Face à la hausse du risque cyber, les assureurs dépenseront plus pour se protéger. Les revenus de la cybersécurité dans le secteur de l’assurance devraient ainsi enregistrer un taux de croissance annuel moyen de 10% par an d’ici à 2025 pour atteindre 10,6 milliards de dollars (10,3 milliards d’euros) en 2025, prévoit GlobalData. «Les assureurs doivent naviguer sur ce thème avec prudence, sous peine de subir des atteintes à leur réputation, soit en raison d’une violation de données, soit en raison du refus de verser une indemnité de cyberassurance», explique la société d’analyse de données. En 2020, le secteur de l’assurance avait dépensé 6,4 milliards de dollars sur la question.
Le groupe américain de courtage d’assurance, de gestion des risques et de conseil Arthur J. Gallagher & Co. a annoncé lundi l’acquisition du cabinet de conseil en gestion des risques Another Day Limited. Basé au Royaume-Uni, Another Day Limited est spécialisé dans la gestion de crise et la réponse à la criminalité. Il travaille avec les courtiers pour modéliser les risques liés à un portefeuille. L’équipe du cabinet, qui emploie une vingtaine de spécialistes des risques, des enquêtes et de la réponse aux crises, fera partie des opérations de spécialités de Gallagher.
Le gouvernement français a publié au journal officiel du samedi 6 août 2022 un arrêté pris en date du 5 août visant à faire appliquer un point d’un article du code monétaire et financier relatif à la garantie des services des sociétés de gestion. Cet arrêté du Ministre chargé de l'économie, pris sur avis conforme de l’Autorité des marchés financiers, détermine le plafond d’indemnisation, les modalités et délais d’indemnisation ainsi que les règles relatives à l’information de la clientèle vis-à-vis de la garantie des services des sociétés de gestion.Il s’applique notamment aux services des sociétés de gestion ayant leur siège en France ou leur succursale établie en France ou dans l’Espace économique européen. Entrent dans le champ de la garantie des services des sociétés de gestion les instruments financiers (titres de créance, parts ou actions d’organismes de placement collectif, instruments à terme, titres de capital émis par les sociétés par actions) appartenant à un investisseur client d’un établissement adhérent et que cet établissement ne peut lui restituer ou rembourser. Les espèces, libellées en euros ou dans la monnaie d’un autre Etat, appartenant à un investisseur client d’un établissement adhérent et que ledit établissement ne peut lui rembourser, font aussi partie du champ de la garantie. Le plafond d’indemnisation du fonds de garantie de dépôt et de résolution est de 20.000 euros par investisseur. «Il s’applique au montant cumulé des instruments financiers éligibles détenus, administrés ou gérés et des espèces éligibles détenues par le même établissement adhérent, quel que soit le nombre de relations contractuelles d’un même investisseur avec cet établissement adhérent», précise l’arrêté.
La baisse des profits va affecter les rémunérations variables en fin d’année, selon une étude de Johnson Associates. Seuls les traders ne seront pas au régime sec.
La banque contrôlée par l’Etat italien cherche à rassurer sur sa trajectoire, alors que ses actionnaires sont convoqués à la rentrée pour approuver l’opération.
Résultats mitigés pour Allianz. Le groupe d’assurances allemand a publié vendredi un bénéfice net part du groupe au titre du deuxième trimestre 2022 en baisse de 23% sur un an à 1,7 milliard d’euros. Selon le consensus fourni par le groupe, les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice de 1,85 milliard d’euros. «Une baisse du résultat d’investissement du bénéfice hors exploitation a plus que compensé la baisse des impôts sur les résultats et la hausse du bénéfice d’exploitation», explique le groupe dans un communiqué. Sur le semestre, le bénéfice net diminue de 52,7% à 2,3 milliards d’euros, notamment plombé par une provision supplémentaire de 1,9 milliard d’euros au premier trimestre. L’assureur allemand avait déjà mis de côté près 3,7 milliards d’euros en 2021, en vue de solder le scandale des fonds Structured Alpha.
La première banque néerlandaise a dégagé un bénéfice avant impôts de 1,74 milliard d’euros sur la période avril-juin 2022 contre 2,07 milliards un an plus tôt, une performance toutefois meilleure qu’attendu grâce à des provisions inférieure aux anticipations. La marge bénéficiaire nette est restée stable à 1,36% et les revenus nets d’intérêts ont augmenté de 3,7% à 3,47 milliards d’euros. «Notre résilience est soutenue par notre solide position en capital et notre cadre de gestion des risques, avec des coûts de risque limités au deuxième trimestre», a déclaré le PDG Steven van Rijswijk, dans un communiqué.
