Effective depuis le 1er janvier 2019, la pratique de marché admise sur les contrats de liquidité fait actuellement l’objet d’un réexamen conformément au règlement sur les abus de marché (MAR). Du fait de la crise lié au Covid-19, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a donc décidé de prolonger de six mois la pratique actuelle, jusqu’au 30 juin 2021, pour permettre au régulateur de finaliser ses travaux.
Tous les moyens sont bons pour soutenir les ménages. Et si cela peut avoir un effet marketing positif, c’est encore mieux. Les Assurances du Crédit Mutuel (ACM) ont annoncé qu’elles maintiendraient en 2020 les taux de leurs fonds euros servis en 2019, à savoir un rendement compris entre 1 et 1,65 % « en dépit des conditions de marché défavorables ».
Amundi a lancé le fonds de dette privée Initiative Impact 2020 dans le cadre de l’initiative de place Relance Durable France promue par la Fédération Française de l’Assurance (FFA) et en association avec la Caisse des Dépôts. Ce nouveau fonds est parrainé par Crédit Agricole Assurances, tandis que L’Auxiliaire, l’assureur du BTP, y participe. Il vise à accompagner des ETI et dans une moindre mesure des PME, principalement françaises, ayant démontré de la robustesse dans leurs performances pré-Covid-19, avec une réelle capacité de rebond. Destiné aux investisseurs institutionnels, le fonds Initiative Impact 2020 sera investi exclusivement en euro dans des dettes senior d’entreprises de tous les secteurs d’activité. Complémentaire à celle des banques, l’offre Initiative Impact 2020 propose des financements de long terme pour accompagner les entreprises dans la reprise d’activité et dans leurs projets de croissance et enjeux associés (relocalisation en France des activités stratégiques de production, accompagnement de la transition environnementale et adaptation aux nouveaux modes de consommation). Les ETI et les PME font l’objet d’un processus de sélection rigoureux tant sur les critères financiers qu’extra-financiers, en ligne avec la politique ESG d’Amundi et le cahier des charges défini par la FFA. Le fonds met aussi en place un mécanisme d’incitation pour l’atteinte des indicateurs définis lors de l’investissement.
Lloyd’s of London va exiger de ses agents d’assurance de ne plus proposer de nouvelles couvertures pour les centrales électriques tournant au charbon, les mines de charbon, les sables bitumineux ou les explorations dans l’Arctique, ce à partir du 1er janvier 2022. L’objectif est de sortir complètement de ces marchés en 2030, afin de laisser le temps aux entreprises concernées, celles qui tirent au moins 30% de leur chiffre d’affaires de ces secteurs, de s’adapter à la transition énergétique. L’assureur a agi sous la pression des mouvements écologistes, et via «Insure Our Future», campagne collective d’ONG, qui demande aux assureurs de cesser d’assurer les projets liés aux énergies polluantes, dont le charbon, le gaz et le pétrole.
Le conseil d’administration de Sabadell a annoncé, jeudi, la nomination de César González-Bueno au poste de directeur général en remplacement de Jaime Guardiola, 63 ans, qui partira à la retraite après plus de treize ans à ce poste. Le futur DG, qui siège au conseil d’administration de TSB, a notamment été à l’origine du lancement, il y a plus de vingt ans, d’ING Direct en Espagne, un groupe qu’il a quitté en 2011 pour rejoindre Novagalicia Banco, l’actuelle Abanca, dont il avait dû superviser la restructuration et la privatisation. Dans le cadre de ses fonctions, il avait également dirigé le lancement de la banque Evo Banco, rachetée en 2019 par Bankinter. Il a ensuite rejoint la banque du Koweit Gulf Bank de 2013 à 2017, avant de revenir chez ING. César González-Bueno participera à l’élaboration et à la mise en œuvre de la stratégie que Sabadell doit dévoiler durant le premier trimestre 2021. Ce plan avait été annoncé fin novembre à la suite de l’échec des négociations de fusion entre BBVA et Sabadell. Le groupe souhaite désormais se concentrer sur son marché domestique et a évoqué l’hypothèse de la vente de ses opérations britanniques TSB, acquises en mars 2015 pour 1,7 milliard de livres.
La Direction générale du Trésor et la Représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne ont obtenu le report optionnel d’un an de l’obligation, prévue par la directive Transparence, d’établissement des rapports financiers annuels au format électronique, dit ESEF, pour l’ensemble des émetteurs dont les titres sont admis aux négociations sur un marché réglementé européen. Cette proposition doit être confirmée par le Conseil européen et par le Parlement européen. La modification de la directive Transparence devrait être publiée au Journal officiel de l’Union européenne début 2021. L’exercice 2020 devait être le premier à être publié sous ce format électronique.
L’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa) a présenté aujourd’hui à la Commission européenne ses avis sur le bilan et les changements à apporter à la directive Solvabilité2. L’Eiopa considère que d’un point de vue prudentiel, « dans l’ensemble, le cadre de Solvabilité 2 fonctionne bien et qu’aucun changement fondamental n’est nécessaire à ce stade ». Cela n’empêche pas que plusieurs ajustements puissent être portés.
En concertation avec la place, et compte tenu du contexte exceptionnel, la Direction générale du Trésor et la Représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne ont obtenu le report optionnel d’un an de l’obligation, prévue par la Directive Transparence, d’établissement des rapports financiers annuels au format électronique, dit ESEF, pour l’ensemble des émetteurs dont les titres sont admis aux négociations sur un marché réglementé européen.
Le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) a publié aujourd’hui ses nouvelles recommandations sur les crédits immobiliers octroyés par les banques. Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, a souligné plusieurs assouplissements par rapport aux recommandations faites par le HCSF au mois de décembre dernier, et que les professionnels de l’immobilier accusaient de casser le marché. Mais en retour, ces dispositions, qui n’étaient que des recommandations, pourraient devenir contraignantes à partir de l’été 2021.
