Pris entre le marteau chinois et l’enclume des actionnaires, HSBC a un espace vital réduit. Visé par une « résolution climat » pour son soutien aux énergies fossiles, le groupe est aussi critiqué pour sa politique à Hong Kong, où il a ses racines. A la demande des autorités chinoises, la banque vient de geler les comptes du dissident Ted Hui, réfugié au Royaume-Uni, ce qui lui vaut une volée de bois vert des partisans de la démocratie. Mais HSBC n’a guère d’autre choix que d’obtempérer, sous peine de se voir accusée de violer la réglementation locale. Un casse-tête pour ses services de conformité, et pour les employés chargés de mettre en œuvre ces décisions.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a rappelé à l’ordre les banques qui seraient tentées de contourner les règles en vigueur depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le gendarme financier a constaté l’existence de «pratiques contestables» depuis le 1er janvier dans la fourniture de services financiers à des investisseurs de l’UE à partir de sociétés établies hors de l’UE. Selon l’Esma, certaines banques pratiquent la «reverse solicitation», consistant à faire croire que c’est exclusivement le client qui a sollicité leurs services et non l’inverse, par exemple en leur faisant cocher des fenêtres «pop-up» dans leur documentation commerciale. Le rappel à l’ordre de l’Esma vise à bien marquer les différences entre le Marché commun et le Royaume-Uni, alors que l’accord sur le Brexit ne prévoit pas de passeport ou d'équivalence pour les services financiers fournis à partir de Londres.
Deutsche Bank s’attend à devoir prévoir des provisions pour risques d’environ 1,8 milliard d’euros pour 2020, a indiqué son directeur financier au magazine hebdomadaire Die Zeit. Les analystes prévoyaient un buget de 1,9 milliard d’euros. La banque avait provisionné 700 millions d’euros un an plus tôt à ce poste budgétaire.
Visa a annoncé mercredi que son comité en action politique avait temporairement suspendu toutes ses donations la semaine dernière, alors qu’elle passe en revue ses lignes directrices en la matière. Plusieurs entreprises ont déclaré qu’elles allaient interrompre leurs dons de campagne pour ceux qui avaient voté la semaine dernière pour remettre en cause la victoire du président élu Joe Biden, qui prend ses fonctions le 20 janvier. Pour sa part, Visa a aussi précisé qu’elle ne tolère pas l’utilisation de ses réseaux et ses produits pour une activité illégale, alors que Google et Apple ont suspendu l’hébergement du réseau Parler - proche de Donald Trump.
L’un des plus grand procès anti-mafia d’Italie s’est ouvert mercredi à Calabre, avec à la barre plus de 320 membres présumés de la ‘Ndrangheta et leurs associés poursuivis, entre autres chefs d’accusation, pour vol, extorsion et trafic de drogue. L’affaire vise principalement le clan Mancuso de la mafia calabraise, considérée par les procureurs comme l’organisation criminelle la plus puissante du pays. Dans ce procès, qui devrait durer un an, l'État fera appel à 913 témoins et s’appuiera sur 24.000 heures de conversations interceptées. Le dernier maxi-procès contre la mafia en Italie date de 1986 à Palerme, à l’issue duquel 338 accusés avaient été condamnés.
Robert Ophèle, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), et Jérôme Bonet, le directeur central de la police judiciaire, ont signé un protocole définissant le cadre de la coopération entre le régulateur financier et la sous-direction de la lutte contre la criminalité financière (SDLCF). Les deux parties pourront échanger des informations nécessaires à l’exercice de leurs missions respectives, dans le cadre du respect du secret de l’enquête ou de l’instruction. En septembre 2019, l’AMF avait estimé à au moins 1 milliard d’euros le montant des pertes des épargnants français victimes d’arnaques financières de juillet 2017 à juin 2019.
Robert Ophèle, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), et Jérôme Bonet, le directeur central de la police judiciaire, viennent de signer un protocole définissant le cadre de la coopération entre le régulateur financier et la sous-direction de la lutte contre la criminalité financière (SDLCF). Ce protocole prévoit que les deux parties pourront échanger des informations nécessaires à l’exercice de leurs missions respectives, dans le cadre du respect du secret de l’enquête ou de l’instruction.