Credit Suisse envisage de supprimer des milliers de postes dans le monde, rapportait jeudi l’agence de presse Bloomberg, en précisant que le groupe «réfléchit à un plan agressif destiné à réduire ses effectifs qui se situaient à 51.410 fin juin». Engagée dans une stratégie de recentrage sur la gestion de fortune après plusieurs scandales et des pertes, la banque suisse a récemment nommé l’ex-patron de la gestion d’actifs, Ulrich Körner, comme directeur général. Son prédécesseur, Thomas Gottstein, avait présenté à l’automne dernier un programme de baisse des coûts qui prévoyait de réaliser 1 à 1,5 milliard d’euros d’économies «structurelles» chaque année d’ici à 2024. Moody’s a récemment dégradé d’un cran la notation de la dette senior de la banque suisse à Baa2.
Le groupe helvétique de réassurance Swiss Re a annoncé jeudi le lancement d’une nouvelle filiale de conseil, détenue à 100%, baptisée Swiss Re Insurance-Linked Investment Advisors Corporation (SRILIAC). Celle-ci offre des services de gestion d’investissement aux investisseurs institutionnels qualifiés, en se concentrant principalement sur les titres en relation avec les obligations catastrophes. MariaGiovanna Guatteri, ancienne responsable de la gestion du portefeuille ILS chez Swiss Re, a été nommée PDG de la nouvelle société.
Hannover Re a publié jeudi un bénéfice net au titre du premier semestre 2022 en baisse de 3% sur un an à 649 millions d’euros. Le groupe allemand subit notamment des dépenses pour sinistres majeurs supérieurs à ses prévisions en réassurance dommages, avec un coût de 850 millions d’euros, contre 326 millions d’euros l’an dernier et des prévisions de 611 millions d’euros. Il a constitué une provision de 316 millions d’euros pour les pertes éventuelles liées à la guerre en Ukraine mais aussi de 130 millions d’euros pour la sécheresse de l’an dernier au Brésil et enregistre des sinistres de 186 millions d’euros liés aux inondations en Australie. Hannover Re a toutefois confirmé ses objectifs pour l’année 2022, dont un bénéfice net compris entre 1,4 milliard et 1,5 milliard d’euros.
Le doute n’est plus permis pour la banque d’affaires. Elle confirme percevoir de réels signaux de ralentissement d’activité – et donc de ses futurs revenus et résultats - pour les prochains mois. «Sous réserve de circonstances exogènes, nous anticipons que nos trois métiers continuent d’afficher de solides performances en 2022, bien qu’en deçà des niveaux de 2021», souligne, dans un communiqué dévoilé après clôture, Rothschild & Co qui œuvre dans le conseil financier (fusions et acquisitions, conseil en financement, restructuration de bilan), la banque privée, la gestion d’actifs et le merchant banking (investissement pour comptes propre et de tiers). «Les stratégies claires à long terme pour chaque métier nous permettent de demeurer optimistes et de délivrer une solide performance au cours de l’année 2022. Toutefois, 2023 sera probablement une année plus compliquée compte tenu de l’environnement macroéconomique et géopolitique». En dépit d’une progression de 2% de ses revenus semestriels à 1,36 milliard d’euros, le résultat net part du groupe recule de 28% à 249 millions, sous l’effet d’un ciseau négatif. Les charges de personnel ont notamment progressé de 10% sur un an et les effectifs de 13% à 4.281 collaborateurs. La rentabilité des fonds propres tangibles atteint 17,9% au 30 juin 2022, contre 31,8% un an plus tôt.
Le coût des ressources augmente plus vite que les taux sur les crédits, créant un effet de ciseau défavorable. Les prochains trimestres restent incertains.
Le groupe bancaire, qui a provisionné 199 millions d’euros de plus au deuxième trimestre pour risques futurs, estime que la hausse du taux du livret A devrait lui coûter 700 millions d’euros.
La Cour de justice de l’Union européenne estime que le versement de dividendes à certains employés, également actionnaires, de sociétés de gestion peut relever des directives européennes relatives aux politiques et pratiques de rémunération des gestionnaires de fonds.
Dans un contexte marqué par de nombreuses incertitudes géopolitiques et macroéconomiques, Crédit Agricole SA (CASA) a publié jeudi un résultat net part du groupe sous-jacent de 1,9 milliard d’euros au titre du deuxième trimestre, en hausse de 18% sur un an et bien supérieur aux attentes. L’action gagnait plus de 4% à Paris en matinée.
Crédit Agricole SA, qui publie ses résultats du deuxième trimestre ce jeudi matin, a annoncé mercredi soir la nomination de deux nouveaux directeurs généraux délégués. Jérôme Grivet, directeur général adjoint en charge des finances puis du pôle pilotage groupe, prendra ses nouvelles fonctions le 1er septembre. Il aura la responsabilité du pilotage et des fonctions de contrôle. Olivier Gavalda deviendra, lui, DG délégué à compter du 1er novembre. L’actuel patron de la caisse de Crédit Agricole d’Ile-de-France sera responsable du développement du groupe. Xavier Musca reste DG délégué et prendra le 1er septembre la responsabilité des grandes clientèles, comme annoncé fin juillet. Par ailleurs, Philippe Brassac, DG de CASA, «assurera directement la supervision d’Amundi», précise le communiqué de la banque. Cette réorganisation s’inscrit dans le cadre du plan stratégique 2025 du groupe, mais fait suite également au départ surprise de Jacques Ripoll, qui coiffait le pôle grandes clientèles avec CA CIB.
