L’Autorité bancaire européenne (EBA) a décidé mercredi de réactiver jusqu’au 31 mars prochain ses recommandations sur les moratoires de remboursement de prêts, en raison de la deuxième vague de pandémie. Ce mesures doivent permettre aux emprunteurs en difficulté de bénéficier d’un moratoire, et d'éviter par ailleurs une restriction du crédit bancaire. Les suspensions de paiement seront limitées à neuf mois, et les banques devront justifier auprès du superviseur en quoi les prêts sous moratoire ne sont pas susceptibles d’occasionner un défaut de paiement. Adoptée initialement le 2 avril, la mesure avait pris fin le 30 septembre.
Banco BPM a annoncé mercredi aux représentants des organisations syndicales son intention de fermer 300 petites agences et de mettre en œuvre un plan de 1.500 départs volontaires. « Banco BPM entend néanmoins maintenir ses liens étroits avec les territoires où nous opérons », a assuré la troisième banque italienne dans une communiqué.
Le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé mardi devant les députés qu’il allait demander aux assureurs d’en faire davantage pour aider le secteur de l’hôtellerie-restauration. La réunion avec les assureurs était programmée à 17 heures. Plusieurs élus se sont récemment prononcés en faveur de nouvelles mesures de soutien des assureurs envers les secteurs les plus touchés par la crise du Covid-19. Depuis le mois de mars, le secteur de l’assurance a déployé diverses mesures de soutien à l'économie, y compris au moment du deuxième confinement, qui vont d’une contribution de 400 millions d’euros au fonds public de soutien aux PME à un programme d’investissement de plus d’un milliard d’euros, avec au total 3,8 milliards d’euros d’engagements.
Le groupe compte faire progresser son résultat opérationnel par action de 3% à 7% par an en moyenne entre 2020 et 2023. Les coûts devront baisser de 500 millions d'euros.
L’Association des Dirigeants de l’Assurance Française se transforme et devient l’Association pour le Développement de l’Assurance Française. L’objet social reste le développement d’une réflexion prospective sur le rôle de l’assurance dans la société, l’évolution des risques et des conditions réglementaires de l’exercice de la profession, indique le communiqué. Une attention particulière sera portée à la problématique de l’assurance complémentaire santé et aux distorsions de concurrence entre acteurs traditionnels et nouveaux acteurs. La présidence restera assurée par Jean-Claude Seys qui sera assisté d’un délégué général. L’objet social reste inchangé.
Le géant allemand de la réassurance Munich Re s’attend à un retour dès 2021 à un niveau de profits comparable à celui d’avant la pandémie de Covid-19, après avoir subi de plein fouet l’impact de la crise cette année, a-t-il annoncé dans un communiqué mardi. «Malgré de nouvelles pertes anticipées en raison du Covid-19, Munich Re va atteindre sans encombre son niveau de profit d’avant la pandémie, à 2,8 milliards d’euros» pour 2021, affirme l’entreprise. En 2019, le groupe avait atteint un bénéfice net de 2,7 milliards d’euros.
Le régulateur crée deux directions : l’une dédiée aux données et à la surveillance, l’autre à la supervision des intermédiaires et des infrastructures de marché.
En deux jours, Credit Suisse, UniCredit et Lloyds ont annoncé le départ ou la nomination d’un dirigeant. Les banques européennes se préparent pour l’année 2021.
Le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé mardi devant les députés qu’il allait demander aux assureurs d’en faire davantage pour aider le secteur de l’hôtellerie-restauration, très lourdement pénalisé par les mesures de confinement.
Alors que les Sénateurs ont rejeté unanimement vendredi dernier un amendement devant remettre en cause les tarifs des principaux contrats de production photovoltaïque d'électricité des années 2006-2010, les acteurs de la filière " demandent au gouvernement d’abandonner ce projet inconséquent de révision rétroactive et unilatérale des tarifs, contraire à l’intérêt général», annonce un communiqué de Solidarité Renouvelables. Le groupe de lobbyingqui réunit plus de 300 acteurs de la filière demande au Premier ministre une audience avant le retour du texte à l’Assemblée Nationale, ajoute le communiqué. Le texte avait été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale. «Au moment où la France perd quatre places dans le classement de novembre 2020 sur l’attractivité des pays en matière d’énergies renouvelables, où la Ministre de la Transition Ecologique Barbara Pompili promeut la création d’un délit d’écocide, et où le Conseil d’Etat donne trois mois à la France pour prouver la réalité de son action pour le climat, ne sapons pas la confiance dans l’électricité renouvelable, énergie préférée des Français», indiquent les signataires de Solidarité Renouvelable.