Generali et le groupe Apicil, via son fonds dédié Insurtech Capital, ont annoncé être entrés au capital d’Iznes, la plateforme paneuropéenne de traitement des transactions sur OPC en technologie blockchain. Ils deviennent respectivement le premier assureur et le premier groupe de protection sociale à entrer au capital de la fintech. « Grâce à cette augmentation de capital et à cette prise de participation, Iznes accélère son développement en France, au Luxembourg et en Irlande », précisent les deux groupes dans un communiqué commun.
La Banque des Territoires, du Groupe Caisse des Dépôts, a annoncé avoir pris une participation de 28,5% dans la fintech Capveriant, une plate-forme d’appel d’offres pour le financement du secteur public local. La société est une filiale de Deutsche Pfandbriefbank (pbb), une banque allemande spécialisée dans le financement de l’immobilier commercial et des investissements publics en Europe et aux États-Unis. L’approbation de la transaction reste soumise aux conditions habituelles, en particulier à l’autorisation des autorités européennes de la concurrence.
UBS a annoncé qu’elle allait augmenter l’assiette des dépôts taxés de ses clients à compter du mois de juillet prochain. Après avoir fixé un premier palier à 1.000.000 d’euros en 2017, puis à 500.000 d’euros en 2019, elle taxant les dépôts au-delà de 250.000 francs suisses ou 250.000 euros. La nouvelle commission annuelle de 0,75% s’applique aux soldes de trésorerie supérieurs à 250.000 francs suisses et 0,6% aux soldes de trésorerie supérieurs à 250.000 euros. Si UBS est loin d’être la seule banque en suisse à pratiquer de la sorte (Pictet, Julius Baer et Credit Suisse le font aussi), le seuil choisi par le groupe bancaire demeure parmi les plus bas observés sur le marché. Dans le même temps, la banque a indiqué qu’elle allait fermer 44 de ses 240 agences en Suisse.
La BCE a officialisé la possibilité d’utiliser les écarts d'acquisition négatifs lors d’une concentration bancaire. Les opérations transfrontalières restent difficiles.
Deutsche Bank ne fera plus affaire à l’avenir avec Donald Trump ni avec ses entreprises, à la suite de l’assaut perpétré par des partisans du président américain au Capitole le 6 janvier, a rapporté le New York Times, citant une source proche de la banque. Deutsche Bank est le principal créancier de Donald Trump, avec environ 340 millions de dollars (279,67 millions d’euros) de prêts en cours accordés à la Trump Organization, le conglomérat du président qui est actuellement supervisé par ses deux fils. Un porte-parole de Deutsche Bank a refusé de commenter ces informations mardi. Reuters avait rapporté en novembre que la banque cherchait des moyens de mettre fin à sa relation avec le président après l'élection présidentielle américaine, lassée de la publicité négative qui découlait de ces liens.
Le rapprochement des groupes mutualistes Aésio et Macif est officialisé sous le nom d’Aéma. Le nouveau groupe, qui a obtenu le feu vert de l’ACPR fin 2018, présente un chiffre d’affaires total de 8 milliards d’euros. Les actifs sous gestion consolidés sont de l’ordre d’une trentaine de milliards d’euros et son ratio de solvabilité à fin 2020 devrait s’établir un peu au-dessus de 200%. L’organisation d’Aéma Groupe s’articule autour de 3 entités. La Société de Groupe d’Assurance Mutuelle Aéma Groupe, constitue la tête de groupe et est garante du pilotage prudentiel et économique et de la définition, de l’impulsion et du déploiement des orientations stratégiques. Ensuite, la Société d’Assurance Mutuelle Macif, pilote des métiers de l’IARD, assurance-vie et finance-épargne. Enfin, l’Union Mutualiste de Groupe Aésio /Macif pilote des métiers de la santé et de la prévoyance individuelle et collective.
Deutsche Bank ne fera plus affaire à l’avenir avec Donald Trump ni avec ses entreprises, à la suite de l’assaut perpétré par des partisans du président américain au Capitole le 6 janvier, a rapporté le New York Times, citant une source proche de la banque. Deutsche Bank est le principal créancier de Donald Trump, avec environ 340 millions de dollars (279,67 millions d’euros) de prêts en cours accordés à la Trump Organization, le conglomérat du président qui est actuellement supervisé par ses deux fils.
