente à découvert. L'étude conclut qu'à l’exception d’une détérioration de la liquidité qui s’est traduite par une augmentation importante des écarts entre cours acheteurs et vendeurs, aucun autre effet lié à l’interdiction n’a pu être identifié. Autrement dit, la prohibition des shorts n’a eu aucun effet sur les volumes négociés, les prix, la volatilité du marché ou encore sur les spreads de crédit des émetteurs.
Plusieurs personnalités de la gestion d’actifs dont Keith Skeoch, l’ancien directeur général de Standard Life Aberdeen, soutiennent l’idée d’un nouveau cadre réglementaire pour les fonds post-Brexit, rapporte le Financial Times fund management. Pour Keith Skeoch, le Brexit fournit une occasion de remanier le régime des fonds du Royaume-Uni, avec l’objectif d’attirer de nouveaux clients. «Il y a une véritable opportunité d’avoir un régime de fonds concurrentiel que nous pourrions exporter notamment en Asie ou dans les pays où nous pouvons nouer des accords commerciaux», dit-il. La plupart des fonds britanniques dédiés aux particuliers sont soumis au régime européen Ucits. Mais une fois que la période de transition du Brexit se termine le 31 décembre, le Royaume-Uni aura la liberté de diverger de ce régime.
Un accord à 3,9 milliards de dollars a été trouvé entre la banque et le gouvernement malaisien. Reste encore à parvenir à un arrangement avec la justice américaine.
Le produit net bancaire de Bourse Direct a bondi de 49% au premier semestre, à 20,5 millions d’euros, a annoncé le courtier en ligne vendredi. Son résultat net a atteint 3,9 millions d’euros, contre seulement 0,35 million un an plus tôt. «Dans un contexte de crise sanitaire sans récédent, les marchés ont connu une très forte volatilité et les particuliers ont montré un intérêt accru pour la bourse en ligne. Les activités de Bourse Direct ont bénéficieé de cet environnement exceptionnel, tant en termes de volume d’ordres, que de recrutement de nouveaux clients», déclare la société dans un communiqué. Bourse Direct a exécuté́ «près de 3,5 millions d’ordres sur le 1er semestre 2020, soit plus de deux fois les volumes enregistrés au 1er semestre 2019» et davantage que «sur l’ensemble de l’année 2019». Le nombre de nouveaux clients a crû de 230% sur un an,