Le risque d’attaques informatiques augmente rapidement en France et en Allemagne et le manque de sensibilisation à cette menace constitue une faiblesse que les pirates sont prêts à exploiter dans le contexte de la pandémie de coronavirus, ont averti ce jeudi les agences française et allemande de sécurité dans un rapport nommé «Common Situational Picture». L’Anssi et la BSI relèvent par exemple que le nombre de victimes a été multiplié par quatre en un an. Parmi les cibles les plus visées par les pirates figurent notamment les hôpitaux, les fabricants de vaccins et leurs chaînes d’approvisionnement.
La relation humaine est à la base du travail de commercial. Pendant le confinement, banquiers et assureurs ont adopté de nouvelles méthodes, dont certaines appelées à perdurer.
Mixité. L’industrie financière américaine n’a pas à rougir de ses performances en matière de mixité, si l’on s’en réfère à Equileap. Le fournisseur de données sur l’égalité hommes-femmes, qui a passé au crible les entreprises du S&P 500 en mars. Le score moyen Gender Equality des membres de l’indice phare de Wall Street est de 39 %, ce qui représente une amélioration de 5 points par rapport à 2019. Le chiffre reflète une vingtaine de critères mesurant la diversité des instances de gouvernance, les écarts de salaire hommes/femmes ou encore l’efficacité des dispositifs anti-harcèlement.
Education. La Fondation Ardian, associée à la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, a annoncé le 7 décembre la création de la chaire de recherche « Politiques éducatives et mobilité sociale » au sein de l’Ecole d’économie de Paris (PSE). Portée par Luc Behaghel et Julien Grenet, cette chaire « a pour ambition de mettre en lumière les mécanismes de l’accès inégal à l’éducation et de déterminer les politiques et les actions susceptibles de les corriger », souligne un communiqué. La société d’investissement Ardian a créé sa fondation en 2010 sous l’égide de la Fondation de France, avec un budget annuel de 3 millions d’euros, afin de favoriser la mobilité sociale par l’éducation des enfants, des étudiants et des jeunes adultes issus de milieux défavorisés.
Hibernation. Les effets de la pandémie n’ont pas fini de se faire sentir pour les banques à travers le monde, lesquelles « doivent se préparer à un long hiver », selon le rapport annuel de McKinsey consacré au secteur. En fonction de la vigueur de la reprise économique, le consultant table sur un manque à gagner cumulé de 2020 à 2024 compris entre 1.500 et 4.700 milliards de dollars. L’hypothèse de base correspond à des revenus non engrangés de quelque 3.700 milliards, l’équivalent de plus d’un semestre parti en fumée. En 2024, les revenus seraient alors inférieurs de 14 % à ceux que la tendance pré-Covid aurait pu laisser espérer. Dans un contexte persistant de taux bas, McKinsey s’attend notamment à une sélectivité accrue des banques dans leur appétit pour le risque. Le secteur est suffisamment capitalisé pour encaisser le choc, avec un ratio CET1 mondial moyen ne cédant que 0,4 point à 12,1 % fin 2024 par rapport à fin 2019, selon le scénario central.
...millions d’euros, c’est le montant du programme « Assureurs – Caisse des Dépôts Relance Durable France » pour les fonds Nov Santé, abondés par 19 assureurs et 3 institutionnels. Comité des investisseurs et Conseil scientifique consultatif ont choisi Eurazeo pour les actions non cotées, Eiffel Investment Group pour la dette non cotée et Tocqueville Finance pour les actions cotées.
Rebond. « Nos prévisions sont prudentes mais confiantes » : c’est ainsi que le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau a décrit l’exercice de projection macroéconomique de son établissement pour la période 2021-2023.
C’est le 14 décembre que le gouvernement a annoncé la prolongation du dispositif d’aide à l’assurance-crédit. Ouf, il était temps, le programme Cap Relais, où l’Etat réassure la grande majorité du risque des assureurs-crédit, se terminait au 31 décembre ! Pour faciliter les décisions des entreprises et des assureurs, il y a mieux comme faculté d’anticipation. Heureusement que le communiqué des ministres déclare vouloir « offrir aux entreprises toute la sécurité nécessaire » ! Chez nos voisins, en Allemagne, au Royaume-Uni… le même dispositif existe et a déjà été prolongé depuis des semaines. Mais c’est vrai que notre Cap Relais s’ajoute à pas moins de quatre produits d’aide à l’assurance-crédit, CAP, CAP+, CAP Francexport et CAP Francexport+, mis en place à toute allure en avril dernier, considérés comme chers et coûteux et peu utilisés. Qu’à cela ne tienne, le dispositif vient d’être amélioré avec toute une gradation de plafonds de couverture rehaussés outre, pour pimenter la chose, « une possibilité de dérogation pour certaines transactions spécifiques ». Un vrai jardin à la française…
Dans la tech, les années comptent double ou triple. Il était temps que les politiques et régulateurs rejoignent les Gafa dans l’âge adulte. L’Union européenne s’y est décidée en dévoilant, le 15 décembre, deux textes qui renvoient enfin les géants de l’économie digitale à leurs responsabilités de diffuseurs de contenus et de collecteurs de datas. Outre-Atlantique, où la puissance et l’entregent des champions nationaux ont longtemps prévalu, la justice et les Etats fédérés réclament désormais des comptes à ceux qui, comme Facebook, sont soupçonnés de tuer la concurrence dans l’œuf en cueillant toutes les jeunes pousses. A sa manière plus dirigiste, la Chine essaie aussi de limiter la zone d’influence de ses propres colosses du numérique, ainsi qu’Alibaba en a récemment fait les frais.