Dans le cadre de son plan stratégique Supervision 2022, l’AMF fait évoluer son organisation à compter du 1er décembre 2020. Le développement ordonné des usages des données dans les métiers de l’AMF est au cœur de cette nouvelle organisation. Aussi, le régulateur crée-t-il une nouvelle direction : la Direction des données et de la surveillance, avec Alexandra Givry à sa tête.
Le prix que les gérants de fonds acceptent de payer pour de la recherche «sell side» a chuté pendant la pandémie en raison d’un basculement vers les réunions digitales, rapporte le Financial Times fund management. Les réunions d’analystes en tête-à-tête sont une pratique établie de longue date et lucrative sur le marché de la recherche en investissement. Elles constituent l’essentiel des budgets que les gérants d’actifs consacrent à la recherche d’idées d’investissement. Le prix varie mais peut atteindre plusieurs milliers de dollars. Mais le passage à des rendez-vous en ligne en raison du coronavirus a modifié ce que les investisseurs sont prêts à payer pour avoir accès aux analystes, selon une enquête de Substantive Research menée auprès de sociétés de gestion représentant 4.900 milliards de dollars d’actifs. Le prix moyen d’un rendez-vous en tête à tête a pratiquement été divisé par deux depuis le début de la pandémie. La qualité d’une réunion virtuelle est jugée moindre. De plus, elle est souvent plus courte.
À partir de ce mardi, le contrat assurance-santé devient résiliable à tout moment, passé le délai de la première année, alors qu’il ne pouvait jusqu’alors être dénoncé qu’à sa date anniversaire. Malgré la fronde des mutuelles, assureurs et institutions de prévoyance depuis des mois, cette mesure votée dans la loi du 14 juillet 2019 a été entérinée par un décret publié la semaine dernière par le ministère de la Santé. Pour le gouvernement, l’objectif est de fluidifier le marché de l’assurance-santé, qui pèse 38 milliards d’euros - 18 milliards pour les contrats collectifs et 20 milliards pour les contrats individuels -, en libérant les consommateurs des contraintes de la reconduction tacite. L’association de consommateurs UFC-Que Choisir, favorable à la mesure, a estimé qu’elle pourrait faire gagner 1 milliard d’euros de pouvoir d’achat par an aux assurés.
Après la labellisation début novembre du fonds NOVA 2, Amiral Gestion s’est vu également attribuer le label gouvernemental «France Relance» pour son fonds Sextant PME, dédié aux PME/ETI européennes. Sextant PME, créé en janvier 2014, est investi dans les PME/ETI européennes cotées dont la capitalisation boursière est inférieure à un milliard d’euros. Le fonds est éligible au PEA/PME ainsi qu’au PEA. Mis en place fin octobre par le ministère de l’Économie et des Finances dans le cadre du plan de relance de l’économie française, le label «France Relance» vise à diriger les investissements vers les PME et les ETI. Ce label sélectionne des fonds d’investissement qui s’engagent à mobiliser rapidement des ressources pour répondre aux besoins des entreprises.
JPMorgan Chase prévoit de geler des hausses de salaires pour la plupart des salariés au niveau de la vice-présidence et au-dessus, rapporte l’agence Bloomberg, citant des personnes au fait de discussions préliminaires. La société prévoit cependant d’augmenter les bonus annuels de 15% à 20%, pour ses salariés en vente et en trading.
Les mesures comme le volatility adjustment ont fait leur preuve, selon le régulateur français qui juge également nécessaire d’introduire les taux négatifs dans les chocs de taux.
Lloyds Banking Group a annoncé avoir nommé Charlie Nunn, actuellement responsable de l’activité de gestion de patrimoine et de banque de particuliers chez HSBC, au poste de directeur général. Il remplacera Antonio Horta-Osorio, qui avait annoncé en juillet vouloir démissionner en 2021 après dix ans à la tête du groupe bancaire britannique. Avant son arrivée, en raison d’un préavis de 6 mois ainsi que d’une période de restriction pouvant aller jusqu'à 6 mois supplémentaires, l’actuel directeur financier, William Chalmers, assurera l’intérim. Depuis le début de l’année, le titre Lloyds accuse un repli de 40% cette année.
L’assureur Axa a annoncé lundi avoir conclu un accord pour céder ses activités dans la région du Golfe au groupe d’assurance koweïtien Gulf Insurance Group. La transaction s’effectuera pour un montant total de 269 millions de dollars, soit 225 millions d’euros. Les activités d’Axa dans la région du Golfe incluent ses participations de 50% dans Axa Golfe, de 34% dans Axa Cooperative Insurance Company, et de 28% dans Axa Green Crescent Insurance Company. Ces activités ont dégagé un résultat opérationnel part du groupe de 25 millions d’euros en 2019. Le bouclage de cette transaction est attendue par Axa au cours du troisième trimestre 2021.