Les banques l’attendaient, la BCE l’a fait. La Banque centrale européenne (BCE) vient de publier la version finale de son guide sur son approche prudentielle en cas de consolidation bancaire. Un document qui confirme formellement la possibilité d’utiliser les badwill (écarts d’acquisition négatifs) lors d’un rapprochement bancaire. Une position que certains de ses membres avaient déjà soutenue, mais de manière moins formelle.
Les mutuelles Aésio et Macif ont officialisé leur rapprochement sous le nom d’Aéma, et affichent leurs ambitions. Interrogé sur l’intérêt d’Aéma pour reprendre Aviva France, le directeur général Adrien Couret confirme : «Ce n’est effectivement pas un mystère que nous sommes en train d’étudier la possibilité d’acquérir Aviva France, le dossier est en phase d’instruction. L’assurance vie présente une complémentarité avec nos métiers de dommages côté Macif et de prévoyance pour Aésio.»
La banque suisse veut jouer sur tous les tableaux. UBS a annoncé qu’elle allait augmenter l’assiette des dépôts taxés de ses clients à compter du mois de juillet prochain. Après avoir fixé un premier palier à 1.000.000 d’euros en 2017, puis à 500.000 d’euros en 2019, elle durcit encore sa politique en taxant les dépôts au-delà de 250.000 francs suisses ou 250.000 euros. La nouvelle commission annuelle de 0,75% s’applique aux soldes de trésorerie supérieurs à 250.000 francs suisses et 0,6% aux soldes de trésorerie supérieurs à 250.000 euros.
Le juge fédéral chargé de l’affaire antitrust du ministère américain de la justice contre Google a déclaré vendredi qu’il avait ordonné à ses conseillers financiers de vendre immédiatement les fonds communs de placement qu’il possède et qui détiennent des actions de la société mère du moteur de recherche, Alphabet, rapporte l’agence Reuters. Par ailleurs, Google a déclaré dans un bref document judiciaire qu’il ne demanderait pas que l’affaire soit rejetée à un stade précoce pour des raisons de procédure. Le juge Amit Mehta a ajouté qu’il avait demandé aux conseillers financiers de surveiller tous les achats futurs. Il devrait également superviser un procès antitrust contre Google déposé le mois dernier par 38 autres États et territoires américains, dont le Colorado et le Nebraska.
Trois gérants d’actifs lancent cette initiative lors du One Planet Summit et visent à mobiliser 10 milliards de dollars autour de ce thème sur toutes les classes d'actifs d'ici 2022.
La Mutuelle Générale a inauguré en décembre dernier un nouveau parcours de commercialisation de ses offres Santé Entreprise entièrement digital, de la demande de devis à la signature électronique, indique-t-elle dans un communiqué. Ce type d’offres était destiné aux TPE jusqu’à 10 salariés dans un premier temps. Au-delà de l’adhésion 100% digitale désormais offerte aux entreprises, La Mutuelle Générale a poursuivi en 2020 sa dématérialisaiton des démarches, que ce soit pour la mise en place du contrat collectif ou pour l’ajout de nouveaux salariés.
Credit Suisse réfléchit à amputer d’au moins 10% les bonus versés au titre de 2020 afin de tenir compte d’une série de charges imprévues, indique Bloomberg. Ces dernières années, la banque suisse avait eu tendance à maintenir inchangée son enveloppe de bonus. La semaine dernière, Credit Suisse avait indiqué que son quatrième trimestre 2020 serait déficitaire en raison d’une charge de 850 millions de dollars liée à un vieux dossier immobilier lié aux subprimes américains.
Monte dei Paschi di Siena (MPS) va ouvrir ses comptes à d’éventuels acquéreurs alors que le Trésor italien cherche à réduire sa participation au capital, ont indiqué Reuters et Bloomberg. L’Italie a engagé des conseillers pour l’aider dans ce dossier. Le pays souhaite réduire sa participation, actuellement de 64%, afin de respecter les engagements pris envers l’Union européenne lors du sauvetage de la banque en 2017. UniCredit est le repreneur privilégié par l’Etat.