Gilles Momper, directeur financier d’ALD Automotive, décrypte les résultats du premier semestre de la filiale spécialisée dans la location de longue durée de la Société Générale.
La banque japonaise Nomura a accusé une chute de 97% sur un an de son résultat net pour la période d’avril à juin, qui correspond au premier trimestre de son exercice fiscal. Le groupe a subi de plein fouet la volatilité des marchés. Si les activités de fixed income ont bien résisté, la banque d’investissement voit ses revenus reculer et les activités de gestion enregistrent une perte.
L’assureur du Lloyd’s de Londres Hiscox a publié mercredi une perte avant impôts de 107 millions de dollars (105 millions d’euros), contre un bénéfice de 113 millions de dollars au premier semestre 2021. Cette contre-performance s’explique notamment par un résultat d’investissement négatif de 244 millions de dollars contre des gains de 62 millions de dollars à la même époque l’an dernier. L’assureur a précisé que ses pertes liées au conflit en Ukraine, y compris dans le domaine de l’aviation, s’élevaient à 48 millions de dollars nets de réassurance.
La troisième banque italienne, dont le principal actionnaire est aujourd’hui Crédit Agricole, n’entend plus céder ses activités en assurance vie. Elle prévoit désormais de limiter sa recherche d’un nouveau partenaire à ses seules activités d’assurance dommages. Une décision pourrait être prise d’ici à fin septembre. A la tête de la banque, Giuseppe Castagna a indiqué aux analystes, dans le cadre de la présentation de ses comptes semestriels, que la banque garderait le contrôle total de son activité d’assurance-vie après avoir récemment racheté la participation de Covea dans leur joint-venture, tout en recherchant un partenaire d’assurance non-vie. Le Crédit Agricole et Axa font figure de principaux candidats à l’opération.
Commerzbank a publié mercredi un bénéfice net de 470 millions d’euros au titre du deuxième trimestre 2022, malgré des charges de 228 millions d’euros sur les trois mois liés au conflit en Ukraine. Selon le consensus de prévisions publié par la banque allemande, les analystes prévoyaient en moyenne un bénéfice de 370 millions d’euros. Au deuxième trimestre 2021, elle avait enregistré une perte de 527 millions d’euros. Commerzbanka confirmé ses objectifs pour 2022, sous réserve d’absence d’une perturbation économique grave comme une pénurie de gaz naturel, comprenant notamment un bénéfice net de plus d’un milliard d’euros et un ratio CET1 de plus de 13% à la fin de l’année (13,7% à fin juin).
La banque a essuyé une perte nette de 1,48 milliard d'euros au deuxième trimestre en raison de la vente de Rosbank. Mais sa croissance et ses résultats dépassent les attentes.
La banque canadienne Toronto-Dominion Bank (TD Bank) a annoncé mardi un accord en vue d’acheter la banque d’investissement américaine Cowen pour 39 dollars par action, portant le coût total de l’opération à 1,3 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros). La transaction, qui devrait être conclue au cours du premier trimestre 2023, permettra à TD Bank d’atteindre des revenus mondiaux pro forma de 5,8 milliards de dollars. La banque canadienne a déjà annoncé le rachat en début d’année de First Horizon Corp pour 13,4 milliards de dollars afin d’étendre sa présence aux Etats-Unis.
Les pertes du secteur de l’assurance et de la réassurance dues aux catastrophes naturelles dans le monde ont atteint 35 milliards de dollars (34 milliards d’euros) au premier semestre 2022, soit 22% de plus que la moyenne de la dernière décennie, selon l’institut Swiss Re. En outre, des événements d’origine humaine ont déclenché 3 milliards de dollars de pertes assurées supplémentaires, portant le total des pertes assurées liées aux catastrophes à 38 milliards de dollars. Les inondations en Australie ont abouti à un nouveau record en termes de pertes assurées liées à des inondations à 3,5 milliards de dollars, ce qui représente la catastrophe naturelle la plus coûteuse pour le secteur sur le semestre écoulé.
L’opération de sauvetageannoncée la semaine dernièrepar Credit Suisse n’a pas convaincu Moody’s. L’agence a dégradé d’un cran la notation de la dette senior de la banque suisse à Baa2 ainsi que la notation de sa dette senior à long terme et de ses dépôts à A2. Elle maintient ces dernières sous perspective négative. Moody’s met en avant les difficultés de la banque d’investissement dans l’environnement de marché actuel mais aussi les défis que représente le changement de management et de culture des risques au sein du groupe. Ce dernier a annoncé qu’il allait mener une «revue stratégique» de ses activités sous la supervision d’un nouveau directeur général, Ulrich Körner. S&P Global Ratings révise, de son côté, la perspective pour toutes les entités de Credit Suisse de stable à négative, pointant «l’incertitude entourant le changement des cadres dirigeants, et l’absence d’une stratégie claire.»