Le Parlement européen (PE) et le Conseil se sont entendus lundi après-midi sur les modalités de remplacement des indices de référence en préparation de la cessation du taux Libor (‘London Interbank Offered Rate’) fin 2021. Les colégislateurs s’accordent pour habiliter la Commission européenne (CE) à désigner, par acte d’exécution, un indice de remplacement non seulement pour les indices de référence « d’importance critique » susceptibles « d’influencer la stabilité des marchés financiers à travers l’Europe » mais également pour ceux dont la disparition aurait un effet « important » sur la stabilité financière. Le texte de compromis doit encore être validé par le Conseil et la plénière du PE.
Le Parlement européen (PE) et le Conseil se sont entendus lundi après-midi sur les modalités de remplacement des indices de référence en préparation de la cessation du taux Libor (‘London Interbank Offered Rate’) fin 2021. Les colégislateurs s’accordent pour habiliter la Commission européenne (CE) à désigner, par acte d’exécution, un indice de remplacement non seulement pour les indices de référence « d’importance critique » susceptibles « d’influencer la stabilité des marchés financiers à travers l’Europe » mais également pour ceux dont la disparition aurait un effet « important » sur la stabilité financière.
Fin connaisseur du marché de l’assurance vie, Bernard Le Bras se dit optimiste sur l’avenir du placement, mais également sur les produits qui permettent de donner aux clients du sens à leur épargne.
Les incidents liés aux escroqueries à l’investissement ont considérablement augmenté depuis juillet, selon l’association britannique de gestion d’actifs, Investment Association. Ces escroqueries ont presque quadruplé, passant d’environ 300 en juillet à 1.175 en octobre. L’IA a estimé que quelque 200 épargnants britanniques ont perdu 9,4 millions de livres sterling entre mars et octobre. Ces pertes ont doublé entre juillet et octobre. Les escroqueries clonent les véritables sociétés de gestion par le biais de produits, de sites web et de documentation usurpés. Par la suite, elles font la promotion de faux produits par le biais de faux sites web de comparaison des prix et de publicités sur les médias sociaux et les moteurs de recherche. L’IA demande au gouvernement britannique de faire entrer les escroqueries aux investissements en ligne dans le champ d’application du projet de loi sur les préjudices en ligne avant que celui-ci ne soit voté par le Parlement.
Une vague d’opérations submerge les «management companies» ou «mancos», les administrateurs qui fournissent des services de gouvernance et de conformité aux sociétés de gestion, observe le Financial Times fund management. Provoqué par le vote du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne en 2016, cette tendance s’accélère aujourd’hui alors que la période de transition du Brexit touche à sa fin. Alors qu’elles peuvent sembler périphériques, les «mancos» réalisent des fonctions réglementaires indispensables pour les sociétés de gestion. Toutes les sociétés de fonds de l’UE doivent nommer une«manco», qui doit s’assurer que les gérants se conforment aux règles de la région. De plus, elles aident les sociétés de gestion à s’implanter dans un autre pays. Alors que certaines sociétés de gestion ont créé leur propre «manco» dans l’UE, d’autres se sont tournées vers des prestataires au Luxembourg et en Irlande, ce qui leur permet de conserver leurs équipes à Londres. Cela a rend les «mancos» très prisées et explique pourquoi des acquéreurs, souvent soutenus par des sociétés de private equity, se ruent sur le secteur. Apex, détenu par Genstar, a acquis FundRock récemment. Carlyle et Pacific Equity Partners ont fait deux offres pour acheter Link Group en octobre.
Lloyds Banking Group a annoncé avoir nommé Charlie Nunn, actuellement responsable de l’activité de gestion de patrimoine et de banque de particuliers chez HSBC, au poste de directeur général. Charlie Nunn remplacera Antonio Horta-Osorio qui avait annoncé en juillet son intention de démissionner en 2021 après dix ans à la tête du groupe bancaire britannique.
La banque néerlandaise ABN Amro a annoncé lors d’une présentation investisseurs et par voie de communiqué qu’elle comptait réduire de 15% ses effectifs d’ici 2024, soit d’un peu moins de 3.000 personnes. La banque précise que cette réduction se ferait principalement à partir de 2022, par un non-renouvellement des départs naturels. « Nous visons des coûts ne dépassant pas 4,7 milliards d’euros en 2024, ce qui implique 700 millions d’euros d'économies supplémentaires », explique la banque.
L’action UniCredit abandonne plus de 4% lundi matin, signant la pire performance de l’indice FTSE Mib de Milan, alors que le marché s’interroge sur l’avenir de Jean-Pierre Mustier à la direction générale de la banque, qu’il occupe depuis 2016.
L’assureur Axa a annoncé lundi avoir conclu un accord pour céder ses activités dans la région du Golfe au groupe d’assurance koweïtien Gulf Insurance Group. Selon cet accord, la transaction s’effectuera pour un montant total de 269 millions de dollars, soit 225 millions d’euros.