Mastercard compte augmenter les commissions d’interchange prélevées sur les achats en ligne de produits d’entreprises basées dans l’Union européenne. Depuis le Brexit, Londres ne peut en effet plus profiter du plafond de commissions mis en place par Bruxelles pour les membres de l’Espace économique européen. Ce changement de tarification, prévu pour octobre prochain, n’interviendra que pour les produits de sociétés basées dans l’Union européenne, et achetés en ligne depuis le Royaume-Uni, selon Les Echos. Il découle directement du Brexit, effectif depuis le 31 décembre 2020.
Deutsche Bank a déclaré mener une enquête interne sur la vente de produits complexes de sa banque de financement et d’investissement à une clientèle non appropriée. La banque a confirmé une information du Financial Times parue dimanche 24 janvier. Le bureau espagnol de Deutsche Bank aurait mal catégorisé ses clients, contrevenant aux exigences de la directive Mif 2 sur les marchés d’instruments financiers. Des produits auraient donc été vendus à des clients qui n’auraient pas été en mesure de comprendre les risques qu’ils encouraient, alors que la banque et certains intermédiaires se rémunéraient sur ces transactions. Les clients espagnols et portugais seraient seuls touchés. Deutsche Bank doit publier prochainement le résultat de son enquête interne.
La Fédération française de l’assurance (FFA) a publié ce lundi les chiffres de la collecte de l’assurance vie pour le mois de décembre 2020. A 550 millions d’euros, il s’agit de la première collecte nette mensuelle positive depuis le début de la crise sanitaire, un chiffre qui confirme la tendance des deux derniers mois marquant un retour progressif à l’équilibre.
Malgré la crise, l’Association des assureurs mutualistes (AAM), qui regroupe 114 sociétés (Groupama, Maif, Macif, Matmut…) prévoirait au total 12.260 embauches, dont 2.000 en apprentissage, sont prévues, essentiellement en CDI, selon le Journal du Dimanche, qui cite «la génération qui entre sur le marché du travail aujourd’hui souffre d’un contexte extrêmement difficile, nous voulons les soutenir prioritairement», avance Thierry Martel, président de l’AAM. Sur un effectif total de 91.000 salariés, ce vaste plan «représente un gros effort», reconnaît le directeur général de Groupama, cité par le quotidien. D’autant qu’en 2020, les résultats risquent d'être divisés par deux, notamment à cause d’un recul de l’activité dans l’assurance de dommages et l’assurance vie.
Crédit Agricole SA et Natixis pourraient à terme bénéficier de «l’excès sans précédent et non rentable de dépôts des particuliers créé à l’occasion de la pandémie», en transformant ces dépôts en actifs sous gestion, indique Barclays, qui relève sa recommandation sur Crédit Agricole SA de «pondération en ligne» à «surpondérer». L’excédent d'épargne des particuliers «devra finir par se trouver un refuge car elle ne rapporte actuellement rien aux clients». En ce qui concerne Crédit Agricole SA, la génération de capital et la performance de son activité en France figurent parmi les raisons du relèvement de recommandation, remarque Barclays.
Un projet de réforme comptable pourrait faire passer sous zéro les fonds propres de la banque. Un scénario «purement hypothétique» à ce stade, mais pris au sérieux.
Les banques françaises abordent l’année 2021 en étant capables d’absorber les chocs associés à la pandémie de Covid-19 mais pas encore de retrouver rapidement leur rentabilité d’avant la pandémie, a indiqué S&P Global Ratings dans un rapport publié jeudi. «Nos perspectives de notation sont négatives pour la plupart des banques françaises depuis avril 2020», a rappelé l’agence de notation. Toutefois, «les notations tiennent également compte de notre opinion selon laquelle les fondamentaux des banques françaises, qui disposent de bilans solides et d’activités bancaires et d’assurance diversifiées, restent sains et soutiennent leur solvabilité», a ajouté l’agence. «Le coût du risque pour les prêts domestiques des banques françaises restera élevé en 2021 à environ 50 points de base (pb)» au-dessus de la moyenne française à long terme, «mais sera inférieur à celui de 2020».
