Les Etats membres ont approuvé jeudi soir des conclusions sur le plan d’action pour l’Union des marchés de capitaux (UMC) présenté par la Commission européenne (CE) le 24 septembre. Parmi les 16 actions proposées, les Etats membres identifient celles qui sont susceptibles de soutenir une reprise économique rapide, qu’ils souhaitent voir exécutées « au plus tard à la fin de l’année 2021 ». Le Conseil insiste ainsi sur la nécessité de rationaliser et de simplifier les règles existantes en matière de cotation sur les marchés réglementés et d’admission à la négociation sur des systèmes multilatéraux de négociation. Les Vingt-Sept souhaitent enfin encourager les investissements à long terme, en particulier vers les PME.
Credit Suisse va prendre en compte la pandémie de coronavirus lors du règlement des bonus, et l’impact sera probablement négative, a indiqué son président Urs Rohner dans une interview à Schweiz am Wochenende, publiée samedi. «Les bonus devraient refléter la performance, or la pandémie est un facteur qui joue un rôle. Il est évident qu’après une telle année vous n’allez pas voir des bonus record», indique-t-il. Le président, qui quitte la seconde plus grosse banque suisse l’année prochaine, après 12 ans au conseil d’administration, a précisé que la société devrait attendre les résultats financiers de l’année 2020 avant de prendre une décision finale. Il sera remplacé par António Horta-Osório, venu de la Lloyds.
Société générale a annoncé vendredi que les exigences de fonds propres que lui avait fixées la Banque centrale européenne (BCE) pour le 1er janvier 2021 étaient inchangées, en assurant disposer d’une «confortable» marge en la matière. La banque française précise dans un communiqué que les exigences minimales applicables s'établissent respectivement à 9,03% pour le ratio CET1, 10,86% pour le Tier 1 et 13,29% pour le ratio «Total Capital». «Avec un ratio CET1 du Groupe à 13,2% au 30 septembre 2020, le groupe bénéficie d’une marge confortable d’environ 420 points de base au-dessus du seuil de déclenchement des limitations de distribution», ajoute-t-elle.
Nouvelle salve de suppressions de postes chez HSBC en France. La banque a annoncé vendredi aux partenaires sociaux son intention d’ouvrir une rupture conventionnelle collective (RCC). Elle compte supprimer jusqu'à 557 postes sur un périmètre d’un peu plus de 1.400 collaborateurs, alors même qu’elle vient d’ouvrir un plan de sauvegarde de l’emploi dans son pôle de banque d’investissement.
Les deux courtiers en assurances Siaci Saint Honoré et Diot sont entrés en phase de discussion pour fusionner, selon une information révélée par les Echos et confirmé à L’Agefi par plusieurs sources. Depuis plusieurs semaines, le groupe Siaci était au centre de rumeurs de rapprochement avec un de ses concurrents. Le nouveau groupe aurait un chiffre d’affaires cumulé d’environ 700 millions d’euros, ce qui lui permettrait de mieux rivaliser avec les grands acteurs américains du courtage. A l’issue de cette opération, Charterhouse, qui contrôle Siaci, accueillerait à ses côté la famille Burrus (actionnaire principal de Diot) à hauteur de 35%, les salariés détiendraient 10% du groupe, des minoritaires de long terme en détiendraient 20%, et certains family office pourraient entrer pour 25% du capital.
Les Etats membres ont approuvé jeudi soir des conclusions sur le plan d’action pour l’Union des marchés de capitaux (UMC) présenté par la Commission européenne (CE) le 24 septembre. Le document affirme que les conséquences de la pandémie et du Brexit rendent « plus urgent que jamais de réaliser des progrès tangibles sur la voie d’une véritable UMC ».
Le groupe de réflexion Terra Nova publie vendredi un rapport sur les normes comptables, qu’il considère comme un «outil de l’autonomie stratégique européenne». «Il nous apparaît essentiel que le sujet ne soit pas accaparé par les techniciens mais remis au centre de la réflexion européenne. Or l’Europe délègue en grande partie sa souveraineté comptable», explique le think tank, en rappelant que la comptabilité modèle la représentation des entreprises et donc leur stratégie.
Les actionnaires de CaixaBank ont avalisé jeudi la fusion avec Bankia. La résolution relative à la fusion a été approuvée à 99,71%. Les actionnaires de Bankia avaient déjà donné leur feu vert à cette opération mardi. Les autorités réglementaires vont maintenant devoir, à leur tour, approuver l’opération. Le nouveau leader de la banque espagnole devra ensuite procéder à l’intégration technologique des deux plateformes, créer une gamme unique de produits et de services et incorporer les réseaux commerciaux des deux entités. Le nombre de suppressions d’emplois n’a pas encore été communiqué. Lors de l’annonce de la fusion, la presse espagnole évoquait la suppression de 8.000 postes et la fermeture de 1.500 agences.
La Banque de Savoie, filiale des Banques populaires Auvergne-Rhône-Alpes (Groupe BPCE), a annoncé un plan de soutien aux commerces de proximité fragilisés par le reconfinement et par les promotions du Black Friday. Elle a lancé son Vendredi Blanc pour soutenir le commerce et la consommation locale là ou ses agences sont actives, selon Les Echos. Elle a supprimé de sa gamme les offres liées au Black Friday des géants du e-commerce et de la distribution, et a lancé dès le 28 novembre un crédit réservé aux particuliers pour favoriser leurs achats dans des magasins de proximité.
C’est fait : les actionnaires de CaixaBank ont avalisé ce jeudi la fusion avec Bankia afin de « créer une entité plus solide plus efficace et plus rentable », selon les termes de Jordi Gual, actuel président de Caixabank. La résolution relative à la fusion a été approuvée à 99,71%. Les actionnaires de Bankia avaient déjà donné leur feu vert à cette opération mardi. Les autorités réglementaires vont maintenant devoir, à leur tour, approuver l’opération.
La Cour d’appel d’Aix-en-Provence a statué en faveur d’Axa concernant l’assurance des pertes d’exploitation subies par un restaurateur. Celui-ci avait dû fermer son établissement à cause de la pandémie de Covid. L’ordonnance du juge des référés du Tribunal de commerce de Marseille du 23 juillet 2020 avait condamné Axa France à l’indemniser, mais la Cour d’appel a annulé cette décision.
Technologie. Le cabinet de conseil Accenture et l’Institut Polytechnique de Paris ont signé un partenariat de cinq ans « pour apporter des réponses aux principaux enjeux sociétaux, économiques et environnementaux grâce à la science et la technologie », selon les termes de leur communiqué. L’un des axes principaux du partenariat est le développement d’une chaire, « Technology for Change », dont les cours porteront sur des thématiques variées telles que l’innovation inclusive, la transition énergétique, la technologie durable, l’économie circulaire, les business models durables, ou encore la finance responsable et solidaire. Portée par Thierry Rayna, professeur à l’Ecole polytechnique, la chaire agira comme une plate-forme de réponse rapide aux problèmes sociétaux et environnementaux, en liaison avec les 17 Objectifs de développement durable des Nations unies. « L’un des objectifs majeurs de la chaire est de devenir une référence mondiale et un acteur majeur au sein des universités européennes en favorisant l’économie et le développement durable à l’aide de l’innovation technologique », assurent ses promoteurs.
Complément. L’intelligence artificielle (IA) fait son trou dans les pratiques de recrutement, d’autant que les confinements accroissent le recours aux plates-formes digitales. L’une d’entre elles, Qapa, spécialiste de l’intérim, a sondé les recruteurs au sujet de leurs relations avec l’IA. Celle-ci présente quatre principaux atouts à leurs yeux : c’est un gain de temps pour 72 % des répondants, un gain d’argent pour 63 %, plus de simplicité pour 61 % et d’efficacité pour 56 %. En revanche, seulement 7 % des recruteurs sont actuellement capables de confier à une IA la gestion complète des embauches (voir le graphique). Pour les autres, 79 % peuvent confier la signature des contrats, 77 % la mise en relation, 65 % la recherche de profils, 56 % la sélection des candidats et 51 % le premier tri des CV. Mais pour les entretiens d’embauche, 89 % préfèrent encore l’humain, dimension à laquelle l’IA apporte un complément sans la supplanter.