La cession par l’Etat italien de la banque Monte dei Paschi apparaît de plus en plus compliquée. Alors que la banque a ouvert ses comptes via une data-room mi-janvier, l’agence Reuters révèle qu’aucun repreneur potentiel ne se serait encore manifesté. Pourtant, l’Italie a multiplié les concessions pour se séparer de son encombrante participation. UniCredit, qui est citée depuis plusieurs mois comme étant un repreneur éventuel, ne s’est pas encore manifesté publiquement. Toujours selon Reuters, les débats seraient toujours en cours au sein de la banque sur le bien-fondé d’un rapprochement avec MPS.
L’association de défense des consommateurs l’UFC-Que Choisir annonce une «inflation médiane de 4,3%» du prix des complémentaires santé en 2021, à à partir de l’analyse de 623 contrats de 123 organismes complémentaires différents. La Mutualité française évoque, elle, une «évolution moyenne des cotisations de 2,6%», après une enquête auprès de 32 mutuelles couvrant 13,9 millions de personnes. Des taux qui sont à des niveaux bien supérieurs au 0,5% d’inflation annuelle enregistré en 2020. Elle évoque une «augmentation des dépenses de santé estimée» en 2021, et prévoit «un rattrapage des soins» qui n’ont pu être faits en 2020 en raison du Covid.
UBP a enregistré des souscriptions nettes de près de 9 milliards de francs suisses en 2020 (8,36 milliards d’euros), soit un doublement par rapport à 2019. Cette collecte provient essentiellement de la clientèle privée dans les principaux marchés de la banque suisse (Suisse, Royaume-Uni, Moyen-Orient, Europe, Asie). «Ces apports importants ont permis de contrebalancer les effets de change négatifs sur la période», indique un communiqué.
Les banques françaises abordent l’année 2021 en étant capables d’absorber les chocs associés à la pandémie de Covid-19 mais pas encore de retrouver rapidement leur rentabilité d’avant la pandémie, a indiqué S&P Global Ratings dans un rapport publié jeudi.
La cession par l’Etat italien de la banque Monte dei Paschi apparaît de plus en plus compliquée. Alors que la banque a ouvert ses comptes via une data-room mi-janvier, l’agence Reuters révèle qu’aucun repreneur potentiel ne se serait encore manifesté. Pourtant, l’Italie a multiplié les concessions pour se séparer de son encombrante participation.
Règle. Deux jours de télétravail par semaine, qui pourraient être portés à trois jours selon les cas. C’est ce que prévoit la Société Générale pour ses salariés qui en feront la demande, selon l’accord sur le télétravail signé le 7 janvier avec l’ensemble des organisations syndicales. Un minimum de 40 % de présence sur site sur une période de deux semaines sera requis. La banque débloquera par ailleurs une enveloppe de 150 euros par salarié afin que ceux-ci puissent équiper leur domicile (chaise de bureau, écran) et leur versera des titres restaurant les jours télétravaillés. Applicable au 1er juin à l’ensemble des métiers (40.000 salariés environ) si la situation sanitaire le permet, le texte sera discuté pour être adapté à certains situations, comme celle des agences.
Xavier Durand (photo) nous invite dans son livre* à une leçon de management sur un rythme de jazz, son violon d’Ingres. « Ce qui rend le jazz passionnant est précisément cette tension permanente entre harmonie et chaos, cette maîtrise d’une complexité grandissante. Le génie de la prise de décision épouse une direction similaire », écrit le directeur général de Coface. A ses yeux, le dirigeant « est moins un chef d’orchestre qu’un leader de jazz dont le talent consiste à instaurer une culture de prise de risque contrôlée au sein de son entreprise : il donne à ses collaborateurs le moyen d’être comme des compositeurs spontanés, en position de décideurs et de suiveurs à la fois ». Patrons, à vos saxophones et autres trompettes !