Coach. Le Centre Mastercard pour une Croissance Inclusive et Bayes Impact ont annoncé le 24 novembre la création et l’expérimentation d’un programme digital favorisant l’apprentissage tout au long de la vie, qui offrira un coaching professionnel aux travailleurs défavorisés. Le projet s’appuie sur « Bob », la technologie de coaching numérique de Bayes Impact, qui utilise l’intelligence artificielle pour offrir des conseils personnalisés aux demandeurs d’emploi, en puisant dans les données du marché du travail local, par le biais d’un partenariat avec le gouvernement français. La nouvelle plate-forme sera lancée par l’intermédiaire d’un projet pilote ciblant 100.000 utilisateurs au total. L’initiative s’inscrit dans le « Partenariat pour l’économie numérique » annoncé en janvier 2020 par Mastercard, qui s’engage à aider 5 millions de citoyens français à lutter contre l’insécurité économique d’ici à 2025.
Stratégie. Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale (CMAF) de Strasbourg pourrait encore gagner en puissance. Le groupe Crédit Mutuel Nord Europe (CMNE) de Lille pourrait le rejoindre. « Nous devons nous projeter à cinq ans. C’est une question stratégique. Selon le choix fait par nos élus, le plan à moyen terme que nous arrêterons en mars ne sera bien entendu pas le même », souligne Eric Charpentier, directeur général du CMNE, auprès de L’Agefi (photo). Les lourdeurs réglementaires risquent de réduire la rentabilité de ce groupe de 30 milliards d’euros de bilan. En l’intégrant, le CMAF va gagner non seulement 279 points de vente, mais aussi un réseau en Belgique, où il pourra développer des synergies avec ses propres filiales, et un acteur important de la gestion d’actifs : le groupe La Française, qui pourrait aussi trouver des synergies avec Crédit Mutuel Investment Managers. Ces activités pourraient conserver leur actionnaire actuel, le CMNE. De toute façon, dans ce rapprochement mutualiste, l’actionnaire ultime serait le CMAF, le « grand frère » de 14 fédérations sur 19.
Le groupe bancaire australien Westpac Banking a annoncé mercredi la conclusion d’un accord en vue de vendre son activité d’assurances générales à l’assureur allemand Allianz pour 725 millions de dollars australiens (442,5 millions d’euros). Le numéro deux du secteur bancaire australien en termes de capitalisation boursière a indiqué mercredi que le prix de vente représentait 1,3 fois le montant des primes brutes souscrites au cours de l’exercice 2019-2020. Westpac a précisé qu’elle allait conclure un accord exclusif de 20 ans pour distribuer les produits d’Allianz à ses clients.
«Le retrait continu des assureurs du secteur charbon rend plus difficile et plus coûteuse l’obtention d’une couverture d’assurance pour des projets charbon», souligne un rapport publié par «Insure Our Future», campagne collective d’ONG qui demande aux assureurs de se désengager et de cesser d’assurer le charbon, les sables bitumineux, le pétrole et le gaz et de soutenir la transition vers l'énergie propre. De fait, la plupart des assureurs européens et australiens n’assurent plus de nouveaux projets liés au charbon, tandis que d’autres deviennent plus prudents et limitent leurs capacités, salue le rapport.
Banco BPM a annoncé mercredi aux représentants des organisations syndicales son intention de fermer 300 petites agences et de mettre en œuvre un plan de 1.500 départs volontaires. «Banco BPM entend néanmoins maintenir ses liens étroits avec les territoires où nous opérons», a assuré la troisième banque italienne dans un communiqué. Dans son plan stratégique 2020-2023 publié en mars, Banco BPM envisageait le départ volontaire de 1.100 employés et la suppression d’environ 200 agences.
En se pliant une seconde fois à l'avis non contraignant de la BCE, les banques pourraient se mettre en porte-à-faux juridique vis-à-vis des investisseurs.