Peau de chagrin. Le Covid-19 n’a pas fait que mettre à plat l’économie mondiale, il a également balayé les usages en matière de mode de travail. Confinement(s) oblige(nt), le télétravail est devenu la norme absolue pour une grande partie des entreprises françaises notamment, au point de trotter désormais dans la tête de nombreux dirigeants. Le bureau de recherches IEIF vient de faire paraître sa première étude sur les incidences potentielles du travail à domicile (partiel) sur le parc immobilier en Ile-de-France. Selon trois scénarios (voir le tableau), se basant sur des études préalables menées par Savills et Parella, l’IEIF estime que les entreprises qui passeraient à 2 jours de télétravail par semaine, feraient « l’économie » de 27 % de surfaces de bureau. Au niveau du parc francilien, cela représenterait 3,3 millions de m² et une demande placée (nouveaux contrats de bail ou d’acquisition) en retrait de 14 % par an. Avec un seul jour télétravaillé, l’entreprise « consommerait » 12 % de m² de moins. Soit un parc de bureaux franciliens en repli de 873.000 m². Quant au scénario 3, qui retient 55 % du temps en présentiel seulement (2,2 jours hebdomadaires en télétravail), il entraînerait une réduction de surfaces louées ou acquises de 36 %.
Jeunes diplômés. L’assureur coopératif Covéa a annoncé le 18 janvier qu’il devenait mécène de l’Université Paris-Dauphine. Pour le groupe rassemblant les enseignes MMA, Maaf et GMF, l’objectif est d’encourager les efforts de l’université pour la promotion de la diversité des profils et favoriser l’accès du plus grand nombre à une formation d’excellence. Grâce à ce partenariat, Covéa espère recruter de jeunes talents aux compétences en phase avec les évolutions de son marché, notamment dans les métiers du chiffre, du juridique et du numérique, tous en forte croissance. « L’un des objectifs est de tripler, d’ici à deux ans, les effectifs d’alternants et de leur offrir un véritable parcours au sein de Covéa, en créant une communauté qui leur est dédiée et en les orientant vers des métiers en devenir », précise Jacques Feytis, directeur des ressources humaines de Covéa, cité dans un communiqué.
Regroupement. Le sujet semble abscons du point de vue du client, voire de la Banque centrale européenne (BCE). En votant pour rejoindre le Crédit Mutuel Alliance fédérale (CMAF), les présidents des caisses locales qui fondent le Crédit Mutuel Nord Europe (CMNE), à Lille, ont donné un énorme coup de pouce à Strasbourg. Le CMNE, troisième groupe au sein de la Confédération nationale (CNCM), va devenir un élément du CMAF. Il ne reste quasiment que les fédérations et filiales rattachées à la Caisse fédérale du Crédit Mutuel Arkéa, encore indépendantes de ce dernier. Cet ensemble, qui constitue le deuxième groupe bénéficiant de l’enseigne Crédit Mutuel (en Bretagne et dans le sud-ouest), voudrait aussi s’affranchir de la CNCM depuis 2005. Mais la BCE ne lui accordant pas son indépendance, elle doit se conformer aux usages liés à la marque et à la cohésion du réseau (hors filiales).
La loi est dure, mais c’est la loi : les chauffeurs britanniques ont pu perfectionner leur connaissance des réglementations européennes en ce début d’année. Quelle n’a pas été leur surprise de se voir confisquer sandwiches et autres casse-croûte à leur arrivée sur le continent ! C’est que l’UE interdit aux voyageurs de pays tiers, dont fait désormais partie le Royaume Uni, d’importer des denrées périssables, même pour leur consommation personnelle. Tous les chauffeurs ne sont pourtant pas repartis le ventre vide : il est possible aux visiteurs de faire entrer jusqu’à 20 kilos de poisson par personne sur le territoire européen. Les sardines et autres boîtes de thon ont donc été laissées dans les camions. Espérons que la fin de l’accord transitoire sur la pêche, en 2026, ne remette pas cet arrangement en cause.
L’assureur santé américain UnitedHealth a publié mercredi un recul moins marqué que prévu de son bénéfice ajusté au quatrième trimestre. Il a reculé à 2,21 milliards de dollars au quatrième trimestre, soit 2,30 dollars par action, contre 3,54 milliards de dollars, ou 3,68 dollars par action, l’an dernier à la même période. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action s’est replié à 2,52 dollars, contre 3,90 dollars un an auparavant, mais a dépassé le consensus fourni par FactSet, qui s'élevait à 2,41 dollars. Le chiffre d’affaires a progressé de 7,5%, atteignant un montant record de 65,47 milliards de dollars. Le revenu des primes a augmenté de 6,2%, à 50,58 milliards de dollars, en-deçà du consensus de FactSet, qui était de 50,85 milliards de dollars.